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« Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV

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MessageSujet: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Dim 27 Oct - 6:14


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


Hein ? Mais qu'est-ce que je fous, moi, dans les couloirs du second ? Qu'est-ce que je suis venue faire ici ? Bonne question... Attendez, mais c'est la chambre de qui, là ? Euuuuuh. Bha j'vais frapper, on verra bien.
Dites, pourquoi je suis persuadée que c'est la chambre de Karine ? Et qu'est-ce que je suis venue faire ici ? Roh. Tant pis. Je verrai bien, après tout.

« Karine ? »

... ou pas. Peut-être que finalement je n'étais pas venue pour la voir. En fait, je crois que finalement, j'aurais préféré ne pas être venue. Oh non, elle va ouvrir... D'ailleurs, c'est quel numéro de chambre ? Tiens, le numéro a disparu. Bha, tant pis. En tout cas, j'aurais aimé être ailleurs qu'ici pour l'instant.

« Euh. En fait... »

Qu'est-ce que je voulais dire ? Aucune idée. D'ailleurs... Tiens ? C'est quoi ça ? Une rose ? En plastique ? Dans ma poche ? D'où elle sort ? Je l'ai déjà vue quelque part... Attends, je crois que... Mais oui, c'était dans le grenier avec Karine quand on était enfermées et qu'on essayait de... peindre ? Et pourquoi est-ce que j'ai ça avec moi ? J'dois avoir l'air stupide là, plantée devant la chambre de Karine en tenant une rose multicolore comme si c'était un morceau d'ovni qui m'était tombé sur la tête. Ah oui. C'était Karine qui l'avait descendue. Et aussi, elle avait dit que...
Bon sang, j'ai l'impression que quelque chose m'échappe. Bha, c'est pas grave. Attends, qu'est-ce que je tiens dans l'autre main ? C'est, euh... Bon. J'ai vraiment l'air bête là, moi. Bon écoute, vu que je suis là, hein.

« Bha, euh. En fait, j'ai essayé de finir le truc que j'avais commencé dans le grenier... C'est pas super, mais bon. Voilà ! »

C'est pourri à côté d'elle, mais bon tant pis. Elle me corrigera, et comme ça j'apprendrai ! Après tout, elle est comme...
C'est qui, derrière moi ? Euh... Je connais cette silhouette. Attends, Papa ? Mais, qu'est-ce qu'il fait là ? Je croyais qu'il n'était pas censé revenir avant l'année prochaine... Ça veut dire que je vais encore partir ?
... Ah bha non ! quand même pas ! Alors que je commençais juste à trouver l'endroit sympa... Et pour une fois, y'a des gens vraiment sympas... Non, je ne veux pas partir maintenant ! Où est-ce qu'il va comme ça ?

« Papa ! Warte, Papa ! »

Trop tard. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Et j'ai l'air bien, moi, assise au milieu du couloir. Je ne peux pas courir... Après tout. Ah. Bon, tant pis. Revenons à nos moutons. Mais... c'est quoi ça ? Pourquoi...? Attends, on est dans une zone à tremblements de terre ici ?! Mais, maiiis ! Aeuuuuh ! Le plafond va me tomber dessus si ça continue ! AAAH ! Y'a pas une table sous laquelle je pourrais aller ? Là ! AWEEEUUH. J'me suis pris le vase que y'avait dessus en voulant aller sous la table. Bon, tant pis, déjà c'est pas mal. Ah tiens, ça s'arrête. Oulà. c'était bizarre ça.

« Okay... Je savais pas que y'avait des tremblements de terre dans le coin... Bon. On ferait mieux de sortir, tu crois pas ? »

A part ça... Où est-ce que j'en étais déjà ? Alors attend. C'est quoi ce craquement...? Euuuh. Ça vient d'en haut...? Oh mon dieuuu ! C'est quoi cette fissure de malade ?! Bon sang, mais qu'est-ce qu'il se passe ici !

« Aaaaah ! »

Haaaan, c'était juuuuste juste. J'ai failli me prendre le bout de cheminée sur la tête. Le bout de cheminée...? MAIS QU'EST-CE QUE FOUS LA CHEMINEE EN PLEIN MILIEU DU SECOND ETAGE ?! faut que quelqu'un m'explique. Wow. Le tremblement l'a fait tomber...? Mais c'est grave !

« Euuuh, y'a d'autres choses explosées comme ça, ou on va arriver à sortir de l'institut tu penses ? »

Bon allez. Debout. Et sans faire écrouler le plancher déjà à moitié défoncé par la cheminée, si possible... Ça serait pas mal. Ah oui, et éviter de se prendre les pieds dans les décombres, ça serait super aussi. Autant dire que c'est pas gagné.

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Dim 27 Oct - 14:13


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine était debout dans sa chambre. La lumière était allumée, les lits faits, et aucune trace de Ian. Pourtant, la dernière chose dont elle se souvenait, c'était de s'être jetée dans son lit et d'avoir aussitôt sombré dans un profond sommeil, sa veste sale serrée contre elle. Or là, elle se trouvait dans sa tenue habituelle, avec en plus sa veste. Qui était parfaitement propre. Elle n'eut pas le temps de noter tous les autres détails inhabituels, des coups répétés contre sa porte la tirant de son examen attentif.

"Karine?"

Elle connaissait cette voix, parce que juste avant de se coucher, celle-ci lui avait posé une question qui l'avait drôlement remuée. La seule fille dont elle se préoccupait avec Avalon depuis peu. Celle qu'elle considérait depuis quelques temps comme sa petite sœur. Celle à laquelle elle s'était attachée en si peu de temps qu'elle avait du mal à y croire, malgré elle. Meite. Karine ouvrit la porte, et découvrit la petite blonde, apparemment aussi surprise qu'elle.

"Euh. En fait..."

Karine la dévisagea, et remarqua qu'elle avait une rose multicolore dans une main, et une planche en bois dans l'autre. La rose, c'était elle qui la lui avait offerte juste avant d'aller se coucher. Elle avait bien vu l'éclat de joie dans les yeux de Meite quand elle l'avait trouvée dans le grenier. Restait juste à espérer qu'elle n'allait pas se remettre à parler dans une autre langue comme la dernière fois, par enthousiasme. Remarque, elle faisait une drôle de tête. Elle avait plus l'air étonnée de l'avoir à la main qu'autre chose. Et d'ailleurs, cette planche en bois... Sa forme lui était familière. C'était pas la planche sur laquelle Meite était censée peindre cette fameuse rose?

"Bha, euh. En fait, j'ai essayé de finir le truc que j'avais commencé dans le grenier... C'est pas super, mais bon. Voilà!

- Vraiment? Mais, heu... mais avec quelle peinture? Me dis pas que tu es retournée dans le grenier? Et puis, tu es sûre que c'est toi qui l'a fait? Ca me paraît quand même drôlement bien pour une débutante..."


En effet, c'était loin d'être parfait, mais c'était quand même assez ressemblant. Trop pour que ce soit Meite qui l'ait peint. Alors qu'elle relevait les yeux, la planche à la main, Karine la vit s'enfuir en courant dans le couloir, en criant après son père ou quelque chose comme ça. Elle eut juste le temps d'apercevoir une ombre disparaître au coin du couloir que Meite s'écroulait au milieu du couloir. Evidemment, elle ne pouvait pas courir longtemps sans chuter... Elle s'élança pour la rejoindre et s'assurer qu'elle n'avait rien de cassé, mais une secousse ébranla le couloir entier et la fit s'écrouler sur le plancher. Dans son élan, elle glissa sur le sol. Quoi?! Mais depuis quand les planchers étaient-ils glissants à ce point?! On aurait dit que quelqu'un les avait ciré quelques secondes avant. Elle ne put donc que regarder, impuissante, Meite se prendre un vase en se réfugiant sous une table. Alors qu'elle s'immobilisait enfin, celle-ci sortait de sous son abri.

"Okay... Je savais pas que y'avait des tremblements de terre dans le coin... Bon. On ferait mieux de sortir, tu crois pas ?

- T'as raison. On ferait mieux de déguerpir d'ici et vite."


Un craquement abominable l'interrompit alors qu'elle se relevait avec la ferme intention d'entraîner Meite hors d'ici. Elle leva les yeux vers le plafond, et écarquilla les yeux en repérant l'énorme fissure qui s'élargissait à vue d'œil. Juste au dessus d'elles. Elle se précipita contre un mur pour s'écarter au maximum du danger, puis entendant Meite crier, elle se retourna vers elle, terrifiée à l'idée qu'elle n'ait été blessée. Ou pire. Elle se figea en plein mouvement, et les yeux ronds, elle posa les yeux sur ce qui avait tout l'air d'une cheminée en piteux état. Au beau milieu du couloir. Elle était passé en travers du plancher du grenier? Mais... il n'y avait pas de cheminée au grenier! Karine en était sûre... Elle se souvenait encore de la disposition exacte de la pièce où elle et Meite avaient été enfermées par erreur, et elle avait beau fouiller dans sa mémoire, aucune trace de cheminée de quelque sorte là haut. Sinon elles ne se seraient pas emmitouflées dans un rideau pour se protéger du froid!

"Euuuh, y'a d'autres choses explosées comme ça, ou on va arriver à sortir de l'institut tu penses?"

Karine fut soulagée de voir la tête de Meite dépasser légèrement sur le côté, et d'entendre sa voix. Elle n'avait pas l'air blessée. Le choc l'avait juste faite tomber. Elle essayait de se relever. Karine évalua d'un coup d'œil la situation, et ce qu'elle vit ne lui plut pas du tout. Le plancher se fissurait à son tour, autour de la cheminée. Il ne faudrait pas beaucoup de temps, si jamais il y avait un nouveau tremblement de terre, pour que le sol cède. Et elles étaient suffisamment proches pour chuter avec. Sans parler de ce satané trou au plafond, qui pouvait s'agrandir à tout moment, et laisser chuter un des lourds objets que contenait le grenier. Comme une caisse, par exemple. Qui était en train de basculer leeeennntement au dessus de Meite. Il s'était à peine écoulé quelques secondes que Karine était déjà à ses côtés.

"Désolé d'avance."

Elle savait que Meite n'allait pas vraiment aimer ce qu'elle allait faire, mais tant pis. Pendant ces quelques secondes, elle était parvenue à la conclusion que le temps qu'elle essaie de prendre la petite blonde sur ses épaules, il serait trop tard. Alors elle attrapa fermement sa main, et sans la lâcher, se mit à courir en direction de l'escalier, en la traînant. La porter aurait pris quelques secondes de plus. Quelques secondes de trop. Alors que Meite venait juste d'être entraînée, la caisse s'était écroulée là où elle se trouvait un instant auparavant. Karine s'immobilisa au bout du couloir, et souffla:

"J'avais pas le choix. J'imagine que ça a pas été très agréable, mais il faut te dire que c'est mieux que de finir écrasée par une caisse. Et la suite ne va pas beaucoup te plaire non plus."

Jusqu'à présent, Meite devait être trop sonnée pour avoir jeté un coup d'œil vers l'escalier. Ou du moins ce qu'il en restait. Tout d'un coup, on avait l'impression qu'il avait vieilli d'une bonne centaine d'années. Recouvert de moisissures qui pouvaient les faire glisser et basculer dans le vide à tout moment, fissuré de partout, il ne donnait vraiment pas confiance. Et il lui semblait évident, avec la poisse que Meite avait, que si elle l'empruntait, elle n'en ressortirait pas indemne. Or, en se penchant prudemment par la balustrade, Karine avait trouvé une solution.

Elle se retourna subitement vers Meite, avec un air déterminé qui faisait froid dans le dos, comme si elle avait pris une sorte de résolution. Elle ne lui laissa pas le temps de se relever. Elle l'attrapa par la taille, et la lança par dessus son épaule. Meite passa par dessus la balustrade, et atterrit sur un vieux matelas qui traînait en dessous. Karine vérifia qu'elle n'avait pas manqué son coup, et soupira de soulagement. Elle était toujours très précise et efficace, mais bon il y avait des exceptions à toute règle, pas vrai?

"Ne bouge pas. Je te rejoins par les escaliers."

Elle commença à descendre les marches prudemment, mais son pied glissa immanquablement. Elle bondit en avant pour rétablir son équilibre dans les airs, mais avec la hauteur, elle avait acquérir une force supplémentaire. Et c'était trop pour les vieilles marches de l'escalier. Elle passa en travers, et s'étala sur le sol du hall, à quelques pas du matelas où se trouvait Meite.

"Aie..."

Oui, c'était débile de dire ça après coup. Mais quand l'accident se produisait, on était trop occupé à crier pour le dire... Elle se releva péniblement pour montrer à Meite qu'elle allait bien, puis s'approchant d'elle, lui tendit une main pour l'aider à se sortir de là.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Lun 28 Oct - 1:44


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


« Désolé d'avance. »

Désolé d'avance ? Mais qu'est-ce que tu comptes faire, Karine ? Qu'est-ce que...? Aaah ! Mais attends ! Laisse-moi... Hé ! Karine, qu'est-ce que tu f-- AAH bon sang, la caisse ! Ah ok, je comprends mieux maintenant. Bon, c'est bon, t'as fini de me traîner comme une poupée ? Enfin, merci quand même, mais bon. Han. Laisse-moi reprendre mon souffle. Pfiouuuu. Ok. Me fais pas ça tout le temps, hein, je risque de pas trop aimer...

« J'avais pas le choix. J'imagine que ça a pas été très agréable, mais il faut te dire que c'est mieux que de finir écrasée par une caisse. Et la suite ne va pas beaucoup te plaire non plus. »

Hein ? De quoi tu parles ? Attends. Y'a quoi de si intéressant dans les escaliers ? Euuuuh. Ils sont normaux, les escaliers ! Quoique... Ils sont vachement lustrés. Ils viennent d'être cirés, ou nettoyés, ou les deux, et ils ont l'air vachement glissant. Enfin, pour moi en tout cas. Après... Au fait, pourquoi est-ce que je n'allais pas aimer la suite ? Bonne question. Karine... Oulà. Tu fais peur, là. Qu'est-ce que tu mijotes encore... Hein ?
Ouh là là... Mais qu'est-ce que...

« HEEEEEEEH ?!
- Ne bouge pas. Je te rejoins par les escaliers. »

Quoi ? Karine est folle. Elle veut me tuer ou quoi ? elle vient de me balancer par-dessus la rambarde ! Mais les escaliers sont juste cirés, c'était pas la peine de...
Juste cirés ? Mais c'est qu'elle compte passer par les escaliers ! Attends, Karine ! Les escaliers... Ils sont impraticables !

« Attends ! Y'a... »

Nooon ! Trop tard, elle est passée par le trou ! Attends, ça va ? Ça a l'air d'aller. Enfin quand même ! Elle est passée à travers les escaliers ! Ça va, t'inquiètes, j'peux me relever toute seule, j'me suis pas fait mal. Mais c'est qu'elle est folle quand même, de m'avoir envoyée par-dessus la rambarde ! Enfin bref.

« Ok, faut sortir de là. MAINTENANT. »

Donc la porte d'entrée elle est juste là. Allez Meite, courage. Tu peux faire le chemin sans tomber. Arf. J'ai encore trébuché. Heureusement que y'avait ce... Ce quoi ? ce bout de plafond ? Enfin bref. Voilà la porte. J'ai failli tomber dessus aussi, mais ça c'est pas très grave. Bon sang mais... Mais ! Cette foutue porte !

« Ouvre-toi satanée porte ! Ouvre-toi ! »

Elle est aussi fermée et bloquée que... Qu'une porte bloquée, quoi ! Comme on va faire pour sortir ! Faut trouver une autre sortie ! Une fenêtre, ou un truc dans le genre ! Mais c'est pas possible, c'est quoi ce bordel ? Et pourquoi est-ce que y'avait personne dans cet institut ? Pourquoi personne ne panique et essaie de sortir de l'endroit, y'a un problème ! Ils étaient tous prévenus à l'avance ou quoi ?! Mais ! Bon. Ok. On va chercher une fenêtre. Il doit bien y avoir une fenêtre qu'on pourrait ouvrir au rez-de-chaussée. Non ? Bon, allons voir dans la pièce d'à côté.
Bon sang, mais c'est pas possible ! Y'a plus de courant ! Il fait tout noir ! Comment je vais faire pour trouver la fenêtre dans tout ça ! Mais c'est pas possible !

« Karine ? T'es encore là ? »

Elle ne doit pas être très loin, mais je vois pas à deux centimètres. Aie ! Ça c'était une table. Bon sang, mais c'est un bureau, pardi ! Mais c'est que je suis pas sortie de l'auberge encore ! Bon, si je long les murs logiquement je devrais arriver à la fenêtre, par un côté ou par l'autre. Ok, c'est parti. Bon sang de câbles de merde ! Mais c'est pas vrai ! fait tout noir... Ok, donc. Voilà la fenêtre, avec les rideaux. Est-ce que je vais arriver à l'ouvrir...? Ben... Non.

« C'est à croire qu'on est coincées ici... »

Bon faut que je ressorte de là, maintenant. Tiens, c'est quoi ce truc rond qui vient de me faire trébucher ? On dirait une... Lampe-torche. Okay. déjà, j'y vois un peu mieux, et c'est pas trop mal. Bon. Un petit progrès, c'est mieux que rien non ? Donc, maintenant... Attends, c'est quoi ce grésillement ? Ça dit quelque chose...?

« ...Chambres. Je répète. Ceci est un exercice. Ne paniquez pas et retournez dans vos chambres. »

Ceci est... Un... EXERCICE ?! Y'a un léger problème là. Booon. Déjà, quand c'est un exercice, on est censé s'entraîner à évacuer le plus vite possible non ? Alors pourquoi retourner dans les chambres. C'est pas sérieux, tout de même ? En plus, je te parie que les chambres sont bloquées. Entre la cheminée et la caisse, et je suis sûre que y'en a d'autres... D'ailleurs, ça risque fortement de retomber dans les chambres elles-même. Donc, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Karine ? Attends, déjà je sors de cette pièce encombrée. Avec deux chutes, je m'en sors plutôt bien. Enfin bon.

« C'est quoi ce bordel... »

C'est quoi cette espèce de....
Mais attends, qu'est-ce que fiche mon père dans tout ce... Papa ? Je dois... Le suivre ? Euuuh. Ok ? Enfin, j'vais essayer, vu que je marche pas beaucoup mieux qu'un bébé qui a à peine appris à marcher. Et euh... Aie ! Bon, tu sais quoi ? Mon père peut se débrouiller mieux que moi pour sortir d'ici. Maintenant je dois moi aussi me débrouiller pour...
Karine est toujours là ? Pourquoi... Ah bon sang ! Faut juste sortir d'ici !


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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mar 29 Oct - 9:51


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine regarda avec un grimace Meite ignorer sa main et se relever seule. Bon, en même temps, c'était compréhensible. Elle avait bien fini par comprendre qu'elle détestait qu'on l'aide lorsqu'elle chutait. Et puis là, étant donné que c'était elle qui l'avait faite chuter... Elle pouvait comprendre qu'elle n'ait pas très envie de lui faire confiance, après ça. Karine jeta un coup d'œil au hall, et ne fut pas très rassurée de voir qu'ici aussi le tremblement de terre avait fait des dégâts. Un bout de plafond traînait au beau milieu. D'ailleurs, en se dirigeant vers la porte, Meite se cassa la figure dessus.

"Ouvre-toi satanée porte! Ouvre-toi!"

Karine fronça les sourcils en voyant Meite s'acharner sur la porte. En fait c'était plus le fait qu'elle n'ait pas de serrure qui la troublait. Comment pouvait-on fermer une porte à clé sans serrure? Et puis elle était sûre qu'il y en avait une de ce côté de la porte aussi... En tout cas elle ne pouvait pas crocheter la serrure s'il n'y en avait pas. Elles étaient coincées à l'intérieur. Ou en tout cas, cette issue là était bloquée. Meite avait l'air de penser la même chose, parce que se rendant compte qu'il était inutile de secouer la porte en espérant qu'elle céderait, elle se dirigea péniblement vers une autre pièce. Puis tout à coup, les plombs sautèrent, et elles se retrouvèrent plongées dans l'obscurité. Enfin elle espérait que c'était les plombs, parce que sinon elle ne pourrait rien faire.

"Karine? T'es encore là?

- Je suis là... Par contre, j'ai aucune idée de où c'est."


Elle avançait à tâtons dans le noir vers la voix de Meite, et donc se prit à son tour le bureau dans lequel s'était cognée celle-ci, après avoir évité de peu la table. Vexée à l'idée de s'être aussi lamentablement écroulée dessus, Karine se redressa et entreprit d'effectuer le chemin inverse. Tant pis. Elle attendrait que Meite se décide à sortir d'ici. Alors qu'elle sentait la poignée de la porte entre ses doigts, elle entendit celle-ci marmonner quelque chose, puis un rai de lumière s'alluma tout à coup. Elle comprit en peu de temps que Meite avait découvert une lampe torche, et attendit qu'elle la rejoigne, quand une voix surgit de nulle part.

" ...Chambres. Je répète. Ceci est un exercice. Ne paniquez pas et retournez dans vos chambres."

Karine fronça aussitôt les sourcils. Un exercice? Depuis quand on provoquait des tremblements de terre en pleine nuit pour un exercice? Ou même manquer de détruire un bâtiment entier et de tuer leurs quelques occupants, si c'était pour de faux? Et si c'était vraiment un exercice, on leur conseillerait de sortir le plus vite possible pour se mettre à l'abri, et non pas de retourner dans le second étage partiellement effondré, certainement la zone la plus dangereuse de tout le bâtiment.

"C'est quoi ce bordel..."

L'ombre. Elle était de retour. Ca ressemblait à un homme, mais Karine n'arrivait pas à distinguer ses traits. Il était déjà en train de s'enfuir comme la première fois. Meite l'avait vu aussi, et essaya de se lancer à sa poursuite, mais s'écroula aussitôt. Karine la rejoignit, légèrement inquiète, mais elle se relevait déjà. Il fallait qu'elles sortent de là, toutes les deux. Son regard se posa à nouveau sur la porte d'entrée. C'était du vieux bois. Pas très solide. Et si...

"La porte d'entrée est fermée à clé. Mais j'ai peut-être un moyen de l'ouvrir."

Karine s'approcha de la porte lentement. Logiquement, elle avait plus de chance de réussir son coup si elle visait le milieu de la porte. Les bords étaient plus résistants. Elle inspira à fond pour se donner du courage. Ce qu'elle allait faire ne lui plaisait pas beaucoup. Parce que c'était dangereux. Elle pouvait se blesser. Dans tous les cas, ça allait faire mal. Mais bon, elle préférait avoir le pied en sang et être en vie que de se retrouver coincée sous un morceau de plafond.

Elle se recula un peu, et donna un coup de pied de toutes ses forces contre la porte. Il passa en travers sans effort, et heurta quelque chose de dur. S'attendant à devoir lutter contre la porte pendant de longues minutes avant de parvenir à en briser une partie, elle écarquilla les yeux, stupéfaite.

"C'était plus facile que ce que je pensais."

Elle tira sur son pied pour le sortir de là et recommencer jusqu'à obtenir un trou suffisamment grand pour leur permettre à toutes les deux de sortir de là, en vain. Il était coincé. Elle avait juste enfoncé quelques pans de bois avec son coup de pied, et maintenant qu'elle essayait de se dégager, ils se remettaient en place, se refermant sur sa cheville et lui interdisant toute retraite. Elle se figea, et sentit une goutte de sueur couler sur son front. Elle était mal, là. Très mal. Enfin, il fallait qu'elle se sorte de là. Elle plaqua son autre pied contre un des pans défoncés, et se remit à tirer, espérant pouvoir dégager son pied de ce côté là.

"Mais... tu vas... me laisser... partir... espèce de... de porte à la noix!"

Le pan céda finalement, et elle s'écroula au sol en arrière. Elle regarda sa cheville avec surprise. Elle n'avait pas la plus petite marque. Pourtant, elle aurait pu vraiment se blesser gravement en se dégageant brutalement comme elle l'avait fait. Elle aurait dû être blessée. Un autre détail la frappa, et elle prit précipitamment la lampe torche des mains de Meite pour la diriger vers le trou qu'elle avait créé. Elle écarquilla les yeux, et souffla:

"La porte... C'est pas vrai. Il manquait plus que ça!"

Ce qu'avait heurté son pied était un mur en béton. La porte était non seulement fermée à clé, mais en plus cette issue avait été fermée par un mur! Et contre ça, à moins d'avoir un bulldozer, ce n'était même pas la peine d'essayer. Elle soupira, puis se retourna vers Meite, en se passant la main dans les cheveux d'un air ennuyé.

"Il doit bien y avoir une fenêtre qui n'est pas fermée ou barricadée dans tout le bâtiment. On va déjà fouiller cet étage et on avisera ensuite. On serait plus rapide si on se séparait, mais ça ne serait pas prudent. On ferait mieux de rester ensemble pour pouvoir s'aider en cas de problème. Tu me suis? On n'a qu'à commencer par les bureaux. Il y aura bien un imbécile qui aura laissé sa fenêtre ouverte ou quelque chose comme ça. Qui sait, on tombera peut-être même sur quelqu'un."

Elle commença à se diriger vers la première pièce, la lampe torche à la main, tout en s'assurant de temps à autre que Meite la suivait. Elle ne voulait surtout pas la perdre. Si elle voulait sortir d'ici, c'était avant tout pour la mettre elle en sécurité. Elle la protégerait, coûte que coûte. Qu'importe qu'il lui faille passer en travers d'une porte ou sauter d'un étage, ou encore fouiller tous les bureaux un par un jusqu'à en avoir mal aux pieds. Elle trouverait un moyen pour la mettre à l'abri, quel qu'en soit le prix.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Lun 4 Nov - 9:49


« Dreams are reality's reflection... »
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Qu'est-ce que tu dis, Karine ? Un moyen d'ouvrir cette foutue porte ? Euuuh, ok. donc, qu'est-ce que...? Hé, mais c'est qu'elle veut détruire la porte ! C'est dingue ça ! Mais c'est qu'elle était à moitié foutue, cette porte alors, si elle y était arrivé si facilement. D'ailleurs elle ne devait pas s'y attendre non plus. Vu sa tête, je veux dire.

« C'était plus facile que ce que je pensais. »

N'est-ce pas ? Mais attends... Son pied est coincé ? Oulà, on est mal parties si elle est coincée là, Karine. Aha ? Mais c'est quoi cette position ? Comment est-ce qu'elle arrive à euh oh, mais euh quoi ? Et euh, mais son second pied va passer au travers de la porte aussi ! Ah non. Peut-être pas finalement. Mais c'était bizarre comme position. bon après, je peux pas dire que j'aurais fait mieux. Au moins, je suis pas la seule à me casser la figure aujourd'hui. Enfin, cette nuit. Cette nuit ?
Enfin, Karine, mais qu'est-ce qu'il te prend de me prendre la lampe comme ça ? Qu'est-ce que t'as trouvé ?

« La porte... C'est pas vrai. Il manquait plus que ça !
- Euh quoi ? »

Mais qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'il y avait de si étonnant derrière cette porte ? Euuuuh ? Moi je vois rien de spécial. Mis à part qu'il fait un noir d'encre, dehors. Et que la porte semble plutôt en bon état pour avoir été démolie en un coup de pied. Est-ce que y'a vraiment quelque chose qui...
Hey, attends. Mais, d'où il sort, ce mur ? Il est... bleu. Et euh, il n'était pas là y'a deux secondes. Karine l'a vu avant moi, mais pourquoi est-ce que je le voyais pas ? Bon. Tant pis. D'ailleurs, je crois bien qu'elle est entrain de me raconter quelque chose, Karine. Euh ?

« ...encer par les bureaux. Il y aura bien un imbécile qui aura laissé sa fenêtre ouverte ou quelque chose comme ça. Qui sait, on tombera peut-être même sur quelqu'un. »

Ah, elle propose sans doute d'aller fouiller les lieux pour trouver une sortie. Ok, pourquoi pas. Mais j'ai peur que la moitié des bureaux soient fermés, vu qu'on est en pleine nuit. Les gens les ferment, ces bureaux, pour éviter que les fouineurs viennent piquer leurs affaires. Enfin, je suppose. Ah, mais attends, où tu pars comme ça ! Ok, c'es bon, je te su--
Je te suis. C'est pas grave, je me suis juste encore cassé la figure. Enfin bon. Ok, alors cette pièce est fermée. On va voir la prochaine ? Fermée aussi. Eh bha, c'est du beau boulot tout ça. Encore une de fermée ? Super ! Ah, celle-ci est ouverte.
Euuuh, bon, ok. Euh, euh ? Naaaan. Y'a un mur aussi, derrière celle-là. De fenêtre. Mais c'est que, mais c'est qu'on est définitivement coincées ici !
Han, mais c'est pas vrai ça. Et pourquoi y'a un mur bleu à l'extérieur aussi hein ? C'pas normal ça. Pourquoi il s'est pas écroulé avec le tremblement de terre d'ailleurs ? Bon. le reste du couloir est bloqué, pasque y'a un... Euuuh. Un truc non identifié au milieu de la voie. Enfin, de la place. Du sol. Du couloir quoi ! Et au passage. C'a à moitié démoli le carrelage. Ou, euh. Le sol quoi. Enfin bref. J'me comprends toute seule. C'est pas comme si quelqu'un allait lire dans mes pensées non plus.
Enfin bon. Revenons à nos moutons. Pourquoi je parle au pluriel, moi ? Meite 1 et Meite 2. Peut-être pas de Meite 3, quand même. Voilà. Bon, sans déconner. Où est-ce que j'en étais ?
Ah oui. faut qu'on sorte d'ici, et là c'est bloqué, pas la peine d'essayer. Donnnc. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'essaaaaa ?

