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« Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Lun 23 Déc - 10:42


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine n'avait pas remarqué au premier abord que Meite avait parlé, mais comme si ses paroles avaient atteint son cerveau avec du retard, alors qu'elle fixait la bouteille de désinfectant, elle comprit le sens de ces dernières. Enfin si on pouvait considérer que ces "réponses" avaient un sens. C'est en y assimilant un autre détail qui ne l'avait pas frappée au premier abord qu'elle comprit. Peu de temps après qu'elle se soit effondrée sur elle, les battements de cœurs de la petite blonde s'étaient considérablement ralentis, de même que sa respiration, qui était devenue lente et régulière. En fait, elle avait parlé en dormant. Ce n'était que quand elle avait crié et que le verre s'était brisé entre ses doigts que Meite avait rouvert les yeux. Et il était facile de deviner à son regard qu'elle avait du mal à comprendre ce qui s'était passé, et qu'elle était drôlement surprise. Enfin apparemment elle n'était pas en colère pour le verre, c'était le principal. Verre qui soit dit en passant lui avait passablement écorché la main.

"Laisse. C'est déjà oublié."

L'adolescente osa enfin jeter un coup d'œil à Meite, et ne put retenir un sourire légèrement teinté de tristesse. Cette fille était incroyable. Elle avait une capacité à tout pardonner juste impressionnante. Elle ne connaissait pas beaucoup d'autres personnes capables de se mettre dans une telle colère contre quelqu'un, serrer dans ses bras ce dernier, s'endormir, puis pardonner quasi instantanément comme ça avait été le cas. Karine s'essuya rapidement les mains sur son short, sans tenir compte de la douleur que la sensation de frotter sa chair contre le tissu lui procurait. Puis elle serra Meite dans ses bras. Ca pouvait paraître anodin, mais pour elle, ne pas avoir à se forcer pour le faire, c'était presque impossible. Elle ne le faisait qu'avec son père. C'était clair comme du cristal, pour elle. Qu'elle le veuille ou non, la petite blonde était sa sœur.

"Meite. Merci. Merci beaucoup."

Elle remarqua que le soleil commençait à se lever, et lâcha Meite. Celle-ci se dégagea pour aller ouvrir les volets, et Karine détourna instinctivement les yeux, pour éviter de voir la neige qui était certainement encore accumulée dehors. Elle ne put résister à la tentation de jeter un coup d'oeil, et ses yeux s'écarquillèrent de stupeur. Elle se releva, et s'approcha lentement de la vitre, avant de poser sa main sur le bord, sans quitter des yeux l'herbe verte qui tapissait le sol.

"C'est pas vrai..."

Elle se retourna vers Meite après ce murmure, et parcourut la salle du regard, pouvant enfin l'observer sans larmes ni lunettes de ski pour l'en empêcher. Elle la grava instinctivement dans sa mémoire. C'était tellement beau, tellement luxueux, pour elle qui n'avait jamais vécu que dans un minuscule appartement. Rien que ce hall était deux fois plus grand que la surface où elle avait vécu depuis sa naissance...

"On ferait mieux de finir la nuit ici, non ? Personne viendra nous enquiquiner a cette distance de l'institut. Et Psycho n'avait pas l'air de pouvoir se teleporter. Je vais voir ce qu'il y a dans la cuisine. Tu peux venir si tu veux. Et je pense que tu auras plus chaud dans des vetements secs. Enfin, c'est toi qui vois."

Le sourire de Meite réchauffa sensiblement le cœur de l'adolescente, et malgré elle, elle sourit à son tour. Elle jeta un coup d'oeil au tas de vêtements qui traînait au sol, et pour rassurer la petite blonde, elle retira sa veste trempée, et mit un pull en laine bien chaud par dessus son débardeur noir. Elle laissa juste la manche droite relevée, pour ne pas se faire encore plus mal au bras, ni tâcher le vêtement de sang.

"C'est une bonne idée. Ici, on est tranquilles. Je te rejoins dans la cuisine, je vais juste nettoyer un peu mes blessures, et me refaire des bandages un peu moins serrés, parce que là, je commence à saturer un peu."

Elle attendit que Meite se rende dans la cuisine pour retirer les bandages de son bras, prendre le flacon de désinfectant, et l'ouvrir précautionneusement. Elle découpa un petit morceau de bandage avec ses dents, et l'imbiba de quelques gouttes de désinfectant. Elle se stoppa à quelques centimètres de la plaie sur son bras, hésitant légèrement, puis après avoir pris une forte inspiration, elle se décida, et appliqua le morceau de bandage sur la blessure. Elle frotta doucement la plaie avec, puis une fois qu'elle fut sûre qu'elle l'avait bien désinfectée, elle fronça les sourcils, intriguée.

"C'est bizarre. Je pensais que ça ferait plus mal que ça. Je sens presque rien."

Elle retira les bandages de ses mains, passé la surprise, et entreprit de les nettoyer de la même manière. Une fois qu'elle fut sûre qu'elle avait bien reproduit les gestes qu'elle avait pris depuis toute petite pour se débrouiller seule, elle prit entre ses mains le rouleau de bandages, et s'apprêtait à le dérouler quand une douleur fulgurante au bras lui arrache un cri de douleur et de surprise. Sentant ses jambes prêtes à se dérober sous elle, elle se laissa tomber à genoux, et grimaça de douleur en serrant son bras droit.

"Ok. Je... Me disais bien... Que c'était pas... Normal... SHIT!!!"

Mais qu'est-ce qui se passait?! Elle avait l'impression qu'au niveau de sa plaie, sa peau avait carrément pris feu! Elle serra les dents, et retira lentement sa main qui pressait la plaie pour essayer vainement de faire disparaître la douleur, et elle en resta bouche bée. La peau... Etait en train de se reconstituer sous ses yeux. C'était une blague?! La plaie était en train de disparaître à vue d'œil! La douleur diminua progressivement, mais alors qu'elle croyait être tirée d'affaire, soupirant de soulagement, elle se figea subitement. Et si c'était le désinfectant qui avait fait ça? Ca voulait dire que ses mains... Elle avait vu juste. En quelques secondes, elle se retrouva à nouveau les larmes aux yeux, tandis que ses plaies se résorbaient rapidement. Lorsqu'elle eut enfin la force de se relever, la douleur disparue comme un mauvais souvenir, elle essuya ses larmes, et se rendit subitement compte qu'elle n'avait absolument aucune idée de où pouvait bien se trouver la cuisine.

"Meite? MEITE?? ELLE EST OU LA CUISINE?!"

Elle fut légèrement décontenancée par l'écho de ses paroles qui revint vers elle, et attendit, les bras ballants, le rouleau de bandage toujours à la main, une réponse. Elle se voyait mal ouvrir toutes les portes de cette immense maison pour retrouver sa soeur...
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Jeu 26 Déc - 4:41


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


Oui... C'est clair que c'est mieux si tu te soignes un peu avant. Et puis on est en plein hiver, et le manoir n'a pas ete chauffe vu qu'on etait pas censees etre la maintenant. On est arrivees comme ca, sans prevenir, alors.

<< Et puis comme ca, on a vraiment l'air de deux soeurs. >>

C'est amusant, quand on y pense. De deux parfaites inconnues, on est passees a deux soeurs. Et tout ca en pas si longtemps, en fait. Le premiere fois, c'etait aux activites. C'etait elle qui m'avait dit de ruser, vu que je ne suis vraiment pas douee. Apres, c'etait a l'infirmerie. La premiere fois qu'on s'est retrouvees en face de notre chere amie l'infirmiere dejantee. D'ailleurs on avait fini par l'assommer. Et puis apres... C'etait dans le grenier. En fait, quand j'y pense, a chaque fois que je me retrouve avec Karine, y'a toujours Psycho pas loin pour nous casser la tronche. Et nous engueuler aussi. Et nous poursuivre. C'est notre pire cauchemar, en fait, cette femme !
Enfin, mon pere aussi est un cauchemar, mais pas dans le meme sens...
Bon alors. On va esperer que le frigo n'a pas ete vide. Non, ca va. Y'a de quoi faire un repas. Ok, alors... La charcuterie, le pain. Et il reste meme de la salade de pomme de terre. Y'a largement assez ! Et...

<< Meite ? MEITE ! ELLE EST OU LA CUISINE ?!
- Attends ! J'arrive ! >>

Je me demande pourquoi la table est deja dressee pour deux. En fait, tout ce que je viens de sortir est deja pose sur la table. Mais euh... Hein ?
Oh... Ce serait pas la fille ? Comment elle s'appelle deja... Mais, la fille qui s'occupe de depoussierer la maison quand on y est pas ! Bon. Pas grave pour le nom. Mais pourquoi elle a dresse la table alors qu'elle etait pas au courant que je devais venir ? C'bizarre ca. Bon, tant pis. De toute facon on a de quoi bouffer, donc ca va. Bon, je vais chercher Karine.

<< Hein ? >>

Pourquoi est-ce que... Ca sent vachement fort la coriandre, dans le coin ? Enfin non, ca sent pas vraiment la coriandre, ca sent le truc bizarre du gars dont mon pere avait une peur bleue... Et, euh, je croyais que Karine voulait se refaire un banda--
Oh. Mince. Je me suis trompee de bouteille. Enfin je sais pas moi... Pourquoi est-ce qu'il a mis ca dans une bouteille de desinfectant normale, aussi... Enfin, je savais pas que ce truc etait magique, moi ! Pour ca que papa en avait aussi peur ? Je sais pas.

<< Ouah, c'est fort quand meme. Ce mec etait un genie... Je me suis trompee de bouteille, mais tant mieux non ? On va manger ? J'ai faim. >>

Allez, viens par-la. Je dirais bien que je t'entraine mais ce n'est pas tout a fait vrai... Vu que pour l'instant je m'appuie plus sur toi qu'autre chose. Pour eviter de me casser la figure. Sorry... On l'avait oublie, mais je suis toujours une casse-gueule de service. Bon. Tiens, j'avais ferme la porte en sortant ? Bon. C'est pas--
Oups. Non, deux secondes.

<< En fait, reste la deux minutes. J'ai un detail a regler. >>

Un peu zappe la couleur de la nappe, moi. Je vais l'enlever. Faut deja que je commence par enlever tout ce qu'il y a dessus pour faire un carnage. C'est tout ce qu'il y a de blanc ici... Oui, ca va.
Scheisse !!!
Casse-gueule Meite, le retour. Je viens de faire un boucan pas possible, et j'ai fait voler tout ce qu'il y avait sur la table. Et je suis emmelee dans la nappe !

<< Je vais bien ! Ne rentre pas, c'est- Aie ! >>

Oh oui, et des debris de verre en plus... Genial. Bon. Faut que je sorte de cette foutue nappe. Bon sang, mais elle a pas de fin, cette chose ! Faut dire... Papa aimait bien les receptions... Donc la table, j'imagine qu'elle est pas de taille moyenne. Donc la nappe... Est adaptee a la table ? Bon, c'est pas la cuisine. Elle, elle est blanche de haut en bas. Comme dans les restaurants. Bon, tu vas degager de la, espece de nappe moisie ‼ Sors au moins ta tete, je sais pas ! Allez, un peu plus, un peu plus... Enfin !

<< C'est blanc ! >>

Ok, eloigne cette nappe d'ici. Dans la cuisine. Et vas-y, casse-toi bien la gueule dans les debris, tant que tu y es ! Voila. Nappe eloignee. J'y ai gagne une petite ecorchure, et de la nourriture plein les vetements. Je crois que j'ai de la charcuterie et de la sauce salade dans les cheveux. Aaaaah, Meite. Tu es aussi douee que d'habitude...


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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Jeu 26 Déc - 10:23


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




"Attends ! J'arrive !"

Karine repéra sans trop de difficulté d'où venait le cri de Meite, et commença à marcher tranquillement dans cette direction. Elle n'avait plus mal nulle part, grâce à ce désinfectant bizarre, mais elle était toujours aussi épuisée, alors pas la peine de se fatiguer à courir pour la rejoindre. Et puis elle en profitait pour regarder avec curiosité les lieux, qui lui semblaient toujours aussi impressionnants. C'était presque miraculeux qu'elle ne se soit pas pris les pieds dans quelque chose en tournant la tête dans tous les sens comme ça pour pouvoir admirer le couloir.

"Hein?"

Karine avait la tête levée vers le plafond pour pouvoir en observer les moindres détails quand la voix de Meite la fit s'arrêter, et regarder à nouveau devant elle. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, intriguée par son air ahuri. Elle fronça légèrement les sourcils en la voyant renifler, et l'imita, sans noter de différence particulière. Enfin, ça sentait le désinfectant quoi... Remarque, maintenant qu'elle y prêtait attention, ce n'était pas du tout la même odeur. Elle finit aussi par comprendre que Meite regardait son bras droit dont la blessure avait miraculeusement disparu. C'est vrai qu'elle n'avait pas pensé à baisser à nouveau la manche de son pull.

"Ouah, c'est fort quand même. Ce mec était un génie... Je me suis trompée de bouteille, mais tant mieux non ? On va manger ? J'ai faim."

Hein...? Qui était un génie? A l'occasion, il faudrait sérieusement que Karine songe à demander à la petite blonde d'être un peu plus précise quand elle parlait. De toute évidence, elle avait tendance à oublier qu'on ne pouvait pas lire dans ses pensées. Enfin... L'adolescente remit sa manche en place en esquissant un sourire, puis jeta un coup d'œil à ses mains.

"C'est vrai que ça a été drôlement efficace. Ce truc a carrément refermé les plaies. Du coup plus besoin de bandage... Oh, et pour manger, je te suis. Je n'ai aucune idée de où est la cuisine ou quoi que ce soit d'autre. C'est un peu grand pour moi, et j'ai pas envie de me perdre..."

Bon, elle n'avait pas dit que ce "truc" l'avait envoyée au tapis pendant plusieurs bonnes minutes, et que ça ne valait peut-être pas le coup de souffrir autant alors que quelques bandages auraient suffi à arrêter le saignement, mais elle ne voulait pas que Meite s'inquiète ou se sente coupable. Après tout, maintenant c'était du passé. Et dans l'immédiat, elle comptait bien suivre la petite blonde pour s'assurer qu'elle ne se blesse pas. Manger ou pas ne changerait pas grand chose pour elle, qui avait pris l'habitude de sauter des repas pour ne pas trop dépenser d'argent.

Karine réprima un sourire amusé lorsque Meite s'appuya sur elle pour avancer, et se contenta de se concentrer pour comprendre où elle voulait aller avant qu'elle ne le fasse pour pouvoir la soutenir sans la ralentir. Enfin c'était aussi et surtout pour économiser son énergie au maximum et ne pas montrer à Meite que rien que de la soutenir la fatiguait énormément. C'aurait été bête qu'en s'écroulant de fatigue, elle entraîne la petite blonde dans sa chute. Enfin, en temps normal, ce serait plutôt le contraire qui serait censé se produire. C'était Meite la casse-gueule en temps normal, pas le contraire. Enfin, plus besoin de faire semblant. Apparemment, c'était cette porte qui menait à la salle à manger ou cuisine. Alors pourquoi Meite s'était arrêtée aussi soudainement?

"En fait, reste là deux minutes. J'ai un détail à régler."

Un... détail à régler? Quel genre? Enfin, malgré la tentation de jeter un coup d'œil ou de la suivre, Karine regarda Meite disparaître à l'intérieur et refermer derrière elle. Elle aurait bien aimé pouvoir la suivre, mais elle ne voulait pas déranger la petite blonde. Quelle que soit la raison pour laquelle elle lui cachait quelque chose, bonne ou mauvaise, c'était la sienne. Et Karine était mal placée pour la juger. Elle lui faisait confiance, après tout. Et si ça se trouvait, Meite avait juste essayé de lui préparer quelque chose et oublié un "détail"...

Karine, plongée dans ses pensées, sursauta en entendant un immense fracas. Ca venait de la pièce dans laquelle venait d'entrer Meite. Elle se dirigea aussitôt vers la porte. Elle savait que la petite blonde lui avait demandé de ne pas entrer, mais de toute évidence il se passait quelque chose à l'intérieur. Elle l'avait entendu crier. Elle était sûrement tombée. Et vu le boucan, elle en avait entraîné, des choses, dans sa chute. Ou pire encore, peut-être que son père était revenu et s'en prenait à elle...

"Je vais bien ! Ne rentre pas, c'est- Aie !"

Alors que Karine s'apprêtait à poser ses doigts sur la poignée, elle s'immobilisa. C'était presque un ordre, ça... Et si Meite savait ce qu'elle faisait? Mais elle pouvait très bien vouloir juste la protéger et prendre des risques de cette manière. Ce serait bien son genre. Surtout après ce qui s'était passé. Et Karine ne voulait surtout pas qu'on la protège, de quelque manière que ce soit. Elle devait en avoir le cœur net. Elle entra dans la salle, et se retrouva face à une immense table. Mais ce fut plus la nappe renversée sur le sol avec son contenu qui attira son attention. Et la tête blonde familière qui venait d'en sortir.

"C'est blanc !"

Karine resta immobile, la regardant se dégager de dessous la nappe, puis la traîner tant bien que mal dans une autre pièce. Ce ne fut que quand Meite revint qu'elle parut remarquer l'adolescente qui la fixait avec des yeux ronds, et se retenait péniblement d'éclater de rire en la voyant dans un tel état. Après tout, elle était recouverte de nourriture. Tout ça pour ça? Mais cette nappe...

"Meite... Cette nappe n'était pas blanche. Enfin ça j'aurais dû te le dire avant mais... C'est uniquement le blanc pur comme celui de la neige que je ne supporte pas. Le reste ne me pose pas de problème, parce que pour moi c'est un mélange de couleurs. Heureusement d'ailleurs, parce que le blanc est tellement commun que sans ça j'aurais des crises presque en permanence..."

L'adolescente ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel en même temps qu'elle parlait, parce qu'elle se sentait profondément stupide de ne pas avoir été plus précise avant. Ca aurait évité ce massacre. A cause d'elle, il y avait tellement de nourriture qui avait été gâchée... Enfin on devait bien pouvoir récupérer quelques plats, non? Elle repéra quelques uns qui ne s'étaient renversés qu'en partie, et les reposa sur la table en bois. Puis elle se retourna vers Meite et laissa échapper un léger rire. Elle reprit un air qu'elle voulait sérieux, tant bien que mal.

"Certains plats sont encore mangeables, je pense, si tu veux. Et je vais fouiller, il doit bien rester quelques assiettes ou verres qui n'ont pas été brisés. Oh, par contre, tu devrais peut-être te... nettoyer un peu. Enfin au moins te changer, parce que ça ne doit pas être très agréable d'être transformée en salade composée."

Karine parvint à se retenir pendant quelques secondes, mais finit par céder. Elle éclata de rire, et se retrouva pliée en deux, à essayer de s'arrêter, en vain. Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Peut-être à cause de la fatigue, ou de la situation ridicule. Ou les deux. En tout cas elle avait le souffle court, et peut-être parce que son corps n'en avait plus la force, elle finit par cesser, à bout de forces. Ses jambes cédèrent sous elle, mais pour ne pas inquiéter Meite, elle fit mine de s'être volontairement laissée tomber au sol pour reprendre son souffle, et croisa ses bras derrière sa tête, son regard posé sur la petite blonde pour s'assurer qu'elle y croyait.

"Par contre, je suis désolée, mais je n'ai pas vraiment faim. Je te tiens juste compagnie en attendant d'aller dormir un peu. Et..."

L'adolescente fut interrompue par un bruit qui résonna dans la salle immense, et prit un air consterné. Décidément, elle avait de la chance, aujourd'hui. Il fallait que son ventre se mettre à gargouiller maintenant, alors qu'elle venait juste de prétendre qu'elle n'avait pas faim. Parce que c'était bien évidemment un mensonge. Elle avait faim, après avoir dépensé autant d'énergie. Elle n'avait juste pas envie de manger. C'est vrai que ce n'était pas très poli de sa part de refuser de la nourriture, surtout venant de Meite, mais elle n'avait pas le cœur à manger. Et puis c'était surtout qu'elle savait que si elle mangeait maintenant, elle se mettrait à somnoler irrépressiblement, et ne serait pas capable de se défendre si l'infirmière arrivait finalement à les rejoindre, ou quoi que ce soit d'autre. Elle soupira, puis se releva péniblement.

"Bon, ok. J'ai faim. Mais je n'ai pas très envie de manger, désolé. Tout ce qui s'est passé... La peur m'a un peu coupé l'appétit, en quelque sorte. Je vais chercher de la vaisselle intacte, et je m'assois t'attendre."

Karine avança aussi naturellement que possible vers le bazar qui traînait au sol. Seulement, alors qu'elle avait déjà réuni deux verres, des couverts et une assiette en bon état, et qu'elle venait de trouver l'assiette manquante, elle glissa sur de la salade de pomme de terre, et s'écroula avec un gros boum bien sonore. Elle se mit à genoux le temps de retirer de son visage la nourriture et grimaça. Le pull avait fait côte de maille pour les éclats de verre, mais elle s'était un peu égratigné le visage et les mains en tombant. Enfin ça irait hein, elle n'avait aucune envie de se "brûler" une seconde fois. C'était assez douloureux pour ne pas avoir envie de renouveler l'expérience. L'adolescente se releva précautionneusement, la vaisselle à la main, et la posa sur la table en se laissant presque tomber dessus.

"Bon... Ca, c'est fait. Etape numéro deux: se laisser tomber comme une chiffe molle sur une chaise. Ca devrait pas être trop compliqué."

Ca l'était en général. Mais en général, on ne se laissait pas tomber de tout son poids sur une chaise dont on ne connaissait pas la solidité. Même si ici ce n'était pas le problème. Non, en fait, le problème, c'était l'élan qu'avaient involontairement pris l'adolescente. Elle ne put que constater avec des yeux ronds que la chaise penchait un peu plus que prévu en arrière avant que cette dernière ne se renverse, et elle avec. Ses pieds basculèrent, et s'immobilisèrent derrière sa tête. Heureusement qu'elle était souple, parce que comme ça elle aurait pu se faire mal. Par contre... Elle risquait de galérer à se sortir de là. Peut-être que...


"Heu... Meite? Tu pourrais m'aider un peu? J'ai un peu la poisse on dirait, et je sens que si j'essaie de me sortir de là toute seule, je vais encore faire une connerie..."
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Ven 27 Déc - 7:56


« Dreams are reality's reflection... »
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Han... C'etait pas blanc, donc ? Je vois absolument pas la difference. Bon... Pas grave. C'est drole en fait. Je dois avoir une de ces tetes... Pas la peine de me regrder dans le miroir. Rien qu'a imaginer, c'est hilarant. Et tout ca pour rien en plus... Bon, je vais me changer, ce sera pas mal. Prendre une minidouche, aussi, ce serait cool. Non, parce que... Voila, quoi.

<< Bon, t'as raison, je reviens. >>

Hum...
Hein ?
Qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'as pas faim ? Mais...
Euh, attends. Tu as faim, mais pas envie de manger ? Mais qu'est-ce que c'est que cette logique ? Quand on a faim, on mange, non ? En plus...
Noooooon. Karine vient de se casser la figure sur une chaise ! Noooooon. Ah non, je suis desolee, c'est trop drole.

<< Meite ? Tu pourrais m'aider un peu ? >>

Pardon, pardon pardon. Non mais c'est moi qui me casse la figure comme ca d'habitude, donc je vois pas a quel point c'est drole et ridicule. Desole !

<< Oui, je suis la. Euuuh. Ouais. >>

Comment je fais ca ? Euh... Je peux essayer de renverser la chaise sur le cote, et Karine avec. Ce sera plus simple pour elle de se relever, non ? Bon par contre... Comment je vais faire ca.
Oh, j'ai une idee. Y'a.. La grande perche. Enfin le grand tisonnier. On va jouer au contrepoids. On va mettre ce truc la, a cote. Voila, prends le tisonnier, sans te casser la figure si possible. Ok. Maintenant tu le cales sous le dossier, en passant au-dessus la caisse...
A la une, a la deux, et a la trois !
Et voila ! On a une chaise retournee, une Meite qui s'est pris un tisonnier dans la tronche et qui s'est etalee par terre, et tout le monde va bien.

<< Bon, je vais me doucher. Je reviens dans un instant. >>

Ok, alors. Euhm... Ouais. voila. Je me demande si l'eau est allumee.. Ouais, ca va. Bon, ben je peux faire couler l'eau... En attendant...
En attendant je me casse la figure. Bon. C'est normal, vous inquietez pas.

<< Aaaah ! C'est froiiid !! >>

Oui... bien sur, l'eau est allumee, mais pas l'eau chaude. Okay... Bon ben cette douche va etre tres rapide. Tres tres tres rapide. Il fait tres chaud Meite. Tu es dans de la lave. Et il fait tres tres tres chaud. Vraiment.
J'ai froid.
Bon, c'est bon, ca suffit. On va dire que ca ira, hein, j'ai plus de salade dans les cheveux. Bon ben du coup, moi je dis triple pull et gros pantalon. Non, parce que deja que la douche etait froide... Ca fait comme si j'etais au pole nord la ! Bon, ca ira. J'espere. Au pire j'irai allumer un feu. En essayant de pas faire cramer la maison. Tiens, le telephone sonne ? Hum. J'aurais peut-etre du regarder le numero avant... quoique je ne les connais pas par coeur les numeros.

<<Guten Morgen.
- Oh, vraiment ? Mais elle a meme repondu, la coquine ! Tu as trouve ta copine ? Allez, soyez gentilles. Ramenez-vous au pensionnat. J'en ai assez de vous courir apres. >>

Oh.
Papa aurait donne cette adresse a l'internat ? C'est pas etonnant n'empeche. Il voudrait bien un peu de paix, et il passe son temps a changer de domicile. C'est le seul qui lui appartient vraiment. Mais y'a jamais personne pour repondre. Quoique.. tant mieux j'ai envie de dire. Comme ca, si jamais ils veulent appeler papa, ils l'ont pas.