« Euuuh, on va voir du côté de la cantine ? »

Bon, après tout. Qu'est-ce qu'on pourrait faire d'autre ? Le second est juste... Juste... Juste complètement démoli ! Et explosé. Bon sang, mais. Mais c'est que le premier est aussi coincé est bizarrement placé que le second ! Y'a des trucs bizarres partout. Là, c'est un lampadaire. Mais whuatte ? Et ça c'est...
... Euh, une pile d'agendas ? Euuuuuh. Ok, pourquoi pas. Et ça c'est... Un... Jeu de cartes géant ? C'est normal ça ? Bon, ok. Vers la cantine. Ah oui, c'est vrai, c'est bloqué aussi. Roh. Bon, retour au hall, je suppose. Donc, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Aucune idée... Bon, alors.
Mais rkfjhzerkh foutue porte de merdeeeee ! Comment ça se fait que les portes se referment toutes seules ? Hein ? Et puis je suis où, d'abord, je suis pas censée être dans le hall ? Si. Mais j'y suis pas. Oui, logique Meite, Bravo ! Bon. c'est quoi cet endroit ? On dirait une salle... De euh. De euh ! Comment... Ah oui, la salle principale. Le salon, quoi. Le "truc" où y'a toujours plein de monde. Mais là c'est vide, tout est tombé par terre, aussi. Pas les meubles. Ce que y'avait dessus. Ouais bon, les choses posées par terre pouvaient pas tomber non plus... Et fait toujours aussi noir, c'est Karine qui a la lampe de poche.

« Karine ? »

Ah ? Mais y'a personne ! Elle est partie où Karine ? Elle était juste derrière moi y'a euh... Dix secondes, peut-être ? Mais euh ! Elle peut pas disparaître comme ça ! En plus elle avait l'air de pas vouloir me lâcher... Bon, bha pas le choix. J'ai plus qu'à continuer toute seule. Je retrouverai bien Karine dans un moment, vu qu'on est coincées ici de toute manière. DONC. Une foutue sortie. Les fenêtres sont aussi barricadées. C'est à croire que y'a un mur tout autour du bâtiment ! Un mur tout autour du bâtiment... ?
Peut-être que ce mur, il n'est pas au second ? On pourrait sortir par une fenêtre du second ! C'est très casse-gueule, comme moi, mais au moins on finira pas noyées sous les débris.
"On" ? Meite, je te rappelle que Karine a disparu. Hein. Et ton père aussi, d'ailleurs. Aucune idée de ce qu'il fiche là, lui. Oh, tiens, un éléphant ! Oh tiens, il a disparu !
... attends, un ELEPHANT ?!
Oulà, j'ai peur pour ma santé mentale là. Meite, est-ce que tu viens de voir un éléphant passer devant la porte ? Oui. Meite, est-ce que tu vas bien dans ta tête ? Euuuuh, je pense ? Meite, est-ce que tu as des hallucinations visuelles et auditives ? Je suppose que oui...? Ok, tout va bien alors. Mais un éléphant, sérieux.
J'devrais peut-être aller faire un examen médical, moi. Un de ces jours... Bon, en fait j'ai pas envie. Pas depuis que j'ai rencontré CETTE infirmière.
... Cette infirmière ? Qu'est-ce que je pointe du doigt...?
BON SANG MAIS QU'EST-CE QU'ELLE FOUT DANS CE CANAPÉ ALORS QUE L'INTERNAT EST ENTRAIN DE S’ÉCROULER A CAUSE D'UN TREMBLEMENT DE TERRE ?!
Elle est aussi folle que je le pensais ? Mais j'ai pas intérêt à rester là, moi ! Mais elle va me voir si je sors par la porte. J'vais quand même pas restée planquée derrière cet autre canapé jusqu'à ce que le plafond s'écroule sur ma tête, c'est pas possible non plus ! Alors je fais quoi, je fais quoi ! Nan sérieusement. Meite. 1 ou 2 ? Oh mais qu'on s'en fiche, bordel de merde ! Faut que je sorte d'ici ! Avec Karine, si possible, si je la retrouve, mais je vais pas rester avec cette tarée, parce qu'elle a essayé de me tuer la dernière fois, tu vois. Faudrait peut-être que je nomme la personne à qui je passe mon temps à penser. Enfin à parler. Enfin, à parler quand je pense. Oh et puis zut.
Peut-être que finalement, je vais pas bien dans ma tête. Pasque je suis toute seule dans ma tête. Et je parle à quelqu'un. Je pense dans le vide, quoi. Enfin je pense toute seule. Donc personne le sait. Donc on s'en fiche !
Mis à part ça... Qu'est-ce que je fais, moi ?


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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Jeu 7 Nov - 8:34


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine n'aimait pas du tout cette situation. Elle était capable de se débrouiller seule et de s'en sortir dans n'importe quelle situation "normale". Mais là, ce n'en était pas une. Et en plus, elle n'était pas la seule à essayer de se sortir de ce pétrin. Et Meite était une championne du monde de la malchance. Et comme elle le redoutait, toutes les portes étaient soit fermées, soit le mur bleu bloquait les fenêtres des pièces. Sans parler de ce... truc qui les empêchait d'accéder au reste du couloir. Karine s'en approcha et le toucha du bout des doigts par prudence. C'était brûlant. Et ça ressemblait à un caillou géant qui avait défoncé le plancher. Naooon. Pas quand même! Si. Bon, ok, il y avait une météorite dans le couloir. Formidable.

"Euuuh, on va voir du côté de la cantine?

- Heu d'accord, mais je pense pas que ça sera ouvert à une heure pareille, si?"


Karine haussa les épaules en voyant que Meite commençait déjà à s'y rendre, puis la dépassa rapidement sans prêter attention aux bizarreries qui entraient dans son champ de vision, se contentant de les éviter puis de continuer son chemin. Elle n'avait pas le temps de s'en étonner, après tout le plafond pouvait leur tomber dessus à tout moment. A sa grande surprise, la porte du réfectoire était entrouverte. Comment Meite avait-elle pu deviner une chose pareille? Ou alors ce n'était qu'une coïncidence? Alors qu'elle se retournait pour le lui demander, elle se figea, interdite. La petite blonde avait disparu.

"Meite?"

Elle tourna sur elle-même, balayant le couloir de lumière avec la lampe torche, guettant le moindre bruit qui aurait pu lui signaler sa présence. Elle entendit une porte claquer, et se précipita dans la direction du bruit, inquiète à l'idée que Meite ait pu se blesser sans sa présence.

"Karine?"

Karine s'immobilisa, puis se tourna vers la porte de la salle principale. La voix de Meite venait de l'autre côté du mur, elle en était sûre. Elle tendit la main vers la poignée, mais s'immobilisa.

"Qui est là? Il y a quelqu'un?"

Oh non. Il ne manquait plus que ça! Pas elle! Pas encore! Cette infirmière psychopathe allait les poursuivre encore longtemps, comme ça? Ce n'était pas le moment, vraiment! Elle pouvait faire face à n'importe qui, n'importe quoi. Tout, sauf elle... Mais elle n'avait pas vraiment le choix. Si elle n'intervenait pas, Meite allait forcément se faire prendre, et dans ce cas elle ne donnait pas cher de sa peau. Son regard parcourut le couloir à la recherche de quelque chose, n'importe quoi qui pourrait l'aider à se sortir de là. Son regard se posa sur un tas de déguisements qui traînaient par terre dans un coin, et elle eut un sourire navré.

"On dirait que je n'ai pas d'autre solution."

Elle enfila précipitamment un des nombreux déguisements, cacha ses cheveux sous une casquette et se colla une fausse moustache. On aurait dit un agent de la CIA, habillé comme ça. Un peu petit et efféminé, mais dans le noir, ça ferait largement l'affaire. Enfin, elle l'espérait. Elle ouvrit la porte d'un coup de pied, puis brandissant un faux pistolet en plastique, elle s'écria d'une voix ridiculement grave:

"CIA! PERSONNE NE BOUGE!!!"

Elle repéra d'un coup d'œil Meite cachée derrière un canapé. La dernière phrase s'adressait en particulier à elle, au cas où elle aurait eu la mauvaise idée de sortir de sa cachette sous le coup de la surprise. L'infirmière fixait Karine d'un air complètement ahuri, comme si elle venait de voir apparaître un éléphant. Au moins, elle n'avait pas l'air de l'avoir reconnue avec ce déguisement. Bon point pour elles.

"Vous! Vous êtes infirmière, non? Qu'est-ce que vous fichez ici? La moitié de l'étage s'est effondré, il y a des blessés, on a besoin de vous à l'infirmerie! Pas de discussion, on perd du temps! Foncez là-bas, je vous y rejoint une fois que j'ai fini de chercher les victimes! Bougez-vous!

- Ou... Oui, monsieur! J'y vais!"


L'infirmière était tellement impressionnée par l'urgence de la situation et l'autorité de l'uniforme qu'elle ne nota ni qu'un homme de la CIA n'aurait aucun moyen de savoir qu'elle était infirmière, ni d'ailleurs que ce n'était pas leur boulot d'intervenir dans les catastrophes de ce genre. Elle sortit en courant, se dirigeant à grands pas vers l'infirmerie. Dès que Karine fut sûre qu'elle ne reviendrait pas, elle jeta sa casquette au sol, et le moustache, pour que Meite puisse la reconnaître.

"On a intérêt à déguerpir, sinon il y aura vraiment des blessés: nous deux. Tout le premier étage est bloqué apparemment, et ça m'étonnerait pas que le mur monte jusqu'au deuxième. J'ai un plan pour nous sortir d'ici, mais tu vas pas aimer. Je te demande qu'une chose. Fais moi confiance. Et, heu... désolé d'avance."

Sans lui laisser le temps de répondre, elle accrocha la lampe torche à la ceinture de son déguisement, et attrapa Meite avant de la porter sur son dos de la même manière qu'elle l'avait fait après leur première visite à l'infirmerie. Enfin, elle espérait quand même que Meite ne chercherait pas à descendre, parce qu'elle se voyait mal essayer de la traîner de force, avec l'infirmière aux trousses. Elle sortit de la pièce, et entreprit de monter les escaliers. A sa grande surprise, le trou qu'il y aurait dû y avoir là où elle était passée en travers des marches avait disparu, et les marches ne glissaient plus. Ca tombait bien, pour une fois. Elle se stoppa quelques instants en arrivait en face du couloir de sa chambre. What the... Il était intact...? C'était quoi le problème, ici? Enfin, peu importe. Elle se dirigea vers l'escalier qui menait au grenier, puis commença à monter les barreaux.

"Attention à la tête."

Elle parvint à arriver sur le plancher du grenier sans trop de problème, et poussa un cri de surprise et de joie. La fenêtre! Elle était ouverte! Pas de mur bleu ici! Bonne pioche. Elle savait que celle-ci ne serait pas fermée. Elle s'avança vers elle, mais un craquement inquiétant la fit baisser les yeux. Mais c'était quoi cette fissure énorme qui... grandissait! Elle eut à peine le temps de comprendre ce qui se passait qu'elle se retrouvait au second étage, étalée au sol avec Meite qui l'empêchait de se relever. Elle n'était pas bien lourde, mais Karine non plus, et c'était suffisant pour la clouer au sol. A travers le nuage de poussière soulevé par leur chute, elle aperçut une silhouette, et frissonna instinctivement.

"Je me disais bien que votre tête me disait quelque chose, monsieur. Enfin, je devrais dire miss, plutôt, pas vrai?"

Elles étaient mal. Très très mal.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Dim 10 Nov - 8:58


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.

Mais hein qu-qu-qu-qu-qu-qu'est-ce que c'est que ça ?! CIA ? Mais ç'a aucun sens ? Qu'est-ce que la CIA viendrait foutre dans un internat de ce style, alors que y'a eu unb tremblement de terre ? La CIA est pas du tout intéressée par les phobiques. Elle est intéressée par les gens pouvant aider dans l'armée. Sans doute pas que, mais aussi. Et comment il est censé savoir...
Attends deux secondes. DEUX FICHUES SECONDES.
Je connais cette silhouette. Et ce timbre de voix aussi. Il est plus grave mais... Mais c'est ! C'est bien Karine. Ne rigole pas, ne rigole, pas. Y'a l'infirmière pas loin. Mais c'est dur, arrête ! Enfin je sais pas moi, mais elle a quand même réussi à faire avaler un aussi gros bobard à l'infirmière. Mais quel délire, mais quel délire ! Comment est-ce qu'on en est arrivées là, au fait ? A se déguiser en agent de la CIA pour faire fuir une infirmière, j'entends. Enfin pour l'éloigner de nous. Bon, après, je sais pas mais ça peut se comprendre, après ce qu'elle nous a fait subir. Bon, c'est pas tout ça, mais je crois que Karine me raconte quelque chose. Quelque chose à propos de déguerpir d'ici vite fait bien fait. Mais comment ?

« J'ai un plan pour nous sortir d'ici, mais tu vas pas aimer. Je te demande qu'une chose. Fais moi confiance. Et, heu... désolé d'avance. »

Oh non. La dernière fois qu'elle avait dit "désolée d'avance" c'était...
Pas plus tard que y'a pas longtemps, et elle m'avait fait passer par-dessus la rampe d'escalier pour que j'atterrisse sur un matelas de rien du tout. Seulement, j'ai jamais le temps de protester avec elle, elle m'embarque comme ça, je sais pas moi, mais on demande leur avis aux gens avant de les embarquer comme de vulgaires paquets ! Bon, d'accord, je veux pas tomber, je m'accroche, t'as gagné ! J'espère que tu vas pas m'envoyer valdinguer sur deux étages avec pour me rattraper une vulgaire branche d'arbre ou un tapis même pas mou. Hein. Pasque ça fait mal, de tomber, tu sais. Tiens, d'ailleurs. Le second devait pas être défoncé ? Pasque là, il est aussi neuf qu'au premier jour. Bon, je t'avoue que y'a des objets bizarroïdes qui jonchent le sol, mais à part ça... Pas la plus petite trace de trou, d'écroulement, de tremblement de terre quoi. Bon... Et où est-ce que tu comptes aller comme ça, Karine ?

« Attention à la tête. »

Attention à la...?
...
...
T'es pas sérieuse quand même, là ? Tu vas me balancer du grenier ? Du toit, donc ? Mais tu veux ma mort ou quoi ? Tu veux notre mort, c'est ça ? Hein, c'est ça ? Mais je veux pas mourir moi ! Karine ! Tu me dois des explications !
... Au fait, c'était quoi ce... Bruit ? Oh, non, non, non, non, nooooo ! No way, no freaking way ! Pourquoi ce foutu plancher de merde s'est effondré ?! Manquait plus que ça, pardi ! Un plancher pourri qui s'effondre sous nos pieds. Aïe... Aieuuuh ! Mais ça fait mal ! Karine ? Ah merde, je l'écrase un peu là, et--

« Je me disais bien que votre tête me disait quelque chose, monsieur. Enfin, je devrais dire miss, plutôt, pas vrai ? »

Oh. My. God.
PAS ELLE !!
On est déjà à moitié entrain de crever dans un bâtiment qui s'écroule à vue d’œil, et elle elle vient rajouter son grain de sel, parce qu'elle n'est là que pour nous faire profondément chier de toutes les manières possibles et inimaginables qui soient ! Il faut que quelqu'un m'explique. Pourquoi est-ce qu'elle apparaît maintenant ?! Pourquoi est-ce qu'elle veut notre mort ? c'est dingue ça, c'est pas possible ! C'est qu'elle m'énerve !
Bon, ok. Tu vois, ma vieille, t'es pas devant n'importe qui. Tu es devant Karine, et moi. Et on se fout pas de notre gueule. Pourquoi ? Parce qu'on est loin d'être connes.

« Maintenant, vous allez me faire le plaisir de m'expliquer ce que vous fichez à vous balader tranquillement dans les endroits les plus improbables de l'institut alors que le directeur a demandé à tout le monde de retourner dans sa chambre. »

Mais de quoi tu parles, psycho ? Tu parles de ce soi-disant exercice ? Mais on va tous y passer ! Alors merde, moi je veux juste sortir de là. Mais bon sang, c'est qu'ils sont tous barjo ici ! Enfin je sais pas moi !

« Qu'est-ce qu'on fiche ? Qu'est-ce que ça peut vous faire, d'abord ? Et ça vous est pas venu à l'esprit que peut-être, on essayait de pas se faire écrabouiller par les divers machins qui s'écroulent dans ce manoir ? Non ? Alors ayez un peu de jugeote avant de juger les gens. »

Bon, c'est pas tout mais on est toujours pas sorties d'affaire. Et j'ai coulé de bec de l'infirmière, d'ailleurs. Elle a l'air choquée par ce que je viens de dire. A croire qu'elle pensait pas que je l'affronterais de front. Et puis zut, hein, elle fait chier !
Sinon, sortir par le grenier était pas une mauvaise idée. Mais vu que la moitié du plancher vient de s'effondrer, je pense qu'on va juste opter pour sortir par une fenêtre du second. Si le mur bleu ne monte pas jusque-là, ce dont je suis pratiquement sûre. Donc, il suffit d'aller voir si dans cette pièce, la fenêtre est ouverte. voyons voi-
Han, j'ai le pied coincé. Bha, y'a juste à pousser cette...
Fuuuuuu~ !

« Hé, poussez-vous de là !
- Non. »

Mais c'est qu'elle est cinglée ma parole ! Bon, c'est pas nouveau, mais quand même ! J''ai le pied coincé sous une latte de parquet, elle-même foutue sous d'autres, sur lesquelles elle s'est bien calée, l'infirmière. Donc mon pied, pour l'instant il est...

« Kaput. Mais vous allez me ficher la paix oui ?! Ça fait mal, votre truc ! »

Et toujours pas de réponse. Et un sourire de détraquée mentale. Je vais péter un câble su ça continue... Et puis vous savez quoi ? Flûte. Y'a pas que nous en tord, dans cette histoire.

« Et puis d'ailleurs ; le haut parleur. Il avait dit à TOUT LE MONDE de rentrer dans sa chambre, exact ? Alors pourquoi est-ce que VOUS n'êtes pas dans votre chambre, d'abord ? Si vous avez le droit de vous balader, alors nous aussi. »

Déstabilisation d'une demi-seconde. Et paf ! Un gros coup de pied pour me dégager. Bon, je me suis cassé la figure après avoir fait tomber l'infirmière, mais au moins... Ça, c'est fait. Maintenant, on se barre. Cette chambre... Y'a l'infirmière devant. Et là... c'est bloqué par un OSNI (Un Objet en Stationnement Non-Identifié). Donc, finalement...
Ouah !! C'était quoi, ça ? on aurait dit qu'un tank vient de heurter le mur d'enceinte du manoir, ou alors c'est le début d'un second tremblement de terre ! Naaan, c'est pas possible. Ça va pas recommencer ! Faut pas rester là ! Les escaliers ! Y'a des meubles où s'abriter en bas ! Une marche, deux marches... c'est quoi ce bruit de tonnerre ? On dirait un...
Bougaaaaah. Ouah, même pas mal. Bon, au moins je suis en bas.
Karine, tu es toujours là ? Oui, ok. Pas de pro--

« OOHMYGOOOOOD, WHAT THE HELL ?! »

Non, ce n'est pas un tremblement de terre. CE N'EST PAS UN PUTAIN DE TREMBLEMENT DE TERRE ! Et ce n'est pas un tank non plus. Enfin c'est... Presque ça, j'ai envie de dire.
... un barrissement.
Dans ce hall. Il y a. Un putain d'éléphant qui essaie de démolir le mur bleu. Je crois que j'ai de sérieux problèmes mentaux. Ca devient vachement grave là, c'est pire que la dépression de l'infirmière.
Je suis entrain d'observer un éléphant qui nous aménage un trou dans le mur pour sortir.

« ... Karine ? Est-ce que les champignos de la cantine étaient hallucinogènes ou est-ce que je suis totalement barjo ? »

En tout cas, cet éléphant, il réussit bien son coup ! Le manoir est entrain de s'effondrer, le mur aussi au passage ! La voie est libre ! Tous dehors ! Bougaaah. Bon, y'a des débris partout, aussi... Faut dire, il s'est bien effondré, le mur bleu aussi. Un éléphant nous a sauvé la vie. c'est grave là. Allez, un petit patpat pour te remercier. Merci, mon vieux. Tiens, il est passé où ? Euuuuh. Okay. Je savais pas que les éléphants, ça court. Maintenant je sais qu'ils peuvent disparaître en un clin d'oeil. Mais la bâtisse aussi elle va s'écrouler. Et merde, on n'est pas encore sorties d'affaire.

« Venez ici que je vous ramène dans vos chambres ! »

Et elle aussi...? J'aurais aimé voir sa tête quand y'avait l'éléphant. Et elle dit encore ça alors que tout s'écroule autour d'elle... Faut que quelqu'un m'explique. Ça devient grave là ; pour elle j'entends.
Enfin. On a réussi à sortir, et déjà, c'est pas mal.


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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Lun 11 Nov - 11:50


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




"Maintenant, vous allez me faire le plaisir de m'expliquer ce que vous fichez à vous balader tranquillement dans les endroits les plus improbables de l'institut alors que le directeur a demandé à tout le monde de retourner dans sa chambre.

- Qu'est-ce qu'on fiche? Qu'est-ce que ça peut vous faire, d'abord? Et ça vous est pas venu à l'esprit que peut-être, on essayait de pas se faire écrabouiller par les divers machins qui s'écroulent dans ce manoir? Non? Alors ayez un peu de jugeote avant de juger les gens."


Hum hum... C'était bien joli tout ça. Bien envoyé, bien expliqué, tout ce qu'elles voulaient. Mais Karine aurait préféré que ce soit un peu plus court. Parce que c'était pas tout ça, mais pendant qu'elles perdaient du temps à discuter, elle était écrasée par Meite. Encore une fois elle était pas bien lourde, mais elle lui coupait quand même presque la respiration. Elle sentit Meite essayer de se relever, mais si elle put respirer à nouveau plus correctement, elle ne pouvait toujours pas se relever. Mais c'était quoi ce bazar? Et elle était passée où, l'infirmière? Elle avait disparu de son champ de vision. Et c'était quoi ce poids supplémentaire?

"Hé, poussez-vous de là!

- Non.

- Kaput. Mais vous allez me ficher la paix oui?! Ça fait mal, votre truc!"


Ah ah ah... Oui ça faisait mal, Karine était entièrement d'accord. Parce qu'apparemment, elles avaient un peu oublié qu'elle se trouvait sous le pied de Meite. Donc sous l'infirmière + les planches + Meite. Ca commençait à peser. Et elle commençait à en avoir sérieusement assez. Alors quand Meite fit des reproches à l'infirmière et l'envoya bouler d'un bon coup de pied, elle fut ravie d'être libérée et voulut se relever précipitamment pour suivre Meite qui se dirigeait vers les escaliers. Elle s'écroula au sol aussitôt. Et mince, il manquait plus que ça. Elle avait eu la circulation coupée pendant un petit moment, mais ça suffisait pour l'empêcher de s'enfuir en courant. Bon, l'avantage, c'est qu'elle était déjà au sol quand un tremblement de terre secoua l'étage. Remarque, c'était différent d'un tremblement de terre... Enfin peu importe, elle avait d'autres choses auxquelles penser. Rattraper Meite, par exemple. Lorsqu'elle parvint enfin à se relever, l'infirmière lui barrait la route. Elle commençait sérieusement à l'énerver, celle-là! Toujours là au mauvais endroit au mauvais moment! On aurait dit qu'elle le faisait exprès!

"Je vous préviens tout de suite, me faites pas chier.

- Tu retournes dans ta chambre immédiatement, ou je t'y traîne?

- Ce sera pas faute de vous avoir prévenue."


L'infirmière s'avançait vers elle, déterminée à la ramener dans sa chambre avant de s'occuper du cas de Meite, mais alors qu'elle s'apprêtait à l'attraper pour mettre sa menace à exécution, Karine l'empoigna, et se servit d'une prise de judo basique pour l'envoyer s'écraser sur le plancher contre lequel elle s'était appuyée pour empêcher Meite et elle de s'échapper. Elle eut un grand sourire satisfait, puis après s'être inclinée d'un air railleur devant l'infirmière qui était encore en train de se demander comment elle avait fait pour se retrouver là, elle déguerpit en direction de l'escalier. Elle les descendit quatre à quatre en dépassant Meite, puis s'immobilisa en bas pour l'attendre. Alors elle entendit un énorme... barrissement?!

"OOHMYGOOOOOD, WHAT THE HELL?!"

Karine se retourna, et écarquilla les yeux, stupéfaite. Mais... Que faisait un éléphant dans le hall?! Wait. UN ELEPHANT?? ! Oh et puis zut. Plus rien ne pouvait l'étonner, après s'être déguisée en agent de la CIA pour faire dégager une infirmière dingue, alors que même pour Halloween ou le carnaval elle n'avait jamais même dessiné de moustache sur son visage. Non, ce qui était vraiment surprenant, c'est qu'il avait l'air de vouloir... exploser le mur? Faire un trou dedans, plus probablement. Par contre, comment avait-il pu bien rentrer? Certainement pas par la porte. Enfin peu importe.

"... Karine? Est-ce que les champignos de la cantine étaient hallucinogènes ou est-ce que je suis totalement barjo?

- J'espère que c'est la première option est la bonne, parce que sinon ça veut dire que moi aussi j'ai un gros problème."


Finalement, l'éléphant parvint à leur ouvrir un passage, et Karine suivit après coup Meite dehors, encore un peu choquée par le cours très étrange que prenait les événements. Remarque, un étage qui se répare tout seul n'était pas beaucoup plus rationnel... Elles avaient bien fait de sortir de l'institut, parce que là il était carrément en train de s'effondrer sur lui-même. Enfin, aussi lentement que ça, c'était pas très... crédible. Enfin depuis quand les bâtiments mettent deux heures à s'écrouler? Elle regarda d'un air ahuri Meite s'approcher de l'éléphant, puis celui-ci s'enfuir en courant à une vitesse... impressionnante. Elle regarda aussi le ciel, un peu surprise. Il faisait nuit, toujours? Ca voulait dire qu'elle n'avait pas beaucoup dormi, et pourtant elle ne se sentait pas très fatiguée.

"Venez ici que je vous ramène dans vos chambres !"

Karine se retourna et découvrit sans surprise l'infirmière, sur le seuil du bâtiment qui s'effondrait tout autour d'elle. Elle allait les lâcher, oui? Et puis quelle idée de vouloir les ramener dans leurs chambres qui étaient sur le point de finir en poussière? Karine en avait assez de fuir devant elle. Mince, quoi! Elle n'avait pas pratiqué ces sports de combat pour rien! La dernière fois l'infirmière l'avait tenue à sa merci, mais c'était parce qu'elle avait mal au dos. Et là, elle avait eu beau passer en travers d'un escalier puis du plancher d'un grenier, sans parler de la porte, elle n'avait pas senti le moindre tiraillement dans le dos. Alors ce n'était pas cette infirmière à la noix qui allait lui faire peur. Elle lui fit face, et prenant une position typique des boxeurs, pour lui faire un peu peur, elle lança avec un grand sourire inquiétant:

"Mais venez, je vous attends. Essayez de m'y forcer."

Comme elle l'espérait, l'infirmière pâlit un peu, et fronça les sourcils. Après avoir vu de quoi elle était capable dans le couloir, elle doutait de pouvoir la ramener seule dans sa chambre de force. Elle hésitait. Et en même temps, elle n'avait pas tort. Elle ne faisait pas le poids face à elle. Son regard se durcit un peu, comme si elle était contrariée, puis elle rentra dans le bâtiment. Karine la regarda faire, décontenancée. Elle s'était attendue à ce qu'elle renonce. Mais là, elle n'avait pas eu le regard de quelqu'un qui renonce. Plutôt celui de quelqu'un qui a perdu une bataille, mais qui veut absolument remporter la guerre. Karine tourna la tête vers Meite.

"J'aime pas son attitude. Ce serait trop facile qu'elle renonce maintenant. Et... Oh."