<< Oh oui, vas-y, ne reponds pas surtout. Elle est ou, la politesse ? Allez, revenez ici, et plus vite que ca. Vous etes invivables, toutes les deux. Je rapplique vous chercher sinon. Avec le directeur.
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi est-ce qu'on doit retourner a l'internat dans la minute qui suit ? Au beau milieu de la nuit ? On va reveiller les gens. On attend demain. >>

Ben c'est vrai, quoi. On peut pas attendre demain ? Ca faisait longtemps que j'etais pas venue ici... Finalement, j'aime bien cet endroit. C'est beaucoup trop grand pour deux ou trois personnes, mais franchement, c'est ma maison. C'est l'endroit dans lequel je me sens le plus chez moi, meme si je ne viens pas souvent. Peut-etre a cause de la chambre de maman, de ses affaires et de tous les souvenirs d'elle. Peut-etre parce que si je mets tous les petits bouts de semaine que j'ai passes ici bout a bout, c'est finalement plus long qu'une malheureuse annee. C'est un peu un retour aux origines, j'ai envie de dire.

<< C'est ta reponse ? D'accord. Vous allez le regretter.
- ...  Elle a raccroche. >>

Bon... Si elle rapplique, ok. Je veux bien. Finalement, elle va mettre plusieurs heures a arriver... Et nous quelques instants. Une seconde, deux ? Quelques milisecondes ? Je sais pas trop. Mais pas longtemps. Donc on a quelques heures devant nous. En fait ca revient au meme. A attendre le jour. Bon. Je pense pas qu'on va dormir beaucoup, finalement. J'ai plus qu'a aller chercher des vitamines.

<< Oh, Karine. Je sais ! On va bien attendre que Psycho rapplique, le temps qu'elle vienne, et des qu'elle est la on s'en va. A l'internat. Elle aura fait le trajet pour rien ! >>

Bon... Je me suis encore casse la binette. Ca va, vous inquietez pas. Je fais ca tout le temps. Pourquoi je pense ca, moi, alors que je le sais ? Bon. Je suis pas logique, y'a aucun sens dans tout ca. C'est pas tres grave, je suis juste bizarre... Enfin bref. Qu'est-ce que j'etais partie chercher deja ?

<< Ah oui. Les vitamines. Euh, je sais pas si la cuisine est blanche ou pas. Je fais pas la difference, moi, desole. Han zut, y'en a pas. Bon. >>

Faut un truc pour remonter l'energie, la. Mais attends...
Oh.
Le desinfectant marchait superbien, non ? Alors y'a peut-etre d'autres trucs miraculeux dans son ancien labo ? Cooool ! On n'a plus qu'a aller voir. Et sinon... Il doit bien y avoir du cafe ou du the qui traine. Enfin la flemme de chercher. Je sais pas ou c'est range. Alors...

<< Peut-etre... Que je peux y trouver quelque chose. Viens. >>

Ainsi font font font, les petites marionnettes, ainsi font font font, trois gammelles et puis s'en vont... Bon. On y est. Voyons voir... Alors... Le desinfectant etait la, alors il doit y avoir les autres trucs pas loin. La, c'etait une boite de paracetamuche. C'est pas ce que je cherche... Ah, voila. Je pense que c'est ca. Pasque ca, c'etait anciennement un truc avec de la vitamine C dedans... Mais ben sur, ca n'est plus le truc de base. Le truc de base etait a l'orange... Et a, ca sent une feuille. Un truc triangulaire qui a un nom imprononcable. Je pense que c'est ca.

<< Bon... On va dire que ca marche. Vu que le desinfectant a bien marche, on va esperer que ce truc fasse autant effet. Et puis apres tout... Il aurait pas laisse des trucs empoissones. >>

Et voila, le sirop vert buisson dans une cuillere, et gloups. Ca a un gout bizarre... tres bizarre d'ailleurs... Oh non... Ca sentait le Ginko... Et c'etait vert. Pour moi, cetait du sirop au Ginko... Mais ca doit etre juste pour le camouflage. Je me demande si c'est pareil pour le desinfctant. Mais franchement. Je pensais pas que...

<< PIMENNNNNNNNNNNNNNNNNNT !! >>

De l'eauu, donnez-moi de l'eauu, au secouuuurs ! Mon dieu, c'est chauud ! J'ai jamais supporte le piment ! Aaaah ! C'est chauuuuuuud !
Ok, ok, ok, ok. Ca va mieux, bizarrement. Ouais bon, j'ai reussi a me foutre un pack de glace dans la bouche, aussi... Bon, c'est clair que ca donne la peche. Pour le coup, je crois que y'a pas mieux. Ah non mais je suis plus fatiguee du tout la... Plus du tout. Bon... J'ai traversele manoir en mode sprint, du coup. Et. Euh...
... En fait...
J'ai le bras en feu. J'ai renverse la bouteille sur moi ?!

<< C'est chauuuuud ! >>

Mais degage de la, espece de bouteille a la noix !! J'en ai marre de me faire bruler, moi ! Oh non merde. Puree c'est chaud ! God ! Glacons ! Bon...
En fait, je ferais mieux de preparer des glacons pour Karine. Non parce que, j'ai voulu me debarrasser de la bouteille. Et elle a fini de se renverser sur elle. Pour exploser a ses pieds.
Et merde...

<< On va finir dans un bain de glacons nous... >>

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Ven 27 Déc - 17:31


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine fronça les sourcils en entendant Meite rire, puis esquissa un léger sourire en fermant les yeux. Bon, elle était probablement maudite, mais au moins, la petite blonde, elle, était indemne pour le moment, et ça la faisait même rire. Ca lui faisait presque plaisir, du coup, de s'être cassé la figure. Enfin pas au point de le refaire exprès pour la faire rire, hein. Faut pas exagérer non plus...

"Oui, je suis là. Euuuh. Ouais."

Karine rouvrit les yeux, et suivit autant que possible du regard Meite, intriguée de voir pourquoi elle hésitait de cette manière. Elle pouvait la tirer par les bras, c'était sûrement le plus simple, au moins pour qu'elle ait la place de remettre ses jambes dans l'axe de son corps. Alors pourquoi elle cherchait si loin un moyen de la relever? Elle disparut de son champ de vision, et l'adolescente se sentit mal à l'aise. Elle n'avait aucune idée de comment sa sœur allait s'y prendre, mais elle avait peur qu'elle se blesse pour si peu. Et puis elle avait un mauvais pressentiment.

"Tu fais quoi? Tu sais ce serait beaucoup plus simple de...Ah!"

Heuuu... Ok? Elle se trouvait dans la même situation, mais sur le côté, cette fois... Elle laissa échapper un soupir, mais ramenant ses jambes en angle droit avec son corps, elle parvint à s'extirper de la chaise, et se retrouva à quatre pattes... Dans la nourriture renversée et les éclats de verre. Enfin, ça avait été quand même plus facile comme ça que si elle avait dû se sortir seule de là en mode chandelle... D'autant qu'elle n'était pas sûre qu'elle aurait eu assez d'énergie pour en être capable. Elle se releva péniblement, pendant que Meite en faisait autant. Hum, elle était tombée en essayant de l'aider... Ca gênait un peu l'adolescente, parce qu'elle aurait pu se faire mal.

"Bon, je vais me doucher. Je reviens dans un instant."

Karine la regarda s'en aller, avant d'avoir eu le temps de répondre, et se passa la main dans les cheveux d'un air gêné. Elle aussi avait bien besoin de se nettoyer... Toute la nourriture qui lui était resté dans la main en était la preuve. Elle laissa échapper un soupir. Elle se serait bien douchée comme Meite, mais aucun moyen de savoir où se trouvait la petite blonde. La maison était trop grande pour essayer de la repérer à l'oreille. Ne restait plus qu'à espérer que la cuisine n'était pas d'un blanc pur. Alors... C'était certainement cette porte, là, qui y menait. L'adolescente prit une inspiration pour se donner du courage, et ouvrit la porte. Elle resta figée un moment avant de laisser échapper un hoquet étranglé et de fermer précipitamment les yeux. Shit... La cuisine était malheureusement d'un blanc immaculé. Et du sol au plafond.

Elle tenait toujours la poignée de la porte. Allez. Un unique geste et tout ce blanc ne serait plus qu'un mauvais souvenir. Elle l'avait à demi fermée, lorsqu'elle s'interrompit. Ses doigts se resserrèrent autour de la poignée, et elle serra malgré elle les dents. Non. C'était trop facile. Elle ne pouvait pas se défiler à chaque fois pour les mêmes raisons. Eviter le problème... Ce n'était pas une solution. Juste une manière de gagner du temps avant de l'affronter. Et du temps, elle n'en avait pas. Le temps était compté non pas pour elle, mais pour lui... Son père avait besoin d'elle. Et rien ne devait pouvoir être un obstacle à elle si elle voulait en être digne.

"Allez... Du nerf, tu n'es pas faible à ce point! Bon... A trois. Un, deux, et... Trois!"

Elle ouvrit la porte en grand, et commença à avancer à l'aveuglette dans la salle. Elle ouvrit finalement les yeux une fraction de seconde, et ayant bien imprimé dans son esprit l'image de l'agencement de la salle intégralement blanche, elle se dirigea à tâtons vers l'évier, non sans s'être cognée à plusieurs reprises dans des plans de travail qui lui barraient la route. Elle avait une bonne mémoire visuelle, mais pour ce qui était de se repérer dans l'espace... Heureusement que Meite n'était pas là. Elle aurait été sûrement furieuse de la voir prendre un tel risque, et puis elle avait été assez pitoyable comme ça pour ne pas en rajouter avec cette scène pathétique. Prenant de l'eau dans ses mains, elle prit sur elle pour ne pas se plaindre en se la versant sur la tête pour chasser de ses cheveux toute la nourriture qui s'y était accumulée. Elle refit le même geste à plusieurs reprises, puis retourna dans la salle à manger, non sans s'être cognée à nouveau pour avoir voulu partir un peu trop vite.

Karine referma la porte derrière elle, et soupira de soulagement. Bon, une bonne chose de faite. Elle hésita à se servir de la nappe pour se sécher les cheveux, mais renonça rapidement à cette idée. A quoi bon retirer la nourriture de ses cheveux si c'était pour en remettre avec cette nappe tachée? Bon, en tout cas il lui fallait quelque chose pour les sécher, sinon elle allait attraper la mort, avec ce froid. Elle sortit de la salle à manger, et parcourut le couloir jusqu'à se retrouver dans le hall. Bon, elle avait bien mémorisé les lieux, ça c'était une bonne chose. Elle retira son pull taché, le remplaçant par un autre, et jugea que son short avait été assez épargné par la catastrophe pour ne pas nécessiter qu'elle en change. Et puis ses jambes... Bah, ça ferait l'affaire pour l'instant. Elle n'allait quand même pas mettre un pantalon par-dessus, ce serait ridicule et pourrait la gêner dans ses mouvements. Elle était en train de sécher ses cheveux avec la couverture quand elle entendit un téléphone sonner quelque part. Elle se dirigea vers le bruit, intriguée, et apercevant Meite, le téléphone à la main, elle s'approcha pour entendre la conversation.

"Guten Morgen.

- Oh, vraiment ? Mais elle a même répondu, la coquine ! Tu as trouve ta copine ? Allez, soyez gentilles. Ramenez-vous au pensionnat. J'en ai assez de vous courir après.

- ...

- Oh oui, vas-y, ne répond pas surtout. Elle est où, la politesse ? Allez, revenez ici, et plus vite que ça. Vous êtes invivables, toutes les deux. Je rapplique vous chercher sinon. Avec le directeur.

- Pourquoi ?

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi est-ce qu'on doit retourner à l'internat dans la minute qui suit ? Au beau milieu de la nuit ? On va réveiller les gens. On attend demain.

- C'est ta réponse ? D'accord. Vous allez le regretter.

- ...  Elle a raccroché. Oh, Karine. Je sais ! On va bien attendre que Psycho rapplique, le temps qu'elle vienne, et dès qu'elle est là on s'en va. A l'internat. Elle aura fait le trajet pour rien ! Ah oui. Les vitamines. Euh, je sais pas si la cuisine est blanche ou pas. Je fais pas la différence, moi, désolé. Han zut, y'en a pas. Bon.

- Hum hum... La cuisine est bel et bien blanche, ça je peux te l'assurer. Sinon, je suis d'accord pour attendre Psycho, même si cette cinglée me fait flipper. J'espère juste que tu sauras nous téléporter juste toutes les deux, et non pas tout le monde ou tout le monde sauf toi comme la dernière fois... Et t'en fais pas pour les vitamines, je m'en passerai.

- Peut-être... Que je peux y trouver quelque chose. Viens."


Karine laissa échapper un léger soupir, mais la suivit sans répondre. Meite n'avait pas l'air de l'avoir entendue. Ce n'était pas la première fois, d'ailleurs. Enfin, peu importe. Après tout, elle n'avait pas besoin de vitamines, mais ça pouvait être un sérieux avantage, surtout si elles devaient avoir affaire à l'infirmière. Accompagnée du directeur. Ca ne lui disait rien qui vaille. Elle avait un très mauvais pressentiment. Ce type était une vraie montagne, et il ne faisait aucun doute pour elle qu'il était plus fort qu'elle donc capable de l'immobiliser sans difficulté, avec ses deux têtes de plus qu'elle. Tiens... Mais c'était quoi cette pièce. Ca sentait bizarre. Un mélange de produits chimiques et d'herbes. Et ce truc que tenait Meite, qu'est-ce que c'était...?

"Bon... On va dire que ça marche. Vu que le désinfectant a bien marché, on va espérer que ce truc fasse autant effet. Et puis après tout... Il aurait pas laissé des trucs empoisonnés.

- Autant effet que le désinfectant...? Meite non...! Oh non... Trop tard.

- PIMENNNNNNNNNNNNNNNNNNT !!"


Karine regarda avec un mélange de stupéfaction et de consternation Meite courir dans tous les sens en criant, puis s'élança à sa poursuite lorsqu'elle disparut dans le couloir. Elle n'avait pas bien fait attention au chemin qu'elles avaient pris pour venir. Si elle la perdait de vue, elle était perdue tout court. Et puis elle s'inquiétait un peu pour la petite blonde. Et si ce n'était pas que du piment, hein? Tiens, elle s'était arrêtée. L'effet avait été aussi bref que le désinfectant pour elle? Oh... D'accord. C'était parce qu'elle s'était mis un pack de glace dans la bouche? Karine dévisagea la petite blonde avec des yeux ronds et une terrible envie de rire, jusqu'à ce qu'elle la voit renverser du produit sur son bras et se remettre à courir en hurlant. En lui balançant la bouteille, qui bien évidemment n'était pas fermée... Karine parvint à se protéger le visage, mais elle sentit le produit passer en travers ses vêtements jusqu'à atteindre ses bras, sans parler du reste de son corps...

"On va finir dans un bain de glaçons nous...

- Meite... Tu es juste impossible."


L'adolescente aurait bien ajouté quelque chose, si elle n'avait pas senti la brûlure pointer, et n'avait pas serré les dents pour ne pas crier. Elle parvint à se maîtriser assez pour rester immobile et silencieuse, agenouillée, repliée sur elle-même, le temps que l'effet se dissipe. Elle se redressa ensuite pour fusiller la petite blonde du regard, puis laissa échapper un nouveau soupir.

"J'aurais dû te le dire avant, mais le désinfectant avait le même genre d'effet secondaire. Ce "génie" aimait beaucoup le piment apparemment. Enfin, peu importe. Il y avait un truc que je voulais te dire. Je..."

Karine sentit son mauvais pressentiment revenir, beaucoup plus intense. Il y avait un problème, un sérieux problème. Elle ne savait pas quoi, mais une chose était sûre. C'était un danger, ça allait avoir lieu ici, et d'une minute à l'autre. Le comment, elle s'en fichait parfaitement. C'était plus le "comment s'en sortir" qui l'intéressait. Elle retira soudain son pull taché pour être plus libre de ses mouvements, et tourna sur elle-même, à la recherche de ce "danger". Alors qu'elle se tournait vers Meite, qui devait la prendre pour une folle, pour lui faire part de son appréhension, elle se figea, les yeux écarquillés. Non. Pas elle!

"Meite! Derrière toi!"

Elle s'apprêtait à s'élancer vers l'infirmière quand un détail la fit se figer. Pourquoi est-ce qu'elle souriait comme ça? Et... Pourquoi... Pourquoi est-ce qu'elle regardait derrière l'adolescente...? Elle comprit sans même se retourner à la présence imposante qu'elle ressentait qu'elle avait un problème de taille, et écarquilla les yeux de panique. La situation lui échappait complètement, là. Comment cette dingue avait fait pour se téléporter ici? Et pourquoi maintenant, et pas quand le père de Meite avait été à deux doigts de les tuer toutes les deux, hein?! Karine revint à la réalité lorsqu'elle sentit qu'on la soulevait de terre. Elle poussa un cri, essayant de se dégager, mais le directeur la tenait par la taille d'un seul bras, comme un vulgaire paquet. Et non content de l'immobiliser, de l'autre, il venait de lui balancer un seau de peinture? Mais il était cinglé lui aussi! Karine crachota un peu de peinture, avant de se mettre à crier et à se débattre pour s'enfuir.

"Lâche-moi! LACHE! MOI! MAIS TU VAS ME LACHER OUI?! Oh et puis zut."

Karine saisit son bras à deux mains, et mordit de toutes ses forces dedans. L'effet fut beaucoup plus rapide que de battre l'air pitoyablement avec ses jambes dans l'espoir de le faire lâcher prise. Elle eut quelques secondes le souffle coupé lorsqu'elle s'étala par terre, mais elle ne perdit pas une seconde. Elle fonça droit vers l'infirmière. Seulement, elle s'immobilisa à mi chemin, pétrifiée devant ce que tenait cette psychopathe. Elle tenait un miroir, et maintenant elle comprenait mieux ce qui venait de se passer. La peinture. Elle en avait plein les cheveux et le visage. Et elle était... Elle était blanche. L'infirmière avait l'air très contente d'elle. Mais elle n'était pas censée être au courant! Alors c'était le directeur qui avait eu l'idée...?

"Ah ah ah! Je savais bien que ça ça marcherait! Bon, profitez en pour l'immobiliser correctement cette fois, et ligotez la bien, il ne vaut mieux pas prendre de risques avec elle. On s'occupera de l'autre après. Elle ne devrait pas poser trop de problèmes, vu que le temps qu'on s'occupe de la petite karatéka, elle n'ira pas bien loin.

- M... Meite! Dégage! Sauve-toi! T'occupes pas de moi, je vais... Je vais...

- Tu vas rester bien sagement immobile! Ou sinon je m'énerve vraiment! De toute manière, si j'ai bien compris, tu ne PEUX pas bouger, pas vrai. Tu es très forte, mais quand tu vois du blanc, tu es faible. Et ça m'arrange beaucoup!

- Non..."


Ca n'avait été qu'un murmure. Un souffle à peine audible. Pitoyable, comme le reflet que lui renvoyait le miroir. Depuis tout ce temps, elle s'était entraînée pour savoir se protéger et protéger les autres, mais au fond rien n'avait changé. Elle était toujours faible. Elle se ferait toujours battre par ceux qui étaient plus forts qu'elle. Comme son père. On lui avait souvent dit que les enfants étaient le reflet de leurs parents. Mais si elle aussi se battait pour protéger ceux auxquels elle tenait, elle ne voulait pas être lui. Elle ne voulait pas être faible elle-aussi, fragile. C'était lui qu'elle voyait dans ce reflet blanc. Et elle... Elle voulait penser qu'il y avait en elle une part de la force de sa mère. Qu'elle était différente. Ce n'était pas elle.

"Non! Je ne suis pas comme mon père! Je ne suis pas FAIBLE!"

Alors que le directeur s'apprêtait à l'attraper, elle s'élança subitement en avant, et frappa avec son poing serré le miroir de toutes ses forces. Le verre vola en éclats, et l'infirmière fut projetée en arrière par le choc. Karine regarda avec un mélange de fierté et de surprise son poing dont coulait un peu de sang, mais perdit rapidement son sourire quand elle remarqua que sa vision devenait de plus en plus floue. Oh non, il fallait qu'elle se retrouve à court d'énergie maintenant? Elle entendit plus qu'elle ne sentit sa chute, et ferma les yeux malgré elle.

"Me dites pas qu'elle va encore dormir! Elle ne fait que ça, on dirait! Enfin, on ne va pas s'en plaindre. Au moins, elle ne risque pas de nous blesser quand on la ramènera. Ligotez la au cas où, on n'est jamais assez prudents. Bon, et de une! Plus qu'une..."

Karine savait qu'en affrontant sa peur comme ça, elle avait presque accompli un exploit. Mais une voix au fond d'elle-même lui criait que ça ne changeait rien, parce qu'elle était faible de toute manière. Et elle savait qu'elle avait raison. Parce qu'elle n'avait pas assez économisé ses forces, parce qu'elle avait refusé de manger, elle se trouvait incapable de défendre Meite quand celle-ci en avait besoin...
Meite. Cours.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 28 Déc - 8:16


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


"J'aurais dû te le dire avant, mais le désinfectant avait le même genre d'effet secondaire. Ce "génie" aimait beaucoup le piment apparemment. Enfin, peu importe."

Euh oui... Tu aurais du le dire avant. Haha. Hahaha. Ouais. Bon, tant pis.

"Il y avait un truc que je voulais te dire. Je-- Meite ! Derriere toi !"

Hein quoi ? Aie ! Hm, mais elle va pas bien ?! Ils sont deja la ? Et merde ! Comment ils ont fait, encore ? Shiit ! Faut que je nous ramene a l'internat ! et Juste Karine et moi, tout de suite !
...
Merde, c'a pas l'air de vouloir marcher. Scheisse !!
Bon. faut que je degage de la. Hein... ? Euh ? Elle m'a lache ? Carrem-
Oh non, Karine ! Elle est recouverte de peinture blanche !

"M... Meite! Dégage! Sauve-toi! T'occupes pas de moi, je vais... Je vais..."

Et qu'est-ce que tu vas faire, Karine, dans cet etat ?! Elle est pas serieuse... Non, pas question que je la laisse aux mains de ces cingles. Enfin je sais pas pour le dirlo, mais bon. Non. Et puis c'est une violation de propriete la. Je les ai pas invites a entrer, et tant que mon pere est pas la c'est moi la maitresse de maison ici. C'est pas normal. Mais je ne peux pas me debrouiller toute seule sur ce coup-la. Non. C'est clair que je fais pas le poids face a ces deux-la. Par contre faut que je me grouille, parce que Karine est pas dans une bonne position la. Ils font pas trop attention a moi... Je m'en vais. Et ne tombe pas, si possible... Le telephone. J'espere que je connais encore le numero... Non, attends. Je sais plus ! Il est note la normalement... J'espere... oui ! Ok, vas-y. Reponds, reponds.... S'il te plait... Bon. On va voir si j'ai oublie mon allemand, moi.

"Oui bonjour ?
- Maria ? C'est Meite !
- Meite ! Comment tu vas ?
- Maria, ton frere est bien policier ?
- Euh oui... Pourquoi ?
- J'ai besoin... en fait... Y'a des kidnappeurs qui veulent me kidnapper, moi et mon amie... Dans la maison.
- Hein ?"

Un cri, un grand bruit. Et je suis sure qu'elle a entendu ca, le telephone est assez sensible. Je sais pas ce qu'il s'est passe... J'espere que Karine va bien... Et qu'elle en a pas trop fait, surtout. Et l'infirmiere gueule... Je vais devoir raccrocher vite fait, si je veux pas eveiller les soupcons... Maria comprendra. En attendant, j'espere que son frere va faire vite... Je vais me planquer. Ils mettront un moment pour me retrouver dans cette maison. Ils ne pourront pas me trouver, meme. Et je sortirai si les choses derapent avec Karine. Oh... Je sais. Je devrais pouvoir me cacher dans ca...
Ok, c'est l'heure de revisiter la maison... J'entends les pas de Psycho. Merde je suis tombee... En fait...

"Ne t'enfuis pas petite peste, ca ne sert a rien. Tu n'es pas capable de faire deux pas sans te casser la figure. Sois raisonnable."

Casse-gueule ou pas, je suis assez raisonnable quand j'essaie d'eloigner Psycho a l'etage. Comme ca elle sera sure que je suis en haut alors que je suis en bas, et elle me cherchera partout. Ok.

"D'ou est-ce que vous pensez que je ne le suis pas ?
- Alors viens ici.
- Pourquoi ? Je fais ce que je veux."

Elle se rapproche. Je dois me depecher. Hop, je monte la-dedans, en prenant la telecommande. oui, sans telecommande je pourrai jamais sortir sinon. Et je l'active ! youhou ! J'ai toujours reve de prendre le passe-plats pour un ascenceur une fois dans ma vie au moins. Et ben voila. Reve exauce. Du coup, ca arrive dans le salon, et Karine est dans le couloir, avec le dirlo.
... Attends non. Ils se sont deplaces au salon ? Je peux pas sortir donc. Bon. Je devrais pouvoir entendre s'il y a un probleme. J'entends Psycho raler et m'appeler par mon nom... Attends... Merde, elle a compris par ou j'etais passee ! Ok, je sors. Et... faut que je prenne un truc. Pour faire peur. Oh.

"AH, JE TE TIENS. Ne bouge plus, de toute facon tu es bloquee. Enfin tu le seras si tu essaies de remonter."

Euh, euh, euh... Le parapluie . Bang, dans la face ! Bon, au moins ca l'a perturbee, je peux reculer un peu. Et attaquer avec les mots pour gagner du temps.

"Pourquoi est-ce que je remonterais ? Non, pourquoi est-ce que je m'enfuirais ?
- ... Non mais je reve ! Elle est morte de rire, la petite ! On arrete de se foutre de ma gueule comme ca, ok ? Et tu ne vas pas aller bien loin avec un parapluie.
- Oh, pardon, j'ai l'air de me ficher de la gueule de quelqu'un ? Je pense que c'est plutot vous qui vous fichez de la mienne.
- Pardon ?!"