Elle se figea. Oh, c'était peu de le dire. Parce qu'elle venait d'apercevoir l'infirmière sur le seuil de l'institut, avec un grand sourire. AVEC UNE BATTE DE BASEBALL. Karine resta immobile quelques secondes, terrifiée. Là, la donne changeait totalement. Elle pouvait sans problème battre une infirmière aussi forte et flippante qu'elle. Mais une infirmière en colère et armée... Il était temps de battre. En retraite. Elle souffla à Meite en voyant l'infirmière commencer à avancer vers elle:

"Si tu tiens à la vie, accroche toi bien!"

Elle attrapa Meite fermement, et la jeta à nouveau sur son dos, partant en courant en direction de la forêt. Elle fonçait aussi vite que possible pour distancer l'infirmière qui, elle l'espérait, était moins rapide qu'elle. Et heureusement pour elles deux, même en portant Meite sur son dos, qui devait peser presque aussi lourde qu'elle, Karine était plus rapide que l'infirmière. Elle zigzagua entre les arbres sans s'en prendre un seul (sauf exception, à un moment où elle tournait la tête pour vérifier que l'infirmière ne les suivait plus), jusqu'à arriver au bord du lac. Elle se figea sur les rives. Depuis quand il y avait une espèce de pont en bois relié par des cordes, qui traversait le lac? On aurait dit que quelqu'un avait pris un pont suspendu, puis l'avait balancé dans l'eau pour pouvoir traverser sans problème. Heureusement, il ne flottait pas sur l'eau. C'est comme si il avait été posé sur une plaque de la même taille en métal. Sauf qu'il n'y avait que de l'air entre les planches et l'eau.

Karine posa un pied prudemment dessus, puis une fois qu'elle fut sûre que ça tenait, elle attrapa une rame qui traînait, puis le traversa pour se retrouver de l'autre côté du lac. Elle déposa Meite sur la rive, puis passant la main dans ses cheveux, elle soupira, en voyant l'infirmière commencer à avancer prudemment sur le pont.

"S'il te plait, reste là. Je vais essayer de nous débarrasser de cette cinglée une bonne fois pour toutes en la faisant tomber du pont. Si je tombe, qu'elle m'assomme ou autre chose, essaie de retrouver l'éléphant ou quelque chose comme ça, d'acc?"

Malgré le vent froid, Karine retira sa veste de sport grise, et la jeta au sol, avant de se diriger vers l'infirmière d'un air aussi déterminé que possible. L'infirmière s'arrête au beau milieu du lac en voyant Karine s'approcher d'elle, puis sourit d'un air amusé.

"Allez, fini de jouer. Tu rentres avec moi, et ta copine aussi. Tu crois faire quoi avec ta rame? M'assommer?

- Pas besoin. Et ne comptez pas sur moi pour vous suivre gentiment.

- Tu ne me laisses pas le choix alors."


Karine était à portée lorsqu'elle déclara cette dernière phrase d'un air terriblement sombre et inquiétant. Et juste après, elle esquiva de justesse un coup de batte de baseball. Elle manqua de tomber en arrière, et se servit de la rame pour rétablir son équilibre. Voyant que l'infirmière revenait à la charge, elle essaya de mettre la rame sur le chemin de la batte de baseball pour l'arrêter, mais la rame se brisa sous le coup, et la batte passa à quelques centimètres de son visage. Elle fixa le manche de la rame brisée en faisant les gros yeux, songeant que cette rame aurait pu être elle, puis esquivant un nouveau coup de batte, décida finalement de passer à l'attaque. La batte était lourde, et l'infirmière penchait sensiblement du côté où elle la tenait. Alors Karine lui donna un coup de pied dans la jambe du même côté. Sans cet appui, elle perdit l'équilibre, et avec un gros plouf bien sonore et satisfaisant, elle plongea la tête la première dans le lac. Karine mit ses mains en porte-voix, puis s'écria:

"Meite! Je l'ai eue! Tu penses que tu peux venir jusqu'ici sans tomber à l'eau? Il va falloir qu'on déguerpisse d'ici avant qu'elle ne sorte de là!"

Elle regarda avec un sourire encourageant Meite commencer à avancer prudemment sur le pont. Mais alors qu'elle était à mi-chemin, l'infirmière remonta à l'opposé. Karine la regardait d'un air ahuri en se demandant comment elle avait pu être aussi rapide, quand un tremblement puis un craquement sec la projeta sur les planches auxquelles elle s'accrocha de toutes ses forces, en priant pour que Meite ait fait de même. Parce que le pont venait de tomber à l'eau, et que les planches avaient subitement décidé de se désolidariser par endroits. En gros, elles se retrouvaient sur des espèce de petits radeaux de bois, au beau milieu d'un lac dont l'eau était complètement gelée. Karine commença à utiliser le bout de sa rame pour essayer de se rapprocher de Meite, puis voyant que c'était inutile, elle plongea carrément ses bras dans l'eau glacée pour avancer. Elle espérait juste que Meite ne ferait rien qui risquerait de la faire tomber à l'eau ou de la mettre en danger. Enfin, c'est bien parce qu'elle ne croyait plus à ce genre de miracles qu'elle essayait de la rejoindre aussi désespérement...
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Ven 15 Nov - 8:53


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


« Allez, fini de jouer. Tu rentres avec moi, et ta copine aussi. Tu crois faire quoi avec ta rame ? M'assommer ? »

Bon. En gros, je résume. Pasque ça devient très bizarre là. Juste pour savoir où j'en suis, pasque je vais opas tarder à me perdre si ça continue.
En gros, la nurse a pété les plombs. Dans le meilleur sens du terme. Elle a trouvé une batte de baseball et nous poursuit avec, ça fait vachement peur. Alors avec Karine, on est parties. Ou plutôt, elle m'a envoyée sur son épaule comme un sac à patates, et elle s'est mise à courir. Faut dire, elle court vite. Pour une fois, j'ai rien dit. Pourquoi ? Pasque. Bha pasque j'ai pas envie de me faire frapper par une infirmière armée d'une batte de baseball.
Manquerait plus que les rollers, et on a notre psycho parfaite qui agresse les gens.
Ca mis à part. Il fait toujours nuit, on y voit aussi bien que dans une tombe. Et aussi, Karine a pris une rame pourrie pour se défendre. Mais bien sûr, je n'ai pas mon mot à dire, comme d'habitude. Parce que, sinon c'est pas normal. Enfin bref. En gros, là, Karine essaie de mettre la nurse KAO. Enfin, c'est mal parti, pasque la rame a cassé direct.
Et moi je fais quoi, dans tout ça ?! Qu'est-ce que je pourrais faire ? Enfin je sais pas moi, mais, euh, autour y'a que des arbres, de l'herbe, et...
Ahahaha, mais qu'essa passa ?? Ah, mais elle est tombée à l'eau, la psycho !

« Meite ! Je l'ai eue ! Tu penses que tu peux venir jusqu'ici sans tomber à l'eau ? Il va falloir qu'on déguerpisse d'ici avant qu'elle ne sorte de là ! »

Ah bha cool alors. Bon, aller, un pied après l'autre Meite. Attends, juste. Mais euh, Psycho elle est entrain de remonter ? Mais euh, comment elle a fait pour aller jusque là en si peu de temps ?
... Plouf ?
Oui, non, je viens juste de tomber à l'eau. Just sayin'.
Et je ne sais toujours pas nager, au passage, donc ça m'arrage beaucoup. Mais alors, BEAUCOUP.
Mais dans quel merdier je me suis fourrée ? Je suis entrain de me noyer. Ca, c'est pas cool. C'est pas cool ! Je retiens ma respiration. Mais, mais, mais ! Je vais mourir ici, ça c'est sûr. Faut que je sorte de là. Mais si je me mets à bouger pour remonter, et bha j'aurai plus d'air et ce sera fini pour moi. De l'autre côté, si je bouge pas je coule au fond et finalement, bha j'aurai plus d'air non plus. Alors je fais quoi, merde ! Tiens, mais, c'est qui ça ? Attends... Mais c'est...

« Papa ! »

Gglblglglb. Je suis entrain de me noyer, grave, et lui il reste là sans bouger... c'est mon père tout craché ça. Il veut que je me débrouille par moi-même. Alors je dois ressortir, pour qu'il soit fier de moi.
Tien, mais qu'est-ce que... On m'appelle ? Ca n'est pas la voix de Papa, ça c'est sûr. Alors c'est... Karine ?
Ouh... Non. Je dois juste remonter. Pour que mon père soit fier.
Karine serait venue me chercher, à sa place...
Non, cherche pas. Cherche pas ! Ah, j'ai plus d'air. Le fond ? Si je donne un grand coup de pied dedans, peut-être que...

« Aïe ! »

Mais... Ce n'est pas le fond du lac... Et je suis même pas dans l'eau... Faut que quelqu'un m'explique, là. Faut que quelqu'un m'explique. Ce que je fais en-dehors de l'eau, pasque je viens juste de me téléporter sans aucune raison. Depuis quand j'ai des super-pouvoirs... Bon, faut que je retrouve Karine. Tiens, papa. Je suis sortie de l'eau toute seule au fait, tu dois être fier de moi. Mais comme d'habitude, tu t'en fiches, hein.
Il s'en fiche... Après tout.

« Pourquoi...? »

Il s'en est toujours fiché, en fait. C'est con, hein. C'est comme ça. Je le sais, en fait. Je l'ai toujours su, même, hein. Toutes ces apparences. Tout ça, après, ça fait un masque, hein. Et puis ça fait des illusions. C'comme un baume, pour atténuer la douleur. Comme des calmants. Pasque ça calme, et puis on y pense plus. Et puis après, ça nous retombe dessus, comme une masse, et puis on a beau essayer de remettre de la crème...
Bha ça marche pas. C'est comme ça, après tout. C'est normal.
Il a disparu, encore une fois. Je devrais rejoindre Karine. Elle doit penser que je me suis noyée. Parce qu'elle s'inquiète pour moi. Après tout, elle est un peu comme la grande soeur que je n'ai jamais eue. C'est bien la seule qui s'inquiète pour moi. Est-ce c'est normal, d'ailleurs ? Et je n'ai toujours pas compris pourquoi est-ce qu'elle s'intéresse tant à moi. Pourquoi est-ce que je suis comme une petite soeur pour elle...
Parce qu'après tout, je ne suis qu'une pauvre casse-gueule qui ne sait pas se débrouiller toute seule, malgré tout ce que j'en dis. Après tout...
Après tout, je fais avec ce que j'ai. Le lac. Il est par là. Karine va bien ; elle sait sans doute nager. Ca ne m'étonne pas d'elle, d'ailleurs. Bha, je vais lui sourire quand même. Enfin je vais essayer. Ca doit paraître très faux, mais bon.

« Je suis là... Je sais pas comment, mais je suis sortie de l'eau, tu vois. Je vais bien, t'inquiètes pas. Il devait y avoir une plateforme de téléportation au fond du lac. Ou alors un autre truc non identifié du genre qui permet de m'envoyer hors de l'eau sans que je m'en rende compte, je sais pas. »

C'est fou... Je crois que depuis quelques jours, je me suis vraiment attachée à Karine. C'est bien, quand même, de penser que quelqu'un s'intéresse à toi. Et puis moi aussi je suis contente qu'elle aille bien. Mais il y a quelque chose qui m'échappe...
Psycho, elle est passée où ? Avec sa batte...?
Oh, non.

« Karine ! »

Non, je vais pas laisser Psycho frapper lâchement Karie par-derrière ! Mais elle va pas bien ma parole ! Mais, mais, non ! Non, non, non, pas question !
Gweuh. Voilà, bien fait, casse-toi la gueule dans l'eau, mais on frappe pas Karine comme ça, non mais. Bon juste. J'ai oublié de marcher pour lui foncer dessus. Je suis aussi dans l'eau. Encore une fois. Parce que je suis douée, et aussi je dois pas oublier de retenir ma respiration. Ca serait stupide de couler comme ça... Quoique. En fait... Bon bha j'ai plus qu'à attendre de toucher le fond comme l'autre fois et je me retrouverai à nouveau sur la terre ferme. Ah mais attends. Y'a Psycho dans l'eau qui me poursuit avec sa batte ! Bon tu sais quoi, j'vais aller vers le fond. Enfin je vais essayer. Mais une batte, c'est lourd, et elle coule plus vite que moi ! C'est pas juste ! Faut que je touche le fond avant elle !
Attends... Pourquoi est-ce que papa... Est avec Psycho... Entrain de me poursuivre ? Pourquoi... Papa !
Papa... Mais qu'est-ce que je t'ai fait pour que tu me haies à ce point ? Est-ce que...
Est-ce que je suis responsable de la mort de maman, et c'est pour ça que tu aurais préféré que je ne soies pas là ? Mais c'était involontaire... Alors.
Alors, je me noie. Parce que du coup, j'ai oublié de retenir ma respiration. Je pensais pas que papa irait jusque là... Il s'en fiche, je sais... Je suffoque. Après tout, si maintenant mon père veut ma mort au même titre que l'infirmière... Alors qu'est-ce qu'il reste ? Qu'est-ce qu'il me reste ? Il me reste moi. Mais est-ce que moi, je suis quelque chose ?
Et cette petite voix. Me dit qu'il reste Karine. Mais je me noie.
Et je touche le fond.
Seulement cette fois, je suis bel et bien toujours dans l'eau. Mais je suis pas un amphibien. Je respire pas sous l'eau.
On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a... C'est bien beau. Mais si on n'a rien, on fait comment ?


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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mer 20 Nov - 2:40


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine fut prise de panique lorsqu'elle vit Meite basculer en arrière et disparaître dans l'eau glacée du lac, alors qu'elle était encore trop loin d'elle pour pouvoir l'aider. Elle dut prendre sur elle pour ne pas se jeter à l'eau. Après tout, elle allait plus vite sur cette planche de bois que si elle avait essayé de rejoindre Meite à la nage, avec des vêtements alourdis par le poids supplémentaire de l'eau. Et à ce moment-là, Meite aurait tout le temps de se noyer avant qu'elle ne l'atteigne. Parce qu'en voyant qu'elle n'esquissait pas le moindre geste pour remonter à la surface, Karine avait rapidement compris qu'elle ne savait pas nager, et que sans elle elle n'avait aucune chance de s'en sortir indemne.

"MEITE!!!"

Elle accéléra la cadence, sans se soucier de la morsure impitoyable du froid sur ses bras. En priant pour qu'il ne soit pas trop tard, dès qu'elle se trouva suffisamment proche de Meite, elle plongea sans la moindre hésitation, se propulsant jusqu'à l'endroit où avait coulé la petite blonde. Elle eut beau scruter le fond à sa recherche, elle ne la trouvait pas. Et ça acheva de la faire complètement paniquer. Pendant un moment, elle resta tellement accrochée à cette idée qu'elle devait absolument la retrouver qu'elle en perdit le sens de l'orientation. Mais lorsqu'elle commença à manquer d'air, elle retrouva son détachement habituel, et elle remonta à la surface à contrecœur. Meite... Elle ne pouvait pas avoir disparu comme ça. Et ce n'était pas juste parce qu'elle refusait de l'admettre. C'était tout simplement impossible.

Mais elle avait d'autres préoccupations, dans l'immédiat. Comme l'infirmière qui se rapprochait dangereusement d'elle, sur sa planche de bois, toujours sa batte de baseball à la main. Karine lui jeta un regard noir, et se mit à nager vers la rive du lac, mais sans grande conviction. Jusqu'à ce qu'elle aperçoive Meite sur la rive, et qu'elle manque de boire la tasse pour en avoir oublié de nager. Lorsqu'elle comprit que ce n'était pas de la folie, mais qu'elle était bel et bien sur la terre ferme, elle se mit à nager si vite pour la rejoindre qu'elle distança sans difficulté la psychopathe décidée à les ramener dans leur chambre. Elle sortit péniblement de l'eau, et comprit à sa tête que Meite était aussi étonnée qu'elle de la voir ici.

"Je suis là... Je sais pas comment, mais je suis sortie de l'eau, tu vois. Je vais bien, t'inquiètes pas. Il devait y avoir une plateforme de téléportation au fond du lac. Ou alors un autre truc non identifié du genre qui permet de m'envoyer hors de l'eau sans que je m'en rende compte, je sais pas."

Karine se souvint subitement que respirer était nécessaire à sa survie, et la dévisagea avec des yeux ronds, comme si elle avait du mal à croire que ce soit bien elle. Ce qui était un peu le cas. Après tout, elle s'était bien retrouvée face à un éléphant en train de jouer les bulldozers dans le hall de l'institut, alors...

"Karine !"

Le cri de Meite la ramena à la réalité, mais elle n'eut pas le temps de réagir lorsqu'elle devina la raison qui l'avait poussée à crier. Avec tout ça, elle avait oublié que l'infirmière lui courait toujours après. Enfin à la nage quoi. Alors qu'elle s'attendait à se prendre un coup de batte dans le dos, elle vit Meite bondir sur l'infirmière et la faire tomber à l'eau, alors qu'elle s'était péniblement hissée hors de la zone profonde qu'il y avait à proximité du bord. Enfin, elle avait plutôt eu l'air de lui tomber dessus...

Wait. Elle était tombée à l'eau avec?! Karine la chercha des yeux dans l'eau, et parvint enfin à la distinguer couler vers le fond, l'infirmière lui courant après. Mais le problème, c'est qu'à cause des remous qu'avait provoqués leur chute, elle se retrouvait trop loin pour qu'elle la rejoigne avant l'infirmière et sa batte. Et il y avait le type de tout à l'heure en plus qui s'avançait vers elle? Il fallait qu'elle trouve une solution pour pouvoir l'attraper avant l'infirmière! Mais quoi? Elle leva instinctivement les yeux au ciel, désemparée, et se figea. Ces branches, là. Elles allaient carrément jusqu'au dessus du lac? Mais alors, elle pouvait peut-être...

Elle se précipita vers l'arbre qui bordait le lac, et entreprit d'y grimper, ce qui n'était pas si évident que ça quand on était trempé jusqu'aux os. Elle parvint jusqu'au bout de la branche en se tenant en équilibre, et jeta un œil vers le bas. Meite était en mauvaise posture. Elle venait de relâcher le peu d'air qu'il lui restait, et elle se trouvait maintenant au fond, avec l'infirmière qui se rapprochait à toute vitesse. Karine inspira à fond, puis plongea avec autant de force que possible. Elle atteint le fond avant qu'elle n'ait le temps de réaliser qu'elle avait touché la surface du lac, et prenant Meite dans ses bras, elle remonta d'un coup de pied. Elle respira à fond, et se sentit soulagée de voir que Meite respirait toujours.

"T'en fais pas. Je te tiens. Je vais nous ramener sur le bord. Je te lâche pas."

Elle nagea aussi vite que possible tout en s'assurant de maintenir la tête de Meite hors de l'eau, et distança rapidement l'infirmière une seconde fois. Elle parvint à hisser la petite blonde sur la rive, avant de sortir à son tour. Il leur fallait une cachette et vite. Elle prit Meite sur son dos à nouveau, et se dirigea vers la forêt en courant. Elle avait une idée. Elle se souvenait avoir vu une vieille cabane dans le coin. Et avec un peu de chance, soit l'infirmière ne connaissait pas son emplacement, soit elle penserait qu'elles étaient rentrées à l'institut se cacher dans les bâtiments. Et sinon, et bah... elles aviseraient une fois à l'abri.

Meite toujours sur son dos, elle monta au sommet de l'arbre, et la déposa dans la cabane, avant de se laisser tomber sur le sol, épuisée. Pas que Meite soit lourde, c'était même plutôt le contraire. Non, en fait elle commençait juste à fatiguer, à force de courir, nager, se casser la figure, etc... Et puis elle commençait à ressentir l'effet du choc provoqué par l'eau gelée. En voyant Meite grelotter, elle-aussi trempée jusqu'aux os, elle repéra une couverture du coin de l'œil, et la relevant, elle l'enveloppa dedans. Son regard se posa sur ses yeux verts, et elle se sentit tellement soulagée qu'elle en eut les larmes aux yeux. Elle la serra dans ses bras, sans non plus la serrer trop fort de peur de lui faire de mal.

"J'ai cru que je te reverrais jamais..."

Elle finit par la lâcher un peu, puis jeta un coup d'œil à l'extérieur. Aucune trace de l'infirmière et de son ami nulle part. Elle eut un sourire fatigué, et se tournant vers Meite à nouveau, elle lança en se passant la main dans ses cheveux dégoulinants d'eau:

"On dirait qu'on a semé psycho et son copain. On est tranquilles pour un petit moment. Et même si elle nous retrouvait, ça m'étonnerait qu'elle ose monter. Après tout, elle arrivera jamais à monter avec sa batte de baseball, et elle sait que sans, elle n'a aucune chance de me battre. Si elle ose revenir..."

Les yeux brillants de colère, Karine serra le poing pour essayer de se calmer. Elle était tellement furieuse contre cette femme qui avait failli les tuer toutes les deux... Elle remarqua alors un détail, qui la calma instantanément. Sa main. Elle tremblait. Alors elle était fatiguée à ce point? C'était vrai qu'elle n'avait pas vraiment cherché à économiser son énergie, mais bon, elle ne pensait pas qu'elle en aurait dépensé autant en si peu de temps. Alors, si l'infirmière montait, elle n'était pas sûre de pouvoir la battre... Son regard se posa sur Meite, et elle espéra au plus profond d'elle-même que celle-ci n'avait pas remarqué sa fatigue.

"Je vais... Je vais m'allonger un peu en attendant, pour ne pas trop me fatiguer au cas où il me faudrait encore courir. Tu ferais mieux de faire de même. Oh, et tant que j'y suis, désolé de t'avoir portée autant de fois sans te demander la permission, mais je n'avais pas vraiment le choix. J'espère que tu comprends. S'il y avait eu un moyen, n'importe lequel, de faire autrement..."

Elle s'allongea dos au mur, toujours trempée, et elle fixa Meite, en attendant qu'elle en fasse de même. Ou peut-être allait-elle lui répondre quelque chose avant? Elle avait l'air elle-aussi épuisée, mais c'était compréhensible après avoir manqué de se noyer. En fait, maintenant qu'elle y regardait de plus près, la petite blonde avait l'air choquée. Mais quelque chose lui disait que ça n'avait rien à voir avec sa noyade manquée de justesse. Il y avait autre chose, mais quoi? Karine fronça les sourcils.


"Il y a un problème?"
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Ven 22 Nov - 8:50


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


Il reste Karine. Karine. Pourquoi donc, Karine se soucie tant de me savoir en sécurité, alors que finalement, ça ne fait pas si longtemps que ça qu'on se connaît. Comment est-ce donc possible, que quelqu'un puisse se soucier à ce point de moi, quand même mon père se fichait totalement de savoir si j'allais bien ? Pire, maintenant il s'était allié à mon ennemie, - à notre ennemie, à Karine et moi - qui me poursuit avec une batte de baseball dans la ferme intention de me frapper jusqu'à ce que je rentre dans l'institut. Institut, qui, au passage, vient de s'écrouler.

« T'en fais pas. Je te tiens. Je vais nous ramener sur le bord. Je te lâche pas. »

Je veux bien comprendre que les gens aient pitié de moi, parfois, parce que je tombe tout le temps. Mais à ce point ? Je veux dire... Ca doit être soûlant, la force. Et puis j'ai tellement la poisse, que finalement, je n'apporte que le malheur aux gens. Donc finalement, mon père me le rend bien. C'en est presque drôle ; un peu comme dans un jeu où chacun renverrait une boutade. Sauf que là, c'est bien avec une batte de baseball et une psychopathe. Autant dire que c'est loin d'être une plaisanterie.
Et finalement, Karine me trimbale encore partout. Avec Psycho et Papa à nos trousses, je veux bien comprendre. Finalement, je ne sais pas où on a échoué. C'est... une couverture ? C'est vrai qu'il fait froid. Quelque part... Ca ne change rien, pas vrai ? On est toutes les deux trempées. Pourquoi tu prends pas un morceau de couverture aussi...? Et puis quoi encore...

« J'ai cru que je te reverrais jamais... »

... Karine...? C'est trop bizarre... Et pourquoi, grand dieu, pourquoi ?
Je vais finir par pleurer. Non, pourquoi est-ce que je peurerais ? Après tout, j'y suis habituée, à l'indifférence de mon père... Alors quoi, quoi ? Mais pas ici. Pas maintenant. Laissez-moi penser à autre chose ! Fichez-moi la paix ! Papa, fiche-moi la paix !

« ... »

Je crois bien que Karine est entrain de me raconter quelque chose... Mais quoi ? Aucune idée. J'espère que ce n'est pas très important. Je me sens pas la force de lui répondre. C'est déjà fort si j'arrive à pas craquer dans les minutes qui suivent. Non parce que... Fin c'est juste que, voilà quoi. J'y comprends plus rien, moi.

« Il y a un problème ? »

Je dois avoir une de ces têtes... N'empêche que. Finalement, avoir Karine à côté, c'est pas si mal. C'est mieux que d'avoir mon père à mes trousses, à vrai dire. Et puis elle s'inquiète réellement pour moi. Et même si je ne comprends toujours pas...

« C'est gentil... Merci. C'est juste que... Non, laisse. De toute façon, il a toujours été comme ça. Distant. »

Finalement, on aura moins froid en utilisant la méthode pingouin. Tiens, Karine, prends un bout. Voilà. C'est déjà mieux, non ? Bon. Aaaaaaah. Mais quel merdier, quel foutu merdier !

« Mais bon, c'est normal, tu sais. Il est toujours obnubilé par son travail. Faut bien qu'il travaille, pour vivre. Enfin bon. »

Et voilà que je pleure. Génial. C'est con, tout simplement. Idiot de père... Même pas capable de me comprendre. Quoique je ne l'ai jamais réellement compris, non plus. Et puis quoi encore. Pourquoi est-ce que je pleure là, maintenant, devant Karine ?
Sèche tes larmes, stupide.
Ne fais pas l'idiote. Tu ne vaux pas grand-chose, mais tu n'es pas encore tombée si bas.
Et puis je raconte ma vie pas du tout intéressante à Karine, et elle va vite trouver ça ennuyeux. Et c'est vraiment con que mon père soit partie avec psycho. Au moins, ç'a le mérite d'être clair comme de l'eau de roche. De l'eau de roche... Y'a pas d'eau dans la roche, pourtant. A part ça. Qu'est-ce qu'on fait maintenant qu'on a deux personnes à nos trousses ? Parce que la partie est pas gagnée. Et je suis tellement un boulet...
Karine serait déjà loin et en sécurité, sans moi. Je suis vraiment un boulet... Purée, mais qu'est-ce que je suis inutile, en fait ! Je ferais limite mieux de me jeter dans la gueule du loup.
Non, pas quand même. Karine fait tout pour me protéger. Je vais pas lui faucher compagnie comme ça ! Mais je suis tellement un boulet. Ça, au moins, ç'a le mérite d'être clair. Parce que quoi que je fasse... Ben y'a toujours un truc qui me tombe dessus. Et du coup, bha vu que je suis sur Karine ça lui tombe dessus aussi.
De toute façon ça servirait à rien d'essayer de partir parce que Karine court plus vite que moi, et que de toute façon, j'aurai bien vite fait de me casser la figure. Bon.
Mis à part ça.
Larmes léchées, on fait quoi, maintenant ?
Parce qu'on a deux énergumènes à nos trousses, et toc. Et je suis sûre qu'ils vont vite nous rattraper. Autant profiter du temps qu'on a à ne rien faire dans le coin, non ? J'espère vraiment qu'on les a semés... Peut-être qu'on pourrait essayer de rejoindre la ville, pour pas rester éternellement dans le coin et se fondre dans la masse ?
Mais à cette heure de la nuit, c'est pas très censé. Donc ! Eh bien, on pourrait simplement la rejoindre au matin. Et en attendant...? En attendant, je suis contente que Karine soit là avec moi. Parce que je suis une vieille bouse...

« Karine ? »

Pourquoi je l'appelle moi. Elle est juste là à côté de moi, c'est ridicule. Enfin bref, je fatigue peut-être un peu. Enfin, j'ai pas spécialement envie de dormir non plus, d'un autre côté. Enfin bref, qu'est-ce que je racontais ?

« ... On joue à un jeu ? »

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 23 Nov - 11:10


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




"C'est gentil... Merci. C'est juste que... Non, laisse. De toute façon, il a toujours été comme ça. Distant."

Karine cilla, perplexe. Il? Mais de qui était-elle en train de parler? Est-ce qu'il s'agissait de l'homme qui était apparu à plusieurs reprises dans le bâtiment, qui avait épaulé l'infirmière au bord du lac? Ou alors peut-être d'une autre personne, qu'elle connaissait d'avant l'institut? Remarque, cet inconnu... Meite avait eu l'air de le reconnaître, et maintenant que Karine y réfléchissait bien, elle avait déjà eu l'air drôlement choquée de le voir dans l'institut, avant qu'elle ne la tire de ses pensées en la traînant un peu partout. Et si ces deux personnes n'en étaient qu'une seule? Mais alors, de qui s'agissait-il? Karine manqua de sursauter en sentant Meite passer un peu de la couverture sur ses épaules, puis se serrer contre elle. Elle avait été tellement plongée dans ses pensées qu'elle n'avait même pas remarqué qu'elle s'était assise à côté d'elle... Passé le temps de la surprise, elle se détendit un peu, et passant un bras autour de Meite, la serra contre elle à son tour. Epuisée, et engourdie par le froid, elle ferma les yeux quelques instants. Elle se serait sûrement endormie, trop faible pour lutter contre la torpeur qui l'envahissait, si la petite blonde n'avait pas repris la parole.