Ouais bon. Je peux bien la provoquer... Depeche-toi, le frere ! Allez grouille... Je vais me faire avoir sinon.

"Tu plaisantes, la, j'espere ?
- Non. Moi j'appelle ca de la violation de propriete. Vous etes chez moi, ici, je vous rappelle. C'est moi qui decide qui rentre et qui sort. Et je ne me souviens pas vous avoir autorises a entrer.
- Ah, vraiment ? Mais c'est la maison de ton pere. Tu n'as aucun droit dessus.
- Ah oui ? Mais vous le voyez ou, mon pere ? Nulle part. Donc c'est moi qui dirige, ici.
- Et comment est-ce que tu comptes nous faire sortir de cet endroit ? Oh et puis on s'en fiche. On a assez perdu de temps comme ca."

Tiens. J'ai vu une ombre dehors. Qui passait devant la fenetre. Karine est meme ligotee, et Psycho va pas tarder a me sauter dessus avec le directeur. Et en fait... Je suis a la limite de rire. C'est bizarre, non ?

"Suis-moi et sois bien sage. Je ne te ferai pas mal.
- Mais vous me faites deja mal ! Aie !"

Il faut que je paraisse terrorrisee et morte de trouille. C'est pas difficile de pleurer vu comment elle me fait mal, cette peripatheticienne ! Voila. Desole Karine si je t'inquietes. Mais... Faut bien le faire. C'est du double mensonge la... Moi qui n'est pas du genre a mentir d'habitude. Bon. tant pis. Aux situations fortes les manieres fortes, non ?

"PERSONNE NE BOUGE ! MAINS EN L'AIR ! PLUS VITE QUE CA !
- Meite, Meite, ca va ?
- What the fucking hell... What ? What are you doing ?
- Ca va... Je crois. Karine !"

Ah ben ils arrivent pas trop tot, hein. Karine a ete detachee... Par contre elle a l'air a bout de forces. Elle a l'air de bien aller, je suis rassuree.

"Vous deux ! Les mains sur la tete ! Allez !
- Attendez, mais qu'est-ce qu'il raconte ?? Il y a un malentendu, la !
- A genoux ! fermez-la !
- Je parle pas allemand !!
- Je comprend rien a ce qu'elle raconte...  Allez, vous venez au poste avec nous ! Plus vite que ca !
- Mais attendez, lachez-moi, espece de brute !
- Avance !
- Fuck."

Ouah... Faut pas que je rigole. Je pensais pas qu'ils parleraient pas anglais... Ca rend la scene hilarante... Bon. Ils sont partis, du coup...

"Tu es sure que ca va ? Tu as l'air epuisee. Et ton amie aussi.
- Euh oui. On a eu une longue nuit... On ferait mieux de rentrer, d'ailleurs.
- Rentrer ?
- Oui... On est... dans le meme pensionnat.
- Ah. Vous auriez du venir passer le week-end ici, au lieu de debarquer pour quelques petites heures !
- Oui...
- Tu vas bien ?
- (traduisant) Ca va ?"

J'ai pas specialement envie de rentrer la. Surtout apres ce qu'il vient de se passer. Bon... Tiens, comment je m'etais coupee, moi ? Ah oui. C'est quand je me suis brusquement retournee et que Psycho m'a sautee dessus quand Karine a crie. D'ailleurs elle voulait pas me dire quelque chose.

"Tu voulais me dire quelque chose, au fait ?"

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 28 Déc - 10:49


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




"Karine..."

Cette voix. Elle la connaissait. Comment aurait-elle pu l'oublier, lui...? Mais pourquoi se souvenir d'une chose pareille, à un moment pareil? Alors qu'elle avait la preuve devant ses yeux qu'elle était faible? En ce moment même, le directeur de l'institut devait être en train de la ficeler comme un vulgaire pantin, et elle ne pouvait même pas esquisser un geste pour l'en empêcher. Elle n'en avait même pas conscience. Elle ouvrit très lentement les yeux, et se retrouva dans ce bureau qu'elle connaissait par cœur pour avoir essayé souvent d'y voler des documents. Et lui la regardait avec ce demi-sourire qu'il n'avait qu'en sa présence. Pourquoi...?

"Tu sais que je ne peux pas valider ton projet professionnel. Artiste, ce n'est pas un métier.

- Ah oui? Et c'est quoi un métier pour vous, alors?

- Tu poses toujours de drôles de questions. Un métier, c'est un travail qui te permette de vivre, toi et ceux que tu prendras sous ta responsabilité."


Son regard était dur, mais en même temps elle sentait qu'il comprenait. Qu'au lieu de rejeter son point de vue comme tous les autres, il l'acceptait comme l'égal du sien. Et c'était pour ça qu'il prenait autant de temps à le lui expliquer. Elle se souvenait mot pour mot de ce qu'elle lui avait dit, prenant son courage à deux mains au lieu de se replier derrière des excuses et un autre choix bidon comme elle avait été tentée de le faire. C'était ce sourire qui l'avait encouragée. Mais pourquoi se rappeler de ça maintenant? Pourquoi revoyait-elle cette scène, pourquoi s'entendait-elle parler au directeur de son ancien établissement dans un moment pareil? Alors que Meite était en danger, elle rêvassait...

"Je sais que tu aimes l'art, Karine, que c'est une véritable passion pour toi. Mais tu ne peux pas passer ta vie à rêvasser. Un jour, il faut retrousser ses manches, et regarder la vie en face. Ouvrir les yeux, se lever, et aller travailler. Tu comprends ça, pas vrai?

- Vous ne m'apprenez rien. Tout ça, vous croyez vraiment que je ne le sais pas?"


Le sourire du directeur avait disparu lorsque leurs regards s'étaient croisés, alors qu'elle venait de se lever de sa chaise. A cette époque là, elle y croyait. Dur comme fer. Rien n'aurait pu la faire changer d'avis. Et son regard reflétait sa détermination. Une détermination que rien ne pouvait ébranler. Et là, dans le miroir, elle n'avait vu que de la peur. La peur de l'impuissance. La peur de la perte. La peur de la mort. Tout ce que le blanc représentait pour elle. Une couleur, une simple et misérable couleur la faisait vaciller alors qu'elle avait affronté cet homme que tout le monde redoutait. Dans le miroir, elle avait renoncé. Alors que là, par provocation, elle avait carrément remonté ses manches devant son directeur.

"Depuis que je suis toute petite, je ne fais que ça. Regarder la vie en face. Je sais ce que vous voulez me dire. En me mettant au travail, je pourrais avoir mon diplôme et même faire des études supérieures. Avoir un "vrai" travail. Mais je peux gagner ma vie en étant artiste. C'est ma voie, celle que j'ai choisie. Mon métier. Mettez vous ça dans la tête. Mon choix est fait.

- Je ne dis pas qu'il est impossible de gagner sa vie en étant artiste. Je dis que c'est difficile. C'est même plus dur que de faire de longues études en permanente compétition avec les autres. Il faut être sacrément fort pour y parvenir.

- Qu'est-ce que vous insinuez? Que je suis trop faible pour ça?

- Je ne te le demanderai qu'une fois. Si tu t'engages dans cette voie, tu prends de gros risques. Il te faudra faire de gros sacrifices. Te sens-tu assez forte?

- Je n'ai pas peur de ce genre de chose. Et je suis plus forte que vous."


Un sourire. Un rire qu'elle n'avait entendu que cette fois-là. Et elle se souvenait qu'il l'avait invitée à se rassoir, avant de valider son projet, comme ceux de toute sa classe. Parce qu'elle avait eu le cran de faire face. De ne pas baisser les yeux. De se battre avec assez d'acharnement pour lui prouver qu'elle avait raison quand elle avait déclaré calmement que c'était son destin. Elle s'en souvenait maintenant, parce qu'elle avait renoncé. Elle se trahissait elle-même. Elle ne devait pas perdre de temps à essayer de récupérer. Elle n'en avait pas besoin. Ce n'était pas l'énergie qui lui manquait. C'était la volonté. Le courage. La détermination.

"Suis-moi et sois bien sage. Je ne te ferai pas mal.

- Mais vous me faites déjà mal ! Aie !"


Elle devait... Ouvrir les yeux... Elle ne laisserait personne faire du mal à sa famille, personne. Elle parvint finalement à distinguer à nouveau la scène, mais elle dut rapidement se rendre compte à l'évidence. Elle était incapable de faire le moindre geste. Il l'avait drôlement bien ligoté, ce sal... Oui bon on avait compris. Il devait bien y avoir un moyen de se dégager! Mais mais mais... C'était quoi ce gros boum?! Quelqu'un venait de débarquer dans le hall...? Wait. Depuis quand elle était dans le salon?!!

"PERSONNE NE BOUGE ! MAINS EN L'AIR ! PLUS VITE QUE CA !

- Meite, Meite, ca va ?

- What the fucking hell... What ? What are you doing ?

- Ca va... Je crois. Karine !"


Mais voilà que des policiers venaient d'entrer, avec une fille, et ils parlaient une langue qu'elle ne comprenait pas, et... Meite la parlait aussi?! Elle s'était cogné la tête en tombant, ou quoi?! Mais qu'est-ce qu'ils disaient, et de quel côté ils étaient, ceux là? Heu, ok. Ils devaient être du leur, vu qu'ils étaient en train de braquer un pistolet sur Psycho et qu'ils venaient de la détacher. Mais qu'est-ce qu'ils racontaient encore? Ils n'arrêtaient pas de crier dans cette langue, et Psycho en anglais. Et apparemment, c'était de l'allemand...? Karine restait allongée sur le sol en regardant la scène avec des yeux ronds, complètement dépassée par la situation. Elle les regarda embarquer Psycho et le directeur, et ne remarqua que la fille était restée discuter avec Meite que quand elle s'adressa à elle, et que Meite traduisit pour elle en anglais sa question. Heu... ok. Il était peut-être temps de se relever, hein, et de lui répondre pour qu'elle ne s'inquiète pas. Elle parvint à se mettre debout en s'aidant du mur, puis s'en éloigna un peu quand elle fut sûre de pouvoir tenir sans.

"Je savais pas que tu parlais allemand. C'est cette langue que tu parles parfois sans t'en rendre compte? Et t'en fais pas pour moi. J'ai rien. Juste un peu mal à la main mais ça passera."

Sa tête lui tournait drôlement. Un mensonge, encore et toujours. Elle se demandait presque comment elle faisait pour tenir debout, avec le décor qui bougeait dans tous les sens comme ça. Ca lui donnait le tournis. Oh, et Meite lui avait parlé. Elle avait vu ses lèvres bouger, mais elle n'avait pas entendu. Comme si elle avait la tête dans une balle de coton. Tiens, ça avait arrêté de bouger autour d'elle. Heu... Ah. Ok. Elle comprenait mieux pourquoi, maintenant. Elle venait de tomber comme une masse. Et elle ne s'en était même pas rendu compte avant? Bah, peu importe.

"N'essaie pas de m'aider. Je peux me débrouiller toute seule. Je suis juste un peu fatiguée."

Juste un peu fatiguée. Mais bien sûr. Elle venait juste de tomber à moitié dans les pommes, mais c'était la fatigue, hein. Elle s'était juste emmêlé les pieds. Ce n'était absolument pas crédible. Enfin, pas question de le refaire une seconde fois. Elle se releva péniblement, et se tint debout, parcourant du regard la salle. Bon, au moins ça ne bougeait pas cette fois. Restait à espérer que c'était bon signe. Son regard bleu glacé se posa sur Meite et son amie. Elles avaient l'air de se faire du souci pour elle. Bah, c'était compréhensible, elle devait ressembler plus à un zombie qu'autre chose, à peiner à tenir debout. Elle soupira.

"C'est bon, je vais bien, je vous dis. Vous vous inquiétez pour rien. Je reviens, faut que j'aille me nettoyer les cheveux. J'y vais seule, je finirai bien par trouver la douche. Profites-en pour te reposer, Meite, tu dois être épuisée."

Elle sortit dans le couloir calmement, concentrée au maximum pour ne pas risquer de s'écrouler à chaque pas. C'était stupide de sa part de vouloir chercher seule, alors que Meite aurait pu sans problème la guider jusque là-bas en peu de temps. En fait, elle voulait juste s'isoler. La douche était un prétexte. Elle ne supportait pas leurs regards plein de pitié. Elle pouvait s'en sortir seule. Elle ne voulait pas de l'aide de qui que ce soit. Seuls les faibles avaient besoin d'aide. Parce qu'avoir besoin d'aide c'était ne pas être capable de faire quelque chose seul. Ne pas être capable. Elle ne voulait pas qu'elles la voient dans cet état... pitoyable. Elle s'arrêta dans le hall, cherchant dans sa mémoire un élément qui lui indiquerait le chemin qu'avait pris la petite blonde pour se nettoyer la première fois, en vain. Elle avait été trop occupée à se battre contre la cuisine pour y songer. Tiens, la cuisine. C'était ça la solution. Il y avait un évier là-bas. Bon. En avant, marche.

Karine s'apprêtait à avancer quand elle sentit le poids du regard des deux filles sur elle, et se retourna, profondément agacée. Elle avait parlé correctement, non? Elle n'avait pas parlé une langue que Meite ne comprenait pas, elle. C'était clair. Elle ne voulait pas qu'on la suive, pas qu'on l'aide, pas qu'on s'apitoie sur son état. Et là elles avaient l'air de vouloir faire les trois à la fois. Elle posa un genou à terre pour éviter de s'écrouler lorsqu'elle sentit qu'elle n'avait plus la force de tenir debout, mais soutint le regard des deux filles. Malgré la panique que lui inspirait sa perte de force, ses yeux brillaient de détermination. Elle faisait juste une pause. Ensuite elle irait se nettoyer. Mais qu'est-ce qu'elles attendaient? Qu'elle s'endorme devant elles? Si elles continuaient à la fixer comme ça, ça allait finir par arriver. Et puis elle était sûre qu'elles avaient parlé en allemand pendant qu'elle avait le dos tourné. Ca l'agaçait parce qu'elle pouvait dire ce qu'elles voulaient, elle ne pouvait pas comprendre. Et ça la mettait en position de faiblesse.

"Qu'est-ce que vous voulez? Je vous avez dit que je me débrouillais seule. Je réfléchis juste un peu, et j'y vais. Et vous? Pourquoi vous restez plantées là? Vous devriez vous reposer, surtout toi, Meite."

Elle avait peut-être besoin d'aide. Mais hors de question qu'elle le montre. On ne peut pas protéger quelqu'un et être protégé. C'était soit l'un, soit l'autre, pour Karine. Et elle avait fait son choix depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Lun 30 Déc - 7:21


« Dreams are reality's reflection... »
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MEITE : Euh... Oui je parle allemand. Je suis allemande en fait. Je t'avoue que ca m'arrive de melanger toutes les langues, mais...
KARINE : N'essaie pas de m'aider. Je peux me débrouiller toute seule. Je suis juste un peu fatiguée.

... J'aurais bien dit que j'espere que c'est vrai, mais franchement c'est difficile de le croire la non ? Elle tient a peine debout... La fatigue, je suppose. Il faut qu'elle se repose un peu, tant que Psycho et le dirlo sont coince au commissariat. Mais pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas que je l'aide ? JE veux dire... Je sais bien que moi aussi je deteste qu'on m'aide, mais y'a quand meme une limite. Elle essaie de prouver quelque chose ou quoi ?

KARINE : C'est bon, je vais bien, je vous dis. Vous vous inquiétez pour rien. Je reviens, faut que j'aille me nettoyer les cheveux. J'y vais seule, je finirai bien par trouver la douche. Profites-en pour te reposer, Meite, tu dois être épuisée.
MARIA : Tu es sure qu'elle va bien ? Qu'est-ce qu'elle dit ?
MEITE : Je crois... Elle dit qu'elle ne veut pas qu'on l'aide. Maria, est-ce que la chambre du rez-de-chaussee est faite ?
MARIA : Oui...
MEITE : Ok, super. Je vais l'y emmener.
MARIA : D'accord. Je vais nettoyer un peu tout ca... Tu m'appelles si tu as besoin de moi.

Bon, Karine. A nous deux. Tu vas pas t'ecrouler sur le sol, d'abord, et pas question que je te laisse t'en aller. Tu trouveras jamais les douches... Et en plus, elles sont a l'etage. Tu te sens capable de monter les escaliers dans cet etat ? Non. Alors voila. Tu vas bien sagement aller dormir dans la chambre a cote.

KARINE : Qu'est-ce que vous voulez? Je vous avez dit que je me 
débrouillais seule. Je réfléchis juste un peu, et j'y vais. Et vous? Pourquoi vous restez plantées là? Vous devriez vous reposer, surtout toi, Meite.
MEITE : Karine... Qu'est-ce que tu racontes ? Allez viens. On va dormir.

Bon... Elle a l'air completement out, en fait. Je crois qu'il va falloir que je l'y emmene. Ok. Alors voila. Tu viens par-la... Et... Faut que je tombe pas. Le mur est mon ami, en fait... Et c'est moi qui traine Karine. Les roles sont inverses, la, la scene serait presque comique. Entre moi qui essaie par tous les moyens de ne pas trebucher... D'ailleurs je m'en sors pas trop mal, pour une fois. Ok, voila la chambre. 

MEITE : C'est pas la peine de te forcer, tu sais. N'en fais pas trop. Tout le monde a une limite, a un moment, c'est normal. Le truc c'est de la connaitre, cette limite. Hein ? Faut l'admettre, quand on peut plus. Ca sert a rien sinon. Ca prouve rien, mis a part que tu es casse-cou. C'est a ca que servent les soeurs non ? On s'entraide.

Bon. maintenant faut que j'atteingne le lit. C'est pas un plat de tarte, non plus... Bon. On va y aller doucement. Un pas, et deux. Non, Karine, ne bouge pas sinon je vais tomber !
...
Bon, on est tombees sur le lit, deja c'est pas mal. Maintenant tu vas DANS le lit. Pour dormir. Au moins completement dessus. Voila, c'est mieux comme ca. Moi je vais prendre la chaise, et me mettre a cote. Maintenant c'est bon. Ah, mais qu'est-ce qu'elle est tetue, Karine !


MEITE : Allez. Tu veux etre toute seule ? Je vais te laisser alors. Mais avant que je sois sure que tu dorme. D'accord ? Tu n'as meme plus la force de te lever...

Elle a vraiment pas l'air de vouloir dormir... Bon, qu'est-ce qu je vais faire pour la faire dormir moi ? Je vais quand meme pas l'assommer ou la forcer a avaler un somnifere... Enfin...
Oh. Attends deux secondes. Je crois que je sais. Bon.


MEITE : Karine... Franchement tu devrais dormir. J'ai pas specialement envie de te forcer, mais si tu dors pas je demande a Maria de venir.

Oui. Maria, c'etait mon somnifere quand j'arrivais pas a dormir. Son truc, il marche bien mieux que les somniferes, ou quoi que ce soit d'autre. D'ailleurs je crois bien qu'elle en a fait son metier... Ou quelque chose comme ca. Ca ne m'etonne pas d'elle, en tout cas. Elle est plutot douee.

MEITE : Avec son pendule. C'est radical. Maria ? Kannst du bitte hier kommen ?

Ah, voila. Elle a compris. Bon, moi je vais m'installer a cote, et voir pour etre sure que Karine dort. Je vais eviter de regarder le pendule par contre, parce que sinon je vais dormir. Bon, voila, ca commence.
C'est fort quand meme. A la tv ils chantent pas. Ils font que parler. Mais d'un autre cote, c'est plus simple parce que Karine parle pas allemand. Hum... J'ai toujours le pendule dans mon champ de vision. Et la chanson est si douce... Bon, je crois bien que Karine dort... Mais, euh, je suis ou ?


MEITE : Karine...?

Ah elle est la. Debout. Oh non, je crois que je me suis fait avoir aussi par Maria. Bon... J'ai meme pas regarde le pendule en face, c'est dingue ca... Et je dors ! Bon, j'avais besoin de dormir aussi... Mais bon. Karine dort, tout va bien.

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Lun 30 Déc - 11:53


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




"Karine... Qu'est-ce que tu racontes ? Allez viens. On va dormir."

Quoi? Mais décidément elles ne comprenaient pas, hein! Elle ne voulait pas dormir. Et personne ne pouvait l'y forcer! Ce n'était même pas la peine de penser à essayer. Elle n'irait pas dormir avant de l'avoir décidé, point final. Hein? Quoi?! Mais... Que... Meite l'avait téléportée? Mais depuis quand elle était plus dans le hall...? Roh, ça commençait à bien faire! D'abord elle se retrouvait dans le salon contre son gré, et maintenant dans une chambre? Hum, apparemment, c'était la petite blonde qui l'avait traînée jusque là, vu qu'elle était en train de la soutenir. C'était injuste! Elle l'avait prise en traître, et en plus elle n'était pas assez lourde pour avoir pu l'en dissuader...

"C'est pas la peine de te forcer, tu sais. N'en fais pas trop. Tout le monde a une limite, à un moment, c'est normal. Le truc c'est de la connaitre, cette limite. Hein ? Faut l'admettre, quand on peut plus. Ca sert à rien sinon. Ca prouve rien, mis à part que tu es casse-cou. C'est à ça que servent les sœurs non ? On s'entraide.

- C'est pas la peine tout court! Là c'est pas de l'aide, c'est de l'abus de faiblesse! Je veux pas aller dormir, tu entends! Et puis justement, je suis mieux placée pour connaître mes limites et savoir que je les ai pas encore atteintes! Lâche-moi!"


Zut! Elle était tellement fatiguée qu'elle n'avait même pas la force de se dégager... Bon, en tout cas pas question de se laisser faire! Elle n'irait pas sur ce lit! ... Ok. Elles venaient de tomber dessus. Bon, alors elle n'irait pas dans ce lit! Roh mais Meite était décidée à la forcer, apparemment! Tiens, elle la lâchait? Elle avait renoncé à son idée, où elle considérait qu'elle pourrait s'endormir sans être sous la couette de toute manière? En tout elle avait quand même réussi à l'allonger complètement dessus. Bon, c'était le moment ou jamais de profiter de sa baisse d'attention pour s'en aller... Le problème, c'est qu'elle était tellement épuisée qu'elle n'arrivait même pas à se redresser... Zut. Elle était coincée, cette fois.

"Allez. Tu veux être toute seule ? Je vais te laisser alors. Mais avant que je sois sûre que tu dorme. D'accord ? Tu n'as même plus la force de te lever...

- Je fais juste une pause, ok? Je refuse de dormir. Je dois me laver et surveiller au cas où Psycho revient. Et de toute manière tu ne peux pas me forcer.

- Karine... Franchement tu devrais dormir. J'ai pas spécialement envie de te forcer, mais si tu dors pas je demande à Maria de venir.

- Maria?! Attends. Elle est ici, elle aussi? Et comment tu la connais, d'abord? Et puis ça changera rien, tu peux pas me forcer. Comment elle pourrait bien t'aider à m'endormir, franchement?

- Avec son pendule. C'est radical. Maria ? Kannst du bitte hier kommen?

- Son... pendule? Tu plaisantes...? Attends, tu vas quand même pas lui demander de m'hypnotiser? Je ne crois pas à ce genre de petits tours, Meite. Ca ne marchera pas. C'est une perte de temps."


Bon, là ça commençait à devenir vraiment pitoyable. Elle n'avait même plus la force de croiser les bras d'un air consterné. Et elle commençait à comprendre. Elle ne parlait pas de sa Maria à elle, mais de cette fille qui accompagnait les policiers. Elle venait de rappliquer après que Meite l'ait appelée. Elle ne pouvait pas protester, parce qu'elle devinait qu'elle ne parlait qu'allemand elle-aussi et ne comprendrait pas un mot de ce qu'elle dirait. Et elle avait bel et bien sorti un pendule. Nan mais là ça n'allait pas quoi! Elles allaient la forcer à dormir en l'hypnotisant? Et elles croyaient pouvoir y arriver en plus? Pff, ridicule, franchement. Elle n'y croyait pas une seule seconde. Elle finirait par s'endormir d'ennui et puis c'est tout. Puis Maria se mit à chanter et à agiter son pendule devant ses yeux, et elle commença à en douter sérieusement. Allez savoir si c'était sa voix douce où le mouvement du pendule, mais tout à coup elle avait énormément de mal à garder les yeux ouverts. Elle ne se rendit même pas compte qu'elle les avait fermés et que sa respiration s'était stabilisée pour devenir plus profonde et lente. Ce n'est que quand elle se retrouva debout qu'elle comprit qu'elle s'était endormie, et qu'elle était en train de rêver.

"C'est pas vrai... Si j'avais su que je me mettrais à rêver, j'aurais pas autant protesté.

- Karine...?"


En entendant son nom, Karine se retourna et écarquilla les yeux en voyant Meite. Mais qu'est-ce qu'elle faisait là? Oh non... En parlant de là... Non! Pourquoi elle avait pensé à Maria?! Elle aurait dû savoir qu'elle ne devait jamais penser à ce genre de choses avant de s'endormir... Elle était dans le pétrin jusqu'au cou, non, elle se noyait carrément dedans là. Et elles étaient deux à s'y trouver... Bon, au moins, apparemment elle était à nouveau en pleine forme. Elle avait peut-être une chance...?

"Meite! Qu'est-ce que tu fous dans mon rêve? Et t'es pas bien de me forcer à dormir! A cause de toi on risque gros, là, tu n'as pas l'air de te rendre compte!"

Elle se prit la tête dans les mains pour essayer de se calmer. Il fallait qu'elle arrête de crier sur Meite, ça ne servait à rien. Elle ne pouvait pas comprendre. Il fallait d'abord qu'elle lui explique pourquoi se retrouver dans cette rue était si dangereux. Parce qu'elle ne la connaissait pas, elle, elle ne pouvait pas savoir... Tout allait mal, là. Et vu leur chance, ils n'allaient pas tarder à rappliquer. Il fallait qu'elle fasse vite, avant de déguerpir de là vite fait bien fait.

"Bon. Tu vois cette rue? Je passais tout le temps par là quand j'étais petite. Je la connais par cœur. On est dans ma ville. Mais le problème c'est qu'ici, tout le monde me déteste. Alors ma classe passe souvent ici m'attendre pour me... Enfin... Me passer à tabac quoi... Et ils s'en prendront aussi à toi si tu es avec moi! Il faut qu'on dégage d'ici avant que... Oh non...

- Hé mais je rêve pas les gars? C'est notre copine la peintre! C'est drôle, je vous avais bien dit qu'elle finirait par revenir, mais je pensais pas que ça tomberait aussi bien! Pile le jour où on a entraînement de baseball, quelle chance! Et en plus t'as ramené une amie pour qu'on s'amuse un peu? Fallait pas, tu sais!

- Quelle chance... Bon, Meite, tu pars de ce côté, je vais les retenir un peu et je te rejoins, ok?

- Bah quoi, tu pars déjà le microbe? Quel dommage, tu pourras pas nous voir réduire en miette ta copine! T'es sûre que tu veux pas au moins rester admirer le spectacle? Et puis promis, on fera en sorte de frapper fort comme ça t'attendra pas trop longtemps ton tour."


Karine se retourna vers son camarade en voyant son grand sourire alors qu'il frappait sa main avec la batte de baseball qu'il tenait d'un air menaçant. Elle se plaça entre Meite et eux comme elle voyait que la petite blonde ne bougeait pas. Qu'elle soit tétanisée par la peur ou qu'elle refuse de bouger, ça n'avait aucune importance pour elle. Personne. Elle ne laisserait personne menacer sa sœur de la sorte, encore moins la toucher. Ils allaient regretter de n'être pas rentrés directement chez eux, aujourd'hui.

"Je vous prends quand vous voulez. Mais j'ai juste un conseil à te donner, avant de vous massacrer.

- Un conseil?

- Attention aux pieds.

- Mes pieds? Qu...

- Non. Les miens."


Karine profita de son temps de réaction pour l'envoyer voler d'un coup de pied dans la tête, et attrapant sa batte de baseball au passage, la brandissant avec un grand sourire inquiétant. Ils étaient bien une vingtaine, mais le coup spectaculaire avait fait son effet. Ils hésitaient. Ils avaient peur d'être le prochain à finir dans les poubelles. Elle fit tournoyer sa batte avant de la lancer dans le groupe, assommant plusieurs garçons d'un coup, et fit mine de se jeter sur eux. Le résultat fut immédiat. Ceux qui n'avaient pas subi de coup s'enfuir en courant dans le désordre le plus chaotique possible, s'assommant parfois entre eux au passage, voire eux-mêmes quand ils étaient un peu plus maladroits que les autres. Elle ne put retenir un sourire en coin en les voyant agir de la sorte, puis se retournant vers Meite, laissa échapper un soupir.

"Ils n'en resteront pas là. Ils vont sûrement me chercher pour finir le travail une fois qu'ils se seront remis de leur frayeur. On ferait mieux de pas rester là. Suis-moi."

Elle la prit par la main, se dirigeant vers l'extrémité de la rue opposée à celle d'où ses camarades de classe venaient. Elle passa par de petites ruelles étroites qu'elle connaissait par cœur pour éviter de croiser quelqu'un qu'elle connaitrait et qui aurait pu dire à sa classe où elle était partie, même si elle devinait aux regards lourds de sens de certains passants que leur direction ne resterait pas secrète bien longtemps. Il fallait juste qu'elle mette Meite à l'abri avant qu'ils ne les retrouvent. Elle arriva enfin dans le grand parc de la ville, et elle s'y engagea sans hésitation, entraînant toujours Meite avec elle. Elle s'immobilisa au pied d'un arbre gigantesque.

"On y est. Si tu montes au sommet, il y a un creux entre les branches dans lequel on ne peut pas te voir d'en bas. Tu y seras à l'abri. Ne t'en fais pas pour moi, ces types ne m'ont jamais battue, sauf une fois, et c'était avant que j'apprenne à me battre. Je ne voudrais juste pas te frapper sans le vouloir ou qu'ils s'en prennent à toi pendant que j'ai le dos tourné. Bon... Tu arriveras à y monter ou tu veux que je t'y emmène? J'en suis largement capable si tu t'accroches à moi."

Elle sourit pour rassurer Meite, autant pour qu'elle ne s'inquiète pas que pour qu'elle n'hésite pas trop. Ils ne leur restait plus beaucoup de temps. Et au fond Karine n'était pas si sûre d'elle que ça. Elle pouvait battre sa classe sans problème. Avec des battes de baseball, c'était déjà un peu plus compliqué. Elle avait un peu peur de prendre un mauvais coup. Mais il y avait un autre problème: apparemment ses camarades avaient appelé leurs amis parce qu'il n'y avait pas que des gens qu'elle connaissait dans ce groupe. Et non seulement peut-être que ceux-là savaient vraiment se battre, mais en plus elle n'avait aucun moyen de savoir combien ils étaient vraiment... Ca risquait d'être chaud, mais le bon côté, c'est qu'au moins cette fois elle n'était plus une loque. Elle pourrait se battre en donnant le meilleur d'elle-même. Et il fallait reconnaître que la perspective de faire mordre la poussière à quelques mecs trop sûrs d'eux était sympathique.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mar 31 Déc - 6:45


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KARINE : Meite! Qu'est-ce que tu fous dans mon rêve? Et t'es pas bien de me forcer à dormir! A cause de toi on risque gros, là, tu n'as pas l'air de te rendre compte!
MEITE : Peut-etre, mais ce n'est qu'un reve. Et puis on dort toutes les deux comme ca, on est quittes. T'inquietes, y'a Maria dans les parages. Et meme si Psycho revient, je doute qu'elle les laisse entrer.

Bon, a part ca. On est ou ? Karine a l'air de connaitre l'endroit. Deja, c'est pas mal, on n'est pas perdues. Mais elle dit qu'on risque gros ? Pourquoi ? Hum... Karine, you were bullied ?
... Je me demande... Ce qui est mieux entre le bullying et l'hypocrisie. Aucun des deux ne se valent, a mon avis. Et ca me donne encore plus confiance en Karine bizarrement. Tiens, c'est qui eux ?
Euuuh whaat ? Ils sont deja la, attends deux secondes... Mais je vais me casser la gueule moi !!
...
...
...
...
Bon...
J'ai rien vu passe, mis y'en a plusieurs a terre. Okaaaaay. Karine, t'es douee en ars martiaux. J'imagine pas comment ca terminerait si JE me mettais aux arts martiaux. Bon ca y est, je me fais encore entrainer par Karine. Mais c'est pas possible ca, on a le monde a nos trousses !!
Euh... dans l'arbre ? Ca devrait etre possible. J'ai reussi la derniere fois avec papa, et celui la a l'air plus facile a monter. Ouais voila, si je fais attention je vais y arriver. Voila, la petite cave. Je les vois arriver... J'espere que Karine va bien... Mais je peux pas descendre, je serai une vraie pierre !
... Une pierre ?
Oh... D'accord. J'ai compris. Attends, Y'a une grosse branche seche la. JE devrais pouvoir l'arracher.
Mon dieu, ca a fait un enorme CRAC. JE suis pas sortie d'affaire.. Ils ont rien remarque ? Tant mieux. Et hop ! Deux d'assommes. Bon. Et maintenant ?

GARCON : Hey ! regardez ! Sa copine est dans l'arbre ! Venez, on va la chercher !
MEITE : Essaie toujours !!

Ouais enfin... j'ai dit ca mais... En fait j'en mene pas large. En fait j'ai parle de pierres. Y'en a dans l'alcove ! Allez, bombardement de pierres ! Et tiens, y'a une autre branche seche la... Neh !
J'ai glisse... Et je viens de devaler larbre en mode boulet de canon. Du coup j'ai reussi a faire tomber tous ceux qui montaient... On dirait une montagne humaine, ca fait un peu peur... Bon.

MEITE : Euh... on degage ?

Bonne idee non ? Allez, cours, Meite !
Ah non, pas cette racine ! elle est chiante hein ! J'ai fait un roule-boule du coup... Et shiit ! Nan, ils arrivent ! Crotte !
Attends.. Y'a juste un leger probleme. J'ai beau etre tombee d'un arbre et avoir fait un roule-boule dans l'herbe... Je sens rien. J'ai absolument pas mal. Nulle part.
BON. OK. Ah non merde, ils sont la !

MEITE : AIeuuuh, mais lache-moi espece de brute sans cervelle ! J'suis pas une poupee, ok ? Scheisse !!
GARCON : Toi, tu arretes de bouger ou je te pete la gueule, compris ?
MEITE : NEIN !!

Ah nan mais ca va pas la tete ? Ouah, j'ai le gout du sang dans la bouge. Deeeeeeeeg ! Ah non mais... En fait je suis pas sortie d'affaire. Ah ! je viens de faire un vol plane !!
... Mais je sens toujours rien ? Je devrais avoir une cote cassee a l'heure qu'il est. Bon... tant mieux, je suppose, hein.

MEITE : C'est bien beau de donner des coups. Mais finalement, ca sert pas a grand-chose, hein. C'est juste un moyen de faire genre... Enfin je dis ca, je dis rien. Vaut mieux danser et faire la ronde, c'est mieux pour le morla. Mais bon, vu que vous avez l'air aussi ouverts que des ballons de baudruche... Tant pis.

Bon, maintenant Meite, tu degages de la, parce que encore une fois tu as beaucoup trop parle. hein ? Allez, bouge. Et sans tomber si possible. Non parce que la c'est pas un individu qui te suit, c'est un groupe de 20 personnes. De 20 grosses brutes sans cervelle qui veulent casser le cul des gens. C'est pas pareil quand meme.

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mar 31 Déc - 10:29


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine regarda Meite monter dans l'arbre, prête à la rattraper si jamais elle chutait, mais la petite blonde parvint jusqu'au creux sans problème. Elle s'en était bien sortie, mieux qu'elle ne l'aurait pensé. Enfin pour le moment il y avait des choses plus importantes à penser. Comme se défendre face à la trentaine de brutes qui venait de la repérer et fonçait droit sur elle. Eviter leurs coups de batte. Certains avaient même pris des crosses de hockey. Qu'est-ce qu'ils n'allaient pas inventer... Pourquoi pas des sabres d'escrime tant qu'ils y étaient? Une fois qu'elle fut sûre qu'ils ne pourraient pas voir Meite, elle se mit à courir avant de s'arrêter à une certaine distance de l'arbre, et de leur faire face. Ca s'annonçait compliqué d'éviter les coups. Mais elle avait une chance de réussir à les battre. Elle était plus rapide qu'eux.

Elle se mit à courir dans leur direction, les prenant au dépourvu, et elle se fraya un passage à toute vitesse dans leur groupe, se penchant sur les côtés et se glissant entre eux en évitant les coups. Elle sema le désordre, certains recevant les coups qui lui étaient destinés, et lorsqu'elle ressortit de l'autre côté, près de la moitié était à terre. Elle sourit en voyant certains reculer pour lui faire face en brandissant leur arme, mais ce sourire s'effaça lorsqu'elle remarqua que la plupart se trouvaient en dessous de l'arbre, et que ceux qui avaient reçu des coups se relevaient déjà. Ses yeux s'écarquillèrent en voyant Meite leur balancer une branche, et se faire repérer.

"Hey ! regardez ! Sa copine est dans l'arbre ! Venez, on va la chercher !

- Essaie toujours !!"


Mais elle était folle ou quoi?! Qu'est-ce qui lui prenait de les provoquer comme ça? Karine s'apprêtait à foncer assommer les quelques uns qui essayaient de monter dans l'arbre, mais elle fut rapidement encerclée, incapable de lui venir en aide. Pour essayer de se faufiler pour sortir de cette situation, il aurait déjà fallu qu'elle en ait le temps. Elle peinait à esquiver les coups qui pleuvaient de tous les côtés. Elle avait beau en assommer quelques uns, ils étaient aussitôt remplacés. Ils étaient vraiment trop nombreux, là! Karine eut le mauvais réflexe de regarder l'arbre au moment où Meite en tomba, le dévalant en assommant tous ses adversaires au passage. Mais ses ennemis à elle ne lui laissèrent même pas le temps de crier. Elle avait perdu sa concentration, et se prit un coup de crosse au niveau de la tempe. Le temps de comprendre ce qui se passait, elle se retrouva au sol, roulée en boule pour se protéger des coups.

"NEIN !!"

Meite? Oh non, à tous les coups elle aussi était en mauvaise posture... Les coups avaient cessé. Elle osa ouvrir les yeux, et vit Meite projetée dans les airs par un coup. Elle fit les gros yeux, complètement ahurie et paniquée à la fois. Mais comment elle faisait pour se relever après une telle chute...? En tout cas elle avait attiré l'attention de tout le monde.

"On dirait qu'elle a mordu le chef... Qu'est-ce qu'on fait?

- C'est bien beau de donner des coups. Mais finalement, ca sert pas a grand-chose, hein. C'est juste un moyen de faire genre... Enfin je dis ca, je dis rien. Vaut mieux danser et faire la ronde, c'est mieux pour le morla. Mais bon, vu que vous avez l'air aussi ouverts que des ballons de baudruche... Tant pis.

- Elle va regretter de nous avoir insultés! Venez, on va lui faire passer un sale quart d'heure!"


Seuls quelques uns restèrent. Les autres s'étaient élancés à la poursuite de Meite. Qui pouvait chuter d'une minute à l'autre. Karine sentit la colère monter en elle, et pour une fois ne fit rien pour l'arrêter. Ils avaient osé la frapper. Et ils voulaient continuer? Cette fois ils allaient trop loin. Un garçon remarqua qu'elle s'était redressée, et brandit sa crosse avant de l'abattre sur l'adolescente. Il eut un hoquet de stupeur lorsqu'il vit que sans même lui jeter un regard, Karine avait refermé ses doigts sur la crosse et l'avait immobilisée. La tête baissée, elle acheva de se relever, et elle sourit, toujours sans les regarder. Alors elle serra le poing et brisa la crosse entre ses doigts. Le garçon eut un mouvement de recul, et tous ceux qui étaient restés la fixèrent, paralysés par la peur.

"La prochaine fois ça sera ton bras. Dégage, minus. Dégagez tous où je vous fais la peau."

Elle releva enfin les yeux, et la lueur impitoyable qui y brillait les convainquit qu'elle ne plaisantait pas. Ils hésitèrent un moment, avant de tous lâcher leurs armes et de fuir à toutes jambes. Elle se tourna vers le groupe qui poursuivait Meite, et remarqua que cette dernière était finalement tombée et qu'ils l'encerclaient. Elle mit deux doigts dans sa bouche et siffla de toutes ses forces pour attirer leur attention, avec succès. Ils la regardaient tous, maintenant, et elle devinait à leurs mines stupéfaites qu'ils se demandaient où étaient passés leurs camarades. Karine s'avança tranquillement vers eux, en marchant.

"Prenez vous en plutôt à quelqu'un de votre taille, bande de lâches. Je vous laisse dix secondes pour bouger ou je vous réduit en miettes. C'est à vous de voir.

- C'est une blague?! Tu nous fais bien rire! Allez viens, espèce de froussarde, on t'attend!

- Ok, alors il me reste une question. Vous voulez être enterrés ou incinérés? Parce qu'une fois que j'en aurai fini avec vous, il ne restera plus grand chose, faites moi confiance.

- Tu parles trop, la peintre! Viens te battre si t'es cap'!"


Karine esquissa un sourire, et fit craquer ses jointures tout en marchant. Le fait qu'elle prenne à ce point son temps pour venir les affronter était juste flippant. Comme si elle savait d'avance qu'elle allait les massacrer. Ce qui n'était pas si loin de la vérité. Elle bouillonnait de rage. Ils allaient regretter. Ils avaient toujours tout fait pour lui pourrir la vie, et maintenant ils osaient pourrir celle de sa sœur? Il était temps de payer. Et malheureusement pour eux, l'addition était salée.

Le chef s'était avancé pour bien montrer qu'il n'avait pas peur d'elle. Lorsqu'elle fut à quelques mètres, il s'élança vers elle en hurlant, sa batte de baseball prête à la frapper. Karine se pencha légèrement sur le côté, et d'un coup de pied à la tempe, elle l'envoya rouler sur le côté, où il s'immobilisa dans l'herbe sans plus bouger. Elle ne l'avait même pas regardé. Les autres garçons restèrent comme tétanisés à la vue de cet unique coup, retenant leur souffle. Karine avançait toujours et son sourire avait laissé place à un visage rendu effrayant par la colère qui s'y lisait. Quelques camarades qui étaient plus courageux que les autres se concertèrent du regard avant de s'élancer à plusieurs dans sa direction. Karine esquiva le coup de batte de baseball du premier et d'un coup de poing l'envoya rejoindre son chef avec un nez cassé, et elle attrapa le bras du second avant qu'il n'ait le temps d'esquisser un geste, avant de l'envoyer sur son dernier camarade. Ils roulèrent au sol sur le côté, avant de s'enfuir en jugeant qu'ils avaient fait ce qu'ils pouvaient.

Ils s'élancèrent finalement tous en même temps en criant pour se donner du courage, et Karine disparut pendant quelques secondes au cœur de cette foule. Jusqu'à ce qu'on puisse la repérer. C'était assez logique en fait. Elle se trouvait là d'où partaient les garçons qui étaient projetés dans les airs avant de retomber lourdement dans l'herbe, ou plus souvent, sur leurs camarades. Agacée de ne plus voir où se trouvait Meite, au bout d'un moment, elle se hissa carrément d'un bond sur les épaules d'un d'entre eux, et leur donnant des coups de pied dans la tête au passage, elle sortit de la foule en passant d'épaule en épaule, avant de se mettre entre eux et la petite blonde. Elle se tourna vers elle un instant.

"J'en ai pour deux minutes. Tu bouges pas, d'accord?"

Elle retourna dans le groupe en se frayant un chemin à coups de pieds et de poings, et en deux minutes, comme promis, il n'en resta pas un seul capable de se tenir debout. En général elle les avait simplement assommés ou leur avait fait trop mal pour qu'ils aient la force de se relever, mais certains plus agaçants que d'autres avaient écopé de nez, bras ou jambes cassées, selon la situation. Elle soupira pour essayer de se calmer, et revint auprès de Meite, remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.

"Comme je l'avais promis. Bon, ils ne risquent pas de revenir nous embêter avant un bon moment, vu la raclée que je leur ai mise. Ca va? Ils t'ont pas fait trop mal?"

Elle s'inspecta elle-même comme elle avait pris l'habitude de le faire après chaque raclée de ce genre, et constata qu'elle avait du sang sur elle. Elle laissa échapper un soupir tout en grimaçant de dégoût, et se servit de la veste d'un garçon toujours dans les pommes pour l'essuyer, avant de prendre Meite par la main.

"On ferait mieux de pas rester ici. J'ai pas envie de finir au commissariat. Ils chercheront pas à savoir qui a commencé ou pas, s'ils nous voient. Ils penseront juste "Karine les a tapés", et se mettront dans la tête de m'envoyer en prison. Et toi avec comme complice, bien entendu. J'irai bien chez moi, mais je pense pas que ce soit une bonne idée, c'est le premier endroit où ils iront me chercher. Je connais qu'une personne qui acceptera de nous couvrir. Suis-moi."

Karine emprunta des ruelles discrètement, on cachant son visage avec la capuche de sa veste grise, et parvint jusqu'à une grille qu'elle connaissait bien pour en avoir souvent volé les clés juste pour le plaisir de déranger la rigueur et l'ordre ridicule de l'établissement. Dommage qu'elle n'ait pas les clés de son lycée sur elle. C'était fermé. Elle qui espérait pouvoir tomber sur lui et lui demander son aide... Il allait falloir trouver un autre moyen alors. Remarque, elles pouvaient peut-être passer par-dessus et se cacher dans les bâtiments? Non, Meite allait encore se faire mal. Elle allait crocheter la serrure, ce serait plus simple. Elle y était presque quand elle sentit une main se poser sur son épaule et qu'elle sursauta, se retournant d'un bond.

"Je peux t'aider, Karine? Allons donc, tu n'as pas pris les clés avec toi, aujourd'hui?

- Vous... Vous m'avez fait peur! Bon, peu importe. Meite, je te présente Brownie, mon ancien directeur.

- C'est Mr Brown, y compris pour toi. Bon, je peux savoir pourquoi tu cherches à rentrer dans le lycée un jour férié?

- C'est-à-dire que... C'est compliqué..."


Karine grimaça devant son regard. Elle devinait clairement ce à quoi il pensait à cet instant. "C'est toujours compliqué avec elle... Qu'est-ce qu'elle a encore fait?" Enfin au moins il n'avait pas l'air en colère contre elle. Juste légèrement agacé, mais ça c'était sûrement à cause du surnom ridicule. Il se tourna vers Meite en sentant la réticence de l'adolescente à lui expliquer ce qui se passait, puis pencha légèrement la tête sur le côté.


"Je ne crois pas vous avoir déjà vue, je m'en souviendrais. Qu'est-ce qui vous amène ici?"
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Jeu 2 Jan - 0:52


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


Han. Wow. Karine est une vraie ninja, ma parole !
attatatata. C'est vrai ? Sérieux ? Mais elle est trop forte ! Et moi qui arrive pas à aligner deux pas. Génial... Bon. En tout cas elle les a tous mis KO en moins de temps qu'il n'en faut pour le penser. Enfin non. Elle a réussi à venir jusqu'à moi en moins de temps que réalistement pensable, ce qui ressemble donc de près à un exploit magnifique. Euh ok, j'attends... De toute façon je serai pas capable de faire grand-chose à ce rythme-là. Je suis un vrai boulet...

« On ferait mieux de pas rester ici. J'ai pas envie de finir au commissariat. Ils chercheront pas à savoir qui a commencé ou pas, s'ils nous voient. Ils penseront juste "Karine les a tapés", et se mettront dans la tête de m'envoyer en prison. Et toi avec comme complice, bien entendu. J'irai bien chez moi, mais je pense pas que ce soit une bonne idée, c'est le premier endroit où ils iront me chercher. Je connais qu'une personne qui acceptera de nous couvrir. Suis-moi.
- Euh... Ok... »

Je suis décidément un gros boulet. Bon déjà, c'est clair que ce serait pas mal qu'on bouge. C'est vrai que c'était drôle, mais bon. Les blagues les plus courtes sont les meilleures non ? Donc voilà. Alors ici c'est... On dirait une école ? Oh.. Et euh, pourquoi est-ce que tu essaies de crocheter la serrure ? Tu as le droit, au moins ? Non parce que... Je sais pas moi... Et euh, y'a quelqu'un qui vient. Hum...

« Je peux t'aider, Karine? Allons donc, tu n'as pas pris les clés avec toi, aujourd'hui?
- Vous... Vous m'avez fait peur ! Bon, peu importe. Meite, je te présente Brownie, mon ancien directeur.
- C'est Mr Brown, y compris pour toi. Bon, je peux savoir pourquoi tu cherches à rentrer dans le lycée un jour férié ?
- C'est-à-dire que... C'est compliqué...
- Je ne crois pas vous avoir déjà vue, je m'en souviendrais. Qu'est-ce qui vous amène ici ? »

Ouah... Whaat ? Attends, il s'est passé trop de trucs d'un coup là. Alors lui, c'est quelqu'un que Karine connait. Ok. C'est... Le directeur ? De l'établissement ? Hum. Okay. Et il s'appelle Brownie ? C'est un nom de chien ça non ? Han non, c'un surnom. Il a pas l'air d'aimer, d'ailleurs. J'aimerais pas qu'on m'appelle comme un chien non plus. Surtout si c'est le directeur... Bon attends, il m'a parlée, non ? Gwarf. Je sais plus ce qu'il a dit. Mais c'est vrai qu'il a l'air moins méchant que les barjos qui nous poursuivaient là. Ouais. Nan. Il a carrément l'air gentil, non ? Et puis si Karine lui fait confiance, j'ai envie de dire, alors je peux lui faire confiance aussi. Clair non ? Les amis de mes amis... sont mes amis. Un truc dans le genre non ? Bref. Il m'a dit quoi déjà ? Je sais plus.

« Euhm... Ja-- Nein, ich bin-- Neeeh, das ist deutsch. Euh en fait. Je m'appelle Meite. Enfin May. Et... »

Bon. Ben ça, c'est de l'explication pas claire du tout. Parce que je sais plus ce qu'il m'a demandé, je suppose qu'il m'a demandé qui je suis. Enfin je suis désolée d'être un boulet, quoi ! Purée, je suis pas remise moi. De quoi ? je sais pas, mais de quelque chose. Non parce que. Parce que c'est fou ça ! Enfin je sais pas moi ! Mais euh...
Qu'est-ce que je raconte moi... Et en fait...

« Je sais pas vous, mais moi j'ai pas très envie qu'ils rappliquent et je suis sure qu'ils ne sont pas loin... Hum. »

En fait... peut-être pas si près que ça. c'est juste qu'avec Psycho, qui était toujours à deux pas derrière nous... Enfin vaut mieux être prudent, non ? Bon, ok. Euhm... Porte ouverte ? On rentre. Yeah. Enfin je suis sûre qu'à trente ils arriveront bien à passer par-dessus la porte ou bien à l'enfoncer. Suffit qu'ils aient un bélier, et puis voilà, le tour est joué. Bref.
Roh, je viens encore de me casser la figure dans les cailloux. Et encore une fois, j'ai rien senti... C'est bizarre quand même. Parce que, soit je suis devenue incapable de me faire mal, soit, plus dangereux, c'est juste mon sens du toucher qui a disparu. Dans ce cas je serai capable de m'écrouler comme une masse sans raison...