"Mais bon, c'est normal, tu sais. Il est toujours obnubilé par son travail. Faut bien qu'il travaille, pour vivre. Enfin bon."

Plus que le sens de ses paroles, ce fut le ton de sa voix qui alarma Karine et la poussa à rouvrir les yeux pour ne pas sombrer dans le sommeil. Elle remarqua alors aussitôt les larmes qui coulaient sur les joues de Meite, et resta quelques secondes interdite. Il ne lui fallut que quelques secondes, en lisant sur son visage, pour comprendre finalement de qui elle parlait. Cet homme... Alors c'était son père? Et il la haïssait au point de vouloir la ramener de force à l'institut en ruines, en s'alliant à l'infirmière dingue, qui leur aurait immanquablement fait de mal. Et c'était pour ça qu'elle pleurait... Est-ce que c'était pour cette même raison qu'elle s'était troublée quand Karine lui avait dit qu'elle voulait la protéger? Parce que ça lui rappelait à quel point son père ne se souciait pas d'elle? Elle aurait voulu lui dire quelque chose, essayer de la rassurer, mais elle était mal à l'aise, et détourna les yeux malgré elle. Elle ne savait pas ce qu'elle pouvait bien lui dire sans risquer de lui faire du mal. Elle n'avait aucune idée de comment réagir dans ce genre de situations...

"Karine ?"

En entendant Meite l'appeler, elle posa à nouveau son regard sur elle, et vit qu'elle avait séché ses larmes. Alors depuis tout ce temps, elle aussi vivait sans un véritable père, mais elle continuait d'avancer courageusement. Karine se sentit triste pour elle, et aurait aimé faire quelque chose pour elle. Mais si rien que le fait d'être protégée la faisait autant souffrir psychologiquement, que pouvait-elle bien faire? Elle ne pouvait pas non plus la laisser se débrouiller toute seule...

" ... On joue à un jeu ?"

Karine la dévisagea avec des yeux ronds. Jouer? Alors qu'elles avaient l'infirmière folle et son père à leurs trousses? Alors qu'elle venait de pleurer? Remarque, leurs deux poursuivants ne les retrouveraient peut-être même pas avant le lever du jour, et dormir était trop risqué, sachant qu'ils pouvaient les retrouver d'une minute à l'autre... Et puis peut-être que c'était une bonne idée. Ca permettrait à Meite de se changer les idées. Mais...

"Meite... J'adorerais jouer avec toi, mais... Je connais aucun jeu."

Karine se passa la main dans les cheveux, gênée. C'était vrai. Depuis toute petite, les autres enfants s'étaient ligués contre elle. Elle ne savait plus trop pourquoi, d'ailleurs, ils l'avaient pris en grippe. Dans tous les cas, elle n'avait donc jamais participé au moindre jeu. Ca pouvait paraître bizarre, triste aussi, dit comme ça. Mais c'était sa réalité à elle. Celle d'une fille qui avait grandi toute seule. C'était peut-être pour ça, d'ailleurs, qu'elle s'attachait autant à ses quelques proches, quitte à se mettre en danger. Parce qu'on ne pouvait pas rester indéfiniment seul sans en souffrir... Elle reposa la couverture sur Meite, et se dégageant doucement, elle se releva. Elle esquissa un sourire, puis se tournant vers la petite blonde, elle sortit un petit crayon à papier usé de la poche de son short.

"Par contre, je connais quelques tours de magie, si ça te dit. Tu vois le crayon? Ne le quitte pas des yeux."

Elle sourit en songeant que c'était son père qui le lui avait appris, ce tour de magie, avant de mettre sa main droite paume vers elle-même. Elle posa le crayon sur le côté de son index, le maintenant avec le bout de son pouce. Elle fut contente de voir que Meite avait l'air intriguée par ce qu'elle faisait, voire captivée. Tant qu'elle pouvait lui changer les idées...

"Regarde bien..."

Karine fit un brusque mouvement avec son pouce, si vite que Meite ne vit pas le crayon être projeté dans sa main gauche, positionnée en face pour le récupérer. Pour elle, ce devait être comme s'il venait tout bonnement de disparaître en quelques microsecondes. Aussitôt après, pour ne pas qu'elle puisse croire qu'elle l'avait juste caché derrière sa main droite, Karine lui montra sa paume, vide, puis observa sa réaction avec un petit sourire. Puis d'un geste qui ne dura qu'une fraction de seconde, elle jeta le crayon dans son autre main, et le lui montra. Le coup du crayon qui disparaissait puis réapparaissait comme par magie, c'était simple, et si on était suffisamment habile et rapide, terriblement efficace.

"J'en connais d'autres comme ça, à défaut de connaître les règles d'un jeu. Mais sans matériel, je ne peux faire que celui-là. Mais si tu veux bien m'apprendre un jeu, je peux jouer avec toi. Il faut juste quelque chose qu'on puisse faire ici, et sans se faire repérer, de préférence."

Karine fit tourner son crayon entre ses doigts, habilement, avant de le ranger dans sa poche. Elle parcourut la cabane en bois du regard, à la recherche de quelque chose qui pourrait lui servir. A quoi? Elle ne savait pas trop. Elle voulait surtout graver dans sa mémoire ce qu'il y avait, pour pouvoir être efficace en cas de danger, ou même juste pour savoir ce qu'elles pouvaient faire ou non. Wait. C'était pas...? Mais... Elle avait laissé sa veste au bord du lac, pourtant, non? Elle la saisit du bout des doigts, comme si elle avait peur qu'elle s'enflamme soudainement, ou quelque chose comme ça. Et en même temps, ce n'était pas si improbable que ça...

"Depuis quand les objets se téléportent tout seuls? Enfin bon je vais pas me plaindre, vu que j'avais froid, mais quand même..."

Voyant que rien de bizarre ne semblait se produire, Karine la passa autour de ses épaules, pour se réchauffer un peu. Puis elle continua de fouiller dans le bazar qui était entassé dans les coins de la cabane. Elle se figea quelques secondes, et se redressa, parcourant la cabane des yeux. Ces objets... Certains n'y étaient pas quand elle était arrivée, elle en était sûre. Et même si elle n'était jamais venue ici en réalité, elle était certaine que la cabane ne devait pas être dans cet état là, d'ordinaire. Là, ça ressemblait plus à un débarras ou au grenier qu'autre chose. Prise d'un doute, elle se retourna, se dirigeant vers l'échelle de cordes, puis scruta la forêt quelques secondes. Elle ne cherchait pas réellement à vérifier que l'infirmière n'était pas dans le coin, même si elle fut rassurée de voir qu'elle ne l'était pas. Elle se retourna subitement, et comme elle le pensait, les objets ne se trouvaient plus à la même place. Enfin, pour certains, car d'autres avaient carrément disparu. Elle écarquilla les yeux quelques secondes, puis souffla, stupéfaite:

"Are you kidding me?"

Elle n'aimait pas trop cette idée que les objets se mettent à se déplacer tous seuls, mais en même temps, elle pouvaient tomber sur quelque chose d'intéressant, à force, non?
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 30 Nov - 7:04


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


« Meite... J'adorerais jouer avec toi, mais... Je connais aucun jeu. Par contre, je connais quelques tours de magie, si ça te dit. Tu vois le crayon? Ne le quitte pas des yeux. »

Tiens, des tours de magie ? C'est pas tout à fait comme un jeu, mais c'est tout aussi cool ! Alors, le crayon... Il est là. Hum... c'est quoi ce mouvement bizarre de la main ? Et, euh... Mais il est passé où, le crayon ?! Et euh, hein ? Mais, euh, quoi ? Comment il a fait pour passer de l'autre côté, le crayon ? Il fait de la téléportation, comme le fond du lac une fois sur deux ? Hum... Peut-être qu'elle a réussi à l'envoyer sans que je le voie ? Ou alors, c'est peut-être juste le fait que je me rende pas compte de ce qu'elle a fait, parce que jétais concentrée sur le mauvais truc. J'ai déjà vu ça, une fois. Des tours de magie qui marchaient parce que l'attention n'était pas au bon endroit. Hum, je me demande comment ça marche, quand même. Mais les tours de magie, c'est pas drôle si on connaît le truc, hein. Donc... Dis, je crois que Karine vient de dire quelque chose. Crotte, j'étais encore pas entrain de l'écouter. Désolée, j'y peux rien, moi ! Mais elle va où, comme ça ? Elle compte tout de même pas sortir d'ici ? Non mais, parce que y'a toujours Psycho dehors. Et c'est pas du tout safe, quoi. Et puis...

« Depuis quand les objets se téléportent tout seuls? Enfin bon je vais pas me plaindre, vu que j'avais froid, mais quand même... »

... Non, c'est juste que y'a quelque chose qui cloche. T'es d'accord avec moi, hein, Karine ? Non mais, y'a vraiment un gros tas d'objets dans le coin, et c'est pas normal, si ?
Hum... Karine va pas sortir tout de même ? Peut-être qu'elle vérifie si Pyscho est pas dans le coin. Bha, elle a pas l'air de vouloir nous retrouver de sitôt.
Attends deux secondes. Deux secondes.  WHAT THE FREAK ?! Mais, euuuuuh, pourquoi est-ce que je me retrouve coincée sous un bureau, moi ?! Il sort d'où, ce bureau, d'ailleurs ?! Mais c'est quoi ce bordel !!

« Are you kidding me ? »

Depuis quand les objets pouvaient prendre canne & chapeau avant de se déplacer de leur propre gré pour m'écraser de tout leur poids ? Et puis, ce bureau, il vient juste de bouger, encore une fois. Purée, mais c'est vachement flippant, ce truc ! Qu'est-ce qu'il se passe ici ? C'est pas possible ! C'est, euh...
...
Juste. Rassurez-moi. Y'a que les objets, qui se téléportent, hein ? D'ailleurs, ils changent de place à chaque fois que je cligne des yeux. Oui bon, je pense que s'il n'y avait pas que les objets, Karine et moi aurions disparues depuis longtemps. Tiens, un gros pull en laine. Ca va me réchauffer. Mis à part ça. Qu'est-ce qu'on va faire de tout ce bordel ?
... Le parasol vient de percer une des planches de la cabane. Me dites pas qu'elle va s'écrouler aussi... Hein. Non, parce que l'institut s'est déjà écroulé, alors... Ben c'pas juste, quoi ! Par contre, j'ai un mauvais pressentiment. Parce que la batte de baseball vient d'apparaître devant moi. Et, euh. Batte de baseball = Psycho. Donc Psycho est sans doute entrain de chercher sa batte, qui est justement avec nous, et comme c'est toujours comme ça, elle va pas tarder à nous retrouver. Faut que je montre ça à Karine, avant que ça disparaisse.
... Et puis qu'est-ce que je disais. J'entens psycho qui râle pasqu'elle nous a perdues. Ok, alors tout doux. Pas un bruit, et je vais tenter de garder les yeux ouverts pour que les objets changent pas de place. Bon, d'accord, un micro-ondes vient juste de faire un boucan d'enfer en tombant sur une pile d'autres objets.
Et pourquoi est-ce que j'entends un barrissement ? L'éléphant est encore dans le coin ? Mais, euh... Il avait fait un sprint, tout à l'heure. Et, euh.

« WHAT the heeeeeell ... »

Cette fois, je pense que les champignons de la cantine étaient VRAIMENT hallucinogènes. Ou alors je suis vraiment folle, mais alors ça voudait dire que Karine aussi. Enfin je crois. Et je pense pas que Karine soit folle.
Non, mais. L'éléphant vient d'arracher le toit de la cabane. En sautant par-dessus. Vous trouvez ça normal, vous ?! Et Psycho qui rapplique en rollers pour récupérer sa batte, que j'ai toujours dans les mains, d'ailleurs, et que j'ai la mauvaise idée de lâcher. Oui, parce que du coup, elle la récupère, sa batte ! PARANOIA AGENT. GOD. Et elle bloque la sortie aussi, la sa- soupe à cheveux ! Tu m'as comprise... On est bloquées, quoi. Et, euh...
Tiens, mais y'a CA, à côté de moi ! Et avec un peu de chance (improbable) ça pourrait faire pousser/tomber l'infirmière !
Allez, prends-toi un charriot en alu dans la gueule, je veux tester tes réflexes !
... Zut, j'ai cligné des yeux.
Bon, ben... c'était lamentable. Et elle est encore plus énervée, du coup. Limite tu vois des éclairs sortir de ses yeux. Ouh, là, là, ça sent le roussi... Mais, euh, c'était quoi ce cri ? Et, euh ?
Dites. Est-ce que ça existe, des aigles de cette taille ? Ca doit probablement être le fait que je n'en ai jamais vu en vrai. Et encore moins d'aussi près. Enfin, j'ai beau m'extasier, mais...

« Aaah ! Non ! Lâche-moi ! Kariiiine ! »

En fait, non. Je vais pas bouger. c'est juste parce que, si je tombe de cette hauteur, je suis mais alors mal barrée. Mais quand je dis mal barrée...
Karine est occupée avec psycho ! Bon, qu'elle se débarasse de cette vieille pie, d'abord, parce que pour l'instant, je vais bien. Enfin, pour l'instant, hein. Gaooooo !
Mais c'est pas vrai, c'est quoi ce bordel ? Et depuis quand j'ai aussi la batte de baseball dans les mains ? Ca va me faire tomber !
J'aurais pas dû la lâcher, cette batte. Non, j'aurais pas dû.

« Karine ! Au-dessus de toi ! »

En attendant, moi, je suis partie pour un long voyage dans les airs. God, ca va vite, un aigle ! Ahhhhhh, je vais tomber, je vous jure ! Heureusement que j'ai piqué le pull en laine, sinon je crois que mes épaules seraient déjà mortes... Et, euh, on va où, comme ça...?

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Dim 1 Déc - 7:07


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...





Karine cessa de s'interroger sur pourquoi ou comment les objets pouvaient-ils se mettre à se téléporter tout seuls comme ça lorsqu'elle vit Meite coincée sous un bureau. Elle le souleva et le déplaça un peu pour permettre à la petite blonde de se dégager. Mais à partir de ce moment, les objets se mirent à se téléporter devant ses yeux, comme s'ils considéraient qu'il ne servait plus à rien de se cacher pour le faire maintenant qu'elle avait compris. Elle regarda avec une lueur de panique dans le regard les objets apparaître et disparaître sans cesse, jusqu'à ce qu'elle se mette à vraiment paniquer en voyant la batte de baseball juste devant elle. Si l'infirmière n'avait plus sa batte de baseball, c'était une bonne chose, rien d'inquiétant là-dedans. Non, le seul problème, c'est que ça ne lui disait rien qui vaille. Et à en voir la tête de Meite, elle pensait la même chose. Cette cinglée allait forcément venir la chercher sa batte.

Quand on parle du loup... Karine reconnut immédiatement sa voix alors qu'elle râlait. Apparemment, elle les cherchait, et elle n'était pas de bonne humeur. Formidable. Elle retint sa respiration, la guettant dans l'ombre pour ne pas se faire repérer, mais un bruit la fit sursauter. Un énorme fracas, à cause d'un objet qui avait dû se téléporter dans les airs ou quelque chose comme ça. Pour la discrétion elles repasseraient. Karine perçut un barrissement, et le temps qu'elle comprenne qu'il s'agissait sûrement de l'éléphant qui les avait "aidées" tout à l'heure, celui-ci défonçait subitement le toit en... sautant par-dessus?! Wait. C'était juste impossible! Les éléphants ne pouvaient pas sauter! Enfin elle l'avait lu quelque part... Et puis de toute manière, la cabane était DANS UN ARBRE. Depuis quand les éléphants faisaient des bonds de plusieurs mètres de haut?!

" WHAT the heeeeeell ..."

Hell... C'était le cas de le dire. Parce que maintenant l'infirmière les avait repérées, et fonçait droit vers elle, en... rollers? Encore une fois, l'esprit de Karine lui criait, malgré l'urgence de la situation, que c'était impossible. Enfin quoi, faire du roller en pleine forêt, c'est juste infaisable sans se casser la figure, avec toutes les plantes et les feuilles qui doivent se prendre dans les roues... Et là pourtant, vu la vitesse à laquelle elle allait, on aurait presque eu l'impression qu'elle le faisait sur une magnifique allée parfaitement cimentée. Elle allait même trop vite! Elle avait déjà grimpé en haut le temps que Karine le réalise. Elle recula en jetant un regard à Meite, pour s'assurer que la batte était hors d'atteinte de la psychopathe, et dut retenir un juron en voyant celle-ci la lâcher et l'infirmière s'en emparer avec un grand sourire particulièrement flippant.

Karine cherchait un moyen de s'en sortir, mais n'e voyait pas dans l'immédiat, étant donné qu'il n'y avait rien à portée de main dont elle aurait pu se servir comme arme, et que l'infirmière barrant la route à la seule issue, s'enfuir était juste impossible. Même pas la peine d'essayer. A moins, bien sûr, d'aimer les coups de batte de baseball. Elle écarquilla subitement les yeux en voyant le chariot en aluminium de l'infirmerie apparaître à côté de Meite, et celle-ci essayer de le lancer sur l'infirmière. C'était une idée excellente, et puis ça aurait été une vengeance idéale, étant donné que cette dernière l'avait balancé sur Meite une fois pour tester ses réflexes. Ca aurait été, si Meite avait su viser. Le chariot s'écrasa contre le mur, passant à un bon mètre de la psychopathe. Omg maintenant elle était folle de rage. Karine recula jusqu'à sentir le mur derrière elle, terrorisée. Cette fois-ci, c'était fini. Elles étaient fichues, et elles allaient passer un sale quart d'heure.

Elle entendit tout à coup un cri d'oiseau, et leva les yeux vers le ciel. Et elle resta dans cette position, la tête levée vers le ciel, complètement stupéfaite. C'était un aigle. Mais un aigle juste gigantesque. Plus grand qu'une voiture. Et il fonçait droit sur elles?! Elle eut à peine le temps de comprendre que ses serres se refermèrent sur les épaules de Meite et qu'il repartit comme si de rien n'était.

"Aaah ! Non ! Lâche-moi ! Kariiiine !

- Meite! A... Attends! J'arrive!"


Son regard se posa sur l'infirmière dingue, et se durcit sensiblement. Batte de baseball ou pas, personne ne l'empêcherait de tout faire pour protéger Meite. Mais d'ailleurs... Depuis quand elle n'avait plus sa batte de baseball dans les mains, elle? Cette cinglée avait l'air aussi surprise qu'elle. Karine eut alors un grand sourire mauvais en la voyant désarmée, et elle lui donna un grand coup de poing dans le visage, la faisant tomber en arrière.

"Ca c'est pour avoir essayé de me casser la figure avec cette saleté de batte! Et j'en ai pas fini! Je vais vous faire regretter de vous en être prise à moi et à Meite!

- Karine ! Au-dessus de toi !"


Mais c'était pas le voix de Meite, ça? Surprise, Karine s'interrompit, et instinctivement, leva la tête pour comprendre ce qu'elle voulait lui montrer. Elle eut juste le temps d'apercevoir la batte de baseball se rapprocher à toute vitesse et d'écarquiller les yeux avant de se la prendre de plein fouet. Assommée sur le coup, elle s'effondra comme une masse juste devant l'infirmière, qui récupéra avec un grand sourire sa batte de baseball. Sachant parfaitement que celle-ci ne l'entendait pas de toute manière, étant inconsciente, l'infirmière la prit par les épaules et la traîna, en soufflant:

"Tu vas me le faire regretter, hein? On va voir ça."

Karine reprenait lentement conscience. Elle sentait que l'infirmière était en train de la déplacer. Mais elle était incapable de faire le moindre geste. Ses sens lui revenaient très progressivement, et elle devinait que laisser comprendre à l'infirmière qu'elle était à nouveau consciente ne lui aurait valu qu'un coup de batte supplémentaire. Elle finit par ouvrir discrètement les yeux, et il lui fallut quelques secondes pour comprendre où elle se trouvait. Elle était dans la cabane. SUR UNE CATAPULTE. Mais d'où il sortait, ce truc?! On aurait dit une vieille arme de guerre du temps des chevaliers, avec la corde qui n'attendait que d'être coupée pour envoyer voler son projectile. Et le problème, c'était que pour le moment, le projectile, c'était Karine. Et potentiellement l'infirmière, vu que celle-ci venait juste de parvenir à l'y hisser. Voyant qu'elle avait les yeux ouverts, celle-ci se pencha sur elle avec un grand sourire inquiétant.

"Tu vas me ramener ta copine, compris? Je vous veux toutes les deux."

Elle ne pensais quand même pas à...? Si? Elle voulait vraiment envoyer quelqu'un en plein dans l'aigle pour le faire lâcher Meite? Ah, d'accord. Ok. Mais Karine refusait de servir de cobaye ou de jouer les hommes canons. Elle profita du fait que l'infirmière soit penchée sur elle pour l'agripper par son col et essayer de la faire tomber. Elle y parvint, et elles se retrouvèrent toutes les deux à terres, à essayer de se relever sans que l'autre n'y parvienne. Finalement, s'agrippant l'une l'autre, elles se relevèrent d'un bloc, se défiant du regard, et essayant de déséquilibrer l'autre. Voyant qu'elle n'y parviendrait pas, l'infirmière sortit un scalpel de sa blouse, et le pointa vers Karine. Ca n'alla pas plus loin. Paniquée, cette dernière lui écrasa la main entre ses deux poings, en dernier recours, ce qui la fit lâcher le scalpel. Il tomba sur le plancher de la cabane. Mais maintenant elle ne tenait plus l'infirmière. Celle-ci, furieuse, la déséquilibra subitement, et Karine chuta lourdement de la catapulte. Elle poussa un cri de douleur, en sentant une douleur vive au bras. Zut. Il avait fallu qu'elle tombe sur le scalpel. L'infirmière la regardait du haut de la catapulte, et cherchait visiblement un moyen d'en descendre sans se faire trop mal. Son regard se posa sur Karine, qui avait pris le scalpel en main, et la regardait avec un grand sourire.

"Bye!"

Elle coupa la corde aussitôt après, et regarda avec une certaine satisfaction l'infirmière projetée dans les airs à toute vitesse. Karine se releva, et glissant le scalpel dans sa poche au cas où, se souvint subitement que lorsque l'infirmière allait toucher l'aigle, Meite allait tomber de haut. Paniquée, elle se précipita vers l'échelle, et se laissa glisser jusqu'en bas, sans un regard sur ses mains qui la brûlaient terriblement. Elle se mit à courir vers la silhouette de l'aigle à toute vitesse, manquant par moments de se prendre un arbre parce qu'elle gardait la tête levée vers le ciel pour ne pas le perdre de vue. Elle retint un cri en voyant l'aigle relâcher Meite, et ralentit quelques secondes malgré elle. Une pile de matelas venait d'être téléportée juste en dessous de Meite, et du coup elle avait fait une chute d'à peine un mètre pour atterrir dessus. Par contre... C'était elle ou la pile était en train de vaciller? C'est vrai que vu la hauteur, ça devait pas être super stable.

"MEITE!!!"

Karine courut jusqu'au pied de la pile, et recula en voyant quelques-uns des matelas s'écrouler à ses pieds. Elle risquait à tout moment de se retrouver écrasée sous l'un d'entre eux, mais elle restait malgré tout aussi proche que possible. Parce que tôt ou tard, ça serait Meite qui basculerait dans le vide. Finalement, celle-ci tomba avant son matelas. Karine essaya de la rattraper tant bien que mal, mais elle amortit plus sa chose qu'autre chose. Meite lui était tombée dessus en fait. Elle se dégagea, et prenant la petite blonde par la taille, elle se mit à courir le plus loin possible, zigzaguant entre les matelas qui manquaient de les aplatir comme des crèpes. Enfin c'était un peu exagéré. Ca les aurait juste temporairement assommées, mais bon. Mieux valait ne pas prendre de risques, avec l'infirmière qui avait dû atterrir dans les parages. Une fois qu'elles furent enfin à l'abri, Karine reposa Meite au sol, et se passa la main dans les cheveux, avant de réaliser avec une grimace qu'elles saignaient.

"Zut. Je crois que je vais avoir besoin de passer quelques secondes à l'infirmerie. Enfin, ça risque d'être compliqué vu qu'elle doit être en poussière."

Sans parler de la plaie qu'elle s'était faite au bras à cause de ce scalpel à la noix. Remarque... Si les couloirs s'étaient réparés d'eux  mêmes, peut-être que... Enfin dans tous les cas ça valait le coup d'essayer, non? Elles ne pouvaient pas rester dans la forêt, avec un éléphant complètement dingue, un aigle géant, et pire que tout, une infirmière cinglée dans les parages. Et puis si ça se trouvait, c'était tout le zoo qui s'était échappé et se cachait là, à l'affut d'une occasion de s'en prendre à elles? A l'institut, si les tremblements de terre avaient cessé, elles seraient plus à l'abri qu'ailleurs, non?

"Il faut qu'on dégage de là avant que Psycho nous retrouve. Désolé, je vais te porter encore une fois, mais on a pas le temps. Oh et t'en fais pas pour mes mains ou mon bras, ça ira."

Elle porta à nouveau Meite sur son dos (ça commençait à devenir une habitude à force), et courut aussi vite que possible jusqu'à se retrouver sur le terrain principal de l'institut. Là, elle se figea. Comme elle le pensait, le manoir était intact. Elle avança jusqu'au seuil, et déposa Meite une fois qu'à l'intérieur, elle eut fermé la porte d'entrée à clé. Elle parcourut du regard le hall. Il était... parfaitement normal. Plus de trou dans le mur. Plus de bouts de plafond un peu partout. Karine alla chercher des serviettes dans les locaux, puis après en avoir passé une à Meite, se dirigea lentement vers l'infirmerie.


"Je reviens. Je vais juste voir si je trouve des bandages ou un truc comme ça pour que ça arrête de saigner. Tu peux me suivre, ou pas, mais dans tous les cas, sois prudente. Et au moindre problème, tu m'appelles ou tu cries, et je rapplique."
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mar 3 Déc - 3:51


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


« Non, Kariiine ! »

Pourquoi, grand dieu, pourquoi est-ce que tu as lâché cette foutue batte de merde juste au-dessus de la tête de Karine ?! Pourquoi est-ce que tu as fait une chose pareille, stupide ‼ Et, euh, d'où elle sort, cette catapulte ? Nooon. Vous êtes pas sérieux. Elle est pas sérieuse, tout de même, Psycho ?! Mais, elle est complètement barjo ! Enfin c'est pas nouveau, mais à ce point-là, putain ! J'en deviens vulgaire ! Quoique je le suis pas mal habituellement. En attendant, je suis juste à 10 mètres de haut, dans le ciel, prête à me casser la figure. Mais vous savez quoi ? Eh bha je m'en fiche. Mais de un, je DETESTE les endroits hauts. Oui, j'ai le vertige, et alors, ça pose un problème ? Non ! Alors je préfère tomber que de rester ici. C'est peut-être pas le vertige alors. Mais je ne supporte pas de ne pas avoir les pieds au sol. Voilà pourquoi je déteste qu'on me porte, aussi. Un peu comme les chats, ou les animaux en général. Ils aiment pas ne pas avoir les pattes au sol. Bha j'ai beau ne pas être un animal à quatre pattes, MAIS POSE-MOI PAR TERRE ESPERE DE RAPACE CARNIVORE DE MERDE ‼
Mis à part ça. La catapulte a toujours pas disparue, et moi je vais perdre Karine et Psycho de vue, je n'ai aucune idée de ce qu'elles fabriquent avec cette catapulte. C'est pas tout ça, mais j'ai pas spécialement envie de finir en chair à pâté, moi.

« Oh, crap. »

Non, finalement c'est bien Psycho qui se dirige vers moi, propulsée par une catapulte moyennâgeuse. Oh, non. L'aigle va pas aimer. Et de un, je vais tomber, de deux, Psycho va tomber aussi, de trois, elle va sans doute m'embarquer si elle ne se casse pas une jambe, ou alors mon père va finir par rappliquer, de quatre, je pourrai rien faire parce que je me serai moi-même cassé une jambe, et de cinq...
Bha je suis dans la merde, quoi !
Ah, mais c'est qu'elle veut m'attraper, l'infirmière ! Et l'aigle a décidé de me lâcher, et de se casser comme un lâche, aussi ! Ah bha non, mais c'est que je vais pas me laisser faire, moi ! Cette infirmière me fait profondément chier.

« Lâche-moi, espèce de gros crapaud translucide !
- Ca, jamais.
- Ah, vraiment ? C'est ce qu'on va voir. »

Non, ça ne va pas se passer comme ça. Purée, je suis violente ! Elle doit croire que je suis cannibale. Bha, au moins, elle me fera plus chier.
Trêve de plaisanterie, mais c'est que je tombe ! Ah ben... en fait, y'a des matelas, là, et ça fait pas mal du tout, non plus. Sauf que, Psycho a aussi eu droit au traitement matelas. Et merde...

« Ouh, tu vas me le payer, petit peste ! »

Ah, ça, non. Je ne regretterai jamais mon geste. Je me casse de...
OMG. Mais c'est vachement haut, ce truc ! A quoi ça sert d’atterrir sur des matelas s'ils sont si hauts ? Quand on en descend, ça fait aussi mal !

« Aha ! »

Ah bha non. Elle vient de me pousser. Et y'a Karine en bas. Ah non, je vais encore écraser Karine ! Elle essaie de me rattraper en plus, mais oh ! Bon, ok, gamelle assurée, et cassage de gueule en prime. Avec égratignures, et compagnie, de quoi se réjouir ! Purée, mais j'en peux plus, de cette histoire, moi ! C'est quoi ce bordel ?
Karine ! Mais t'as pas fini de me porter oui ? Bon, ok. Y'a des matelas qui tombent de partout, et je vois bien Psycho prendre un matelas et sauter dessus pour pas se faire mal, contrairement à nous. Et puis je commence à être crevée, à force de faire le tour du monde en me cassant la figure. Bon, aussi, Karine arrête pas de me porter, alors elle doit être encore plus crevée que moi. Et puis...

« Zut. Je crois que je vais avoir besoin de passer quelques secondes à l'infirmerie. Enfin, ça risque d'être compliqué vu qu'elle doit être en poussière. Il faut qu'on dégage de là avant que Psycho nous retrouve. Désolé, je vais te porter encore une fois, mais on a pas le temps. Oh et t'en fais pas pour mes mains ou mon bras, ça ira. »

Tu dis toujours ça, Karine. J'espère que c'est vrai, hein, que ça va. Et écoute, bha j'en ai ras-le bol que tu me portes, ça au moins c'est clair. Je préfère me casser la figure que d'avoir les pieds au-dessus du sol. Donc... Voilà. Mais, euh. Tant pis. Parce que j'en ai marre, alors.
Et puis, Le manoir, il est intact. Alors Psycho avait raison ? Tout ça est trop bizarre. Il a pas pu se reconstruire tout seul, le manoir. Comme le second, il s'était aussi reconstruit tout seul, comme un grand. Bon, après tout, ce monde part dans tous les sens, et les objets bougent d'eux-mêmes, alors pourquoi pas. Mais alors...
Si les objets bougent tout seuls en fonction de leurs propriétaires, il suffit de les amadouer ?

« Je reviens. Je vais juste voir si je trouve des bandages ou un truc comme ça pour que ça arrête de saigner. Tu peux me suivre, ou pas, mais dans tous les cas, sois prudente. Et au moindre problème, tu m'appelles ou tu cries, et je rapplique.
- Ok. Je t'attends là. »

Oui, parce que, même si elle m'aime bien, elle risque quand même de me prendre pour uen grosse tarée si je me mets à parler toute seule. Ou un truc dans le genre. Non mais même si cette situation est juste totalement absurde... Enfin, bon. Et puis j'ai rien à y perdre, à part ma lucidité, je suppose. Aux yeux des autres, du moins.

« Okay. Alors, je dois certainement être folle, quelque part. Mais qu'y a-t-il de grave à ça, au fond ? La batte de baseball s'est bien débrouillée pour aider l'infirmière. Les matelas aussi se sont débrouillés pour arriver à amortir notre chute. A savoir qui est-ce qu'ils voulaient aider, ces matelas. »

Déjà, je m'égare. Meite, un peu de bon sens, voyons ! Tant pis si t'es barjo. Allez, zou, y'a Psycho qui va sans doute arriver dans pas longtemps. D'ailleurs, en parlant de Psycho... Scheiße, elle est juste devant la porte ‼

« Euh, oui, bon. En fait, je voudrais juste... Etre très très très loin de cette infirmière qui a pété les plombs. Dans un endroit où elle pourra pas me trouver. Hein ? Et... Je claquerai plus jamais les portes de l'institut, promis ! Mais éloignez-moi de cette infirmière ! »

Bon, trêve de plaisanterie, tu ferais mieux de déguerpir vite fait bien fait. Allez, les escaliers. Tu peux le faire, Meite, courage ! Cours un peu ! Accroche-toi à la rampe ! Galope comme un cheval, sans te casser la figure ! Enfin pas trop. Et monte les escaliers avant que Psycho trouve un moyen d'ouvrir la porte !

« Ah, vous vous croyez malignes, toutes les deux, de fermer la porte ? Mais vous savez, cette porte n'est pas très solide... »

Ouh, là, là. Meite, grouille tes fesses et monte cet escalier ! Aller, un pied après l'autre, sans tomber. Ou si tu tombes, débrouille-toi pour que ça ne soit pas jusqu'en bas. Ok ? Allez, maintenant. Mais avance, plus vite, bon sang ! Plus vite ! Psycho est entrain de détruire la porte à coups de batte ! Et, et Karine elle est où ? Il faut que je lui dise que Psycho est de retour ! Sinon elle va se faire prendre à piquer des bandages !

« KARINE ‼ ELLE EST ENTREE ‼ »

C'est pas tout ça, mais moi je suis mal barrée si je reste là. Alors je vais monter ce putain d'escalier, que j'ai presque fini de monter ! Voilà ! Je suis en haut ! Et maintenant, je vais où ?? Attends, est-ce que c'est moi ou...
God, le bâtiment a complètement changé de forme... Où est-ce que je suis, maintenant ? Sûrement pas au second. Non mais, il est clair que je suis pas dans l'institut, là. Ca fait peur. Depuis quand l'institut s'est transformé en Poudlard...
Attends. Est-ce que ça veut dire que le Manoir a eu pitié de moi ? Ouah. Je pensais sincèrement pas que ça marcherait. Donc Psycho peut pas m'atteindre ici ? Mais c'est génial ! Bon, ben... Là c'est un salon. Je peux aller dormir un peu, peut-être. Non parce que, c'est pas tout ça, mais je suis fatiguée à force de courir partout, et de me faire porter. Oui, ça fatigue de se faire porter ! Bref. Je devrais peut-être demander à l'institut de mettre Karine en sécurité, aussi. Mais je suis pas sûre que ça va marcher. Hum... Tiens, il y a quelqu'un d'autre ici ? Ca n'a pas l'air d'être Psycho, au moins. Déjà c'est pas mal.

« Meite. »

... Oh non. J'avais oublié ce léger détail. Très léger. Psycho n'est pas la seule à vouloir me faire la peau. Il faut que je sorte d'ici... Illico presto. Ok ? Tu vas pas me tirer dessus avec--
God. Il tient un putain de fusil dans ses mains.
Finalement... Je crois que j'aurais préféré la batte de baseball, surtout que Karine était pas loin. Ce n'était pas une si bonne idée, tout compte fait. Et qu'est-ce que je vais faire maintenant... Si j'arrive à aller discrètement vers la porte... Mais c'est pas gagné, sans se casser la figure.

« Ne bouge pas. »

Je... ne... bouge... pas.
Non je ne bougerai pas !
Mais laisse-moi tranquille...
Laisse-moi ‼

« Papa...
- Ferme-la, aussi. »

... Ce n'est pas moi qu'il regarde. Mais alors sur quoi est-ce qu'il s'apprête à tirer ? Sur quoi... Ou sur qui ? Si c'est Psycho, ça m'arrange. Mais il n'y a personne alentour... Est-ce que je peux me retourner ? On va dire que oui. Mais il n'y a personne. Alors que voit-il derrière moi. Hein ? Qu'est-ce qu'il a envie de shooter, avec son fusil ?

« Regarde-moi. »

... Finalement, je crois bien que c'est moi, qu'il veut shooter. Ah, ben. Super. Comment je sors de ce merdier, maintenant ? Si c'est pas Psycho, c'est mon propre père qui me menace. Et pourquoi est-ce que y'a plus personne dans l'institut ? Je ne veux pas regarder. Je ne veux pas savoir, non plus, après tout. Non. Je ne te laisserai pas faire, papa !

« Non. Tu n'es pas mon père. »

Ce n'était pas assez fort. Un murmure. Il m'a sûrement entendue. Et puis quoi, je m'en fiche. Je m'en fiche ! Je dois juste partir. Maintenant. Mais je vais me casser la figure. Il va me tirer dessus, bon sang !

« Karine... »


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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mer 4 Déc - 10:18


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Une fois dans l'infirmerie, Karine se laissa presque tomber sur le premier lit qu'elle trouva. Elle avait cru qu'elle ne parviendrait jamais à dissimuler sa fatigue et sa souffrance à Meite. Elle ne voulait pas qu'on s'inquiète pour elle. Mais bon, elle était épuisée, c'était un fait. Et ses mains et son bras lui faisaient vraiment mal. Rien de grave. Tout de chiant. Elle se releva péniblement au cas où Meite aurait finalement changé d'avis et aurait voulu voir comment elle allait. Bon. Avant toute chose, il fallait qu'elle trouve de quoi se redonner un peu d'énergie, parce que l'infirmière n'était pas du tout fatiguée, elle, et elle ne tarderait pas à les retrouver comme toujours. Il lui fallait aussi de quoi empêcher ses mains et son bras de saigner, parce qu'elle avait perdu pas mal de sang, petit à petit.

Elle parcourut la pièce du regard, et se dirigea vers l'armoire qui contenait les médicaments. Elle prit la clé qui était cachée dans un tiroir du bureau de la pièce, dont elle connaissait l'emplacement par cœur à force d'avoir pris des calmants pour son dos sans autorisation. Avec une grimace, elle avala deux trois vitamines, en songeant qu'elle allait vraiment finir par faire une bêtise à jouer les médecins comme ça, puis entreprit de se faire un bandage pour ses paumes et son bras droit, entaillé par le scalpel qu'elle avait toujours dans sa poche. Elle marmonna en serrant les dents, comme pour lutter contre la douleur:

"C'est injuste. C'est pas moi qui joue avec le feu, mais c'est toujours moi qui finit brûlée... Je devrais penser à rédiger mon testament dès que possible, vu comme c'est parti... Oh punaise, ça fait mal! Je serre trop fort, aussi. Mais bon... C'est parce que je suis stressée, ça. Si Meite me voyait dans cet état... Déjà, rien qu'à me voir parler toute seule elle comprendrait qu'y a un problème."

Karine s'immobilisa, en train d'envelopper sa plaie dans des bandages. Elle entendait des voix. Elle dressa l'oreille, retenant sa respiration quelques secondes, et fut rassurée de voir qu'il ne s'agissait que de Meite qui parlait toute seule. Elle ne comprenait pas ce qu'elle disait, mais elle sourit. Bon, apparemment, elle n'était pas la seule à le faire. Karine avait presque fini son bandage. Il ne lui restait plus qu'à serrer un peu plus fort pour que ça tienne bien, avant de faire en sorte de coincer la bande sous les autres pour ne pas être gênée en cas de problème. Plus qu'un petit geste de rien du tout...

"Ah, vous vous croyez malignes, toutes les deux, de fermer la porte ? Mais vous savez, cette porte n'est pas très solide..."

La voix avait été si forte que Karine avait distinctement entendu ses propos, et que pendant quelques secondes, le temps de les comprendre, elle crut que l'infirmière était entrée dans le manoir. Elle eut un sursaut de peur, et la bande toujours à la main, son geste fit se resserrer impitoyablement les autres épaisseurs autour de son bras. Elle dut plaquer sa main sur sa bouche pour ne pas pousser un cri de douleur, et les larmes aux yeux, l'acheva pour éviter d'autres problèmes de ce genre. Elle venait juste de le finir quand elle entendit Meite crier.

"KARINE ‼ ELLE EST ENTREE ‼"

Prise de panique, elle s'apprêtait à sortir de l'infirmerie en trombe, quand elle se souvint que l'infirmière avait une batte de baseball, en plus d'être indemne, contrairement à elle. Si elle s'en prenait à elle comme ça, elle n'avait aucune chance. Elle se ferait juste massacrer. Elle détailla la salle du regard, à la recherche d'une arme. Bon, alors, il y avait le plateau en métal dont elle s'était servie pour assommer l'infirmière la dernière fois, mais il était assez lourd... Après, il y avait toujours des dossiers un peu partout, mais ce n'était pas vraiment pratique, ça allait tomber en pièces au moindre coup. Et le reste était trop lourd, ou trop... radical. Enfin quoi, elle n'allait quand même pas poignarder l'infirmière avec un scalpel ou une seringue qui contenait un produit dont elle ne connaissait même pas les effets! Elle soupira. Bon, elle allait devoir faire avec ce qu'elle avait: elle-même. Elle s'élança d'un bond dans le hall, prête à foncer sur l'infirmière dès qu'elle la verrait.

Il y avait juste deux trois petits problèmes. Premièrement, Meite venait de disparaître sous ses yeux en haut de l'escalier. Deuxièmement, le sol s'était, pour une raison qu'elle ignorait, subitement changé en patinoire, et le phénomène était en train de se répandre à toutes les autres pièces du premier étage. C'était comme si la température avait chuté d'un coup jusqu'à geler le sol. Troisièmement, l'infirmière. Elle était juste en face de Karine, en fait. Mais celle-ci, trop occupée à fixer le point où Meite venait de s'évaporer, les yeux ronds, ne se rendit compte qu'elle fonçait droit vers Psycho qu'au tout dernier moment. Elle tenta vainement de freiner, ses pieds dérapant sur le sol glissant. Et elle rentra dans l'infirmière.

Toutes les deux sonnées par le choc, elle restèrent un instant dans les bras l'une de l'autre, avant que Karine ne réalise ce qui venait de se passer. Ok, le sol était glissant, et maintenant, elle se trouvait dans les bras de l'infirmière, toujours avec sa batte de baseball, qui dès qu'elle comprendrait à son tour ce qui s'était passé, essaierait soit de l'immobiliser, soit de l'assommer, pour la ramener de force dans sa chambre. Karine écarquilla les yeux, puis se dégagea subitement, pour se retrouver à une distance légèrement plus respectable de son ennemie jurée. Puis pour pousser celle-ci assez loin pour se retrouver hors d'atteinte de son arme, elle lui donna un coup de pied qui l'envoya en glissant sur le dos jusqu'au mur d'en face. Juste à temps pour éviter le coup de batte que cette cinglée lui destinait. Par contre, Karine se retrouvait toujours au milieu du hall...

"Toi, tu ne paies rien pour attendre! Je vais te faire regretter de m'avoir catapultée! Attends que je t'attrape! Tu vas voir!"

L'infirmière se releva péniblement en s'aidant du mur, avant d'essayer de marcher vers Karine. Mais son pied glissa sur le sol gelé, et n'étant plus en équilibre que sur l'autre, elle s'écroula aussitôt. L'adolescente la regarda faire avec un sourire narquois. Bon, au moins, elle ne risquait pas grand chose de ce côté-là. L'infirmière était hors d'état de nuire, vu qu'elle n'avait aucun moyen de la rejoindre, donc de la toucher. Elle regarda la buée se former devant la bouche de Psycho, qui était visiblement épuisée par les efforts qu'elle devait produire juste pour tenir debout. Ah, chacun son tour! Maintenant Karine n'était plus fatiguée, elle, grâce à ces vitamines, qui soit dit en passant avaient fait effet anormalement vite. Et elle comptait bien en profiter pour se faire la malle...

"J'attendrais bien, mais je n'ai pas que ça à faire, vous voyez. Une autre fois, peut-être? Allez, je vous laisse galérer ici, je penserai à vous quand je me paierai à bon chocolat chaud au réfectoire!"

Elle avança avec la ferme intention de s'y rendre pour trouver de quoi se défendre "au cas où", mais dès le premier pas, elle s'effondra, de la même manière que l'infirmière. Celle-ci éclata d'un rire froid, qui forma un petit nuage de gouttelettes qui resta en suspension dans le hall. Karine se releva, la mine sombre, vexée et inquiète de ne pas pouvoir se déplacer plus facilement que son ennemie.

"Pas si facile que ça, hein? Mais moi j'ai le mur pour m'aider, tu sais..."

Karine se figea, alors qu'elle s'apprêtait à tenter une seconde fois sa chance, et pâlit sensiblement. Quoi? Le mur? Oh... Elle comprit en voyant l'infirmière s'appuyer contre, les jambes bien écartées pour tenir en équilibre. Puis comme elle le redoutait, elle se servit de ses mains pour se propulser droit sur Karine, les bras tendus pour l'attraper. Celle-ci se laissa tomber pour passer entre ses jambes, les yeux écarquillés de panique. L'infirmière s'écrasa sur le mur d'en face avec un boum assez satisfaisant, mais au grand désarroi de l'adolescente, elle se retourna rapidement, et s'élança une seconde fois, les jambes assez serrées pour l'empêcher de s'échapper une seconde fois. Karine s'était relevée, et elle se décala très légèrement sur le côté, avant de faire un croche-patte à l'infirmière, qui dans son élan, tomba au sol et glissa jusqu'au mur. Bon, ça pouvait durer longtemps comme ça. A la longue, cette dingue risquait de réussir à l'assommer, Karine le savait. Alors la troisième fois, lorsque l'infirmière s'élança, brandissant sa batte pour la frapper, elle la laissa faire, et para avec son bras. C'était une bonne idée, même si c'était un peu douloureux. Enfin dans tous les cas, après ça, elle regarderait avec un peu plus de compassion les palets de hockey sur glace. Propulsée par le choc, Karine se retrouva contre le mur, et l'infirmière coincée au milieu. Elle éclata de rire en la voyant essayer d'avancer vers elle, faisant du surplace au milieu de la pièce.

"Reviens ici tout de suite!

- Vous pouvez toujours courir!"


Le plus drôle, c'était qu'elle était vraiment en train de courir sur place. Karine la regarda faire quelques secondes avec un sourire amusé, puis commença à se diriger vers le réfectoire en s'aidant du mur. Elle se cogna au beau milieu du chemin à un extincteur avec un clong qui eut l'air de beaucoup amuser l'infirmière. Karine le prit, et avec un sourire inquiétant, envoya une gerbe de mousse dans le visage de son ennemie, dont le rire fut étouffé.

"Oups... Pas fait exprès, hein, sans rancune."

Elle s'en servit pour se déplacer plus vite jusqu'au réfectoire, sans attendre la réponse de l'infirmière dingue. Elle parcourut la salle des yeux, et fut vite déçue de constater qu'il n'y avait pas grand chose qui traînait. Son regard fut attiré par un éclat métallique, et elle sourit. Il l'avait suivie, ou...? Le plateau métallique de l'infirmerie traînait bien en évidence sur la table la plus proche. Bon, en supposant que les objets étaient désormais capables de se téléporter, était-il possible qu'ils soient dotés d'une volonté propre? Ca expliquerait pourquoi la batte s'était téléportée dans la cabane: elle voulait aider Psycho à les trouver. Et dans ce cas, peut-être que ce plateau voulait aider Karine? En tout cas, c'était le seul objet dont elle pouvait se servir comme arme. Elle fut surprise en le prenant de voir qu'il était beaucoup plus léger que dans son souvenir. On aurait dit du polystyrène. En aussi solide et froid que du métal. Bon, tant mieux, alors! Karine prit la seule autre chose à portée de mains, la glissant dans sa poche, avant de retourner dans le hall.

Tiens, l'infirmière avait réussi à un peu avancer vers le mur. C'était pas bon ça. Il ne fallait pas prendre de risques. Il fallait la coincer quelque part. Le regard de Karine se posa vers la porte métallique de la cuisine, et un sourire mauvais éclaira son visage. Elle l'ouvrit en se propulsant toujours avec l'extincteur, le plateau coincé sous le bras, puis se mit à l'opposé, l'infirmière dans sa ligne de mire. Celle-ci avait rapidement compris ce que projetait Karine, et essayait péniblement d'avancer pour se sortir d'affaire, en vain. Karine l'aspergea de mousse, et la poussa ainsi jusque dans la cuisine, avant de fermer précipitamment la lourde porte métallique à clé. Et une bonne chose de faite!

Bon, maintenant, il fallait qu'elle retrouve Meite. Karine se dirigea vers les escaliers, qui eux avaient l'air immunisés contre le phénomène "patinoire", et elle se figea au sommet. C'était là que Meite avait disparu. Mais comment, et où? Karine resta immobile, sans trop savoir quoi faire pour la retrouver, désemparée. Elle ne voulait qu'une chose, pouvoir la protéger. Et elle avait le sentiment qu'elle était danger. Mais elle ne pouvait rien y faire tant qu'elle ne se trouvait pas là où la petite blonde se trouvait... Elle s'assit au sommet des escaliers, dépitée, posant l'extincteur à côté d'elle. Soudain, elle commença à entendre des murmures, et tendit l'oreille pour essayer de les comprendre, dans l'espoir qu'il s'agisse de Meite.

" Papa...

-  Ferme-la, aussi. Regarde-moi.

- Non. Tu n'es pas mon père. Karine..."


Karine se leva d'un bond. Meite avait besoin d'elle! Le type de tout à l'heure était avec elle, et apparemment, il l'avait attrapée... Elle DEVAIT la retrouver! Elle fut prise de vertige quelques secondes, et se retrouva subitement dans un endroit totalement différent du hall où elle était quelques secondes auparavant. Elle fut déboussolée quelques secondes, mais un cliquetis qu'elle connaissait pour être celui du chargeur d'une arme la sortit de sa stupéfaction. D'un coup d'œil, elle comprit la situation, et réagit. Celui qui semblait être le père de Meite pointait un fusil sur cette dernière, et avait visiblement l'intention de la tuer. C'était sans compter Karine. Personne ne touchait à sa famille, c'était la règle numéro un. Et toute personne à ne pas la respecter était instantanément considéré comme un ennemi direct. Elle entra dans une colère noire. Qu'est-ce qui lui prenait d'oser menacer Meite?!

"HEY! PATATE! PERSONNE NE TOUCHE A MA SOEUR, COMPRIS?!!"

Karine sortit de sa poche la patate qu'elle avait prise dans la réfectoire, et sans laisser le temps au père de Meite de se remettre de sa surprise, elle la lui lança de toutes ses forces. Il se la prit entre les deux yeux, et sous le choc, recula de quelques pas. Karine en profita pour bousculer Meite, la faisant tomber au sol pour qu'elle ne soit plus dans la trajectoire de l'arme, puis brandissant le plateau métallique devant elle comme un bouclier, elle fonça sur l'homme, un peu comme un rugbyman. Il n'eut pas eu le temps de tirer la moindre balle qu'il se retrouvait plaqué contre le mur. Et en voyant qu'il n'était que sonné, Karine l'assomma pour de bon d'un coup de plateau métallique sur la tête. Une fois qu'elle fut sûre, en le voyant effondré par terre, qu'il était hors d'état de nuire dans l'immédiat, elle prit son fusil, et le brisa en plusieurs morceaux en le frappant aussi fort que possible contre le sol. Elle récupéra la patate intacte sur le sol, et la glissa dans sa poche, après l'avoir examinée, perplexe.

"C'est drôlement pratique comme arme, ce truc. Si en plus c'est aussi solide que ça, moi je dis ça vaut bien la batte de baseball de l'infirmière. Et le plateau fait bouclier... Si j'avais su qu'un jour je désarmerais un homme avec une patate...!"

Elle se dirigea vers Meite, et la releva. Elle la serra dans ses bras sans tenir compte de la douleur que lui causait ce geste, à cause de son bras blessé, puis la relâchant, observa la pièce pour se souvenir où elle était quand elle était apparue. Une fois qu'elle eut repéré cet emplacement, elle regarda Meite dans les yeux, et se passa la main dans les cheveux d'un air gêné.

"Je suis désolée d'avoir frappé ton père, mais je n'avais pas trop le choix. Si ça peut te rassurer, il n'est pas blessé, juste... endormi. Par contre, on ferait mieux de retourner à l'institut, c'est plus sûr. J'ai enfermée Psycho dans une pièce dont elle est pas prête de sortir. Et il faut que je trouve de quoi vraiment me défendre si ton père se réveille et trouve autre chose pour nous flinguer."

Elle prit Meite par la main, et l'amena jusqu'à l'endroit où elle s'était "téléportée", et souhaita de toutes ses forces retourner à l'institut. Apparemment, cette technique fonctionnait bien. En quelques secondes, elle se retrouvèrent en haut des escaliers du hall. Mais alors qu'elle aurait dû se sentir soulagée, Karine frissonna, et plaqua une main sur la bouche de Meite au cas où elle aurait voulu parler. Quelque chose clochait, et elle savait quoi. La porte en acier de la cuisine n'était plus qu'un amas de métal fondu sur le sol du hall. D'ailleurs, celui-ci n'avait plus l'air glissant du tout. Et ça voulait dire que l'infirmière était dans les parages, libre de ses mouvements, et toujours avec sa batte de baseball. Ou pire encore.

Alors qu'elle faisait signe à Meite de ne pas faire le moindre geste, Karine vit l'infirmière sortir du réfectoire, sous la rambarde de l'étage supérieur, sans les voir, et... Non. Elle avait un... LANCE-FLAMME??! Karine attrapa précipitamment l'extincteur à côté d'elle, laissant tomber avec fracas le plateau métallique qui glissa jusqu'en bas des escaliers, et recouvrit presque entièrement l'infirmière de mousse avant qu'elle n'ait le temps de réagir. Voyant les mains de cette dernière se resserrer malgré tout sur la gâchette du lance flamme, en désespoir de cause, Karine se laissa tomber de l'étage juste derrière elle, et d'un coup d'extincteur, elle l'assomma. Elle resta tendue un instant, prête à frapper à nouveau l'infirmière inanimée au sol, avant de se rassurer un peu.

"C'est bon, elle est hors d'état de nuire. Tu vas arriver à descendre les escaliers sans tomber? On sait jamais, mais il vaudrait mieux que tu sois pas juste à côté du téléporteur quand ton père se réveillera."

Karine s'interrompit en voyant l'infirmière remuer un peu. Paniquée à l'idée qu'elle ne s'en prenne à elle avec, elle donna un coup de pied au lance flamme pour l'envoyer à une distance suffisante pour que la dingue ne puisse pas l'atteindre, et se souvenant de la poigne terrible qu'elle avait, elle s'assit sur elle pour l'immobiliser au sol. Enfin essayer, parce qu'elle avait beau s'appuyer sur elle de tout son poids, l'infirmière avait repris conscience, et essayait de se dégager, voire de l'attraper pour immobiliser l'adolescente. Karine agrippa ses bras et les lui plia dans le dos, pour essayer de la maintenir immobile, en vain. Elle était forte, mais trop légère pour ce genre de choses.

"Mais tu vas me lâcher toi? Attends que je te tienne et tu vas voir! Tu vas regretter ton geste, et ta copine aussi!

- Meite! Je t'en supplie, trouve une corde, n'importe quoi! Je tiendrai pas longtemps à ce rythme!"


D'autant que si le père de Meite rappliquait, elles seraient dans le pétrin. Karine doutait qu'il soit ravie de la revoir après ce quelle lui avait fait. Ou alors il aurait un grand sourire, en pointant un gros pistolet sur elle...
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Lun 9 Déc - 4:42


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


« HEY! PATATE! PERSONNE NE TOUCHE A MA SOEUR, COMPRIS ?!! »

Karine est très douée. Pour toujours me retrouver au bon moment, je veux dire. Elle sort toujours de nulle part, me surprenant, et fait tout pour me protéger, comme si j'étais sa petit soeur. Et même, mon père voulait ma peau, et finalement elle lui balance une patate entre les yeux.

« Hii ! »

Hum. Je suis encore tombée par terre. C'pas nouveau, ça, je tombe tout le temps. Ennnnfin. Et, euh, c'est quoi ce bruit de gong ? Je ferais mieux de me relever... Euh, papa ? Karine ? Qu'est-ce que...? Hum. Dis, Karine, je rêve ou tu viens de prendre mon père pour un gong avec ton plateau ?
...

« ... il n'est pas blessé, juste... endormi. Par contre, on ferait mieux de retourner à l'institut, c'est plus sûr. J'ai enfermée Psycho dans une pièce dont elle est pas prête de sortir. Et il faut que je trouve de quoi vraiment me défendre si ton père se réveille et trouve autre chose pour nous flinguer. »

Ouais. Peut-être. Peut-être pas. Ouah, je suis dans les vapes, moi ! Et euh, ah, attends ! Hein ? Mais, euh, comment on a fait pour se retrouver à nouveau en haut des escaliers de l'Institut ? Hum... Attends. Je rêve ou...
Psycho vient de se pointer avec un putain de lance-flammes...?! Oh mon dieuuu, mais elle va mettre le feu à l'institut ! Et, euh, hein ? Han, bien joué Karine, j'avais pas vu l'extincteur. Enfin, je serais sans doute tombée avant de pouvoir l'attraper. Et, euh, Ah ! Mais !
...
Bon, ben elle dort. Ouais. Et euh, non ! Elle dort pas. Ah-
...