« Ça va, je vais bien. Je fais ça tout le temps. »

Ouais nan bon, j'ai deux regards rivés sur moi. Quoi ? je me suis juste cassé la figure en dérapant sur... Sur rien du tout, en fait. Vrai que dit comme ça, ça fait un peu débile.
M'enfin c'pas ma faute à moi si j'arrive pas à aligner deux pas ! J'suis distraite, c'est tout... C'arrive à tout le monde d'être distrait, non ?
Bon d'accord. Je suis un cas, dans ce sens-là. Mais bon. On est tous uniques, non...? Bon, Meite, arrête de dédramatiser. Déjà que tu penses comme si tu te parlais toute seule... Bon déjà je parle PAS toute seule. Pas mal, déjà non ?
Par contre j'entends des cris. Y'a la moitié qui s'est déjà rétablie ou quoi ? Mais c'est tous des superhommes ma parole ! Ah mais ils nous balancent des pierres !
Okaaay, génial. Bon. Je m'en suis déjà reçu deux ou trois... J'ai toujours pas mal... Déjà, à l'intérieur on sera mieux. Non ?

« Dis Karine, qu'est-ce qui s'est passé pour qu'ils t'en veuillent à ce point-là ? »

C'est un peu indiscret de ma part, peut-être. Mais bon, au pire, si elle veut pas me répondre je vais pas la forcer non plus, hein. C'est juste de la pure curiosité de ma part, là. Enfin bon.

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Jeu 2 Jan - 17:14


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




En voyant Meite les regarder d'un air complètement perdu lorsque le directeur lui posa une question, Karine fut tentée de répondre à sa place. Mais comme s'il avait senti qu'elle s'apprêtait à le faire, le directeur posa sur elle un regard lourd de sens, et elle jugea qu'il valait mieux rester silencieuse. N'importe qui d'autre aurait immédiatement appelé la police en la voyant crocheter la serrure du portail, alors il ne valait mieux pas abuser de sa patience, parce qu'elles risquaient d'en avoir bien besoin.

"Euhm... Ja-- Nein, ich bin-- Neeeh, das ist deutsch. Euh en fait. Je m'appelle Meite. Enfin May. Et..."

Karine tourna à nouveau la tête vers la petite blonde en l'entendant parler allemand, et ne put s'empêcher de se prendre la tête dans les mains. Non seulement elle se trompait de langue, mais en plus elle se présentait au directeur alors qu'elle s'en était déjà chargée à sa place. Décidément, elle n'était pas capable de suivre une conversation, ou elle l'oubliait instantanément, ce n'était pas possible autrement... Mais heureusement pour elles deux, le directeur était un peu plus cultivé que Karine. Il jeta à Meite un regard empreint de curiosité, avant de hocher la tête.

"Donc vous êtes allemande. Et si ce n'est pas trop indiscret, vous habitez toujours là-bas, ou avez vous déménagé dans le coin?

- Monsieur."


Le regard du directeur se tourna vers Karine. Il était rare qu'elle l'appelle avec autant de politesse. Ca ne pouvait vouloir dire qu'une chose: soit elle avait un service à lui demander, soit elle allait lui parler de quelque chose de très sérieux, soit les deux. Dans tous les cas, ça valait le coup d'attendre un peu plus longtemps la réponse de Meite. Qui maintenant qu'il y prêtait un peu plus attention, n'avait pas semblé l'écouter. Elle avait l'air déconnectée de la réalité, comme si elle était trop plongée dans ses pensées pour avoir conscience de ce qui se passait autour.

"Meite est dans le même institut que moi. Elle est atteinte d'un trouble, je ne sais pas encore lequel, mais en tout cas elle est incapable d'aligner deux pas et deux phrases sensées. Et elle zappe souvent la moitié des conversations. Elle n'est pas folle, ne vous en faites pas. Vous devez avoir du mal à comprendre mais...

- Non, tu n'y es pas. Je vois parfaitement. Elle a un problème de concentration.

- Pardon?

- Oui, je sais que dit comme ça ça paraît banal, mais à certaines échelles c'est un véritable trouble. Et il me paraît évident que c'est son cas. Elle décroche régulièrement sans s'en rendre compte. J'ai déjà eu des élèves qui avaient le même problème, il y a très longtemps.

- Heu... ok. Si vous le dites. C'est vrai que ça a l'air logique.

- Ca ne me dit pas qu'est-ce que vous faites ici et pas là-bas, ni pourquoi vous essayiez de rentrer dans le lycée un jour férié. Ni ce que tu veux me demander."


Karine déglutit. On ne pouvait rien lui cacher. C'était l'une des rares personnes qu'elle était presque incapable de manipuler. Elle devinait qu'avant même qu'elle ne commence à parler, il avait compris qu'elle voulait lui demander de l'aide pour quelque chose. Et elle ne savait pas trop comment s'expliquer pour le coup de l'institut... Comment aurait-il pu comprendre qu'elles étaient en train de rêver? Là, c'est elle qu'il aurait prise pour une folle et plus Meite. Ce fut d'ailleurs celle-ci qui lui sauva la mise en se remettant à parler.

"Je sais pas vous, mais moi j'ai pas très envie qu'ils rappliquent et je suis sure qu'ils ne sont pas loin... Hum.

- Ils? Je vois. Je comprends mieux pourquoi vous aviez l'air aussi pressée et pourquoi vous vouliez rentrer ici. ILS ne viendront pas vous chercher ici, c'est ça? Bon, je vais vous faire rentrer, mais préparez vous à me donner quelques explications une fois en sécurité à l'intérieur, parce que je ne me contenterai pas de ce genre de phrases évasives, vous deux."


Karine laissa échapper un soupir de soulagement lorsque le portail s'ouvrit grâce à la clé du directeur, et qu'une fois dans l'enceinte de l'établissement, il referma derrière elles. Elle suivit le directeur et son pas rapide mais sûr de lui, mais se souvint rapidement qu'elle n'était pas la seule à devoir se mettre à l'abri dans l'immédiat, lorsqu'elle entendit Meite chuter derrière elle.

"Ça va, je vais bien. Je fais ça tout le temps."

Karine et le directeur la regardèrent avec un mélange de pitié et de surprise. Tous les deux hésitaient entre l'aider même si elle avait l'air de vouloir se débrouiller toute seule, ou la laisser faire et l'attendre. Finalement, l'adolescente trancha. En temps normal elle l'aurait laissée se relever seule, mais là le temps était compté. Il n'y avait plus une seule seconde à perdre. Elle s'apprêtait à la porter lorsqu'elle entendit des cris et remarqua que quelques uns des garçons se trouvaient au portail et pestaient, furieux de ne pas pouvoir l'ouvrir. Ils attrapèrent à pleine main des pierres, et se mirent à leur en lancer. Quand elle vit Meite s'en prendre, elle réprima son envie de foncer leur en coller une ou deux, et la prenant sur son dos, fonça vers le bâtiment où se trouvait déjà le directeur. Elle ne la posa qu'une fois la porte fermée derrière elle. Elle passa la main dans ses cheveux, puis soupira instinctivement pour se détendre un peu.

"Dis Karine, qu'est-ce qui s'est passé pour qu'ils t'en veuillent à ce point-là ?

- C'est... compliqué. Disons que ces types ne supportent pas tout ce qui est différent d'eux. Et je suis différente. Alors ils ont essayé de me persuader de changer. Et comme ça ne marche pas, ils essaient de m'y forcer. Ca les énerve que je ne suive pas leurs principes et leurs règles, alors ils essaient de me le faire payer. Ca a toujours été comme ça.

- C'est vrai qu'il y a une sorte de... décalage de valeurs entre eux et toi. Il me semble aussi qu'ils t'ont souvent malmenée parce que ton père est un simple ouvrier, si je me souviens bien. Il faut dire que pour la plupart, ils ont deux parents qui ont un travail aisé.

- Non, ça ce n'est qu'un prétexte, le coup du travail inférieur. Comme ils savent que je me fiche de ce qu'ils disent sur moi, ils s'en prennent à mon père. Ou à Meite. Ils savent que c'est mon point faible."


Karine soupira une nouvelle fois, et suivit le directeur dans son bureau, tout en s'assurant que Meite suivait bien. Elle s'assit à une chaise lorsque ce dernier les y invita. Le bureau était le même que dans son souvenir. Elle avait le sentiment que quelque chose clochait, mais impossible de savoir quoi. Une terrible impression que quelque chose clochait. Les garçons auraient déjà dû leur tomber dessus, vu tout le temps qu'elles avaient perdu. Mais à travers la fenêtre, elle voyait clairement qu'ils n'avaient même pas franchi le portail. Ils étaient en train de discuter devant. Est-ce qu'ils avaient renoncé par peur d'avoir affronté elle et le directeur en même temps? Possible. Mais en même temps, étaient-ils capables d'avoir une réflexion aussi poussée? Elle en doutait. C'étaient des têtes brûlées. Alors quoi...?

"Karine. Tu ne m'as toujours pas dit ce que vous faites ici au lieu de vous trouver à l'institut. J'attends tes explications.

- Je suis venue voir mon père, et j'ai proposé à Meite de venir avec moi. Son père a donné son accord.

- Hum... Je vois.

- Maintenant si vous nous disiez ce que vous faisiez vous aussi près du lycée un jour férié, avec les clés sur vous?

- On ne peut rien te cacher, hein? C'est vrai, je ne suis pas ici par hasard. On m'a demandé de venir te chercher et de t'amener à la police.

- Qu... Quoi?!

- Tu ne t'y attendais pas? Pourtant c'est logique. La nouvelle de ton retour a vite fait le tour de la ville, tu sais. En deux minutes j'ai appris que tu t'étais battue avec des élèves de ta classe.

- Mais pourquoi on vous a demandé ça à vous? C'est... ridicule! Vous êtes directeur, pas gendarme!

- Mais tu sais, et tout le monde sait, que je suis le seul capable de te battre. Réfléchis un peu. Toute la ville a peur de toi, policiers compris. Sauf moi.

- Dit comme ça, on dirait que je suis un monstre! C'est quand même moi qui me suis faite attaquer par une trentaine de mecs armés!

- Oui, mais dois-je te rappeler que tu as écrasé cette trentaine de garçons sans même te casser quoi que ce soit? Comprends que ça fasse un peu peur à deux trois gendarmes.

- ... Ok. Point pour vous. ... Et qu'est-ce que vous allez faire, alors, maintenant que vous nous avez sauvé la mise?

- Je pensais vous ramener à l'institut. Mais si tu voulais voir ton père, je peux peut-être m'arranger pour calmer un peu les choses et te le permettre. Mais ça risque de prendre un peu de temps, vu que tu as blessé pas mal de personnes.

- Génial. Coincée dans le bureau du directeur un jour férié. Y a mieux quand même. Enfin au moins je suis avec Meite."


Le directeur leva les yeux au ciel, et se massa les tempes d'un air fatigué, comme si cette simple conversation l'avait épuisée. Ce qui en soi n'était pas totalement faux. Karine était pénible quand elle s'y mettait. Il y en avait pas beaucoup qui soient aussi patients et compréhensifs avec elle. En fait, il n'y avait que son père. Karine se leva de la chaise, et se dirigea vers la fenêtre, toujours avec son mauvais pressentiment. Bizarre. Ils n'étaient plus là. Ils avaient peut-être renoncé? Mais si c'était le cas, pourquoi leur absence ne la soulageait-elle pas? Quelque chose. Elle oubliait quelque chose mais quoi?!

Quand elle réalisa enfin, elle resta un moment immobile, sans respirer. Non. Comment avait-elle pu ne pas y penser? C'était pourtant une évidence! Et c'était pour ça qu'ils y avaient pensé eux aussi. Ils étaient un jour FERIE. Et les jours fériés, souvent personne ne travaille. Son père compris. Donc il était chez elle. Seul. Sans défense. Elle serra sensiblement les poings.

"NON!!! Comment peuvent-ils...? Je ne laisserai personne toucher à mon père! Brownie, surveillez Meite, je reviens!"

Sans attendre de réponse, elle se précipita à l'extérieur, et fonça droit sur le portail, avant de passer par dessus et de disparaître dans une rue. Elle reparut une bonne demi heure plus tard devant le portail, visiblement exténuée, portant un homme inconscient sur son dos. Il faisait au moins deux têtes de plus qu'elle. Elle s'arrêta pour le poser un instant au sol, avant de s'en prendre à trois garçons qui la suivaient, et de les assommer plus ou moins proprement. Elle se dépêcha ensuite de passer par dessus le portail sans faire tomber l'homme, avant que les autres ne rappliquent, et courut jusqu'au bureau, où elle déposa doucement l'homme sur une chaise. Elle respira quelques secondes bruyamment, à bout de souffle, avant de se reprendre. Elle avait les larmes aux yeux, et on voyait qu'elle se retenait difficilement de pleurer.

"Je vous présente mon père. Ces saletés... Ils étaient en train d'essayer de forcer la serrure de l'appartement quand je les ai surpris. J'étais en train de me battre quand mon père... Il a voulu s'interposer pour m'empêcher d'être blessé... Ils l'ont frappé à la tête et il ne se réveille pas... Je l'ai ramené parce que sinon ils auraient continué à le frapper dès que j'aurais eu le dos tourné..."

Elle se laissa glisser contre le mur, épuisée, et jeta un coup d'œil désemparé à son père. S'il n'y avait pas eu cette marque rouge sur son front, on aurait pu croire qu'il dormait. Enfin il respirait toujours, c'était le principal. Elle même s'était probablement cassé le poignet en se défendant contre ces brutes, mais elle s'en fichait. Tant qu'il s'en sortait... Lorsque le directeur se mit à expliquer, comme il avait dû le faire d'ailleurs pendant son absence, la situation à Meite, elle était tellement focalisée sur la respiration de son père qu'elle n'entendit même pas.


"C'est normal qu'elle soit aussi fatiguée. Sa maison est assez loin d'ici. Quatre fois la distance entre le parc et le lycée, à peu près. En portant son père qui doit peser deux fois plus lourd qu'elle. D'autant qu'ils n'ont pas dû lui rendre la tâche facile. On va la laisser se reposer. Je vais chercher de quoi s'occuper d'eux deux, je compte sur toi pour veiller sur eux et m'appeler s'il y a un problème."
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 4 Jan - 0:31


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Sometimes they're just REALLY awkward.


Mon dieu...
Mais parlez moins vite, tous les deux, j'ai pas le temps de capicher ce que vous racontez, sérieux. Attends... Décalage de valeurs ? Ouah... Je suis désolée, je connais plusieurs langues, mais parfois j'ai du mal avec les mots que j'ai pas l'habitude d'entendre. Et... A cause du travail du père de Karine ? Prétexte ? Point faible ?
Hum.
Oh, j'ai compris. En gros, faut pas que je me fasse mal. Ce qui risque d'être facile, vu que depuis tout à l'heure j'ai la vague impression d'être assez invincible, parce que même avec tous les coups que je me prends, je sens que dalle. Comme s'il s'était rien passé.
Pouuuuuuuh. Mais ils sont partis ? Enfin ils ont pas l'air de vouloir forcer la porte en tout cas. Ça paraît presque bizarre après l'obstination de Psycho et de mon père. Et euh...

« ...explications.
- Je suis venue voir mon père, et j'ai proposé à Meite de venir avec moi. Son père a donné son accord.
- Hu, hu ha, hum. Pardon. J'ai avalé de travers.
- Hum... Je vois. »

Mon dieu, mais on rêve oui ou non ? C'est fou cette histoire... Déjà que Papa essayait sérieusement de me tuer... J'ai même réussi à le dissuader.
...
Bon sang, mais c'est gros, quand même ! Papa a voulu me tuer, et j'ai limite trouvé ça normal ! Mais je vais pas bien ! Je sais même pas comment j'ai réussi à le dissuader... Ah si. Le truc avec maman. J'avais réussi à imiter la voix de maman... Comment j'ai fait ça, d'ailleurs ? ...
Attends deux secondes, mais de quoi ils parlent, les deux ?

« ...rait que je suis un monstre ! C'est quand même moi qui me suis faite attaquer par une trentaine de mecs armés !
- Oui, mais dois-je te rappeler que tu as écrasé cette trentaine de garçons sans même te casser quoi que ce soit ? Comprends que ça fasse un peu peur à deux trois gendarmes. »

J'ai sérieusement loupé quelque chose... Faudra que je demande à Karine après pourquoi elle dit qu'elle était un monstre ou je sais pas quoi. Bon sang, je peux pas restée concentrée plus de dix secondes, c'est sérieusement chiant.

« ...ramener à l'institut.
- Qu--
- Mais si tu voulais voir ton père, je peux peut-être m'arranger pour calmer un peu les choses et te le permettre. Mais ça risque de prendre un peu de temps, vu que tu as blessé pas mal de personnes.
- Génial. Coincée dans le bureau du directeur un jour férié. Y a mieux quand même. Enfin au moins je suis avec Meite.
- Ah non, j'ai eu peur. Pardon, j'ai rien dit. »

Bon. Coincés ici. Déjà y'a le dirlo avec nous, on est pas seules au monde comme tout à l'heure avec Psycho. Aaaah. Bon. Mais ils sont partis, les rigolos ? Ils sont pas persistants. Karine a pas l'air de mon avis... Euh ?

« NON !!! Comment peuvent-ils...? Je ne laisserai personne toucher à mon père! Brownie, surveillez Meite, je reviens!
- Hein ? Karine ! Ou tu... vas. ... Ok. »

Bon... d'accord... Karine est partie comme ça, j'ai compris que dalle. QUE DALLE. Pourquoi elle est partie comme ça en me laissant avec le dirlo ? Hein ? Elle sait très bien que je peux pas la suivre... Non mais sérieusement... Non mais, mais !

« Je suppose qu'elle est partie pour vérifier que son père va bien. Ceux-là sont bien capables de s'en prendre à lui pour atteindre Karine, comme elle le disait.
- Oh... »

Ouais, je sais. C'est même la seule partie de la conversation que j'ai réussi à encaisser...
...
Je... suis... un... BOULET !!
Parce que je reste plantée là, incapable de faire quoi que ce soit, alors que Karine est partie, et qu'elle est probablement entrain de se faire taper dessus à l'heure qu'il est. Bravo Meite. Tu es un génie. Meite du bist doof ! ...
Mais il est clair que je n'aurais rien pu faire. Je suis une bête handicapée pour tout le monde. Pour ça que papa m'a envoyée dans cet institut. Mais c'était pas ma faute, quand même, cet accident de voiture ! Je marchais normalement, à l'époque ! Y'avait juste un chat au milieu de la chaussée. Et un conducteur pas doué. Et moi, qui avais rien demandé. Et... Attends deux secondes.

« ... tu m'écoutes ?
- Hein ? Ah euh... J'ai pas... Non, désolée. »

Quand je disais que je suis un boulet. Je ferais bien les cent pas, là, mais je me casserais la figure au bout de deux. Donc ça sert pas à grand-chose.

« Tu as un problème d'attention, non ?
- Euh oui...
- E--
- Y'aurait pas des toilettes ?
- Si... c'est au fond à gauche.
- Je reviens. »

Faut que je déstresse un peu là. Il se passe trop de choses en un coup depuis quelques heures. Et puis on dort, ou on dort pas merde ? J'suis paumée moi. J'vais me passer un coup sur--
Sur le visage.

« Ça va ?
- Oui ça va ! Hein ? Mais pourquoi vous me suivez ?
- Karine m'a demandé de te surveiller. S'il t'arrive quelque chose c'est moi qui vais passer un sale quart d'heure.
- ... Ah nan mais. Je peux quand même traverser un couloir et revenir, hein. Je sais me débrouiller quand même. Même si je tombe. J'ai l'habitude. »

Ah ben oui quand même. C'pas la peine de me coller aux semelles non plus, hein. Bon. Porte fermée, et un bon coup d'eau sur le visage. Tiens...?
Je sentais rien, mais j'ai un gros bleu sur la tempe. On le voit pas trop, il est caché par mes cheveux.
...
c'est assez mauvais signe tout ça. Va veut dire que je ne SENS rien, mais que je REÇOIS quand même. En gros un crocodile pourrait me bouffer la jambe je m'en rendrais pas compte. Purée c'est flippant... Pour ça que j'ai pas mal depuis le début. Mais alors ça se trouve j'ai une côte cassée ou un truc comme ça et je le sens même pas...? ... Et je suis pas médecin. Je peux pas vérifier. Ouaiiiiis... Cool. Je ferais mieux de garder ça pour moi, parce que sinon tout le monde va s'inquiéter pour rien. Enfin j'espère que j'ai rien de grave... Bon... Retour au bureau. Tiens, le dirlo m'a lâchée ? cool.
... En fait, c'est parce que y'a Karine par la fenêtre. Elle revient ! Avec quelqu'un sur le dos... ? Attends, faut que je retourne à-- gamelle -- dans le bureau !

« Je vous présente mon père. Ces saletés... Ils étaient en train d'essayer de forcer la serrure de l'appartement quand je les ai surpris. J'étais en train de me battre quand mon père... Il a voulu s'interposer pour m'empêcher d'être blessé... Ils l'ont frappé à la tête et il ne se réveille pas... Je l'ai ramené parce que sinon ils auraient continué à le frapper dès que j'aurais eu le dos tourné... »

...
... Karine, ça va...?

« C'est normal qu'elle soit aussi fatiguée. Sa maison est assez loin d'ici. Quatre fois la distance entre le parc et le lycée, à peu près. En portant son père qui doit peser deux fois plus lourd qu'elle. D'autant qu'ils n'ont pas dû lui rendre la tâche facile. On va la laisser se reposer. Je vais chercher de quoi s'occuper d'eux deux, je compte sur toi pour veiller sur eux et m'appeler s'il y a un problème. »

...
...


« Je suis un boulet... Je sers à rien moi. A part inquiéter et ralentir les gens. Et me casser la gueule. »

Je parle toute seule en allemand moi. Je dois pas être bien dans ma tête. Quoique ça, je le sais déjà. Je crois que je vais juste m'asseoir là, et attendre un peu que le dirlo revienne. Je n'arriverai qu'à tout emmêler, me casser la figure sur Karine & son père ou renverser le bureau, si je me lève. Donc c'est pas la peine...
Tiens, j'entends du bruit dehors ? Je vois pas la fenêtre d'ici. Je devrais me lever pour jeter un œil ? Je vais encore faire une bourde. Je le sens. Mais si c'était eux ? Hein ? Bon. Je vais voir.

« OH FUCKING SCHEISSE ‼ »

Neneneneneneneneeeh. Ils sont là ! Mais ils sont coriaces bon sang de patate ! En y regardant de plus près... T'es sûre que c'est les mêmes ? ... OHGOTT. Putain mais c'est plus des cailloux qu'ils balancent ! C'est des pipes d'acier ! (pas des pipes à fumer, hein...) Et des... Pieds-de-biche ? What ? D'où ils sortent ça ? Je les vois bien capables de mettre le feu à l'établissement moi... Ah !
Esquiiiive...
Attend merde, mais y'a Karine et son père derrière ! La vitre à volé en éclats, ils voient tout ! Gosh ! Faut que je ferme le rideau et que je les écarte un peu de la voie ! Bon... Je m'en suis pris une... Faut que je fasse gaffe, moi, même si je sens rien. Bon. Au moins le rideau est fermé. Et maintenant ? Je pourrai pas les traîner dans le couloir, moi ! Donc je fais quoi ??
Encore une fois, Meite, tu es un boulet.

« BROWNIIIIIIIIIIIIIIE ‼ »

Bon, en attendant faut que je fasse quelque chose. Un truc pour protéger trois personnes... Je vois pas autre chose que les meubles... Ah ! Non ! Karine ! ... J'aurais bien dit aïe, mais j'ai rien senti, encore une fois... Ca devient passablement dangereux, vu le nombre de coups que j'ai pris depuis le parc. Bon.
Le bureau renversé, et les trois personnes derrière, et ça fait l'affaire. Pour les projectiles, du moins...

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 4 Jan - 14:35


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




"Je suis un boulet... Je sers à rien moi. A part inquiéter et ralentir les gens. Et me casser la gueule."

Meite... Pourquoi disait-elle une chose pareille? Et... Où est-ce que le directeur était parti? Elle croyait lui avoir demandé de protéger la petite blonde pendant son absence... Remarque, elle était revenue, maintenant, donc ça ne comptait plus vraiment. Bon, ce n'était pas le moment de penser à une chose pareille. S'il n'était pas là, c'est qu'il avait une bonne raison. On pouvait lui faire confiance. Il fallait qu'elle cesse de s'inquiéter pour son père alors que Meite était elle-même potentiellement en danger. Elle avait fait tellement de mauvaises chutes depuis qu'elles s'étaient retrouvées dans ce rêve...

"OH FUCKING SCHEISSE ‼"

Qu'est-ce qui lui prenait de lui crier dans les oreilles comme ça? Peut-être que c'était parce que la tête lui tournait d'avoir couru aussi vite en portant un tel poids, mais ça lui avait explosé les tympans. Et voilà que la fenêtre venait de voler en éclats?! Mais mais mais...! Et elle avait encore le souffle court au point qu'elle ne pouvait même pas bouger! Pendant ce temps là, Meite se prenait des barres de métal en essayant de les protéger... Il n'était pas bien difficile de deviner qui était derrière tout ça. Ces brutes étaient revenues et s'étaient bien équipées avant de prendre le risque de l'attaquer elle et le directeur en même temps. Mais... Elle lui aurait gueulé dessus de prendre autant de risques si elle en avait eu le souffle. Mais en attendant, elle faisait tout son possible pour économiser ses forces et récupérer au plus vite pour pouvoir l'aider.

"BROWNIIIIIIIIIIIIIIE !!"

Et elle s'était repris une barre en métal... Meite, pourquoi tu n'allais pas te cacher? Et elle venait de renverser le bureau du directeur pour les protéger tous les trois des projectiles. Elle faisait tout le contraire de ce qui s'appelait ne pas risquer sa peau pour les autres. Karine parvient enfin à bouger à nouveau ses muscles, et grimaça de douleur en sentant son poignet la lancer. Remarque, vu comment il était tordu, il n'était peut-être pas cassé... Et s'il était juste déboîté? Elle prit sa main blessée dans l'autre, et la remit en place d'un coup sec. Ca aurait dû faire très mal. Mais le peu de douleur qu'elle sentait s'était évanoui en quelques secondes comme si la blessure n'avait jamais existé. Bon, elle n'allait pas s'en plaindre. Il y avait quelqu'un sur lequel elle devait crier pour le moment...