« Mais tu vas me lâcher toi ? Attends que je te tienne et tu vas voir ! Tu vas regretter ton geste, et ta copine aussi !
- Meite! Je t'en supplie, trouve une corde, n'importe quoi ! Je tiendrai pas longtemps à ce rythme ! »

Hun. Hin. Han. Heiiiiin ?!
Euh, un truc, maintenant, tout de suite ! Un truc pour maintenir Psycho pendant un long moment ! De suite ! Euuuuuuh, euuuuh, là-dedans ! Il y a, euh... Bon ok, la rallonge fera l'affaire !
Hum. Je me suis emmêlée les pieds dedans ! Zut ! Bon allez, debout ! Ah non ! Pas lui ! Et, euh, je m'emmêle encore les pieds dans ce fichu truc !

« Ah ! »

Bon, ok, maintenant je peux emballer l'infirmière, en mode rapido. Mais solide, quand même. Ah, zut, attends. Faut que je finisse d'attacher l'infir-

« Karine ! Derrière toi ! »

Ouh là là, c'est mal parti. Très mal parti ! Karine pousse-toi de là ! Hin ! Bon, j'ai juste réussi à m'écrouler sur elle, mais bon. En tout cas c'a marché. Papa vient de cramer Psycho à la place de nous deux.

« Faut qu'on bouge ! »

Non, mais foutu machin qui traîne au milieu du hall ! Je me suis pété la gueule dessus ! MEITE, DEBOUT ! Tu as deux dingues qui veulent ta peau derrière toi !
... Il est clair qu'à ce rythme-là, on n'arrivera jamais à se sortir de là. D'accord, j'ai compris. J'ai plus qu'à espérer de toutes mes forces. Pour être ailleurs. Ca devrait marcher, hein ?
Alors, je ne suis plus dans l'institut. Je suis... Quelque part, ailleurs. Dans un endroit que je connais. Un Parc... Un parc que j'aime bien. Ce parc, il est... Quelque part. Hum. C'est un parc en allemagne. Ouais, c'est ça. Et bha, j'y suis. Il y a un manoir juste à côté.

« Manoir, s'il-te-plaît ! »

Finalement, je vais voir si ç'a marché. En tout cas, y'a un peu moins d'agitation. c'est le crépuscule... Hourra ! C'a marché !
... Oui, mais.

« Qu'est-ce que tu fiches petite peste, ramène-nous tout de suite à l'Insti-
- Meite.
- Non ! »

Finalement, faut quand même courir. On va dire que je vais pas m'étaler dans l'herbe. J'vais m'accrocher à Karine comme ça ça ira. Allez, cours cocotte, cours !
Je sais. Il y a une petite grotte par-là, près du ruisseau. On va se cacher dedans. On y rentrera. Alors là, normalement, il y a un tronc pour traverser. Voilà. Au pire c'est qu'un ruisseau, c'est pas trop profond si on doit tremper les pieds dedans.
...
Attends, je rêve ou...
Il neige ?
Il fait froiiiiid... On ferait mieux de pas rester dans le coin, vu les flocons. Mais, euh. Pas question d'aller dans la villa, là. Enfin le manoir. Non parce que, c'est là que papa va me chercher en premier. Mais, euh... On va finir congelées si ça continue. Bon, je pense qu'on peut pas rester comme ça non plus. Ca se recouvre beaucoup trop vite à mon goût et la température chute aussi beaucoup trop vite.

« Karine ? Ca va ? »

...
...

« Je pense qu'on ferait mieux d'aller chercher de quoi nous couvrir. Faut pas qu'on reste là, par contre, mon père nous retrouvera facilement. Mais j'ai pas non plus envie qu'on finisse congelées, donc. »

Finalement, c'est à moi d'entraîner Karine ? Qu'importe. On y va. Bon, alors. Je vais tenter de ne pas trop tomber dans la neige. c'est trop froid. Bon, ca va, c'est pas trop loin non plus !
On va dire que j'ai réussi à peu près à faire le chemin sans me gaméler. Ok. Alors maintenant... La clé était... Ah oui. Le crochet. Purée, je suis trop petite ! Bon. Saute ! Gamelle. Saute ! Voilà. J'ai la clé.
Fait déjà moins froid. Je vais fermer, hein, ça peut toujours servir. Et puis vu que y'a plusieurs portes, et que c'est la seule clé qui ne reste pas à l'intérieur...
Les escaliers. Ca faisait longtemps que je les avais pas montés, ceux-là. Et l'endroit est bizarrement bien entretenu. Bon. Karine est toujours là ? Ca va. Alors, cette chambre...
Ouah, ça fait bizarre.
Mais les vêtements d'hivers doivent être toujours là. Ouais, c'bon. C'est l'heure d'enfiler un gros pull bien chaud. Et, euh. Je peux peut-être aller chercher des affaires de maman pour Karine. Elle m'en voudra pas, je pense pas.
... Attends deux secondes. Mais oui ! Papa ne rentrera jamais dans la chambre de maman. Ca c'est clair. Donc... On n'a qu'à se cacher là. On sera tranquilles !

« Viens par là. »

Par contre... La porte a un mécanisme bizarre. Hum. J'arrive pas à me souvenir de comment l'ouvrir. Ah si. Faut la manivelle tordue. Et le bouchon... Celui-là est dans ma chambre, voilà je l'ai. Mais la manivelle...
Je croyais qu'elle était dans la rampe, mais elle n'y est pas. Où est-ce que Papa aurait pu la déplacer la dernière fois qu'on est venus ici...? Ah. Je sais.
Il a dû la mettre dans sa boîte à musique. c'est là qu'il met tous les trucs qu'il ne veut pas que je trouve. Ok. Alors maintenant, il s'agit de trouver la clé de la chambre de Papa...
Mais c'est un vrai jeu d'énigmes, pour entrer dans cette chambre ! Bon. Le truc est que, je n'ai aucune idée de l'endroit où il met sa clé, Papa. Réfléchissons.
...
Je ferais peut-être mieux de vérifier si la chambre n'est pas ouverte à la base. Bon.

« Bouge pas, je reviens. »

... La porte est ouverte, je me casse la tête pour rien. Bon, je mets la cale, parce que la boîte à musique fait fermer la porte. Ok. J'ouvre la boîte... Ouf. La cale a tenu, j'ai eu peur. Bon, cette manivelle tordue. zut, j'ai trébuché sur la cale !!

« Et merde... »

Bon, je suis coincée dans la chambre de mon père. Autant dire que je risque de passer un sale quart d'heure s'il arrive. BON ! Il doit bien garder un double de la clé dans sa chambre, au cas où il oublierait de désactiver le truc qui ferme la porte. Vu comme il est prévoyant, ça devrait se trouver.
La question, c'est où ?
...
J'ai pas le temps de retrouner toute la chambre pour la chercher, cette foutue clé ! On va jouer aux béliers. Je vais défoncer la porte. Avec une épingle.
Enfin je vais essayer.
Tourneeee, tourneeeeee !
Ah, le pire c'est que ç'a marché ! Génial !
Maintenant, suffit d'ouvrir la porte. Et de la refermer. Je n'ai aucune idée de si elle peut se refermer de l'intérieur, mais on va essayer. Ok, ouverte !

« Si on va là-dedans et qu'on referme la porte, Papa ne viendra jamais nous y chercher. »


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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mar 10 Déc - 8:25


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine commençait à fatiguer, et devinait qu'elle ne tiendrait plus très longtemps dans cette position. Plus Meite mettait du temps à revenir, plus l'infirmière dégageait ses bras, centimètres par centimètres. Et elle savait que tôt ou tard, le rapport de force s'inverserait, lorsque cette cinglée parviendrait enfin à attraper ses mains qui la clouaient au sol. Mais qu'est-ce qu'elle fichait, Meite? Il ne fallait pas deux heures pour trouver une corde ou n'importe quoi d'autre pour l'aider! Elle entendit cette dernière crier, mais n'osa pas tourner la tête, devinant que si elle se le permettait, elle donnerait à l'infirmière l'occasion qu'elle attendait pour l'avoir. Cependant, elle devina rapidement la source du problème. De toute évidence, le père de Meite était déjà de retour. Mais elle pouvait à peine maîtriser un adulte, alors deux...!

"Karine ! Derrière toi !"

Karine eut à peine le temps de comprendre ce qui se passait qu'elle fut bousculée par Meite, et perdant l'équilibre, s'écroula à côté de l'infirmière, juste à temps pour voir les flammes brûler cette folle à leur place. Elle comprit, le temps que Meite se relève, que son père était tombé sur le lance-flamme, et de toute évidence, le trouvait très pratique. Elle se releva d'un bond dès qu'elle le put, et s'élança droit vers ce dernier. Elle évita de peu en changeant de trajectoire au dernier moment de se retrouver dans le même état que Psycho, et profitant de l'effet de surprise que cela avait provoqué, elle envoya voler le lance flamme dans les airs d'un coup de pied. Comme elle l'espérait, dès qu'il échappa des mains de ce type qui se prenait pour un pyromane, le lance-flamme cessa de cracher du feu, et se contenta d'aller rebondir avec un clong sur le corps inanimé de l'infirmière avant de finir sa course dans le réfectoire.

Bon, ça c'était fait. Par contre, Karine avait un léger problème, maintenant. Elle se retrouvait nez à nez avec le père de Meite, et si ni l'un ni l'autre n'avaient d'armes, l'homme la dépassait de plus d'une tête. Elle en perdit malgré elle son sang-froid, et resta figée à le regarder, terrifiée à l'idée qu'il ait une arme blanche dont elle n'ait pas soupçonné la présence. Mais alors qu'elle devinait à son grand sourire que le père de Meite allait la frapper, le lieu changea en quelques secondes, et ils se retrouvèrent tous les quatre dans un parc, puis le temps qu'ils le réalisent, ils se retrouvèrent dans un manoir. Est-ce que c'était celui qu'ils avaient aperçu au loin? Elle n'en avait aucune idée. Elle était trop ébahie pour raisonner. Mais une voix familière lui ramena les pieds sur terre et lui rappela qu'elle était en danger. L'infirmière s'était remise apparemment, et elle n'avait plus la moindre trace de brûlure. Et détail un peu plus préoccupant, le père de Meite l'avait attrapée par le poignet.

"Qu'est-ce que tu fiches petite peste, ramène-nous tout de suite à l'Insti-

- Meite.

- Non !

- Lâche-moi, patate!"


Pour être sûre qu'il la lâche, Karine, non contente de lui mettre un coup de poing de boxeur dans la figure, lui écrasa en même temps le pied de toutes ses forces. Le résultat ne se fit pas attendre. Le père de Meite poussa un cri de douleur et s'effondra sur l'infirmière qui venait de se relever. L'adolescente rejoignit en quelques foulées la petite blonde, et alors qu'elle se demandait s'il valait mieux la porter une nouvelle fois, la vit s'accrocher à elle. Elle comprit qu'elle préférait ça pour cette fois, et après avoir hoché la tête, courut à toute vitesse pour mettre suffisamment de distance entre elles deux et leurs poursuivants. Enfin ils le deviendraient une fois qu'ils se seraient remis.

Elle suivit les pas de Meite, qui avait l'air de connaître cet endroit, ce qui les mena au bord d'un ruisseau, avec une grotte qui ne lui inspirait pas vraiment confiance. Enfin ce n'était pas logique, après tout, elle n'avait pas peur du noir ou des espaces restreints, et c'était la cachette idéale. Alors d'où lui venait ce mauvais pressentiment? Elle leva la tête instinctivement vers le ciel, et reçut un flocon sur le visage. Elle regarda sa paume ouverte se remplir de neige petit à petit, et elle se figea. Non... Ca ne pouvait pas être...?

"Karine ? Ca va ?"

Karine ne répondit pas, pour la simple et bonne raison qu'elle en était incapable. Les yeux écarquillés, elle fixait sa main, qui était à une vitesse ahurissante recouverte de neige. Recouverte d'un blanc atrocement pur. Elle n'osait pas la lâcher des yeux parce qu'elle savait ce qu'il y avait autour. La tentation de jeter un coup d'œil était forte. Après tout, il n'avait jamais neigé dans sa ville. Elle n'était pas sûre que ce soit vraiment de la neige. Mais elle savait ce qu'elle risquait si elle cédait. Elle tomberait probablement dans les pommes. Rien que de contempler sa paume était à la limite du supportable. A tel point qu'elle n'avait presque pas conscience du froid qui s'engouffrait impitoyablement dans sa veste pour baisser sa température corporelle. Sans parler du fait que bien évidemment, elle était toujours en short.

"Je pense qu'on ferait mieux d'aller chercher de quoi nous couvrir. Faut pas qu'on reste là, par contre, mon père nous retrouvera facilement. Mais j'ai pas non plus envie qu'on finisse congelées, donc."

Karine finit par fermer les yeux, pour ne plus voir tout ce blanc qui lui donnait le tournis, mais la sensation de malaise, même si elle était moins forte, était toujours présente. Rien que le fait de savoir qu'elle était entourée et partiellement recouverte de cette couleur la paralysait presque d'horreur. Elle sentit la main de Meite prendre la sienne, et tenta d'avancer en se laissant guider par l'enfant. Elle savait ses jambes prêtes à se dérober sous elle, et sa conscience prête à s'évaporer en quelques secondes, mais malgré tout, elle tint bon. Il aurait été terriblement facile de se laisser mourir ici de froid pour ne plus avoir à supporter cette souffrance. Mais ça aurait signifié abandonner son père, abandonner Meite. Et c'était absolument hors de question. Elle avait beau être plus un fardeau qu'autre chose dans ce genre de situation, elle pouvait être utile dans les autres. Et qu'importe le prix, être utile, c'était tout ce à quoi elle aspirait. Du moins pour ceux auxquels elle tenait. Et au fond, le contact, la chaleur de la main de Meite dans la sienne fut ce qui fit la différence pour elle entre abandon et combat.

L'adolescente sentit son corps se décrisper un peu, et elle comprit en ressentant soudain le froid de la neige contre sa peau qu'elles étaient arrivées à l'intérieur, et donc qu'elles n'étaient plus entourées par la neige. Elle rouvrit les yeux, et essaya de ne pas montrer à Meite à quel point cette traversée l'avait ébranlée, se contentant de retirer fébrilement la neige qui la recouvrait lorsque la petite blonde eut le dos tourné pour mettre un pull en laine qui avait l'air drôlement chaud.

"Viens par là."

Tiens. Meite avait une idée derrière la tête. Et elle connaissait cet endroit comme sa poche, apparemment. C'était elle qui les avaient amenés ici? Et si c'était sa maison? Karine réalisa qu'elle ne savait pas grand chose sur elle. D'ailleurs, elle en était toujours à se demander pourquoi son père cherchait à la tuer comme ça. Elle avait fait quelque chose de mal, ou c'était lui qui était légèrement fêlé sur les bords? Meite s'était arrêtée devant un mécanisme particulièrement étrange, et paraissait réfléchir à un moyen de l'ouvrir. Mais... Pourquoi se casser la tête à ouvrir cette porte en particulier? Il y en avait tellement d'autres... Karine ne se souvenait même plus de la raison pour laquelle Meite avait voulu qu'elles rentrent. Ah, si... Le froid. Elle voulait qu'elles ne meurent pas de froid, ou quelque chose comme ça.

"Bouge pas, je reviens."

Bon, Meite avait disparu dans les couloirs. Et elle ne se sentait plus la force de lui courir après. Elle se sentait tellement... vidée... Elle se laissa tomber contre le mur à côté de la porte qui intéressait tellement Meite, et regarda avec une grimace ses bandages, tâchés de sang. De toute évidence, si les blessures de l'infirmière avaient guéri, les siennes n'avaient pas eu droit à un tel traitement de faveur. La tête lui tournait, et elle ferma les yeux, sombrant dans un état second, dans lequel il lui arrivait souvent de tomber en cours. Elle restait consciente de ce qui se passait, mais incapable du moindre geste, et récupérait ainsi presque autant que si elle dormait. Et même si se réveiller nécessitait un effort conséquent, c'était possible avec un peu de volonté. Et puis sans ça, elle n'aurait pas tenu longtemps avant de s'endormir involontairement, comme ça lui arrivait souvent quand elle se retrouvait à bout de forces.

"Si on va là-dedans et qu'on referme la porte, Papa ne viendra jamais nous y chercher."

Zut, Meite était déjà de retour. Et elle n'avait pas récupéré assez pour le moment pour pouvoir reprendre conscience. Elle était trop épuisée pour avoir l'envie nécessaire. Et il y avait un problème supplémentaire. Elle savait qu'elle ne pouvait pas se réveiller. Quelque chose l'en empêchait, mais elle ne savait pas quoi. Peut-être un contrecoup à cause de la forte dose de vitamines qu'elle avait prises? Dans tous les cas, elle devina plus qu'elle ne vit (vu qu'elle avait les yeux fermés) la porte s'ouvrir. Mais là, elle comprit qu'elles avaient un gros problème, quand elle perçut une voix trop grave pour être celle de Meite.

"Ne t'enfuis pas.

- Il a raison. J'en ai assez de vous courir après! Obéis aux ordres pour une fois, et suis-moi sans faire d'histoires!"


Karine lutta une nouvelle fois de toutes ses forces pour pouvoir intervenir, en vain. C'était sans espoir, pour elle et Meite. D'ailleurs, elle devina en entendant le bruit de quelqu'un qu'on traîne qu'ils l'avaient faite entrer dans la pièce où elle avait l'air de penser qu'elles seraient en sécurité. De toute évidence, son père avait eu la même idée, et il n'avait pas hésité à s'y cacher en attendant qu'elle trouve le moyen de l'ouvrir. Ou alors il les avait guettées dans le couloir, et l'avait traînée dans une autre salle? Quelle belle différence. Dans tous les cas, ils avaient capturé Meite, et elle se trouvait à leur merci, incapable de la défendre. Sans parler de se défendre elle-même, alors qu'elle était allongée contre le mur, comme endormie. Karine sentit une respiration contre son visage, et quelqu'un lui soulever les paupières pour s'assurer qu'elle était bien inconsciente. Génial. L'infirmière était en train de l'examiner, et elle ne pouvait pas esquisser ne serait-ce qu'un geste pour l'en empêcher.

"C'est bizarre. On dirait qu'elle dort. Mais elle est glacée. Elle doit être en hypothermie. Bon, vous amenez la petite blonde dans votre chambre, et je fais de même avec elle. Et vous ne la tuez pas, compris? J'en ai besoin vivante. Vous savez ce que vous risquez si vous désobéissez.

- Oui, compris."


Tiens, apparemment c'était l'infirmière qui commandait ce petit groupe? Mais elle avait l'air drôlement sûre d'elle. Trop peut-être pour réaliser que le père de Meite ne guettait qu'une occasion pour se débarrasser de tout le monde, elle compris. Enfin en tout cas, il n'avait pas l'air de plaisanter quand il avait menacé Meite avec un fusil et avait essayé de les réduire en cendres. Bon, au moins, l'infirmière, si elle n'avait pas beaucoup de scrupules à leur faire du mal pour arriver à ses fins, n'en avait pas fait son but principal. Elle était toujours à essayer de les ramener dans leurs chambres respectives. Karine espérait juste qu'elle finirait par éliminer l'homme, parce qu'il lui faisait vraiment peur. C'était quelqu'un qui n'avait pas peur de tuer, apparemment, et qui savait parfaitement comment faire.

Karine n'eut pas d'autre choix que de se laisser porter par l'infirmière jusque dans cette fameuse salle, et entendit le cliquetis de la porte qui se referma à clé sur les quatre personnes. Elle sentit qu'on la recouvrait de plusieurs couvertures pour la réchauffer, et espéra de tout son cœur qu'il n'avait été fait aucun mal à Meite pendant qu'elle se trouvait sans défense.

"Elle est trempée. Mais elle finira bien par sécher. Bon, toi! Tu vas nous ramener à l'institut illico presto, ou je me fâche? Et vous, lâchez-la. Vous allez lui faire mal, comme ça. Mais d'où est-ce que vous sortez ce... Posez ce pistolet immédiatement!

- Bougez pas, j'ai un truc à régler."


Karine devinait sans mal le pistolet pointé sur Meite. Alors ça allait se finir comme ça? Tuée par son père dans son ancienne maison, sans personne pour pouvoir l'aider? Mais il y avait encore tellement de choses que l'adolescente voulait savoir... Tellement de questions qui resteraient sans réponse... Non. C'était absolument hors de question. Karine ouvrit subitement les yeux, et se dégageant des couvertures, se glissa comme une ombre dans le dos de l'homme. Elle sortit le scalpel qui était resté dans sa poche, et elle le plaqua soudain contre sa gorge, immobilisant le bras qui ne tenait pas le pistolet de l'autre main pour raffermir sa prise. Elle lui hurla dans les oreilles, pour se venger autant que parce qu'elle était intérieurement folle de rage:

"PERSONNE NE BOUGE! TU LACHES TON PISTOLET OU JE TE JURE QUE JE T'EXPLOSE, COMPRIS?!"

Il lâcha son pistolet, et ramena son bras libre le long de son corps, comprenant visiblement qu'il avait perdu son avantage, et qu'à un contre trois, il n'avait aucune chance. Mais il restait calme. D'un calme juste terrifiant. Karine devinait, même si elle était dans son dos pour le moment, son sourire de psychopathe qui n'a pas peur de la mort.

"Tu attends quoi? Je sais que tu en as envie.

- Je ne suis pas comme vous.

- Tant mieux.

- Shit...!"


Karine sentit les doigts de l'homme lui broyer les siens, et sous le coup de la douleur, elle relâcha son emprise sur son bras et le scalpel qui lui avait entaillé sa paume, déjà en sale état. Ce dernier atterrit dans la paume ouverte du père de Meite, qui lui saisit sa main blessée, avec visiblement l'intention de lui faire payer chèrement son erreur. Mais comme Karine n'avait aucune envie de perdre une main, elle fit ce qu'elle faisait lorsque toute situation lui échappait. Alors qu'il la tirait en avant, elle utilisa la force et le poids de l'homme à son avantage pour l'envoyer voler d'une prise de judo dans la fenêtre. Il relâcha naturellement son bras sous le coup de la surprise, et traversa la vitre comme s'il s'était agi de papier. Karine sourit en regardant sa main, et ramassa le scalpel. Lorsqu'elle se releva, son sourire disparut en sentant une douleur surgir dans son bras gauche. L'infirmière venait d'y planter une seringue. L'adolescente eut un soupir exaspéré, et lui lança un regard profondément ennuyé.

"Et merde... Vous faites chier, vraiment."

Elle vit le sol se rapprocher à une vitesse vertigineuse, et se retrouva allongée au sol, semi-consciente une nouvelle fois, mais cette fois contre sa volonté, l'esprit embrumé par les tranquillisants. Les yeux mi-clos, elle vit l'infirmière, ou plutôt ses chaussures se diriger vers celles qu'elle devinait appartenir à Meite.

"Bon, alors tu coopères ou je te mets dans le même état que ta copine? Ramène nous à l'institut, avant que ton père ne revienne pour nous faire la peau à tous les trois."

Pour la première fois de la journée, cette cinglée faisait une remarque censée. Karine aurait applaudi ironiquement, si elle avait pu. Enfin, à défaut de pouvoir, elle se promit de lui donner un rendez-vous avec le plateau en métal dès que possible. Non. Elle n'était pas du tout rancunière.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 14 Déc - 8:45


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.

... Et merde.
Je pensais pourtant que c'était une bonne idée. Mais finalement, je crois qu'on aurait mieux fait de rester dehors, à geler dans le froid. Au moins, on serait loin de ces deux-là. Loin de papa, et de Psycho. Parce que là, on est dans la grosse bouse bien dégueulasse.

« Ne t'enfuis pas.
- Il a raison. J'en ai assez de vous courir après ! Obéis aux ordres pour une fois, et suis-moi sans faire d'histoires !
- ... »

Karine dort à moitié. Si elle dort pas complètement. Et à deux contre un, je suis mal partie. Je suis peut-être folle, mais tout de même raisonnable. Si mon père a un autre pistolet, je suis cuite. Dans tous les cas.
Il va me descendre, de toute façon, alors pourquoi me traîner si brutalement dans la chambre de maman ? La chambre qui avait toujours été tabou, celle dans laquelle il ne voulait jamais entrer, et m'avait toujours défendue d'aller. La chambre qui semblait lui rappeler trop de souvenirs pour les supporter, la chambre qui avait été élevée au rang de lieu sacré.
Pourtant, il semblait fermement décidé à me tuer dans ce lieu sacré. Ce lieu auquel il tenait tant. Et je suis sûre que si l'après-mort existe, et que maman nous voit, elle n'aimerait pas que sa chambre soit tachée de sang. Non, c'est clair qu'elle n'aimerait pas.

« Alors c'est ça ? Tu vas me descendre dans la chambre de maman ? Dans cette chambre que tu vénérais ? Au milieu des beaux souvenirs ?
- Ferme-la. »

Parce que tu crois que je vais la fermer ? Tu rêves, mon vieux. Tu as beau être mon père, je ne crois pas te devoir quoi que ce soit. Tout ce que je sais, je l'ai appris par moi-même. Tu as aussi abandonné ma garde en me confiant à un institut pour enfants à problèmes. Et tu crois que je vais encore t'écouter alors que tu veux ma mort ?
Non.
Tu n'as pas le droit de décider si j'ai le droit de vivre ou pas. Personne n'a le droit de décider du droit de vie des autres. Personne.

« Non. Comment est-ce que tu penses que maman réagirait si elle te voyait, sur le point de tuer ta propre fille, dans sa chambre en plus ? Est-ce que tu penses qu'elle serait heureuse de voir le m-... la personne que tu es devenue ?
- Elle serait heureuse. Parce que tu l'as tuée, après tout. »

... Alors c'était ça ? C'est ça, la raison pour laquelle tu me hais tant, la raison pour laquelle tu veux ma mort ? Une vie pour une vie ? Mais comment veux-tu que je fasse ? Je ne sais même pas ce que j'ai fait. Et je sais aussi que la mère choisit qui sauver en cas de problème. Et elle a choisi de me sauver moi. Etait-ce pour que mon père me croie responsable et me tue après ? Ca n'a aucun sens. Aucun.
En surface, il y a du sens. Et mon père est trop aveuglé pour comprendre ce qu'il y a dessous. Que puis-je faire, maintenant que je sais ? Rien. Je ne peux rien y faire.

« Elle est trempée. Mais elle finira bien par sécher. Bon, toi ! Tu vas nous ramener à l'institut illico presto, ou je me fâche ? Et vous, lâchez-la. Vous allez lui faire mal, comme ça. Mais d'où est-ce que vous sortez ce... Posez ce pistolet immédiatement !
- Bougez pas, j'ai un truc à régler. »

Oh, vraiment ? En plus, devant Psycho et Karine ? C'est affreux. Au fond, c'est peut-être ma faute si papa est devenu un tel monstre. Hein.
Mais ce n'est pas ça qui va m'empêcher de vivre. Je n'ai pas envie de mourir. Seulement, avec un pistolet pointé sur la gueule, je n'y peux pas grand-chose. C'est bête, hein. Je ne peux rien faire d'autre que de me laisser assassiner par mon propre père, dans la chambre de ma mère.

« PERSONNE NE BOUGE ! TU LACHES TON PISTOLET OU JE TE JURE QUE JE T'EXPLOSE, COMPRIS ?!
- Tu attends quoi? Je sais que tu en as envie.
- Je ne suis pas comme vous. »

Karine... Il va me poursuivre jusqu'au bout du monde, de toute façon. Mais... Il a lâché le pistolet ? Oh. On a peut-être une chance. Infime. Minuscule. De pouvoir s'échapper.

« Tant mieux.
- Shit...!
- Karine ! »

... Ow. Karine est douée. Elle vient de faire passer papa par la fenêtre. Oui. Par la fenêtre. On a donc cinq bonnes minutes pour se barrer d'ici. Illico presto. Seulement, dehors il fait froid, et... Oh, non. Il reste Psycho, et elle non plus elle n'est pas prête à abandonner la partie. Elle veut absolument nous ramener dans nos chambres. Mais elle était pas obligée d'endormir Karine ! Et merde, elle s'approche de moi... Ah bha non...