"Mais qu'est-ce que vous avez fait à mon bureau, toutes les deux?! Vous vous rendez compte du nombre de dossiers que vous venez d'éparpiller sur le sol? Qu'est-ce qui vous a pris?"

Bon... Ca allait attendre, parce que le directeur venait d'apparaître sur le seuil de la porte, et à son visage, on devinait facilement qu'il était très très en colère. Il en était tout simplement flippant. D'ailleurs c'était pour ça que Karine était le seul à oser braver son autorité en temps normal. Même si là elle n'avait pas trop envie de le faire. Il faut dire que comme il se tenait à quelques pas d'elle alors qu'elle était assise par terre, il paraissait immense, donc encore plus effrayant. Alors Karine fit la première chose qu'elle faisait dans ce genre de situations précaires. Sauver sa peau. Et accessoirement celle de Meite et de son père.

"C'est les mecs armés, ils sont revenus et se sont mis à nous balancer des barres en fer! D'ailleurs ils ont cassé votre fenêtre. Et ils vont pas tarder à rappliquer, vous feriez mieux de m'aider à mettre mon père et Meite à l'abri ailleurs...

- Pas la peine. Je vais me charger d'eux. Je reviens.

- Attendez, ils sont encore plus nombreux cette fois! Et vous ne m'avez jamais battue, je vous ai laissé me battre! ... Il est parti sans m'écouter. Il faut que j'aille l'aider. Mais avant j'ai deux trois petites choses à faire."


Elle se retourna vers Meite avec un sourire assez inquiétant, et se dirigea lentement vers elle. Tout en s'avançant, elle se mit à parler doucement comme pour elle-même.

"Ne t'en fais pas. Tout va bien se passer."

Son pied cogna dans une barre en fer, et elle s'immobilisa quelques secondes pour le ramasser. Elle le fit tourner entre ses mains, puis se remit à s'approcher de Meite toujours avec son demi sourire froid.

"Ne bouge pas. Ca ne fera pas mal."

Karine se figea en voyant Meite reculer de plusieurs pas, les larmes aux yeux, et comprit qu'elle lui faisait peur. Elle laissa tomber avec un soupir la barre et son sourire disparut, franchit la distance qui la séparait de sa sœur en quelques pas rapides. Elle la serra dans ses bras pour l'immobiliser, et en s'agenouillant, la força à s'allonger. Enfin l'adolescente ne la forçait pas beaucoup, vu que comme elle l'avait deviné, elle était juste morte de fatigue. Elle la regarda quelques secondes, devinant qu'elle luttait contre l'engourdissement qui l'envahissait, et se sentit instinctivement furieuse.

"T'as fini de jouer les super-héros, oui? Tu dors, maintenant, ou je t'assomme. Et je ne plaisante pas. Je vais m'en sortir toute seule, et quand tu te réveilleras, je te présenterai à mon père, c'est d'accord?"

Sa respiration était devenue lente et régulière, et ses yeux s'étaient fermés d'eux mêmes. Elle s'était endormie. Bon, maintenant, Karine avait intérêt à foncer aider le directeur si elle ne voulait pas que son seul allié soit réduit en charpie. Un coup d'œil par la fenêtre lui apprit qu'il avait rapidement compris qu'avec de tels adversaires, la diplomatie ne lui serait d'aucune utilité. Il était en train de se battre, mais il n'arrêtait pas de prendre des coups. Il fallait qu'il soit plus motivé que ça où il allait finir à l'hôpital. Plus en colère. Et pour ça, elle avait un moyen très simple. L'insulte.

"C'est quoi ce boulot! Vous vous battez comme une loque, Brownie! Bougez vous un peu les fesses! Pfou ça vous réussit pas de rester toute la journée dans ce bureau hein!"

Ca ne marchait pas beaucoup. Le seul résultat c'était cette barre de fer qui était passé à quelques millimètres au dessus de sa tête. Bon. Autant passer aux choses sérieuses. Un petit dernier pour la route, et elle allait l'aider.

"ATTENTION CHIEN MECHANT!!!"

Ah ah, ça ça marchait. Il était rouge de fureur, et ses adversaires étaient en train de détaler comme des lapins. Il faut dire que quand il s'y mettait vraiment, il était redoutable ce type. Dommage que ces débiles mentaux soient trop galvanisés par l'esprit de groupe pour renoncer bien longtemps. Dès qu'ils en étaient capables, ils revenaient à l'attaque. C'était perdu d'avance. Ils étaient bien trop nombreux pour eux deux. Mais en tout cas il était temps qu'elle fasse quelque chose. Malheureusement le craquement qui retentit l'informa que ce qu'elle allait faire n'allait pas beaucoup lui plaire.

"Mais qu'est-ce que... OUAAAAH!!! ... Aïe..."

Elle venait de chuter de quoi? Juste du deuxième étage. Elle se retrouvait complètement sonnée, au beau milieu de cette masse de types qui n'avaient qu'une envie: la tabasser. Et le pire c'est que si sa vision floue lui permettait de les voir approcher à travers ses paupières mi-closes, elle était absolument incapable de bouger. Et cette masse au sol... Ils avaient assommé le directeur. Elle sentit qu'ils la soulevaient de terre, et la secouaient comme un pantin désarticulé en la tenant par le col de sa veste. Elle suffoquait, et sentit à peine la pluie se mettre à tomber. Elle aurait pu se laisser mourir. Ce n'était qu'un rêve après tout. Mais... Justement. Si ce n'était qu'un rêve, il n'y avait pas de raison. Ca pouvait marcher. C'était son rêve. Et elle ne tolérerait pas qu'on la tue ou qu'on s'en prenne à ses proches, cauchemar ou pas. Pas tant qu'elle aurait encore la plus petite étincelle d'énergie en elle. Parce qu'après tout, si c'était son rêve, ça voulait dire qu'elle n'avait pas de limite, techniquement. La fatigue, la douleur... Ce n'était que parce qu'elle y pensait qu'elle le sentait. Il suffisait qu'elle en soit persuadée. Qu'elle pouvait. Qu'elle était capable. Ce n'était qu'une question de volonté et de confiance. Ca l'avait toujours été.

Son poing se referma sur le poignet de celui qui la malmenait, et un craquement retentit, suivi presque instantanément d'un hurlement. Elle rouvrit les yeux d'un seul coup et envoya le reste du groupe voler d'un simple coup de pied circulaire. Il était temps de s'assurer qu'ils laissent ses proches tranquilles. Et elle avait une idée. Elle mit ses mains en porte-voix pour que tous l'entendent.

"HEY VOUS TOUS!!! PRENEZ VOUS EN A QUELQU'UN DE VOTRE NIVEAU, BANDE DE LARVES!! VENEZ M'ATTRAPER SI VOUS EN ETES CAPABLES!!"

Une fois qu'elle comprit à leurs rictus de colère que ses paroles étaient arrivées à leur cerveau, elle s'enfuit en courant vers la salle d'étude, et fut ravie de voir d'un coup d'œil qu'ils la suivaient tous, et avaient laissé Mr Brown tranquille, assommé sur le sol. Elle fut tout aussi soulagée de voir les portes s'ouvrir sur son passage sans opposer de résistance, alors qu'en temps normal elles auraient dû être fermées à clé. Quand on voulait, on pouvait, pas vrai? Elle s'immobilisa au bout de l'étude, et renversa rapidement une des tables, avant de commencer à en dévisser les pieds aussi vite que possible. Elle avait réussi à en dévisser deux le temps qu'ils arrivent en trombe dans la grande salle. Ils avaient du mal à rentrer à cause des tables qui les empêchaient de passer à plus d'un à la fois par couloir. Karine brandit deux des pieds de tables, et siffla pour attirer leur attention. C'étaient des armes idéales, parce qu'il s'agissait de barres. En métal. Et elle en avait deux, elle.

"CHOPEZ-LA!!!"

Elle attendit qu'ils s'élancent tous bêtement dans les deux couloirs pour bondir sur les tables du milieu, et tendre les bras de chaque côté. Elle fonça alors en avant en criant, les assommant des deux côtés au passage, et le temps qu'ils réalisent ce qui se passait, ils étaient tous inconscients au sol, avec une belle marque rouge sur le front. Elle sourit, puis profita du fait qu'ils soient assommés pour les assoir un à un sur les chaises de la salle. Elle parvint ensuite à les ligoter à leur chaise, et en faisant fondre le bout des pieds des chaises à l'aide d'un petit lance flamme qui se trouvait dans la cuisine du self, à quelques portes de là, elle souda les chaises au sol pour leur empêcher et de se libérer et de s'enfuir. Une fois son œuvre achevée, elle sourit. Ils allaient avoir une drôle de surprise quand ils se réveilleraient. Et quand bien même ils trouveraient un moyen de se sortir de là, elle avait bien caché leurs armes. Elle fit tourner le trousseau des clés resté sur le bureau entre ses doigts, et ferma à clé les portes qui permettaient l'accès à cette salle, de même que les fenêtres, avant de sortir.

Elle constata rapidement que le directeur était retourné dans son bureau, et en fit de même. Le bureau avait été remis en place, Meite était allongée sur le sol sous une couverture, dans un coin de la pièce, et de l'autre côté, le père de Karine se trouvait adossé contre le mur, lui-aussi sous une couverture, et une tasse de café dans la main. Les yeux ouverts, la tasse au bord des lèvres, il écoutait en hochant doucement la tête le directeur lui expliquer la situation. Mais ses mots ne parvenaient pas aux oreilles de Karine. Son père. Il allait bien. Elle se précipita sur lui et le serra dans ses bras si fort qu'elle qu'il dut poser rapidement sa tasse au sol pour ne pas la renverser. Il l'étreignit à son tour, et passe doucement sa main dans ses cheveux trempés par la pluie.

"Tu m'as fait une de ces peurs. Ce n'était pas la peine de se battre tu sais...

- Protéger les siens vaut toujours la peine. C'est toi qui le dit tout le temps.

- Oui, mais pas dans ce sens-là..."


Karine se dégagea doucement, puis se dirigea vers Meite, toujours endormie. Elle prit avec sa main un peu de l'eau qui lui était restée dans les cheveux, et la laissa goutter sur le visage de cette dernière. Comme elle l'espérait, le contact froid la réveilla, et elle ouvrit lentement les yeux, se redressant d'un air perdu. Karine la serra dans ses bras sans lui laisser le temps de comprendre ce qui se passait, et après l'avoir lâchée, se tourna vers son père.

"Papa, je te présente Meite. Je l'ai rencontrée à l'institut. C'est plus qu'une amie, c'est comme une sœur pour moi.

- Enchanté de te rencontrer, Meite. Je suppose que si ma petite Karine s'est prise d'affection pour toi, c'est que tu es quelqu'un de formidable. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésites pas.

- Ne compte pas faire quoi que ce soit avant que le directeur t'ait examiné toi! Tu ne bouges pas, compris?

- Ne t'en fais pas pour moi."


Karine fronça les sourcils d'un air agacé devant son sourire fatigué, mais se contenta de soupirer pour reprendre son calme. Puis elle adressa un sourire à Meite en lui proposant sa main pour l'aider à se relever.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Dim 5 Jan - 7:55


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


Tiens, Karine s'est réveillée ? Et le dirlo a pas l'air content... Ben désolée, hein, j'avais pas spécialement envie que Karine ou son père se fasse doublement assomer, hein. Et je suis pas assez douée pour les traîner dehors. Ben ouais, c'comme ça.
...
Euh ? Le dirlo va casser la tronche des gars dehors ? Mais... Euh, Karine ?

« Ne t'en fais pas. Tout va bien se passer.
- Karine... ? C'est quoi ce regard...? »

Euh, attends cinq secondes. Elle fait carrément flipper là, avec sa barre de métal. Elle fait des arts martiaux, elle. Et moi je... Me casse la figure. Hein. Mais qu'est-ce que tu veux faire, là, Karine ?

« Ne bouge pas. Ca ne fera pas mal.
- ... Karine, tu fais peur, là... »

On dirait qu'elle veut m'assommer ou un truc du genre avec sa barre de métal, là. Nan, sérieusement... Qu'est-ce que tu me fais, là ? Je croyais que je pouvais te faire confiance... Elle a laissé sa barre ? Et son sourire machiavélique ? ... Euh. Gneuuuu. J'ai la tête qui tourne, en fait. Hum. Karine vient de m'allonger par terre. En fait j'ai reçu plus de coups que je ne le pensais... Arf. Pas bon tout ça.

« T'as fini de jouer les super-héros, oui ? Tu dors, maintenant, ou je t'assomme. Et je ne plaisante pas. Je vais m'en sortir toute seule, et quand tu te réveilleras, je te présenterai à mon père, c'est d'accord ? »

Mais qu'est-ce qu'elle raconte, Karine ? Il fait noir... Oh, je le sens pas trop. Je suis totalement incapable de faire quoi que ce soit, d'un coup. J'ai envie de dormir... Hum...
Heeeeeeeeh ? Oh, je crois que je dors. Attends deux secondes... Je dors dans un rêve...? Owowowowo. Ca va commencer à devenir compliqué là. Je rêve dans un rêve donc ? Bon. Et cette fois y'a pas Karine. Okaay.
Donc. Juste un truc. Je suis où ? Ah, toujours dans l'établissement. Et y'a... Attends, si, y'a Karine avec le dirlo et son père, et ils sont tous debout et ils ont l'air de plutôt bien aller ? Cool tout ça ! J'ai pas dormi trop longtemps j'espère... Han... Karine...

« Protéger les siens vaut toujours la peine. C'est toi qui le dit tout le temps.
- Oui, mais pas dans ce sens-là... »

Hum... Je vais essayer de me redresser. Et moi qui croyais que je rêvais dans un rêve. Pouh. J'ai juste pas rêvé. Enfin difficile de rêver dans un rêve, non ? Enfin bref. Tiens, ils ont vu que j'étais réveillée. Karine... Câlin !

« Papa, je te présente Meite. Je l'ai rencontrée à l'institut. C'est plus qu'une amie, c'est comme une sœur pour moi.
- Enchanté de te rencontrer, Meite. Je suppose que si ma petite Karine s'est prise d'affection pour toi, c'est que tu es quelqu'un de formidable. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésites pas.
- Euh, enchantée aussi...
- Ne compte pas faire quoi que ce soit avant que le directeur t'ait examiné toi ! Tu ne bouges pas, compris ?
- Ne t'en fais pas pour moi. »

Bizarre, je me sens vachement mieux que tout à l'heure. Mais mes coups ont pas pu se guérir touts seuls, si ? Pas en dix minutes de sommeil, en tout cas. D'ailleurs...

« Combien de temps j'ai été out ?
- Deux heures, je dirais. Pourquoi ?
- Oh, comme ça. »

Y'a quelque chose de bizarre, quand même. Non parce que des coups de pied-de-biche une chute d'un arbre et un vol plané ça se guérit pas en deux heures. Même si je sentais rien. Enfin je sais pas moi... Mouais. On est dans un rêve, je suppose, rien n'est normal. Bon.

A part ça... Karine a l'air de bien tenir à son père. Et pis il a un sourire bienveillant. Ca me change de Papa... Avec son regard froid et distant. Naooon, pourquoi je pense à ça maintenant, moi ? Non, parce que j'en ai bouffé, du papa, tout à l'heure... Et ça, je suis pas prête de l'oublier... Parce que...
...
Meite, sérieux, arrête de penser à ça, c'est pas le moment. Et puis je suis pas quelqu'un de formidable. Y'a que Karine pour s'attacher à moi comme ça. Enfin, suffit de me voir ! Je fais pas deux pas sans tomber ! Enfin. Tant pis. Après tout, qu'est-ce que je peux y faire, hein ? C'est comme ça. Je suis Meite la casse-gueule de service. Et c'est pas que j'en suis fière, mais bon. Voilà quoi. Allez, un petit sourire maintenant, parce que tu le vaux bien. Non il n'y a aucune pub !

« Ils sont... Partis ?
- Je ne pense pas qu'ils vont revenir avant un moment, en tous les cas. »

Bon, déjà c'est pas si mal... Euhm... C'est quoi cet énorme bruit ? On dirait un déchirement. Mais genre, énorme. Un peu comme une explosion, ou plusieurs tonnerres d'affilée. Hum... Et maintenant y'a un grondement de fond. Euuh ?

« C'est quoi, ce bruit ? »

On dirait que tout le monde se pose la même question que moi. Mais ça vient pas de ce côté... Ca vient de l'autre côté... Faut aller dans une autre salle pour regarder par la fenêtre. Bon. Je vais voir.
...
Je vais essayer de pas trop me gaméler quand même. Mais c'est que ça se rapproche drôlement vite, ce bruit ! Ouuuuh, ça me dit rien, tout ça. Rien du tout. Bon, la fenêtre...

« AAAAAAAHH ‼ »

Mon dieu mais c'est quoi cette masse d'eau ?? Et ça arrive droit sur nous ! On est pas près de la mer quand même, si ? C'est un Tsunami ?? Faut aller sur le toit, sinon on va crever dans les débris ! Vite, les escaliers ! Naaa ! Je viens de me gaméler !

« Le barrage s'est écroulé ?! »

Un barrage ?? Quoi ?? Mais on s'en fout là, faut se mettre à l'abri ! Monnte, Meite ! Nan, j'arrive pas à viser les marches, j'arrête pas de me casser la figure ! Oh non... L'eau arrive... JE SAIS PAS NAGER MOI !!

« Blblblblblblbll !! »

Aie... J'ai retrouvé le sens de la douleur apparemment... Je me prends tous les débris en pleine face... Je peux plus respirer... Ca fait mal... Karine... Ton père... Et Brownie... Où est-ce que vous êtes... J'ai... Plus... D'air...

« Hein ? »

Je... dormais ?
Je rêvais dans mon rêve alors ? Sérieux ? Ouah. Ca devient compliqué. Je rêve encore alors ? Pouf. Je suis perdue moi. Karine... Câlin !

« Papa, je te présente Meite. Je l'ai rencontrée à l'institut. C'est plus qu'une amie, c'est comme une sœur pour moi.
- Enchanté de te rencontrer, Meite. Je suppose que si ma petite Karine s'est prise d'affection pour toi, c'est que tu es quelqu'un de formidable. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésites pas.
- Euh... Enchantée... Hein ?
- Ne compte pas faire quoi que ce soit avant que le directeur t'ait examiné toi ! Tu ne bouges pas, compris ?
- Ne t'en fais pas pour moi. »

...
Attends, QUOI ?? Est-ce que je suis encore dans le rêve du rêve ou alors est-ce qu'il se passe EXACTEMENT la même chose que dans ce dont je viens de rêver en dormant... Deux heures ? Attends... Attends... Mais c'est quoi ce bordel... Ouah... On va voir... Qu'est-ce que j'avais dit après ?

« Ils sont... Partis ?
- Je ne pense pas qu'ils vont revenir avant un moment, en tous les cas.
- J'ai dormi deux heures ? »

Vu leur tête j'ai touché dans le mille. Donc alors, ça veut dire que... Oh, non. Ca, c'est pas cool du tout. Mais alors pas du tout. D'un moment à l'autre, y'a ce barrage qui peut sauter. GOTT ‼
Aïe. La sensation de douleur est complètement revenue apparemment. Oh, non. C'est mal parti là. Je risque d'être incapable de me lever. Si, je vais essayer. Avec l'aide de Karine, ça devrait aller. Et oui, je suis affolée.

« Attendez, Faut qu'on aille sur le toit. Genre, tout de suite. Non, parce que y'a... Le barrage qui va péter. Un truc comme ça. Dans les cinq prochaines minutes. Alors faut... BOUGEZ-VOUS BON SANG ! »

Bon, je vais donner l'exemple là. Vite, les escaliers. Viiite, je t'ai dit. Non... Je peux pas avancer... Je me suis cassé la figure... Purée, j'ai mal partout... c'est pas possible ça... Et j'arrive même plus à me relever sans me casser la figure une seconde fois... bon sang, le stress c'est pas pour moi, déjà que j'arrive à rien quand je suis normale, alors là... Oh non, le craquement...

« AAAAAAH ! »

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Lun 6 Jan - 14:30


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




"Ils sont... Partis ?

- Je ne pense pas qu'ils vont revenir avant un moment, en tous les cas."


Karine laissa échapper un léger rire en comprenant que le regard lourd de sens du directeur s'adressait à elle. C'est vrai qu'elle avait tendance à l'oublier, mais si cet homme était toujours si bien informé de la moindre chose qui se passait dans son établissement, c'était grâce aux nombreuses mini caméras qu'il avait disséminées un peu partout. Il y en avait sûrement une dans la salle d'étude, qui lui avait permis de la voir assommer ses agresseurs et de les ligoter un par un. Son sourire disparut en songeant que ça voulait sûrement dire qu'il l'avait aussi vue peiner à les déplacer et à les maintenir droit. Sans parler du moment où l'un d'entre eux lui était tombé dessus et qu'elle avait dû se débattre longtemps avant de réussir à se dégager. Ce fut au directeur de sourire et il lança d'un ton chargé d'ironie:

"Tu n'oublieras pas de remettre les pieds des tables à leur place. Je compte sur toi, Karine."

Dans le mille. Il avait tout vu, et ça l'avait certainement beaucoup amusé. Karine se renfrogna, et lui tourna le dos pour unique réponse, ce qui eut pour effet de l'amuser encore un peu plus. Mais elle remarqua alors que Meite avait l'air vraiment effarée. Pourquoi? Ils avaient dit quelque chose ou il y avait une autre cause à cette espèce de panique?

"J'ai dormi deux heures?"

Tous se tournèrent vers elle d'un air complètement stupéfait. Comment pouvait-elle savoir une chose pareille? Est-ce qu'elle était restée semi-consciente et avait vu les heures défiler? Non. Karine était sûre qu'elle dormait quand elle était partie, et pareil quand elle était arrivée. Mais est-ce que c'était pour ça qu'elle avait l'air aussi affolée? Elle savait quelque chose qu'ils ignoraient. Le directeur et le père de Karine se regardaient sans comprendre. Ils ne savaient pas que des choses aussi irréalistes pouvaient se produire. Après tout, ils ne savaient pas qu'il s'agissait d'un rêve, eux. En voyant que Meite essayait de se relever péniblement, Karine se rapprocha d'elle et lui prenant la main, la souleva presque. Elle avait l'air d'avoir drôlement mal, et pourtant elle voulait se lever? Il y avait un problème, maintenant c'était certain.

"Attendez, Faut qu'on aille sur le toit. Genre, tout de suite. Non, parce que y'a... Le barrage qui va péter. Un truc comme ça. Dans les cinq prochaines minutes. Alors faut... BOUGEZ-VOUS BON SANG!"

Karine la regarda avec des yeux ronds comme les deux adultes, et ne se reprit que quand elle vit la petite blonde foncer dans le couloir en direction des escaliers. Elle se retourna alors vers son père et le directeur, et les prit tous les deux par la main, les entraînant dans le couloir.

"Je crois qu'elle sait ce qu'elle dit. Je ne sais pas comment elle sait ça, mais elle a raison! Faites moi confiance, ça ne coûte rien d'aller sur le toit comme elle l'a dit! Et je me charge d'aider Meite, personne ne touche à ma sœur sans mon accord, compris? Allez! Courez!"

Comme elle l'espérait, ils lui faisaient confiance et se mirent à courir en direction des escaliers. Ils dépassèrent rapidement Meite, et si son père se retourna, hésitant un moment à l'aider à monter, un regard de Karine le dissuada de s'arrêter. Quand elle avait ce genre de figure sombre et sérieuse, il ne fallait pas plaisanter avec elle, il le savait. Elle l'avait atteinte quand un craquement terrible retentit. Elle se retourna en entendant Meite crier, et écarquilla les yeux en voyant l'eau s'engouffrer dans le couloir à une vitesse ahurissante. Elle prit aussitôt la petite blonde sur son dos et se mit à monter les marches quatre à quatre pour atteindre le toit. Mais le problème c'était qu'il y avait au moins 5 étages au dessus de celui du directeur.

Elle était à mi chemin quand l'eau les submergea soudain totalement. Karine fut tellement surprise par la rapidité à laquelle l'eau était montée qu'elle dévia un peu de sa trajectoire et se prit la rambarde en bois de plein fouet. Elle mit un peu de temps à comprendre ce qui venait de se passer, essayant de tirer Meite vers la surface, en vain. Les vêtements de la petite blonde s'étaient accrochés à la rambarde partiellement brisée. Elle avait beau essayer de toutes ses forces de la décoincer, il n'y avait rien à faire. Et elle commençait à manquer d'air. Elles suffoquaient toutes les deux. Mais il était hors de question pour l'adolescente de laisser sa sœur là. Elle tirait comme une folle sur son vêtement dans l'espoir de la libérer et de pouvoir la ramener à la surface. Si elle n'avait pas été sous l'eau, elle se serait probablement mise à pleurer de désespoir. Mais elle ne renoncerait pas. Pas question.

Un amas de bulles surgit soudain devant elle, et il lui fallut plusieurs secondes pour comprendre que son père l'avait rejointe en plongeant du haut de la cage d'escaliers. Avant qu'elle n'ait le temps d'essayer de protester, il l'agrippa par le col et l'entraînant d'un geste dans l'espace vide entre les deux rangées d'escalier qui formait un couloir direct vers la surface, il la propulsa d'un geste vers le haut. Elle eut à peine le temps de le voir essayer de libérer Meite à son tour avant de se retrouver la tête hors de l'eau. Elle n'avait pas le souvenir que les escaliers mènent directement au toit, mais c'était un rêve après tout. Elle s'accrocha au rebord et crachota quelques secondes l'eau qu'elle avait avalée en oubliant qu'il n'était pas très pratique de râler contre quelqu'un sous l'eau, et fut hissée sur la terre ferme par le directeur. Celui-ci dut user de toute sa patience, sa diplomatie et sa force pour la retenir et l'empêcher de plonger les aider. Elle finit par fondre en larmes en voyant qu'ils ne revenaient pas, et se laissa tomber dans les bras du directeur. Non. Ce n'était pas possible... Elle ne pouvait pas...

Elle se retourna d'un bond en entendant alors quelqu'un prendre une grande inspiration et se mettre à tousser bruyamment. Un regard lui apprit qu'ils étaient deux à reprendre leur respiration et à essayer d'évacuer l'eau de leurs poumons. Son père sortit péniblement de l'eau, portant Meite dans ses bras, puis la posa sur ses pieds. La manche de la petite blonde avait été déchirée mais à part ça et les bleus qu'elle avait de tous les coups qu'elle s'était pris, elle avait l'air d'aller. Son père se pencha un moment pour être au niveau de la petite blonde.

"Ca va aller? On est à l'abri maintenant."

Il se redressa en voyant Karine se diriger vers lui les larmes aux yeux, et eut à peine le temps de comprendre qu'elle tremblait de colère et non pas de froid qu'un claquement retentit. L'adolescente venait de le gifler de toutes ses forces. Il se prit la joue dans les mains d'un air totalement ahuri, et elle le dévisagea un moment, essayant de contenir sa rage et sa tristesse, avant de se mettre à lui hurler dessus.

"NE REFAIS PLUS JAMAIS CA!!! Je pouvais parfaitement m'en sortir toute seule!!! Je te jure que la prochaine fois que tu risques ta vie comme ça, je... Je vais..."

Les larmes se remirent à couler malgré elle, et elle ne parvenait même plus à aligner deux mots. Elle était tellement furieuse et soulagée à la fois... Elle finit par se jeter dans ses bras et le serrer comme pour s'assurer qu'il était bien et bel réel. Enfin autant qu'un rêve pouvait l'être. Il resta interloqué un moment, puis finit par la serrer contre elle à son tour, passant doucement sa main dans les cheveux de sa fille. Karine ferma les yeux quelques secondes, profitant de cet instant. Les quelques fois où ils pouvaient se retrouver tous les deux de la sorte étaient tellement rares... Elle sécha ses larmes, et se dégageant, se tourna vers Meite. Son père fit de même, et comprit ce qu'elle voulait dire avant même qu'elle ne le formule. Il la devança de quelques secondes.

"Meite. Je suppose que tu as déjà une famille, et que la nôtre doit te paraître un peu petite. Mais pour nous, c'est comme si tu en faisais partie. Si tu as besoin de quoi que ce soit un jour, tu peux compter sur moi.

- Il a raison. Tu fais partie de la famille, Meite. Et on ne laisse pas tomber la famille. Même si parfois certains feraient mieux de ne pas respecter cette règle."


Son père leva les yeux au ciel en voyant l'adolescente le fusiller du regard, comprenant que cette dernière phrase s'adressait à lui. Il posa sa main sur la tête de Karine affectueusement, et celle-ci se renfrogna un peu en voyant qu'il n'avait presque pas eu besoin de lever le bras. Il y avait vraiment une différence énorme de taille entre eux deux. Peut-être que sa mère était aussi petite qu'elle l'était. Elle n'en savait pas grand chose en fait. Elle ne les avait jamais vus ensemble sur une même photo. Dans tous les cas, de toute évidence, il ne prenait pas vraiment sa remarque au sérieux.

"Tu peux parler. Tu es la première concernée, et tu le sais.

- Bah, le principal c'est qu'on soit tous en vie, non? J'ai vraiment eu peur de vous perdre. Imaginez. Si je vous perds, je n'ai plus de famille. Et là j'ai cru que je vous avez perdu tous les deux d'un coup...

- D'accord, je te pardonne ta gifle. Mais je peux savoir pourquoi je suis le seul à avoir été giflé?

- Parce que tu es un inconscient, contrairement à Meite. Doublé d'une brute et d'un irresponsable. Ca te va ou je développe?

- C'est bien ce que je pensais. Tu es bien ma fille."


Karine lui tira la langue avant de reprendre son sérieux et de serrer Meite dans ses bras à son tour. Elle ne broncha pas lorsque son père se joignit à elle, malgré son interdiction que quiconque d'autre qu'elle ne touche à sa sœur. Après tout, s'il la considérait lui aussi comme sa fille... Elle finit par se dégager doucement, et regarda l'eau baisser petit à petit jusqu'à disparaître entièrement. Une pensée lui traversa alors soudain l'esprit et elle se figea.

"Mince. Les mecs étaient ligotés dans la salle d'étude..."

Elle échangea un regard paniqué avec le directeur, en priant pour que les fenêtres aient tenu le coup. Pas qu'elle n'ait pas envie qu'ils meurent. Non, c'était juste qu'elle n'avait pas envie de finir en prison pour homicide de masse involontaire...
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Jeu 9 Jan - 5:11


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


Blblblll
JE SAIS PAS NAGEEEER ET MA MANCHE EST PUTAIN DE COICEE DANS CE FOUTU TRUC QUE JE SAIS PAS CE QUE C'EST. Mon dieu, mon dieu, au secouuuurs... Mais attends, Karine est partie ? Tant pis va falloir que je me débrouille toute seule. Hein ? Mais c'est le père de Karine ou... Arf, j'y vois que dalle dans l'eau. Bon. Faut que je décroche ma manche de là, moi... Naaan, ca veut pas partir !!
Blblbll.
Mais j'ai plus d'air, moi, au secours bon sang de... Ugh. Ma manche est complètement partie mais... MON DIEU DE L'AIR !! Ouaaaah. Jamais été aussi heureuse de trouver de l'air en surface. Enfin j'aime pas l'eau alors...

« Ca va aller ? On est à l'abri maintenant.
- Je... Je crois...
- NE REFAIS PLUS JAMAIS CA!!! Je pouvais parfaitement m'en sortir toute seule!!! Je te jure que la prochaine fois que tu risques ta vie comme ça, je... Je vais... »

Karine...? Mais qu'est-ce qui te prend ? Ouah... Je suis hyper morte moi, je tiens à peine debout. J'étais déjà crevée et mal en point, mais j'ai usé de mes dernières forces pour essayer de décrocher cette foutue manche... Bon. Oh.
Bon. Je vais commencer par m'asseoir par terre. Je tiens juste plus debout. C'est fou, ça. et maintenant...? Le dirlo observe de loin. Il pense à autre chose, on dirait. Je sais pas... J'ai de l'eau dans l'oreille... Oh, la flemme. J'arriverai pas à l'enlever de toute manière alors. Hum ? Tiens, Karine et son père me regardent.

« ...as déjà une famille, et que la nôtre doit te paraître un peu petite. Mais pour nous, c'est comme si tu en faisais partie. Si tu... »

Hein ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il raconte ? Une famille petite ? Moi ? Hein ? Je crois que je suis un peu trop out pour comprendre là. Attends. Mot à mot.

« ...soit un jour, tu peux compter sur moi.
-  Il a raison. Tu fais partie de la famille, Meite. Et on ne laisse pas tomber la famille. »

...
J'ai dû rêver. C'pas possible d'entendre un truc pareil. Parce qu'au fond, son père ne me connaît pas et ça ne fait pas si longtemps que ça que je connais Karine. Si ? Non ? Hum... Et puis... Et puis... Et puis...
J'essaie encore de me persuader moi-même. Comme d'habitude, en fait. C'est con, c'est comme ça. Pourtant j'voudrais bien, moi. Même si c'est pas vrai. Faire comme si. La vie est un jeu, non ? Faut savoir jouer. Mais au lieu de suivre les règles, pourquoi ne pas faire nos propres règles ? C'est plus drôle. C'est plus...
... Back off. Qu'est-ce que je raconte. On peut pas faire ses règles. Parce que les règles elles sont difficiles à contourner. Je crois que je fixe le sol depuis cinq minutes. Mais bon. Qu'est-ce que ça peut bien faire. Hein ? Ka...rine ? Câlin... Je suis fatiguée. Je crois que je vais craquer. Pourquoi...? Et son père aussi... Et... Je crois que je pleure... Encore... Pfouuu...

« Er ist nicht Vater... Aber... »

Who cares ? Je peux toujours l'accepter. Ils m'ont acceptée dans leur famille, je peux toujours accepter ça. Mais je crois que quoi qu'il arrive, je n'y serai jamais vraiment. Simplement parce que c'est difficile de "rejoindre" une famille. Et plutôt sans doute parce que je risque d'avoir beaucoup de mal à me faire à un truc pareil. Après tout... J'ai passé ma vie à être seule, et à me faire oublier. A suivre, parce que je ne pouvais rien faire d'autre. A continuer, parce que le temps ne s'arrête pas. A faire comme si de rien n'était... Seulement au bout d'un moment, y'a tout qui te retombe dessus sans prévenir. Comme un gros boum. Et alors, quand tu te rends compte du poids qui pèse là, sur tes épaules que tu t'entêtais à alléger en te tenant droite, tu tombes. Pourtant je ne peux pas... Relève la tête, Meite. Tu vaux mieux que ça. Relève la tête, et souris. Ces deux personnes sont ta nouvelle famille. Non. Si. Souris au moins. Peu de gens t'auraient dit un truc pareil. C'est de la gratitude. C'est un minimum à avoir au moins. Gratitude.
Et quelque part, une certaine part de joie.

« Mince. Les mecs étaient ligotés dans la salle d'étude... »

Tout le monde se lève. Je ne sais plus trop ce que je fais, je suis, encore une fois, les gens. Karine, son père, et le directeur. Il n'y a plus d'eau, tiens. Et j'essaie de ne pas tomber dans mes escaliers. Mais on me tient la main, alors tout va bien. Souris, Meite. Tu n'as jamais pleuré. C'est normal. Il ne s'est rien passé, rien du tout. Le bâtiment est tout chamboulé, il y a des meubles de partout... Où est-ce qu'on va ? Dans la salle d'étude ? Elle est où, la salle d'étude ? On y est ? Elle est toute chamboulée aussi. Y'a des chaises, des tables et des bouts de cordes dans tous les sens. Les vitres ont explosé, aussi. Il y avait des gens là ? En tout cas il n'y a plus personne. Ou alors...

« Eh ben voilà ! Ils ont voulu nous noyer, les idiots ! Mais on est pas facilement tuables, vous voyez. alors on est là. Et vous avez aucune chance. »

Ils sont partout. Tout autour. Il y en a des tonnes. Combien y'en a bon sang ?! Une quarantaine ? Une cinquantaine ? Ca me paraît impossible ! C'est juste impossible ! Comment ils ont survécu ? Oh... Les casiers étaient fixés au sol... Mais ils sont pas étanches ! Record du monde d'apnée ? Attends non... Ils ont pas l'air amicaux là. Oh non... Karine ? Brownie ? Où est-ce que vous êtes ? On est tous encerclés, en fait... Oh, merde...

« Viens par ici la gamine !
- Euh... Non ! »

Et il a une batte de baseball ? Non, un putter de golf... Un putter de golf, ça fait mal, aussi... Ah ben non, tu m'auras pas. Aïe, je me suis tapé la tête contre le sol. Ouah, ouah, ouah, comment j'arrive à esquiver tout ça mo--
HEEEEH ?
Il a détruit le sol avec son putter ? Non, je pense que l'inondation a à moitié explosé le bâtiment... En tout cas, je suis dans les fondations, là, moi. Et l'avantage c'est que... Je suis la seule à pouvoir passer dans ce trou à rats ! Rampe, Meite, Rampe ! Arf, ils essaient de détruire le reste du sol, pour pouvoir m'avoir moi... Gneu, ils peuvent pas savoir où je suis. Ah si. Ils passent pas mais ils peuvent quand même regarder. Bon. Sors de là, et grouille. Euh... Une canalisation ? D'accord. C'est mieux que rien. On va espérer que c'en est pas une totalement immergée. Déjà que c'est assez dégueulasse comme ça.

|| Elle a disparu ! Ha, elle est sans doute tombée dans un trou à rats où elle sera bouffée par les charognes. C'est bon va, y'en a encore trois à faire ici. ||

Bon. Ah cool, y'a un genre de trottoir. Maintenant il me faut une échelle de sortie... Euuuh...
Il fait juste tout noir, en fait. J'ai que dalle pour voir. Je vais longer le mur, ça doit bien être là qu'est l'échelle. Ah et aussi. Meite, si tu te casse la figure ici, tu es vraiment folle. Tu es morte, aussi. Parce que tu sais pas nager, et ça c'est des égoûts. Et si tu tombes, tu risques pas de ressortir avant un looooooooong moment. Donc tu vas te noyer. Dans la pisse et la merde. Génial, comme perspective, non ? Bon. Où est la sortie ? Elle est... Euuh... #BANG#
Bim, boum ! Je me suis pris une échelle dans la tête ! Cool, je vais pouvoir sortir de là ! Allez, courage, un petit effort... Hum... Me dites pas que la bouche es fermée. Oh noon. Elle est pas fermée, elle est juste trop lourde pour une gamine comme moi. J'arrive pas à la soulever. Bon. Je suis crevée, mais on va dire que je peux le faire. Allez, encore un peu... Ugh...
...

« Kyaaaah ‼ »

Ouah, ça résonne purée, j'ai réussi à m'exploser toute seule les oreilles. Plus important...
... Je suis tombée dans le canal... Retiens ta respiration, petite fille, retiens ta respiration ! Fais pas la conne ! Retiens ta respiration ! Allez ! Toujours ! Encore ! Continue ! C'est de la merde, mais tu peux arriver à ne pas crever ! En fait... Ca va. J'ai pas trop de mal à retenir ma respiration. Encore heureux. C'est un rêve, non ? Alors sûr que je peux, c'pas difficile. Donc... Ah, de l'air !

« Il ya quelqu'un là-dedans !
- Quoi ?! »

gneu... Où je suis ? Bon, respire, d'abord, parce que tu commence à voir des points noirs. Ok, ça va mieux. Je pue la merde, je suis hyper crevée, j'ai mal partout... Mais je suis en un seul morceau. C'est déjà pas croyable. A part ça, donc, je suis où ?

« Mais qu'est-ce qu'une gamine fout avec l'eau des égouts ?
- Aucune idée. Faut la sortir de là, par contre. »

Oh, tiens, je me fais remorquer. Oh... Mais où j'ai atterri, moi ? On dirait... Nan...
J'ai atterri dans une station d'épuration ? Pas possible. Si ? Oulà... C'est grave là... Ouh. Faut que je dise à Karine que je vais bien... J'espère qu'ils s'en sont sortis, les trois rigolos de l'école. Et que tous les gars stupides sont partis. Ok. Je fais quoi, là, moi ?

« Ca va ?
- Euh oui...
- Comment tu t'appelles ?
- May...
- Qu'est-ce que tu fichais dans les égoûts ?
- Je... cherchais une sortie...
- Mais pourquoi tu es entrée dans les égoûts ?
- Je... M'y suis fait enfermer... »

Ouais. C'était quand même plus crédible que "une trentaine de mecs voulaient ma peau alors j'ai fui par les fondations dans lesquelles y'avait une canalisation ouverte à cause d'un barrage qui a pété juste avant". Et puis ils auraient bien été capables de m'enfermer dans les égouts, ceux-là. Bon. Bref.

« Tu ferais mieux de te débarbouiller un peu...
- Ah ça, je vais pas me faire prier ! »

Bon. Une bonne chose de faite. Je me sens moins crade. Mais en ce qui était de retrouver Karine, son père et le directeur c'était autre chose. On était sans doute dans une autre ville, parce que y'a pas de station partout partout et m'avait pas l'air d'être une très grande ville. Par contre, impossible d'y retourner, je connais ni le nom de la ville, ni le nom de l'école ni rien. Donc ça va pas m'aider. Et je connais même pas le nom de famille de Karine, quand j'y pense. Ni le nom de son père. Ah... Je suis bien barrée moi.

« Tu veux peut-être que je te ramène quelque part ? Tu viens d'où ? »

Ah, ben la voilà. La question que je redoutais. super. Je vais passer pour une cruche, là, c'est clair. Je n'ai absolument aucune idée de l'endroit où on est.

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Ven 24 Jan - 17:55


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine se précipita à la suite du directeur dans les escaliers, inquiète à l'idée que par sa faute, une trentaine, ou même plus, d'adolescents soit morte noyée. Ok, c'était une bande d'abrutis, de brutes de la pire espèce, qui avaient essayé de s'en prendre à elle, à Meite, à son père et au directeur, mais elle ne les détestait pas au point de leur souhaiter de suffoquer sous des tonnes d'eau en essayant vainement de défaire leurs liens. Elle les méprisait, c'était tout. Elle faisait à peine attention aux meubles qui jonchaient tous le bâtiment et même l'extérieur, déposés aléatoirement un peu partout par le raz de marée. Ca lui rappelait qu'elle était en fait en train de rêver, comme ça ressemblait presque à l'institut. Il ne manquait qu'un détail. Une gentille personne de leur connaissance, avec sa batte de baseball favorite... Karine écarquilla les yeux et chassa précipitamment cette pensée de son esprit au cas où comme les personnes les plus redoutées au monde, le simple fait de penser à elle aurait pu la faire apparaître.

Elle entra dans l'étude peu de temps après le directeur, et parcourut du regard l'étendue des dégâts, consternée. Heureusement que ce n'était qu'un rêve, parce que là... Tout était sans dessus dessous. Les tables, les chaises, le bureau... Tout avait été renversé et éparpillé dans toute la salle. Les vitres avaient été brisées et l'eau s'était infiltrée partout. Vu les traces, elle était certainement montée jusqu'au plafond. Un autre détail ne la rassurait qu'à moitié: la corde qui retenait les brutes avait clairement été sectionnée. Ca voulait dire qu'ils étaient vivants, mais libres. Et ils pouvaient être n'importe où.

"Eh ben voilà ! Ils ont voulu nous noyer, les idiots ! Mais on est pas facilement tuables, vous voyez. alors on est là. Et vous avez aucune chance."

Karine se raidit en les voyant les encercler. Ils étaient mal, là, très mal. Elle aurait aimé leur crier qu'elle allait les renvoyer d'où ils venaient, tous, mais elle savait qu'ils avaient raison. Même accompagnée du directeur, elle n'avait aucune chance de tous les battre. Ils étaient trop nombreux, et dans un espace aussi restreint que celui-là... Lorsqu'elle vit l'un d'entre eux attraper Meite par le bras et la traîner à l'écart de leur petit groupe, elle voulut s'élancer en avant pour l'assommer d'un coup de pied, mais c'était ce à quoi ils s'attendaient, et dès qu'ils la virent s'avancer, un rictus de colère sur le visage, ils abattirent leur batte (ou putter) sur son dos, la faisant s'écrouler au sol avant même de pouvoir les approcher. Elle se releva dès qu'elle en trouva la force, mais ne put que voir à cet instant Meite passer par un trou dans le plancher et disparaître.

"Elle a disparu ! Ha, elle est sans doute tombée dans un trou à rats où elle sera bouffée par les charognes. C'est bon va, y'en a encore trois à faire ici.

- Sale petit...! Je vais te faire regretter de t'en être pris à elle!"


Avant même que le mec armé de son putter ne comprenne ce qu'il se passait, elle lui fonça dedans, l'envoyant passer par la fenêtre. Son père et le directeur avaient disparu, mais pour le moment ce n'était plus son principal souci. Aveuglée par la rage, elle frappait tout ce qui passait à sa portée, s'acharnant sur eux sans la moindre pitié, uniquement satisfaite lorsqu'ils s'enfuyaient en hurlant de douleur ou lorsqu'ils étaient allongés sur le sol, inconscients. Elle esquivait la majorité des coups, mais elle était tellement furieuse qu'elle en encaissait certains sans broncher, ripostant presque aussitôt. La colère la rendait aussi insensible à la souffrance des autres qu'à la sienne. Elle ne s'arrêta que lorsqu'il n'y eut plus un seul adversaire debout dans la salle, et à ce moment là seulement elle réalisa que l'absence de son directeur et de son père était tout sauf normale, lorsqu'elle se rendit compte au bout de plusieurs tentatives désespérées qu'elle ne pouvait pas passer par le trou dans lequel avait disparu Meite.

"PAPA? BROWNIE? VOUS ETES OU?!"

Elle avança vers la porte d'entrée sans se soucier des grognements et gémissements de ceux sur lesquels elle marchait au passage, et se figea quelques secondes sur le seuil, les yeux écarquillés de stupeur. Non. Ils osaient...! Elle se mit à courir vers les brutes qui avaient immobilisé les deux personnes qui comptaient le plus pour elle dans cette ville et les menaçaient avec un couteau, mais c'était ce qu'attendaient deux d'entre eux, cachés contre le mur de chaque côté de la porte. Le choc de leurs battes sur sa tête la sonna assez pour qu'elle s'écroule en avant d'elle même. En partie consciente, elle les sentit la traîner sur le sol et la porter par les épaules pour la maintenir debout le temps qu'elle reprenne un peu ses esprits.

"Dites donc elle est beaucoup moins solide qu'elle le prétend! Regardez la, un petit coup et elle tient même plus debout! Et dire que VOUS avez peur d'elle!

- Tu peux parler, mec! T'as plus peur d'elle que n'importe qui! La preuve, si t'as demandé à ce qu'on la tienne et pas toi, c'est parce que t'as peur de prendre un mauvais coup, froussard!

- Sale...

- Fermez la... Et laissez partir mon père et le directeur, ils ont rien à voir là dedans.

-Oh mais bien sûr... On va les laisser partir, ne t'en fais pas."


Le sourire inquiétant du garçon qu'elle avait en face d'elle ne rassura en rien Karine. Elle tenta de se dégager, mais ils étaient au moins six à la tenir, et elle ne pouvait même pas espérer avancer, ni en taper un seul. Elle était seulement capable d'observer la scène sans rien pouvoir faire. Et ce qu'elle voyait ne lui plaisait pas des masses. Ils n'avaient pas l'air pressés de relâcher leurs otages, et elle doutait qu'ils ne le fassent avant de s'être un peu amusés avec eux. Ca se lisait sur leurs visages qu'ils préparaient un mauvais coup. Par contre, elle s'attendait à tout sauf ça. Un pistolet?! Mais... Qu'est-ce qu'ils comptaient faire avec?! Elle se débattit de plus belle, inutilement. Le chef du groupe s'avança vers elle avec un sourire malsain, en jouant avec l'arme entre ses doigts.

"Comme tu nous l'as si gentiment demandé, on va les laisser partir. On va même leur offrir un moyen de transport. Un aller simple pour l'enfer. On est drôlement gentils, hein? Après ce sera ton tour. Oh, et ne t'inquiètes pas pour ta copine la blonde. Maria est partie en direction de la station d'épuration la plus proche pour s'assurer qu'elle sache nager, et lui offrir son billet pour l'enfer. C'est elle qui a eu l'idée du pistolet, vu qu'elle en avait un en double.

- Espèce de monstre!

- Alors, par qui je commence? Le dirlo pourri ou l'ouvrier minable? Bon, on sait tous à qui tu tiens le plus, alors on va commencer par le meilleur...

- NON!!!"


Le cri de Karine ne dissuada pas pour autant son camarade. Sans la moindre pitié, il pointa son arme sur le père de l'adolescente, et pressa la détente. Elle ne put que regarder, horrifiée, un trou se former dans sa chemise au niveau du cœur, et eut l'impression que c'était le sien qui s'était arrêté de battre. Elle resta figée, silencieuse, à regarder la tâche rouge s'agrandir sur sa poitrine, sans même entendre les rires et les commentaires qui fusaient autour d'elle, par rapport à la tête qu'elle faisait à cet instant. Elle sentit ses genoux se dérober sous elle, et eut tout à coup l'impression de tomber dans le vide.

Elle se réveilla en sursaut sur le lit, et son premier réflexe fut de se redresser d'un seul coup. L'image de son père encore imprimée sur la rétine, elle hurla de toutes ses forces, et ne cessa qu'une fois à bout de souffle. Elle se prit la tête dans les mains un instant, et il lui fallut un peu de temps pour réaliser qu'elle n'avait que rêvé. Il n'était pas mort. C'était juste un cauchemar. Un horrible cauchemar. Mais tout ça n'avait pas eu lieu. Et Meite, alors...?
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Jeu 6 Fév - 8:00


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.

Ah nan mais ils peuvent pas se taire cinq minutes ? Je sais, c'est juste trooop bizarre de pas même savoir de nom de la ville d'où je viens, mais je vais quand même pas dire que je viens de l'Institut qui doit pas se trouver tout près, ni que je viens d'Allemagne, et encore moins que tout le monde ici est dans mon rêve ! Ils me prendraient pour une folle si j'opte pour la dernière option. Faut croire que même dans les rêves les gens agissent toujours comme dans le vraie vie. Je dois juste être persuadée que les gens ne peuvent pas réagir autrement et me croire si je dis un truc aussi fou. Enfin bon. J'essaie même pas d'écouter ce qu'ils me racontent, au fait. Bon. J'en ai un peu marre de cette discussion à sens unique. Zou ! Je m'casse.

« Où tu vas ?
- Je rentre.
- Mais tu sais où c'est ?
- Je trouverai. »

Haha ! Leur tête ! Elles sont trop drôles ! M'enfin c'est vrai quoi. Vu que c'est mon rêve, après tout, j'dois bien pouvoir y faire tout ce que je veux, nan ? Donc, si je veux vraiment le retrouver, ce che-
... chemin, ben je le retrouverai. C'est pas si compliqué ! Enfin.