« Bon, alors tu coopères ou je te mets dans le même état que ta copine? Ramène nous à l'institut, avant que ton père ne revienne pour nous faire la peau à tous les trois.
- Vous en faites pas pour ça. C'moi qu'il veut, et il ira pas jusqu'à vous tuer si vous n'essayez pas à votre tour de le faire. Sinon, je veux bien nous ramener à l'Institut, seulement il y a un petit problème. Je n'ai aucune idée de comment faire.
- Tu nous a bien amenés ici oui ?! Alors tu nous ramène illico presto, ou je te balance par la fenêtre avec ton père !
- Vous ne le feriez pas. »

Aha. Un point pour moi. En attendant, je peux essayer de faire comme à l'Insitut. Demander très fort au manoir de nous ramener à l'Institut. Alors, j'essaie. Sauf que ç'a pas l'air de marcher. Pas du tout, même, vu que j'entends les pas de papa dans le couloir. Bon, je ferais mieux de...
... Mais où sont passées Psycho et Karine ?
Oh non. Ne me dites pas que je les ai renvoyées à l'Institut et que le manoir m'a retenue parce que j'ai habité ici... Et papa qui est dans le couloir ! Ouuuh, ça sent le roussi. Le roussi, moi je dis. Bon, faut que je trouve une cachette. Une cachette efficace. Je me souviens que quand je me prenais à fouiner, je me mettais dans une petite alcôve du placard. Et il me trouvait pas. Je devrais m'y remettre, ça devrait marcher. Ok. Voilà.
Ouf, juste à temps. Fais le moinnns de bruit possible, maintenant.
...
...
...
Ouuuuuuuh. Il est reparti !
Bon, maintenant faut que je-

« Ah ! Trouvée. Ne fais plus un geste. Je vais tirer. »

OHMYFUCKINGGOOOOOOD.
I'm in one of a huge trouble now.
Scheiße ‼
Bon alors Meite. Tu réfléchis vite. Maintenant. De suite. Faut trouver une solution. Toute seule. Y'a pas Karine pour t'aider, maintenant. Ok ? Alors tu bouges. BOUGE ‼
...
Heureusement qu'il y a un mètre de neige dehors. Parce que sinon, je crois que j'aurais déjà une jambe de cassée. Et j'ai plein de verre dans la peau. C'est toujours mieux que de crever. Maintenant tu cours. Et tu vas t'abriter. TOUT DE SUITE !
...
En fait je vais plutôt me cacher dans la neige. Comme ça il pourra pas me viser. Parce qu'il tire dans le vide, là. On va espérer que je vais pas me faire toucher. Le couvert des arbres. Vite.
Et si je montais dans un arbre ? Bonne idée. Il pensera pas à regarder au-dessus de sa tête. Faut déjà que j'arrive à monter dans l'arbre sans me casser la figure, ce qui relève de l'exploit.
Essai n°1. Echec total. Purée.

« REVIENS ICI DE SUITE PETITE PESTE ‼ TU NE PAIES RIEN POUR ATTENDRE ‼ »

Essai n°2. Second échec total. Faut que je fasse quelque chose. Pour arriver à coordonner mes bras et mes jambes. Sinon j'y arriverai jamais. Attends, il y a un arbre avec une pierre là-bas. Ca sera plus simple.
Essai n°3. J'ai failli y arriver. Encore un peu !
Essai n°4. Papa est proche, je suis dans la mouiiiise. Remonte, Meite, Monte dans ce foutu arbre de merde !
Essai n°5. Ooooh, shit. C'était chauuuud. Il vient de passer dessous. Et moi, je crois que je vais rester là, le temps qu'il se calme. J'ai un peu froid, mais le pull est pas assez mouillé pour qu'il me réchauffe pas un peu.
Je vais attendre. Jusqu'à ce que j'aie trop froid pour rester là.

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mer 18 Déc - 2:41


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




"Vous en faites pas pour ça. C'moi qu'il veut, et il ira pas jusqu'à vous tuer si vous n'essayez pas à votre tour de le faire. Sinon, je veux bien nous ramener à l'Institut, seulement il y a un petit problème. Je n'ai aucune idée de comment faire.

- Tu nous a bien amenés ici oui ?! Alors tu nous ramène illico presto, ou je te balance par la fenêtre avec ton père !

- Vous ne le feriez pas."


Karine vit l'infirmière s'immobiliser à quelques pas de Meite, et fut soulagée de voir qu'en effet elle n'avait pas l'intention de faire du mal à la petite blonde. Elle ferma les yeux malgré elle, à bout de forces et de nerfs. Le père de Meite ne mettrait pas beaucoup de temps avant de revenir, elle le savait. Et elle était sous tranquillisants. De toute manière, elle était tellement épuisée qu'elle se demandait encore comment elle avait fait pour envoyer l'homme voler comme ça sans s'endormir instantanément en l'immobilisant. Elle ressentit un changement, et les rouvrit, réalisant qu'elles se trouvaient dans l'infirmerie. Ca voulait dire que Meite avait réussi?

Karine comprit rapidement que ce n'était pas aussi simple que ça. Elle avait beau être toujours en partie dans les vapes, elle savait encore compter. Et deux pieds, ça faisait une personne, pas deux. Et quelque chose lui disait que malheureusement pour elle, ce n'était pas Meite. Peut-être parce que cette personne était en train de faire les cent pas depuis une bonne minute, sans s'être cassé la figure une seule fois? Et puis, étant donné qu'elle parlait en même temps, il n'y avait pas vraiment de suspense. La voix de l'infirmière n'avait rien à voir avec celle de Meite.

"Quelle petite peste! Elle s'est bien moqué de moi! "Je sais pas comment faire...", tu parles! Ouh, elle ne paie rien pour attendre! Si je l'attrape, elle va passer un sale quart d'heure!"

Karine leva les yeux au ciel, du moins au plafond blanc de l'infirmerie, et gémit doucement en commençant à remuer. La voix aigue de cette hystérique lui vrillait dans les oreilles. Enfin le seul point positif, c'était que les effets de la piqure étaient en train de se dissiper. Ce n'était qu'une question de minutes, et elle pourrait se relever. Dommage que l'infirmière ne soit pas disposée à attendre. Elle l'entendit, et réalisant qu'elle n'était pas la seule à avoir été téléportée, elle saisit l'adolescente en passant ses bras sous ses épaules, et la soulevant, elle la fit s'assoir sur un des lits de la pièce.

"Toi! Je sais que tu t'es téléportée pour chercher la blonde au nom imprononçable la première fois, quand elle a disparu en haut des escaliers. Ramène-nous à ce manoir!

- Lâchez-moi, vous me faites mal!

- Oh, arrête de jouer la comédie, ça ne marche pas avec moi! Tu n'es pas blessée, sans ça tu n'aurais jamais pu essayer de m'assommer ou quoi que ce soit d'autre!

- Ah oui? Et ça c'est quoi?

- Oh..."


Bon, au moins, en voyant ses bandages ensanglantés, lorsqu'elle avait remonté les manches de sa veste et montré ses paumes, l'infirmière l'avait lâchée. Bon, c'est vrai que ça faisait beaucoup de sang pour de si petites blessures. Karine doutait qu'il soit réellement possible de tenir debout après en avoir perdu autant. Et puis en même temps, si l'infirmière avait guéri instantanément de graves brûlures, pourquoi pas? Par contre, le regard de cette dernière ne lui disait rien qui vaille. Si elle en avait été capable, elle aurait déguerpi à toute vitesse, loin de cette dingue et de tout ce blanc écœurant. Encore quelques petites minutes...

"Comment tu t'es fait ça? Attends deux secondes, je dois avoir de quoi arranger...

- Non! Enfin... On perd du temps! Ca ne sert à rien, ce n'est pas un meilleur bandage ou quoi que ce soit qui va changer quelque chose. Mais si on n'agit pas rapidement, Meite va se faire tuer par son dégénéré de père qui la hait pour je ne sais pas quoi...!"


Karine s'interrompit en voyant l'air gêné de l'infirmière, et fronça les sourcils. Mais bien sûr. Elle savait, elle. C'était peut-être même elle qui l'avait appelé pour l'aider. Et puis elle avait accès aux dossiers des pensionnaires. L'adolescente se laissa glisser du lit jusqu'à sentir le sol sous ses pieds, et se tint debout péniblement en s'agrippant au mur. Comme elle l'espérait, l'infirmière se rapprocha pour l'empêcher de chuter, au cas où, et Karine put se retrouver assez proche d'elle pour soudain la saisir par son col. Elle avait encore assez de force pour le faire, et tenir l'infirmière à sa merci. Si elle lui mentait, elle le saurait, et pourrait le lui faire regretter. Et vu la lueur de panique qui brillait dans les yeux de cette cinglée, elles étaient deux à le savoir.

"Dites-moi... Pourquoi le père de Meite cherche-t-il à la tuer? Vous le savez, pas vrai? Et ne mentez pas, non seulement je le verrai, mais en plus cette information pourrait me permettre de la sauver.

- Je crois que ça a un rapport avec sa mère... Elle est morte à sa naissance, en tout cas. Et puis il n'arrêtait pas de marmonner quelque chose en rapport avec une "vengeance juste", ou quelque chose comme ça. Ce n'est qu'une hypothèse...

- Bon, me faut quelque chose pour me défendre contre ce cinglé. Et je ne peux pas vous emmener, je ne pense pas que j'arriverai à le faire. Comprenez-moi, je ne peux pas souhaiter vous emmener avec moi quelque part, c'est juste impossible. Faites ce que vous voulez de votre côté. Je reviens avec Meite.

- Attends, qu'est-ce qui me dit que tu ne vas pas aller ailleurs, hein?!"


Sans prendre le temps de lui répondre, Karine la relâcha, la laissant tomber en arrière, et saisit le lance flamme qu'elle avait repéré pendant qu'elle parlait. Elle se concentra de toutes ses forces sur le hall du manoir, le visualisant aussi précisément que possible, avant de souhaiter s'y trouver. Elle s'effondra sur le sol dur et froid du hall, et ne put retenir un sourire. Mais elle ne le garda pas longtemps lorsqu'elle remarqua que le lance flamme était resté à l'infirmerie. Elle allait devoir trouver autre chose pour se défendre si elle tombait sur le père de Meite. Elle aperçut alors celui-ci par la fenêtre, en train de courir dans tous les sens. Elle détourna rapidement les yeux, horrifiée par l'image de cette étendue de blanc pur qui était resté imprimé sur sa rétine. Mais il y avait quelque chose, un détail qui était primordial. Elle avait vu dans un arbre une silhouette blonde qu'elle connaissait bien. Et si lui aussi la voyait, elle était fichue. Il fallait qu'elle sorte. Mais comment pouvait-elle être utile si elle risquait de s'évanouir rien qu'en ouvrant les yeux.

Elle parcourut la salle du regard, et celui-ci fut accroché par un objet suspendu au porte-manteau, bien en évidence. Les objets pouvaient-ils se téléporter ici aussi? Bonne question. Mais en tout cas, celui-ci allait lui être très utile. Et elle n'avait pas le temps de chercher plus longtemps. Elle venait de mettre les lunettes de ski orange sur son nez, quand un cri lui glaça le sang.

"Ah ah! Je te vois! Ne bouge pas, j'en ai assez de te courir après!"

Karine se précipita à l'extérieur, et courut comme elle le pouvait vers le père de Meite, qui pointait son pistolet vers les branches de l'arbre où elle se trouvait, en s'avançant vers ce dernier. Seulement ce n'était pas évident de courir à travers un bon mètre de neige, encore plus quand on avait à peine assez d'énergie pour parvenir à marcher droit. L'adolescente trébucha inévitablement sur de la neige plus dure que le reste, et s'effondra en avant dans la neige. Ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait dans la journée, mais cette fois, il y avait une terrible différence. Cette fois, elle n'était pas choquée par sa phobie au point de ne plus avoir conscience de son environnement. Elle savait qu'elle était entourée par du blanc, mais au travers des lunettes colorées, celui-ci n'était plus qu'un beau orange fluo. Mais surtout, désormais, elle pouvait sentir à nouveau le froid mordant du vent glacé et de la neige. Et le fait qu'elle soit toujours en short, en débardeur avec une veste légère sur les épaules n'arrangeait pas vraiment les choses.

"AAAHHHH!!!! C'est froid!!!"

Elle fit un bond en arrière comme si elle s'était pris un coup de jus, et s'empressa de chasser la neige qui était restée accrochée à elle, en contact direct avec sa peau. Le reste attendrait. Elle n'avait pas pu retenir un cri qui avait du alerter le père de Meite, mais elle avait fait ce qu'elle avait pu pour se retenir. Oui, elle s'était retenue. Sans ça, tout son répertoire de jurons y serait passé. Elle grimaça en remarquant les traces rouges qu'avaient laissé ses mains sur la neige, mais la saisit malgré tout à pleine mains, et parce qu'il lui était évident que le temps qu'elle atteigne Meite, celle-ci ne serait plus de ce monde, elle entreprit de lancer des boules de neige à son père. La première passa en sifflant à quelques centimètres de son oreille, mais la seconde le toucha en pleine figure. Karine avait beau être épuisée, elle avait toujours assez de force pour que ce simple coup fasse reculer le père de Meite de plusieurs pas. Deux autres boules de neige suivirent, et atteignirent elles-aussi leur but. L'homme eut le réflexe de porter ses mains à son visage pour se protéger, et laissa tomber son pistolet dans la neige.

Karine se figea alors, en le voyant le chercher dans la neige, en vain. De toute évidence, il était introuvable. Il s'était peut-être même téléporté? Dans tous les cas, c'était inespéré. Elle n'avait aucun but en lui lançant des boules de neige comme ça. C'était juste la seule arme qui lui était apparue, et plus un moyen de gagner du temps qu'autre chose. C'avait été purement et simplement un geste de désespoir. Mais c'était drôlement efficace. Elle profita de ce retournement de situation pour s'avancer péniblement à travers la neige vers Meite. Elle s'arrêta au pied de l'arbre, s'appuyant de tout son poids contre. La buée qui se formait devant sa bouche était beaucoup trop irrégulière. Elle ne tiendrait plus très longtemps. Il était presque surprenant qu'elle soit encore debout à ce stade. Mais elle ne pouvait pas se permettre d'abandonner. Meite était là, en haut, et l'adolescente savait qu'entre elle et son père, le seul obstacle qui se dressait désormais, c'était elle.

D'ailleurs, le père de Meite semblait l'avoir compris, parce qu'il avait cessé de chercher son pistolet, et la regardait. On aurait dit qu'il la jaugeait. Enfin elle ne devait pas paraître bien menaçante, comme ça, tremblante de froid et peinant à se maintenir debout. Sans parler des énormes lunettes de ski orange qui devaient la faire passer pour une débile. Au prix d'un nouvel effort, elle se tourna face à lui, et serrant ses poings sans tenir compte de la douleur, elle les brandit en avant comme un boxeur qui se mettrait en garde en attendant son adversaire. Le message était clairement une menace, mais la peur brillait malgré tout dans ses yeux. Ce n'était que du bluff. Elle n'était certainement pas en état de se défendre, encore moins d'attaquer qui que ce soit. Et elle devinait que personne n'en serait dupe longtemps.

"Laissez Meite tranquille! Si vous osez vous approcher, je vous jure que je vous frapperai sans hésiter cette fois! Et je peux très bien vous tuer d'un coup, pas besoin d'arme pour ça!"

L'adolescente s'interrompit, et laissa échapper un hoquet de stupeur en sentant ses genoux céder. Elle tomba à genoux dans la neige, et dut se retenir pour ne pas crier, tant l'accumulation de messages de douleur était difficilement supportable, entre ses blessures, le froid, et la présence du blanc. Elle reprit malgré tout, en faisant tout son possible pour empêcher sa voix de trembler.

"Vous ne pouvez pas lui en vouloir pour si peu! Moi aussi j'ai "tué" ma mère, ce n'est pas pour ça que mon père m'a détesté! Au contraire! Meite est la dernière chose qui vous reste d'elle! Et vous avez besoin d'elle si vous voulez supporter son absence, tout comme j'ai besoin d'elle! Sans elle... Je ne supporterai pas d'avoir la mort de quelqu'un d'autre sur la conscience! Alors si vous voulez toujours la tuer, d'accord! Mais il vous faudra me tuer d'abord!"

Karine se tut finalement, le souffle court à cause de l'effort qui lui avait été nécessaire pour quelque chose d'aussi simple que ces quelques paroles, puis défia le père de Meite du regard, pour bien lui faire comprendre qu'en état ou pas, elle était prête à se battre. Et puis avec un peu de chance, l'infirmière serait tellement en colère toute seule dans l'institut qu'elle trouverait le moyen de les rejoindre. Et dans ce cas, il lui suffisait de gagner du temps en l'attendant. Oui. On pouvait toujours rêver.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mer 18 Déc - 8:54


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


« Ah ah ! Je te vois ! Ne bouge pas, j'en ai assez de te courir après ! »

Eeeet merde ! Faut que je dégage de là ! Vite fait ! Tant qu'il n'y a personne, je peux courir autant que je veux. Avec un peu de chance, il finira par se lasser. Bon écoute.
Meite, tu sais, quelque part, tu peux tenir debout. Hein ? Tu peux le faire. Tu peux faire des trucs géants. Il suffit juste d'y croire. D'y croire dur comme fer. Regarde. Tu peux te redresser, sur une branche. Et tenir debout dessus, sans tomber. Et maintenant, tu vas pouvoir passer sur celle d'à côté. Le plus vite possible, ce serait encore mieux. Voilà. Et celle d'après est toujours assez solide. Ne tombe pas. Si tu tombes, tu crèves. C'est aussi con que ça. Aussi con que ça !
Attends deux secondes...

« Karine...? »

Oh mon dieu. Karine est revenue ?! Elle a l'air morte de fatigue ! Et elle balance des boules de neige à Papa ! Mais elle est devenue folle ? Elle va se faire descendre ! Enfin frapper quoi. Quoique. Il a lâché son pistolet. Je ferais mieux de faire quelque chose. Je peux pas déguerpir, Karine est dans un sale état et ce sera encore pire si je me barre. Arrête de te forcer, Karine. C'est pas comme ça que tu vas arrêter Papa. Je pense pas qu'il soit convaincu par ton air faussement supérieur. Tu as beau dire que tu peux le tuer facilement... Regarde, tu ne tiens même plus sur tes genoux ! Faut pas te forcer comme ça, c'est dangereux !

« Vous ne pouvez pas lui en vouloir pour si peu ! Moi aussi j'ai "tué" ma mère, ce n'est pas pour ça que mon père m'a détesté! Au contraire ! Meite est la dernière chose qui vous reste d'elle ! Et vous avez besoin d'elle si vous voulez supporter son absence, tout comme j'ai besoin d'elle ! Sans elle... Je ne supporterai pas d'avoir la mort de quelqu'un d'autre sur la conscience ! Alors si vous voulez toujours la tuer, d'accord ! Mais il vous faudra me tuer d'abord ! »

...
...
...
Hein ?
D'accord. Il faut vraiment que je fasse quelque chose. Je sais bien que Karine me considère comme sa soeur. Je sais bien qu'elle tient à moi. Qu'elle veut me protéger. Qu'elle fait tout pour. Et puis moi aussi, je tiens à elle. Alors pas question que je laisse Papa lui faire du mal. Pas question. Mais Papa est aussi borné qu'un objet. Quand il a décidé de faire quelque chose, il lâche pas. Et il a l'air de croire Karine. Sur le fait de devoir la tuer pour pouvoir avoir ma propre peau. Alors non. Je ne te laisserai pas faire, Papa. Jamais. Jamais, tu entends ?

« C'est pathétique. Regarde-toi, à genoux dans la neige. Tu oses me dicter ma conduite ? Soit. Tu me demandes ouvertement de te tuer ? C'est beau, le sacrifice. Mais ce n'est pas glorieux à mes yeux. Cela ne fait qu'une personne de moins sur terre. Enfin, tu l'auras voulu.
- Papa. »

Ok. Première chose de faite. J'ai attiré son attention. Bon, je commence quand même à avoir froid, et euh... Bon, tant pis. La neige est assez épaisse pour amortir ma chute. Donc je vais descendre en mode suicide. Tant pis.
Bon. Maintenant que ça c'est fait, faut que je m'occupe de papa. Faut que j'arrive non seulement à lui enlever son envie de tuer Karine, mais, plus difficile, lui enlever son envie de me tuer moi. Doit y'avoir une idée familiale là... Qui me dit que même si je l'empêche de tuer Karine et qu'il me tue moi, ça n'aura servi à rien. On vit pour ses amis. On vit pour les personnes qui sont dans notre coeur. On ne meurt pas pour elles. Ca ne fait que les rendre triste. Les rendre triste ‼

« Karine a raison. Je suis un petit bout de maman. La seule chose vivante qui reste d'elle.
- Cela n'excuse pas le fait que tu l'aies tuée.
- Je ne l'ai pas tuée. Elle a décidé de me sauver. »

Faut pas que je dise "je crois". Non parce que, j'ai beau dire ça, en fait je n'en ai aucune idée. c'est ce dont je me suis persuadée depuis toutes les années pour oublier le fait que Papa me déteste justement parce que Maman n'a pas survécu à l'accouchement. Je me suis persuadée que quelque part, maman n'est pas contente des agissements de Papa, et voudrait que je sois heureuse... Parce que, apparemment, les parents sont censés vouloir le bonheur de leurs enfants. C'est ce que l'on voit dans les films... Ce n'est peut-être qu'un utopie, quelque part, mais si papa croit en cette utopie comme j'y ai cru, alors peut-être qu'il se rendra compte que ce qu'il s'apprête à faire de son plein gré n'est pas du même niveau que ce que j'ai plus ou moins fait sans même m'en rendre compte ou l'avoir voulu il y a tant d'années.

« Tu l'as tuée.
- Tu es borné, papa. Comme toujours. Peut-être que je l'ai tuée. En fait, je n'en sais rien. Et tu sais pourquoi ? Parce que je ne peux pas m'en souvenir. Je ne peux tout simplement pas l'avoir fait de mon plein gré.
- Tu l'as tout de même tuée. »

Quand je disais qu'il n'était pas prêt à abandonner la partie... Au moins je gagne du temps, déjà c'est pas si mal. Le temps que je pourrais mettre à trouver une solution. Ok, alors je vais essayer un truc stupide. Je suppose que ça ne marchera pas, mais bon. Je pense qu'au point où j'en suis, je n'ai plus grand chose à perdre. Si jamais ça ne marche pas, tant pis. Je tenterai autre chose avant qu'il ne m'étrangle.

« Vas-tu pleurer ? »

Aha. Regarde interloqué. Première victoire. Mais plus je me rapproche du but, et plus il va péter les plombs s'il se rend compte du manège. Et jusque là, je n'ai jamais réussi à atteindre mon but. J'ai essayé, pourtant.

« Vas-tu pleurer, après m'avoir tuée ? Parce que je suis maman. Je suis toi, et je suis maman, les deux à la fois.
- Tu n'es personne.
- Si je n'étais personne, je ne te parlerais même pas. »

Ouah. J'ai jamais dit un truc comme ça à mon père. Je crois que j'en peux plus, après tout. De l'ignorance. De la haine. De l'ignorance, surtout. Mais je crois bien que je préférais l'ignorance totale à cette envie farouche de m'ôter la vie. Parce que dans l'ignorance, je pouvais encore me construire une utopie sur lui. Alors là, il n'apparaît que comme un monstre. Mais quel monstre ! D'ailleurs, il ne sait même pas quoi dire.

« Tu veux me tuer, parce que tu préfèrerais oublier maman que d'avoir à supporter la douleur de l'avoir perdue ? Mais en me tuant, tu te tues aussi toi-même.
- Ta gueule.
- Non. Je ne veux pas mourir. Tu ne veux pas mourir non plus. Et oublier maman, c'est la faire disparaître.
- Qu'elle disparaisse, alors.
- Alors pourquoi me tuer ? Si tu veux l'oublier, tu n'as qu'à partir loin. Si tu ne veux plus me voir, alors pourquoi être revenu ? »

Je crois que j'ai du sang dans les mains. A force de serrer les poings. Au fond, je sais que mon père me hait. Mais il reste mon père. Et malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de l'aimer. Mais s'il doit me tuer, alors je pense que ce serait mieux, pour lui. Bien sûr que j'aurais toujours préféré qu'il me voie comme une fille, et pas comme l'assassin de maman. Mais je ne veux pas mourir non plus. Contrairement à lui, je ne tente pas d'effacer les souvenirs. C'est comme qui dirait la solution la plus simple et la plus efficace. Alors pourquoi est-il revenu ?
Ce regard... Oh, non, je l'ai perdu. Flûte ! Il va charger, je sens. Vite, Meite, trouve autre chose ! Et j'ai bien du sang dans la main ! Euh, euuuuuuuh. Ok.

« Pourquoi ? »

Tiens, il s'est arrêté ? Ok, j'ai une petite chance alors. Parce que depuis tout à l'heure il y a quelque chose de bizarre. Ok. Il faut que ma voix ressemble à celle de maman. Je n'ai aucune idée de ce à quoi elle ressemblait, mais il faut qu'elle lui ressemble. Il faut que Papa puisse le croire. J'ai. La. Voix. De. Maman.

« Pourquoi tu veux la tuer ?
- ... Qu-
- Pourquoi tu veux nous tuer ? »

On dirait que ça marche. Ne perds pas le fil. Encore un peu plus, il va craquer. Il va craquer !

« Je... Te venge...
- Non. Tu nous détruis.
- Mais...!
- La vengeance a beau être un plat qui se mange froid, souvent, elle n'apporte rien. »

Ok. J'ose jeter un coup d’œil...? Il n'y a plus aucun bruit. Il ne bouge plus. Ah si, un gémissement. Un gémissement ? C'était certainement pas Karine. Bon.
Ah.
J'ai gagné ?
A genoux dans la neige, et l'air défait. Peut-être que je devrais rester de dos. Ça pourrait casser la magie. Ok. Alors je fais quoi, maintenant ? Je vais attendre un peu. Voir ce qu'il se passe. Mais... Il ne se passe rien. Et je commence sérieusement à avoir froid. Ok, un autre coup d’œil.
...
Il est parti ?
Tant mieux. Je suppose. C'est bizarre tiens. J'en regretterais presque qu'il ne soit plus là. Han, non, je pleure. Heureusement, que je suis toujours de dos. Au moins Karine ne me voit pas. En parlant de Karine...
Bon allez. C'est pas grave. Sèche tes larmes avant qu'elles ne gèlent. Tu as une soeur à ramener, à remettre sur pieds et à réchauffer. Jolie pensée. J'espère toujours que je pourrai être utile quelque part.
Allez, viens. On va pas rester dans la neige. C'est con. Voilà. Le manoir est déjà beaucoup plus chaud. Tiens, je peux retourner dans la chambre de maman. J'ai cru y voir la silhouette de papa... Mais il est parti, maintenant. Je sais pas comment je peux en être aussi sûre, mais il est parti. Bon. Euh, un tas de vêtements. Pantalon, tee-shirts, et un gros pull en laine. Tiens, il est exactement comme le mien, juste un peu plus grand...
Et une couverture bien chaude, aussi.
Je passe me changer. J'ai froid aussi, le pull est tout mouillé maintenant. voilà. Tiens Karine. De quoi te réchauffer. Bon. Et maintenant ? Je suis exténuée aussi. Karine m'a fait drôlement peur. Tu peux pas savoir...

« Karine... Du bist doof... »

Ouah, je suis crevée. Absolument morte. J'ai envie de pleurer tellement j'en peux plus. D'ailleurs ça va pas tarder, si ça continue. J'en peux plus.

« Tu es folle ! J'ai cru que tu allais y passer ! Tu es suicidaire ou quoi ? On vit pour les gens qu'on aime, bon sang, on vit ! »

Imagine... Si j'avais fait la même chose. Si j'avais dit "Laisse-la tranquille, tue-moi." C'était si facile ! J'aurais pu, à chaque fois, le dire ! Imagine si je l'avais fait. Je serais morte. Toi vivante. Tu serais triste. Je ne serais plus là. S'il t'avait tuée, je serais triste. Et tu ne serais plus là.
Alors quel est l'intérêt ? Ca y est, je pleure. Et j'ai du sang sur la main, à force de m'être enfoncé les ongles dans la paume. Ca va, je peux me calmer. c'est fini, maintenant, hein ? Allez, un petit sourire, Meite. Un beau sourire à ta soeur de coeur.


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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Jeu 19 Déc - 8:31


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine sentit un frisson la parcourir. Le froid y était pour quelque chose, mais c'était plus un frisson de peur qu'autre chose. Parce que le père de Meite était en train de s'avancer vers elle, et l'adolescente n'aimait pas, mais alors pas du tout son regard.

"C'est pathétique. Regarde-toi, à genoux dans la neige. Tu oses me dicter ma conduite ? Soit. Tu me demandes ouvertement de te tuer ? C'est beau, le sacrifice. Mais ce n'est pas glorieux à mes yeux. Cela ne fait qu'une personne de moins sur terre. Enfin, tu l'auras voulu."

Karine sentit la terreur l'envahir et la paralyser progressivement. Il n'allait quand même pas vraiment la tuer, si?! Il était à portée de mains, un geste aurait suffi pour l'envoyer rouler au sol, et elle en connaissait une bonne dizaine qui lui aurait juste pris une seconde à réaliser, mais elle en était incapable. Ses muscles étaient juste tétanisés. Mais si son corps était hors service, son esprit fonctionnait encore à plein régime. Parce que les paroles de cet homme l'avaient ébranlée. Oui, elle était pathétique, mais elle le savait parfaitement. Elle l'avait toujours su. Elle passait sa vie à essayer de protéger ses proches, alors qu'elle savait pertinemment qu'elle en était incapable. Elle n'avait jamais été capable de se défendre elle-même, malgré la carapace qu'elle s'était forgée et ces sports de combat qu'elle maîtrisait. Parce qu'elle était et resterait toujours faible, malgré tous ses efforts.

Mais petit à petit, elle reprit son détachement habituel, et toute la crainte qu'elle avait éprouvée s'évanouit progressivement, comme un mauvais souvenir, comme si elle n'avait jamais existé. En fait, finalement, elle se demandait plus comment le père de Meite allait la tuer sans la moindre arme, plutôt que comment elle aurait pu s'en sortir. Etrangement, elle n'avait absolument pas peur, même si elle savait qu'à tout moment il pouvait la tuer. Parce qu'au fond, elle le savait déjà. Ca faisait longtemps que sa propre vie n'était plus sa priorité. Elle avait cessé de vivre pour elle-même depuis de longues années.

"Papa."

Karine leva les yeux juste à temps pour voir Meite se jeter dans le vide. Elle en fut tellement choquée que pendant quelques secondes, elle resta à regarder la branche où elle se trouvait avant de sauter, redoutant le moment où elle devrait poser ses yeux au sol, où elle s'était écrasée. Alors lorsqu'elle l'entendit remuer dans la neige, elle se sentit tellement soulagée qu'elle manqua de se laisser tomber dans la neige, épuisée par la peur qu'elle avait ressentie encore plus fort cette fois. Elle crut même qu'elle allait tomber dans les pommes, tellement le choc émotionnel était fort. Mais lorsqu'après avoir cligné des yeux, elle ne vit plus le père de Meite devant elle, elle comprit qu'apparemment, ça avait eu lieu. Depuis quand il était parti?! Combien de temps elle avait été "absente" comme ça? Et Meite, elle était où? Ah, ça ça allait, elle se trouvait juste devant elle. Elle était en un seul morceau? Mais... comment? Bon, ce n'était pas le moment pour les récits. Il fallait qu'elles retournent au chaud avant de finir en glaçons.

Karine se laisse entraîner par Meite une nouvelle fois, peinant à mettre un pied devant l'autre. Elle comprenait mieux ce que devait ressentir la petite blonde. Par contre, elle ne comprenait toujours pas pourquoi celle-ci s'obstinait à refuser l'aide des autres, si rien qu'avancer était aussi pénible. Elle fut drôlement soulagée de sentir la douce chaleur du manoir la réchauffer et faire lentement fondre la neige qui s'était accrochée à elle. Elle attendit que Meite disparaisse dans la chambre de sa mère, probablement à la recherche de quoi se changer, pour se laisser glisser contre le mur jusqu'à se retrouver assise. Elle soupira, épuisée, puis porta ses mains à son visage pour retirer ces énormes lunettes de ski orange sur lesquelles commençait à se former de la buée, mais se figea, hésitante. Elle n'avait aucun moyen de s'assurer qu'il ne restait pas de la neige sur elle, attendant un mouvement de sa part pour apparaître traitreusement dans son champ de vision et lui agresser la rétine. Elle laissa ses bras retomber le long de son corps, trop épuisée pour avoir la force et la volonté de chercher à se relever où à cacher les taches rouges qu'avait laissé le sang s'écoulant de ses mains et de son bras sur sa veste grise.

En voyant Meite revenir avec un gros paquet de vêtements dans les bras surmonté d'une couverture, Karine haussa un sourcil interrogateur, partagée entre la surprise et la gêne. Après tout, elle n'avait pas très envie d'être surprise dans cet état. Sans parler de tout ce sang qu'elle n'avait pas eu le temps de cacher. Après tout elle n'avait aucune idée de si jusqu'à présent Meite avait été dupe ou pas quand elle lui avait dit que ce n'était rien que quelques égratignures. Puis en comprenant que c'était pour elle, elle marmonna un merci, et se contentant de passer la couverture autour de ses épaules, s'enveloppant dedans pour cacher tout ce rouge tout comme pour se réchauffer, elle posa le reste du tas à côté d'elle. Profitant de ce moment de calme après leur longue course poursuite, elle ferma les yeux quelques secondes, mais les rouvrit rapidement en entendant la voix de Meite.

" Karine... Du bist doof...

- Heu quoi...?

- Tu es folle ! J'ai cru que tu allais y passer ! Tu es suicidaire ou quoi ? On vit pour les gens qu'on aime, bon sang, on vit !"


Meite... pleurait? Karine resta quelques secondes immobile, trop stupéfaite pour réagir, mais sa surprise se mua rapidement en colère et en honte. Oui, elle savait qu'elle avait été folle. Qu'elle avait pris d'énormes risques en se dressant face à cet homme, armé ou pas. Rien que sa sortie dans la neige était presque un suicide. Alors provoquer le père de Meite alors qu'elle tenait à peine debout... Qu'est-ce qui lui avait pris? Elle avait tout simplement eu peur. Peur de perdre Meite. Et pendant un moment, elle n'avait plus eu rien à perdre, à part celle qu'elle considérait comme sa soeur. Elle fit son possible pour empêcher ses larmes de couler, mais elle était trop fatiguée pour ça. Elle aurait pu expliquer tout ça à Meite, mais ç'aurait été admettre son tort, ses erreurs, mais aussi admettre une chose qu'elle même se refusait presque à croire: sa propre vie lui semblait inutile si elle ne servait à personne d'autre. La seule raison pour laquelle elle n'y avait pas renoncé malgré toutes les épreuves qu'elle avait dû enduré depuis toujours, c'était qu'elle savait que son père ne le supporterait pas. Et elle ne voulait pas lui faire de mal. Alors comme elle ne savait pas comment elle aurait pu expliquer une chose pareille, elle se contenta de faire ce qu'elle avait toujours fait en ce genre de situations: tout nier en bloc.

"Tu peux parler! Tu m'as fait une de ces peurs en te jetant du haut de cet arbre! Qu'est-ce qui t'as pris? T'es cinglée?! En plus juste devant ton père! J'ai cru que tu allais te faire descendre!"

Karine prit sur elle pour sécher ses larmes, autant pour reprendre un air plus sérieux que parce qu'elle avait honte de se retrouver à pleurer une nouvelle fois devant la petite blonde. Elle détestait plus que tout montrer ses faiblesses, alors...

"Et puis... Si j'étais pas intervenue, il t'aurait tuée de toute manière... J'essayais juste de gagner un peu de temps."

Karine se redressa péniblement, et se remit debout en s'aidant du mur, où sa main laissa une marque rouge. Elle regarda tour à tour sa main puis le mur d'un air surpris, le temps de comprendre que cette trace orange foncée était en fait une trace rouge de son sang. Puis elle grimaça d'un air gêné, avant de se retourner vers Meite.

"Dis moi, j'aurais deux questions. Est-ce qu'il me reste de la neige quelque part. Enfin est-ce qu'il y a du blanc quelque part ici que je peux pas voir à cause de ces lunettes. J'aimerais bien les retirer, parce que j'y vois plus grand chose, mais j'ai pas envie de faire une crise de phobie ici et maintenant... Oh et aussi, il y a une armoire à pharmacie ici, ou quelque chose comme ça? Si ça continue comme ça je vais finir par me vider de mon sang. Heu... Mais t'en fais pas hein, c'est pas super grave."

Hum. Après cette magnifique démonstration, il aurait été inutile de dire que dans un état pareil, Karine n'avait plus les idées en place, et mentait comme une gamine. Elle regarda Meite d'un air profondément gêné, et cacha ses mains sous la couverture, au cas où, même si les taches rouges sur le sol du hall n'était pas ce qu'on pouvait appeler quelque chose de discret. Elle commença à se diriger vers les différentes salles, hésitant sur le chemin à prendre. Cet endroit était quand même drôlement grand, et puis elle n'allait pas tacher tout le manoir jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait... Elle laissa échapper un soupir, et une idée lui revenant soudain en mémoire, elle tourna la tête vers la petite blonde avec laquelle elle n'avait pas mâché ses mots.

"Au fait, ça veut dire quoi "Du bist doof"?"

Elle se demandait malgré elle, par curiosité, quelle langue ça pouvait bien être, et qu'est-ce que ça pouvait signifier. Elle attendit la réponse de Meite aussi patiemment que possible, en parcourant du regard la pièce maintenant qu'elle n'était pas trop choquée pour pouvoir le faire. Enfin en orange, ce n'était pas vraiment le top. C'était sûrement plus beau avec les vraies couleurs. Tant qu'il n'y avait pas de blanc...
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Ven 20 Déc - 3:16


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


« Tu peux parler ! Tu m'as fait une de ces peurs en te jetant du haut de cet arbre ! Qu'est-ce qui t'as pris ? T'es cinglée ?! En plus juste devant ton père ! J'ai cru que tu allais te faire descendre ! »

Qu-qu-quoi ? Mais y'a assez de neige pour m'enterrer vivante si je tiens pas debout ? En quoi c'était dangereux ? J'ai même sauté de la fenêtre du premier dans cette neige, ç'a rien fait ! Alors un petit arbre de rien du tout ?!
Et qu'est-ce que tu cherches à prouver, en disant ça ? Mon père ne m'a pas vue tomber. Non, il n'a vu que j'étais à terre que lorsque je l'ai appelé. Donc quoi.

« Et puis... Si j'étais pas intervenue, il t'aurait tuée de toute manière... J'essayais juste de gagner un peu de temps. »

Karine, Karine, Karine, Karine ‼
C'est dingue ça. C'est dignue ça ! C'est pas possible ! Je n'arrive même pas à répondre. Putain, Meite, sèches ces foutues larmes ! Et fais quelque chose, nom de dieu ! Ne reste pas plantée là comme une gogole, sans rien dire ! Sérieusement ! Meite ‼ Non.

« ... blanc quelque part ici que je peux pas voir à cause de ces lunettes. J'aimerais bien les retirer, parce que j'y vois plus grand chose, mais j'ai pas envie de faire une crise de phobie ici et maintenant... Oh et aussi, il y a une armoire à pharmacie ici, ou quelque chose comme ça? Si ça continue... »

Oh oui. Non. Bonne idée. Si. J'y comprends plus rien. Rien du tout !

« Au fait, ça veut dire quoi "Du bist doof"? »

J'ai parlé allemand. Et puis je n'ai pas envie de répondre à cette question. C'est pas la peine. Je suis au bout du rouleau. Ok ? Il y a bien une boîte à pharmacie. Il y a même une armoire complète de pharmacie. Aussi grande que celle de l'infirmerie. J'ai vu dans les carnets de maman qu'un médecin vivait avec mes parents, à une époque. Mais je sais pas s'il a tout laissé. Du bandage, du désinfectant, des antidouleurs. C'est à peu près ce que Karine cherche, non ? On va dire que oui. Et puis si elle est pas contente elle a qu'à traverser tout le manoir pour retrouver cette pièce et prendre ce qu'elle veut.
Mais reste pas debout, stupide ! T'es déjà morte de fatigue, et à moitié morte tout court. Alors c'pas la peine de faire les cent pas en plus. Assieds-toi. Voilà. Et tes trucs. Et un verre d'eau. Ce vase est blanc. Vas-y, dégage ! Expose-toi contre le mur va ! J'en ai marre.

« Stupide Karine. Stupide Karine ‼ C'est bon, tu as compris ? Karine ! Tu sais aussi bien que moi que la neige est assez épaisse pour amortir une chute de deux étages. Et peut-être, peut-être que j'aurais pu me casser un truc. A la limite, oui. D'accord, c'était un risque. Un petit risque. Je ne suis pas allée jusqu'à me mettre devant le flingue de Papa, non plus ! J'ai au contraire essayé de NE PAS mourir. Tu as compris ? ON VIT NOM DE DIEU, ON VIT. Qu'est-ce que j'aurais fait, moi, si Papa t'avais tué comme tu te lui a si gentiment demandé ? Qu'est-ce que j'aurais fait ? »

Calme-toi, Meite, calme-toi. Tu es au bout du rouleau, c'est pas la peine de te défouler sur Karine. Hein ? Hein ? Je ne sais pas. Je ne sais même plus ce que je suis censée faire. J'en peux plus... Et ces putain de larmes qui veulent pas arrêter de couler. C'est pas possible ça, hein, c'est pas possible. Non.

« Je sais bien que tu ne voulais pas que je me fasse descendre ! Mais est-ce que tu as pensé que peut-être, moi non plus je ne voulais pas que tu te fasses descendre ? Das ist mir nicht Egal ! A quoi ça aurait servi, de mourir pour me protéger ? A quoi ?? A RIEN ‼ Comment tu veux que je t'explique un truc pareil ? On vit pour... Pour tout ! Pour plein de choses, mais certainement pas pour qu'elle n'ait aucune valeur ! J'ai beau l'avoir dit, Karine, je sais que tu est loin d'être débile, et je sais que... Que... Que... Que tu es ma soeur de coeur et vice-versa, et que tu as pitié de moi, que tu veux me protéger, que tu as toujours peur que je me fasse mal, que tu as mille attentions envers moi que je n'ai jamais eues, ce qui m'a valu un total refus d'aide extérieure que tu as sans doute dû remarquer. »

Je ne sais plus ce que je dis... Je ne sais plus ce que je fais, ni ce qu'il se passe. c'est juste comme ça. Je réfléchis pas vraiment à ce que je dis. Je suis trop fatiguée pour réfléchir à formuler des phrases correctes et pas trop compliquées. Et j'arrive à peine à parler correctement, en pleurant. C'est pathétique...

« Mais Karine, qu'est-ce que je ferais sans toi, franchement ? Tu es la seule personne qui m'ait jamais considérée comme sa soeur ! Tu es la seule personne que je peux considérer comme ma soeur ! Comme quelqu'un à qui je tiens autant que tous les membres de la famille que je n'ai jamais eue. Je... Je tiens à ta vie... Alors... Alors... S'il te plaît... Pro- promets-moi... Que tu ne referas plus quelque chose d'aussi stupide que mettre ta vie en danger comme ça. »

J'aime pas les disputes... J'aime pas être en colère. C'est pour ça que je pleure, quand je suis en colère. Et que c'est pas crédible, parce que du coup j'arrive plus à rien dire correctement.


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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Ven 20 Déc - 12:17


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Agacée de ne pouvoir vraiment détailler la salle, à cause de la buée qui s'était formée sur ses lunettes, de leur couleur et de sa vision qui devenait floue par moment à cause de la fatigue, Karine redirigea son regard vers Meite, et réalisa alors à quel point ses paroles l'avaient ébranlée. Elle pleurait toujours à chaudes larmes et l'adolescente devinait à son expression que la colère et la tristesse se disputaient la première place dans son esprit. La petite blonde tourna les talons sans lui répondre, et Karine s'apprêtait à la suivre, mais se ravisa. Elle n'était pas sûre d'arriver à la suivre à un tel rythme, et elle n'avait pas vraiment envie de se perdre dans cette grande maison... Profitant de l'absence de Meite, elle marcha de long en large, pour ne pas s'endormir debout, et aussi pour se réchauffer un peu. Et puis elle s'en voulait d'avoir aussi mal parlé à Meite. Ok, elle était fatiguée et ne savait plus trop ce qu'elle disait, mais ce n'était pas une excuse. Ca la travaillait, et elle pestait intérieurement contre elle-même, quand la petite blonde revint. Elle se figea en la voyant. Apparemment elle n'était pas très contente de la surprendre en train de faire les cent pas. Meite la fit s'assoir, et malgré une furieuse envie de protester, Karine resta silencieuse. Lorsque Meite lui mit dans les mains le verre d'eau, des bandages, des médicaments et un désinfectant, elle osa enfin lever les yeux vers elle, légèrement gênée.

"Heu... Merci."

Elle avala quelques antidouleurs, porta le verre à ses lèvres et le but d'un trait, en le serrant plus que nécessaire pour empêcher sa main de trembler. Elle n'avait pas réalisé qu'elle avait soif à ce point, mais c'est vrai qu'après toutes ces fois où elle avait dû fuir ou courir après Meite, ça lui faisait un bien fou. Elle regarda le fond de son verre, observant son reflet dedans. Ces lunettes étaient vraiment ridicules. C'est la pensée qui lui traversa l'esprit lorsque Meite jeta subitement un vase contre le mur. Karine releva les yeux, stupéfaite, et fixa la petite blonde comme s'il s'était agi d'un extraterrestre. Qu'est-ce qui lui prenait?

"Stupide Karine. Stupide Karine ‼ C'est bon, tu as compris ? Karine ! Tu sais aussi bien que moi que la neige est assez épaisse pour amortir une chute de deux étages. Et peut-être, peut-être que j'aurais pu me casser un truc. A la limite, oui. D'accord, c'était un risque. Un petit risque. Je ne suis pas allée jusqu'à me mettre devant le flingue de Papa, non plus ! J'ai au contraire essayé de NE PAS mourir. Tu as compris ? ON VIT NOM DE DIEU, ON VIT. Qu'est-ce que j'aurais fait, moi, si Papa t'avais tué comme tu te lui a si gentiment demandé ? Qu'est-ce que j'aurais fait ?"

Wait. What?! Karine dévisagea Meite d'un air abasourdi pendant quelques secondes sans même parvenir à comprendre ce qu'elle avait dit. Elle avait vraiment besoin de sommeil. Mais pourquoi elle se mettait à l'insulter? C'était à cause de ce qu'elle avait dit, ou? Oh... Karine comprit soudain comme si elle avait eu un flash-back, et fronça légèrement les sourcils, lentement, comme si les paroles de Meite n'avaient pas encore atteint son cerveau. Il faut dire qu'elle était tellement épuisée que son temps de réaction était presque multiplié par 100. Elle retira ces lunettes qui la gênaient, et plongea ses yeux dans ceux de Meite. Elle avait vraiment l'air en colère. Mais bon quand même, elle exagérait! Elle n'avait jamais "demandé" à être tuée! Elle avait juste essayé de faire peur à son père, même s'il fallait reconnaître que ses arguments étaient merdiques. Et c'est vrai que la neige était épaisse. Mais quand même! Et si juste sous Meite elle avait été plus fine, hein? Oui, non. C'était incohérent. La petite blonde avait raison, elle le savait. Mais elle n'eut pas le temps de répliquer quoi que ce soit.

"Je sais bien que tu ne voulais pas que je me fasse descendre ! Mais est-ce que tu as pensé que peut-être, moi non plus je ne voulais pas que tu te fasses descendre ? Das ist mir nicht Egal ! A quoi ça aurait servi, de mourir pour me protéger ? A quoi ?? A RIEN ‼ Comment tu veux que je t'explique un truc pareil ? On vit pour... Pour tout ! Pour plein de choses, mais certainement pas pour qu'elle n'ait aucune valeur ! J'ai beau l'avoir dit, Karine, je sais que tu est loin d'être débile, et je sais que... Que... Que... Que tu es ma soeur de coeur et vice-versa, et que tu as pitié de moi, que tu veux me protéger, que tu as toujours peur que je me fasse mal, que tu as mille attentions envers moi que je n'ai jamais eues, ce qui m'a valu un total refus d'aide extérieure que tu as sans doute dû remarquer."

Mais... Bien sûr qu'elle savait que Meite n'avait pas envie qu'elle se fasse descendre! Sans ça elle n'aurait jamais risqué de se noyer en voulant la sauver de Psycho. C'est vrai ça. Elle-aussi avait risqué sa vie, mais ce n'était pas pour ça que Karine lui avait crié dessus comme ça. C'est ce qu'elle aurait amèrement déclaré, si Meite ne s'était pas mise à lui pleurer dessus. Elle s'était presque jetée sur elle. Karine resta un instant interdite. Heu... Elle n'était pas censée être en colère contre elle? Puis elle comprit la nuance. Elle était en colère contre elle, mais plus triste qu'autre chose. Elle l'aurait bien serrée dans ses bras, mais elle ne voulait pas la tacher de son sang, alors elle se contenta de poser sa tête sur son épaule. Les larmes se mirent à couler d'elle-même sans qu'elle n'ait la force de les retenir. Pleurer, c'était comme bailler. Souvent, c'était contagieux.

"Mais Karine, qu'est-ce que je ferais sans toi, franchement ? Tu es la seule personne qui m'ait jamais considérée comme sa soeur ! Tu es la seule personne que je peux considérer comme ma soeur ! Comme quelqu'un à qui je tiens autant que tous les membres de la famille que je n'ai jamais eue. Je... Je tiens à ta vie... Alors... Alors... S'il te plaît... Pro- promets-moi... Que tu ne referas plus quelque chose d'aussi stupide que mettre ta vie en danger comme ça."

Karine serra les dents pour retenir les sanglots qui montaient dans sa gorge. Elle comprenait parfaitement. Elle savait que Meite tenait à sa vie. Parce que contrairement à son père, elle lui témoignait beaucoup d'attention. Parce qu'elle l'avait soutenue quoi qu'il arrive depuis leur rencontre et l'incident à l'infirmerie. Parce qu'elle l'avait traitée comme sa sœur, et même si elle avait dû être sérieusement lourde à vouloir la protéger contre tout. Elles avaient besoin l'une de l'autre. Mais il y avait toujours un problème. Un mais qui l'empêchait de tout arranger par quelques mots. Les doigts de Karine se resserrèrent sensiblement autour du verre, pour faire cesser le tremblement qui la gagnait.

"Je... Je suis désolée. Je... Ne... Peux pas."

Zut. Sa main avait cessé de trembler, mais pour ce qui était de sa voix... Bon, peu importe, elle ne pouvait pas taire les choses cette fois. Meite avait le droit à une explication, elle avait le droit de savoir. Bon. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer.

"Meite... Je... Voudrais vraiment te le promettre... Mais je ne... Je ne peux pas... C'est plus fort que moi... Quand des proches sont en danger, je... J'ai tendance à prendre de gros risques comme si... Non. Parce que... Ma vie n'a pas d'importance. Pour moi, je veux dire. Les autres m'ont toujours bien fait comprendre que j'étais... De trop. Et j'ai fini par y croire. Je sais que c'est... Stupide. Je le sais. Mais dans les situations de crise comme celle-là... Je ne réfléchis pas, et je ne me rends compte qu'après que si j'avais perdu la vie... Enfin, que ça pourrait faire de la peine à quelqu'un. Je te jure que je voudrais! Mais je... JE NE PEUX PAS!"

Elle s'interrompit subitement en sentant le verre céder sous ses doigts. Il vola en éclats, se brisant en plusieurs morceaux en lui entaillant un peu la main qu'elle n'avait même pas pris le temps de soigner. Elle contempla à travers ses larmes quelques secondes avec un mélange de surprise et d'incompréhension le morceau de verre qui était resté dans sa paume ouverte, puis grimaça, plus par gêne que par douleur.

"Oups. Désolé."

Elle le jeta sur le côté, puis après avoir séché ses larmes avec son bras indemne, elle attrapa les bandages et le désinfectant. Elle prit une grande inspiration pour se calmer, et tout en lisant la notice pour savoir au cas où s'il y avait des précautions d'emploi pour le désinfectant, elle continua:

"Je suis vraiment désolée. Mais tu sais, je ne voulais pas mourir. J'étais juste complètement paniquée. Alors j'ai sorti la première chose qui me venait à l'esprit pour gagner du temps. Mais je suis tellement morte que comme tu as pu le voir, c'était de la pure connerie. J'avais juste tellement peur de te perdre... J'espère que tu ne m'en veux pas trop..."

Elle gardait les yeux fixés sur la notice. Elle avait dû la lire au moins 3 fois. Mais la vérité, c'est qu'elle n'osait pas relever les yeux, de peur de croiser celui de Meite. Comme pour retarder le moment où elle saurait si celle-ci était toujours en colère contre elle ou non.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Lun 23 Déc - 6:54


« Dreams are reality's reflection... »
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Je suis fatiguee... Pourquoi est-ce que tout ca arrive d'un coup, maintenant ? C'est dingue quand meme. Et c'est tellement pas realiste. Et puis quoi. Oh, au fait je suis ou maintenant ? Je me suis encore teleportee ? C'est quoi encore ce bordel... Y'a plein de gens. On dirait un depart d'activite dans le hall... Sauf que je suis quasiment certaine que ce n'est pas le hall. Enfin bon.
Tiens, je suis aavec la bande. Ca doit etre l'heure d'y aller. On y va alors ? Mais... Y'a quelque chose qui cloche. Il manque un truc... Il manque quelqu'un, non ? Tiens, Karine ? Pourquoi est-ce que tu te tiens a l'ecart ? Euuuuh, mais viens, qu'est-ce que tu attends ? Elle est pas censee venir avec nous ? Et... Mais qu'est-ce qu'elle raconte ?!

<< Mais non Karine, raconte pas n'importe quoi. T'es absolument pas de trop. Allez viens.
- Je te jure que je voudrais ! Mais je... JE NE PEUX PAS !! >>

... Karine ? Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ? Pourquoi est-ce que tu as l'air aussi deseperee ? Il s'est passe quelque chose ? Mais.. Quoi ? J'ai l'impression que quelque chose d'important m'echappe... C'est trop bizarre, ca m'agace. Mais... Non. Pas question de laisser Karine toute seule.

<< D'accord. Alors c'est moi qui vais rester avec toi. >>

Allez, un petit sourire ? Euh... Pourquoi est-ce que tu as explose le verre, Karine ? D'ailleurs, d'ou il sort, ce verre ? Et pourquoi est-ce que j'ai l'impression que je ne devrais pas etre ici ? Oh... Zut. Je crois que je me suis endormie. Et c'etait sans doute pas le moment. Bon sang.... Qu'est-ce que j'ai loupe, encore ? Attends... Karine a bien explose le verre. C'est celui que je lui avais passe... What ? Mais... Ca fait un peu peur, quand meme. Non mais, le verre il etait quand meme assez solide non ? C'etait pas un petit verre tout fin comme ils ont dans les restaurants de luxe. C'etait un verre normal, quoi ! Donc.... Mais de quoi est-ce qu'on parlait, deja ?

<< Oups, desole.
- Euh, pas grave, y'en a d'autres des verres. Surtout ici... >>

Au fait. Pourquoi est-ce que tu regardes avec autant d'attention la bouteille de desinfectant ? C'est juste du desinfectant normal, hein, et j'aurais peut-etre du lui donner du coton avec. D'ailleurs, il est range ou, deja, le coton ? Hum... Ah oui, c'est vrai. Il est beaucoup trop haut pour ma petite personne, parce que je jouais avec quand j'etais petite. Oui, je trouvais ca tout doux et tres marrant. Flute. Karine me parle, et j'ai encore pas capte la moitie.

<< ...gagner du temps. Mais je suis tellement morte que comme tu as pu le constater, c'etait de la pure connerie. J'avais tellement peur de te perdre... J'espere que tu ne m'en veux pas trop... >>

... Gagner du temps ? Oh. Je crois que je sais de quoi on etait entrain de parler. C'est fou comme je peux oublier quelque chose d'aussi gros en si peu de temps. Et c'est fou comme ladite chose peut nous retomber dessus comme un boulet de canon. Mais... Donc elle a vraiment dit au'elle ne pouvait pas sur ce ton, ou alors j'ai totalement invente le truc ? Mais en fait, je m'en fiche un peu.
Je hais les disputes plus que tout, et je prefere etre malade et avoir tout le monde a mon chevet que de me mettre en colere comme je viens de faire. Donc franchement, c'est pas la peine de continuer. Je prefere oublier. C'est aussi simple que ca. Ca ne sert a rien d'essayer de changer les choses quand elles sont deja ancrees.

<< Laisse. C'est deja oublie. >>

Voila, deja ca fait baisser les tensions. Et on va faire mieux. On va faire comme si rien ne s'etait passe. Il fait encore nuit a l'Institut, mais ici le soleil se leve. C'est classe, le soleil qui se leve. Voila, on voit mieux avec les volets ouverts. Et... J'ai pas specialement envie de retourner a l'institut faire face a Psycho. J'ai plutot envie de dormir. Et j'ai faim, aussi. Et comme de toute facon, apparemment, on peut aller d'un endroit a l'autre a volonte...

<< On ferait mieux de finir la nuit ici, non ? Personne viendra nous enquiquiner a cette distance de l'institut. Et Psycho n'avait pas l'air de pouvoir se teleporter. Je vais voir ce qu'il y a dans la cuisine. Tu peux venir si tu veux. Et je pense que tu auras plus chaud dans des vetements secs. Enfin, c'est toi qui vois. >>

Voila, ca c'est un beau sourire Meite ! Je suis toujours morte fatigue, mais on dort mieux avec le ventre plein non ? Enfin je crois... Sinon, on est enfin tranquilles un moment. J'esperer qu'il va durer, ce moment. Serieusement ca fait du bien. Apres avoir parcouru le monde en quelques heure, c'est clair que ca fait du bien !

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