« Mais on peut pas te laiss- quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Merde ! Y'a une fille qui s'est introduite dans la station !
- Quoi ?
- Une fille ?
- Tu la connais, May ?
- Euh... Non... »

J'aurais bien ri si c'était Karine, mais apparemment pas. Faut dire, j'ai fait fort là quand même. Bon.... Du coup, les deux rigolos sont occupés. Je peux m'éclipser tranquillou. Et me démerder pour retrouver ce foutu chemin qui me mènera à Karine, son père, et le dirlo. A ma recherche de cette foutue ville. Ville de fous. Et si possible, sans trouver les brutes. Non parce que... Voilà quoi. Je me comprend, quand je pense. Enfin quand même. Faut le faire, hein. Une ville ENTIERE qui a pété les plombs sur une seule et même personne qui sert de bouc émissaire. Ils sont dingues quoi ? Et je suis où, là ?
Woooooooh. Oh, attends, je vais reculer là. Non parce que si je m'approche encore, je vais me casser la figure. C'est déjà pas mal que je suis encore debout là. J'ai pas très très envie de tomber de la falaise non plus. Je sais pas nager. Faudrait peut-être que j'apprenne, un de ces jours. Juste parce que vu comme je suis douée, je finirai bien par me noyer un de ces jours. Bref. Demi-tour !

« Tiens, on dirait bien que c'est toi. Une petite blonde aux yeux verts et avec un air niais collé sur le face.
- Est-ce que l'air niais te connaît ?
- Hum. Oh non, on ne se connaît pas, et je suis bien heureuse de ne pas connaître une gamine stupide comme toi.
- ... Si on se connaît pas, qu'est-ce que tu viens fiche ici ?
- Oh, pas grand-chose. Je viens juste te ramener voir ta chère amie Karine.
- Tu connais Karine ? »

Hum... Ca c'est pas forcément une bonne nouvelle. Etant donné que depuis tout à l'heure, tous ceux qui connaissent Karine n'ont eu qu'une envie, qui était bien sur de lui faire la peau. Et à moi aussi, au passage, étant donné que je suis sa soeur de coeur, il semble juste un poil évident que je sois de son côté. Elle serait avec les barges ?

« Bien sûr que je connais Karine. Elle m'a demandé de te ramener.
- Et tu es...?
- Maria. »

Bizarrement... J'ai pas très très envie de la croire. Non, parce que je vois pas Karine envoyer quelqu'un me chercher. J'me souviens encore du "pas touche à ma soeur !" de tout à l'heure, alors difficile de croire qu'elle ait envoyé quelqu'un, qu'en plus je connais pas, pour venir me ramener. Dans une ville remplie de dingues. Et puis je vois pas Karine me décrire avec "un air niais collé sur la face". Pas que ça m'offense ni rien, mais c'est juste trop bizarre de penser qu'elle aurait pu dire ça. Hum...
Peut-être qu'elle peut vraiment me ramener, après tout ? Et puis après je me débrouille pour me barrer avant qu'elle me défonce. Mais... c'est aussi possible qu'elle veuille me perdre. Les autres étaient bien entrain de nous poursuivre avec des battes de baseball. Et puis c'est quoi ce sourire complètement factice ?!

« Bon alors, tu viens ?
- Euh... Non ?
- Mais je te ramène !
- Je trouverai la route toute seule. J'ai pas besoin d'assistance.
- 'Tin, elle est vraiment aussi conne qu'ils le disaient. Tu vas te perdre, bêta !
- P'têtre bien que je suis stupide. Pas de la même manière que toi en tout cas, faut croire.
- Quoi ? Mais c'est pas possible... Bon, tu me laisses pas le choix. Je vais te ramener de force. »

Tiens, le masque est enfin tombé. Faut croire qu'elle est vraiment avec ces idiots finis. Bon... Mais c'est qu'elle est vachement flippante là ! Bon, pas autant que Papa...
Euh en fait si, elle est aussi effrayante que papa ! Punaise, elle a aussi un foutu pistolet ! Aaah ! J'ai juste envie de détaler en courant là... Mais je suis pas un lapin ‼

« J'aimerais tellement voir la tête de Karine si elle était là, ce serait teeeeeeellement drôle. »

L... quoi ? La tête de Karine ? Du genre... La tête qu'elle fait quand elle est désespérée et qu'elle se fiche complètement d'elle-même ? Hum... Elle est quand même pas effrayante dans le même sens que papa. Parce que si lui, il cherchait à se venger quelque part, Maria, elle, cherche simplement à faire souffrir Karine. Et en plus de ça, elle se fiche complètement des dommages collatéraux. Des dommages collatéraux du genre... Moi. Suffit de voir comment elle me fait reculer avec son pistolet. Vers le bord de la falaise. Wooh, faut que j'arrête de reculer, c'est vachement dangereux. Quoique le pistolet est dangereux aussi. Je fais quoi maintenant ?

« Recule !
- Mais- AH ! »

Mais c'est qu'elle... M'a tiré dessus, la pétasse !

« Bon, en fait tu as le choix. Soit tu sautes, soit je te tire dessus. Tu préfères quoi ?
- ...
- Bon d'accord. On va dire que c'est la seconde option.
- N... AAAH !
- AAAH ! »

... Heeeein ? Quoi ? Qu'est-ce que... Oh. Je me suis réveillée. Ouf. Arf, mais c'est que ça fait mal de se recevoir des balles... Heureusement c'était juste un foutu rêve de rien du tout... Je suis pas morte, et la supposée amie de Karine m'a pas tuée. Ouf. tout va bien. Bon. Ah tiens, Karine est réveillée aussi ?

« Euh, ça va ? tu es toute pâle... »

Ouais, enfin je dis ça mais je pense pas que j'ai meilleure mine. Après tout, j'viens de me faire tuer, en quelque sorte. Haaaa. C'était extrême, comme rêve, quand même. Bon. Retour à la vraie vie ? Peut-être. Je suppose.
Hum... J'ai... La dalle.

« Mar...ia ? Ow. Bizarre de dire ça après ce qui s'est passé. Bon. Gibt e-
- Shhh !
- ... ?
- Mais oui, c'était cette maison je vous dis ! Et comment ça se fait qu'on est en ALLEMAGNE ?? On a quand même pas fait TOUT CE TRAJET en si PEU DE TEMPS ?
- Et merde... A peine réveillé, et déjà dans la bouse. Bon, Karine, tu penses pas qu'il serait temps de rentrer, avant que les deux autres nous trouvent ? Non parce que... Comme ça on pourra prétendre qu'on dormait. (en allemand) Maria ? On va repartir, avant qu'ils nous attrapent. Prends soin de la maison pour moi.
- ... Vous allez aller où ?
- Rentrer à l'Institut. Avant eux. (en anglais) Parée, Karine ? »

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 22 Fév - 14:29


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Le regard de Karine se posa sur Meite, qui s'était endormie tout à l'heure à côté d'elle, et qui était réveillée, heureusement. Elle fut soulagée de voir qu'elle aussi avait été libérée de ce cauchemar affreux, mais il lui restait comme une boule en travers de la gorge. Elle peinait à respirer correctement. C'était presque si elle ne suffoquait pas, et elle savait pourquoi. Elle essayait de chasser l'image de son père livide, tenant à peine debout, en train de mourir, mais celle-ci revenait la harceler comme une boucle. Et la réaction physique était presque pire que celle qu'elle pouvait avoir en présence de blanc. D'ailleurs... Elle n'était pas toujours recouverte de peinture blanche? ...

"Euh, ça va ? tu es toute pâle...

- Ca... va."


Pitoyable. Elle n'était pas très crédible, peinant rien qu'à articuler deux misérables syllabes. Elle devait avoir une sale mine, mais en même temps, celle de Meite n'était pas beaucoup plus rassurante. C'était un peu pour ça qu'elle n'avait pas voulu dormir. Elle savait qu'après tout ce qui s'était passé, elle risquait de faire ce genre de cauchemars... Mais bon elle ne pouvait pas non plus en vouloir à Meite. Elle ne pouvait pas savoir, vu qu'elle n'avait jamais parlé d'elle ou presque. D'ailleurs cette dernière avait l'air d'être déjà passé à autre chose, au point de ne pas se rendre compte de l'état dans lequel se trouvait l'adolescente. Tant mieux, en quelque sorte. Elle ne voulait pas l'inquiéter inutilement.

"Mar...ia ? Ow. Bizarre de dire ça après ce qui s'est passé. Bon. Gibt e-"

A cette phrase, Karine se prit instinctivement la tête dans les mains, comprenant instantanément. De toute évidence, Meite ne s'était pas réveille parce qu'elle même l'avait fait. Elle n'était probablement pas morte noyée, et Maria avait eu le temps de la retrouver avant que le rêve ne se désintègre avec son réveil. Oh non... Elle l'avait rencontrée? Génial... Elle allait avoir une belle image de son ancienne meilleure amie. Parce que forcément, vu qu'il s'agissait d'un cauchemar, elle devait être exagérément insensible, cruelle et méchante. Un peu comme Psycho en fait. Tiens? L'autre Maria était là? Elle avait l'air inquiète. Pourquoi?

"Shhh !

- ... ?

- Mais oui, c'était cette maison je vous dis ! Et comment ça se fait qu'on est en ALLEMAGNE ?? On a quand même pas fait TOUT CE TRAJET en si PEU DE TEMPS ?

- Et merde... A peine réveillé, et déjà dans la bouse. Bon, Karine, tu penses pas qu'il serait temps de rentrer, avant que les deux autres nous trouvent ? Non parce que... Comme ça on pourra prétendre qu'on dormait. (en allemand) Maria ? On va repartir, avant qu'ils nous attrapent. Prends soin de la maison pour moi.

- ... Vous allez aller où ?

- Rentrer à l'Institut. Avant eux. (en anglais) Parée, Karine ?"


Karine cilla, sans répondre, complètement perdue. Elle prit sur elle pour essayer d'assimiler la situation. Elles deux venaient de se réveiller d'un cauchemar abominable, qui l'empêchait d'avoir les idées claires, soit dit en passant, et elle n'avait aucune idée de combien de temps elle avait dormi ni de si ça lui avait permis de récupérer. Psycho, et probablement le directeur, avaient été relâchés par la police (ou s'étaient enfuis, peut-être?), et se baladaient dans la maison à leur recherche. Et Meite voulait se téléporter à l'institut pour prétendre que rien de tout cela ne s'était passé. Mais... Ils allaient forcément se rendre compte de leur absence, non? Après tout il n'y avait pas que le directeur et Psycho dans le personnel. Il devait y avoir forcément quelqu'un qui s'était rendu compte de leur absence à part eux deux. Et puis... Elle ne voulait pas rentrer. Pas tout de suite. Elle avait besoin d'une seule chose, dans l'immédiat: se changer les idées, oublier la mort fictive de son père, et il n'y avait pas pire que l'institut pour lui rappeler qu'elle avait déjà failli causer sa perte. Elle ne POUVAIT pas y retourner tout de suite. Ou en tout cas elle ne pouvait pas prévoir comment elle allait réagir.

"Meite... Non, je... Je ne veux pas...

- AH AH! Enfin je vous retrouve, toutes les deux!"


L'infirmière folle venait de faire irruption dans la chambre, avec un grand sourire triomphant, le directeur derrière elle comme une ombre. Karine ne put s'empêcher de sursauter, et se figea, pétrifiée par la peur. Mais elle lui rappelait tellement son cauchemar, rien qu'à cause de son uniforme blanc typique et parce qu'elle représentait l'institut, que sa peur se mua rapidement en une autre émotion, si forte qu'elle prit le dessus sur toutes les autres...

"C'est fini maintenant! Fini de jouer avec notre patience! On dépasse pas les limites comme ça! Vous êtes pas autorisées à partir n'importe où!

- Depuis quand on respecte les règles, de toute manière?

- Mais c'est qu'elle cherche les ennuis, la pseudo-peintre! Vous êtes CENSEES respecter les règles, ou sinon vous n'avez rien à faire à l'institut!

- Donc où est le problème? On ne respecte pas les règles, alors pas besoin de nous ramener à l'institut.

- T'as pas bientôt fini de m'interrompre, toi?! J'aimerais pouvoir en placer une!

- Et moi j'aimerais ne plus voir votre face de rat. Alors vous dégagez, maintenant, compris?!"


Karine s'était levée d'un bond, et elle défiait l'infirmière du regard, les poings serrés. Cette dernière était tellement surprise par son attitude, persuadée qu'après tout ce qui s'était passée elle devait être trop épuisée physiquement et mentalement pour leur tenir tête, qu'elle mit un peu de temps avant de se reprendre.

"Mais tu vas nous parler sur un autre temps, oui?! On est pas tes bonniches! Et puis de toute manière t'as pas ton mot à dire, on te ramène et puis c'est tout! Tu crois pouvoir nous faire partir comme ça, d'un claquement de doigts?!

- Exactement."


L'infirmière tiqua une nouvelle fois devant une telle assurance et une telle haine émanant de l'adolescente, mais elle n'eut pas le temps de répliquer cette fois. Karine cligna des yeux, et quand elle les rouvrit, le directeur et l'infirmière avaient disparu. Elle avait réussi. Elle les avait téléportés. Où? Bonne question. Elle n'en savait rien. Elle s'en fichait. Probablement à l'institut. Ca n'avait pas d'importance à ses yeux pour le moment. Elle fut rassurée de constater que Meite et Maria n'avaient pas été téléportées elles-aussi, et avec un gros soupir, elle se laissa tomber sur le lit. Elle passa la main dans ses cheveux, mais s'interrompit en sentant un liquide poisseux lui couler entre les doigts. Elle jugea plus prudent de ne pas se retourner vers les filles, devinant qu'elle avait dû tacher le lit de cette couleur qu'elle craignait. Et vu l'état de stress dans lequel elle était, elle ne savait pas comment elle réagirait à la vue de blanc, mais une chose était sûre: ce serait violent et mauvais pour elle comme pour eux. Elle pouvait tout simplement perdre connaissance comme devenir subitement furieuse. Et elle ne voulait pas qu'elles la voient dans l'un ou l'autre état.

"Il faudrait que je me lave. Si je vois du blanc, je vais péter un câble. Et je sais que j'en suis toujours recouverte. Vous pouvez m'aider?"

Voyant qu'aucune des deux ne paraissait réagir, ou plutôt n'entendant ni réponse ni bruit qui signalerait que l'une d'entre elles aurait fait un geste, elle se releva avec un soupir. Elle manqua de tomber au bout de trois pas, mais parvint à se rattraper au mur le plus proche. Elle grimaça, consciente qu'elles n'avaient pu que la voir faire. Bon, au moins, ce n'était plus la peine de faire semblant d'avoir récupéré. Et puis si ça se trouvait, ce n'était pas de la fatigue mais un manque d'énergie...?

"Je crois que j'ai un peu faim aussi. J'ai pas arrêté de courir dans tous les sens, c'est peut-être plus parce que j'ai plus d'énergie plutôt que parce que j'ai besoin de repos que je suis fatiguée. En tout cas, hors de question que je retourne dormir. Plutôt me barrer en courant. Je suis catégorique là-dessus."

Elle finit par se tourner de côté pour pouvoir voir Meite dans son champ de vision, de coin, sans pouvoir clairement distinguer le blanc qui, elle n'en doutait pas, était sur le lit. Elle lui devait aussi quelques explications. Oh et puis de toute manière Maria était allemande, non? Elle ne comprendrait rien de ce qu'elle allait dire, pas vrai?

"Meite... Je suis désolée. Je ne voulais pas que tu vives une chose pareille. Mais je veux que tu saches que c'est avant tout un cauchemar. Tout était exagéré. Le directeur n'est pas mon meilleur ami, juste quelqu'un qui me prend au sérieux quand je parle de faire de la peinture mon métier. Ma classe me hait clairement, mais pas au point de me tabasser toutes les deux minutes. Et j'ai mauvaise réputation dans la ville, mais principalement du côté des parents des élèves de ma classe, et ça s'arrête là. Quand à Maria... Je ne sais pas comment elle était, mais elle n'aurait pas le cran de penser à utiliser une arme, encore moins la méchanceté nécessaire pour s'en servir ou vouloir blesser. Elle a parfois essayé de me faire de la peine, mais uniquement avec les mots. Et encore c'est de tous les élèves celle qui l'a le moins fait. On s'ignorait la plupart du temps. Et mon père..."

L'image de sa mort s'imposa à nouveau à son esprit, et ses jambes manquèrent de se dérober sous elle. Elle serra les dents et prit sur elle pour résister à la gravité, puis laissa échapper un nouveau soupir quand elle fut sûre qu'elle ne risquait plus rien.


"Il était le seul assez proche de la réalité. Enfin de ce que je me souviens. Je ne le vois pas très souvent. Toujours est-il que j'ai besoin de me changer les idées. Quand tu es partie, dans le rêve, il s'est... Il s'est passé quelque chose que j'ai besoin d'oublier, et l'institut n'est pas le meilleur endroit pour ça. Je ne veux pas y retourner. Pas tout de suite. J'espère que tu comprends. Maintenant, quelqu'un peut venir m'aider? S'il vous plaît? Je crois que si je lâche ce mur je vais me casser la figure..."
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Mer 26 Fév - 12:14


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.


« Meite... Non, je... Je ne veux pas...
- AH AH! Enfin je vous retrouve, toutes les deux ! »

Ah bon. Ben d'accord. Trop tard. Je suppose. Pfft. Booon, qu'est-ce qu'on va fiche maintenant ? Euuuh attends. Quoi ? Tatatata ? Karine est entrain de péter les plombs sur l'infirmière ou je rêve ? Bon, okay. Hum... Par contre j'ai pas touuut pigé. Faut croire que, que... Bon.

« ...ramène et puis c'est tout! Tu crois pouvoir nous faire partir comme ça, d'un claquement de doigts?!
- Exactement. »

Han mais oui, pas cooon ! Au lieu de partir nous, on n'a qu'à les faire partir eux ! En espérant qu'ils ne vont pas revenir. Faut croire qu'ils ne savent pas exactement où on est. Faut espérer en tout cas. Right ? Penser positif !
Et voilà, plus personne ! Pouf ! Disparus ! C'est génial ! C'est fou ! Youhou ! Bon. Je vais pas bien moi. C'pas grave. Ah au fait... Euh, Maria ? Ah ouais. C'est vrai que c'est pas CENSE être normal de faire disparaître les gens d'un claquement de doigts. Bon, euuuh, je pense que les explications, ce sera pour plus tard. Déjà j'en ai pas, d'explication. C'est juste que... Ben voilà quoi. Mais où je vais moi dans mes pensées complètement emmêlées ? Breeef. Ah zut. Attends...

« ...toujours recouverte. Vous pouvez m'aider ? »

J'ai encore loupé le début de la phrase de Karine. L'aider à quoi faire ? Bonne question... Bon, elle se lève. Elle a encore assez d'énergie pour ? Euh apparemment non. Boon. Euh, je devrais peut-être l'aider à marcher mais... Faut croire que marcher c'est pas mon fort.

« Je crois que j'ai un peu faim aussi. J'ai pas arrêté de courir dans tous les sens, c'est peut-être plus parce que j'ai plus d'énergie plutôt que parce que j'ai besoin de repos que je suis fatiguée. »

Ah ben oui. Avec tout ça on n'a toujours pas mangé et tout quoi. Bon. Euh, Maria... ? Attends, Maria ? Euh, elle a compris ou je rêve ? Hum... Bonne question. Oh et attends. Karine est toujours recouverte de peinture blanche ?! Hum... C'était pas ça qu'elle me demandait ? Genre, les douches ? Parce qu'on s'est toujours pas lavées depuis le temps. C'est vrai. Bon, Maria ? Manger ! En tout cas elle est partie vers la cuisine, donc je suppose qu'elle a compris. Elle connaît peut-être un anglais basique et a dû comprendre le "eat". Je suppose ? Ah oui, Karine.

« ...cauchemar. Tout était exagéré. Le directeur n'est pas mon meilleur ami, juste quelqu'un qui me prend au sérieux quand je parle de faire de la peinture mon métier. Ma classe me hait clairement, mais pas au point de me tabasser toutes les deux minutes. »

Ben oui c'était un cauchemar, pourquoi tu me le rappelles ? Je sais bien que c'était un rêve. Justement, ce n'était qu'un rêve... C'est justement ça qui fait que ce n'est pas si grave. C'est juste un rêve. Genre, c'est toutes nos peurs rassemblées dans le scénario le plus catastrophique qui soit alors...

« ... passé quelque chose que j'ai besoin d'oublier, et l'institut n'est pas le meilleur endroit pour ça. Je ne veux pas y retourner. Pas tout de suite. J'espère que tu comprends. Maintenant, quelqu'un peut venir m'aider ? »

Euh oui, d'accord, je crois que j'ai zappé le gros bout de la tirade de Karine mais on va dire que... Que c'est pas grave ? Je pense que si mais... Je vais quand même pas lui demander de répéter. Ca va pas le faire sinon. Donc ben... Maria est partie chercher de quoi manger donc... Ben je me retrouve à aider Karine ?

« Je préfère rester ici aussi, tu sais. Bha, c'est chez moi quand même... Et euh... Tu veux pas manger un peu avant ? Parce que je veux bien t'aider, mais je vais plus te faire tomber que l'inverse donc je suis pas sûre que ce soit une très bonne idée. Enfin tu me connais à force non ? »

Hum... Ouais. Je devrais faire quelque chose quand même. Faut croire que... Tiens, c'était quoi ça ? Maria ? Bon, elle vient de dire qu'elle va bien. Je lui ai passé ma maladresse ou quoi ? Bon, c'est pas grave.

« Sinon... Je pense que Maria ne t'en voudra pas si tu utilises sa douche. C'est la pièce à côté mais c'est l'autre porte. Euh... Je t'aiderais bien mais... Enfin. »

Bon j'vais quand même essayer de la rejoindre parce que c'est bizarre quand même de rester là à rien faire. Hum... Ah ben non, c'est pas la peine d'essayer. Je me suis déjà cassé la la figure faut croire. Je suis aussi fatiguée qu'elle faut croire. J'arrive plus à me concentrer. Bon. Euhm...

« Tu... peux longer le mur ? »

BON. C'est tellement... Pathétique. Suffit qu'on se regarde, toutes les deux, sérieux. Bon. Je devrais aller chercher Maria, sérieusement, parce que sinon on va jamais s'en sortir. Ouais. Bon allez, on y va. On va essayer de pas trop tom-
Bon d'accord. Je sens que j'atteindrai pas la cuisine à se rythme là. Le truc au piment fait absolument plus effet et je suis totalement CREVEE. J'ai beau avoir dormi, faut croire que... Voilà. Bon.

« Maria ! Kansst du bitte Karine helfen ? »

... Pas de réponse ? Euuuh ? Elle m'a pas entendue ? Pourtant la porte est ouverte... Et la hotte est éteinte ? Elle est partie ? Où tu veux qu'elle soit partie ? Oh... Dans la réserve peut-être ? Dans la cave ? Mais il restait des choses dans le frigo ? Oh elle est peut-être partie chercher une autre nappe ? Hum... Bon. Bon, je me lève. Je vais la chercher. Ouais, je vais la chercher. Et sans me casser la gueule ! Hum... Le mur est un ami, tu as raison Karine. Ou pas d'ailleurs. Je crois que j'ai réussi à me casser la figure en me tenant au mur. C'est grave là. Bon. Je suis pas capable de faire deux pas, ça au moins c'est clair.

« MARIA ! »

Du bruit dans la cuisine ? Euuuh, pourquoi elle a fermé la porte ? Mais euh... Y'a un problème. C'est pas normal ça. Boon. On va dire que c'est... Le vent ? Nan mais je sais que c'est pas le vent mais... Je mens mal alors autant me persuader moi-même.

« Euh... Essaie d'aller à la salle de bains, je vais voir si je peux aller chercher Maria pendant ce temps. Elle a dû aller chercher quelque chose à manger dans le garde-manger à la cave. Je reviens ok ? »

Bon en tout cas c'est clair que j'atteindrai pas les escaliers qui mènent à la cave. Mais je veux voir pourquoi la porte est fermée. Ok. Alors on y va. Une, de trois. Le mur... Ok. Un pas. Deux pas... Attention la chai-
.. se. D'accord. Je vais y arriver. Oh ben j'ai plus qu'à ramper. Nan. J'ai plus de force dans les bas. Quatre pattes ? Hum... J'ai pas de force dans les bras. Ca c'est clair. Bon. Euuuuuuh, je peux encore... rouler ? Ca va faire mal, mais tant pis. Ok.
Bon au moins j'ai traversé la pièce. Okay. Pourquoi donc, est-ce qu'elle a fermé cette porte ?
Ben j'ai plus qu'à l'ouvrir, vu qu'elle est pas fermée à clé. Pourquoi je suis autant persuadée de ça moi ? Bon. Okay. Alors, j'ouvre cette maudite porte en tenant debout sur mes deux jambes. C'est possible nan ? Voilà. Euh, Maria ? Ma... ri... a ?

« Maria ‼ »

Attends, quoi ? Il s'est passé quoi ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Le téléphone, vite ! Faut appeler une ambulance ! Vite ! Attends, le téléphone ! Aïe ! Le téléphone ! Il est loin le téléphone ! Merde, ça glisse ‼
...
...
Aïe... Le téléphone... Je l'ai presque, le téléphone !

« A... Allô ? Je... »

Attends deux secondes... Le téléphone est HS... Y'a pas de son... Pas de tonalité... Rien... Et qu'est-ce que je vais faire moi... Avec Maria... SCHEISSE ‼

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Ven 28 Fév - 17:50


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine regarda avec une certaine surprise Maria se diriger vers la cuisine. Se pouvait-il qu'elle ait... compris ce qu'elle voulait dire? Alors elle ne parlait pas qu'allemand? En tout cas elle avait l'air un peu pâle. Maintenant qu'elle y pensait, elle ne savait pas qu'il était possible pour elles de se téléporter d'un endroit à un autre ou de faire de même avec d'autres personnes. Elle n'avait pas été mise au courant, et avait donc dû être pour le moins choquée de voir Psycho et le directeur disparaître sous ses yeux. Karine fronça les sourcils d'un air préoccupé en la voyant disparaître de l'autre côté du mur, mais n'eut pas le temps de s'interroger sur son état que Meite lui répondait enfin.

"Je préfère rester ici aussi, tu sais. Bha, c'est chez moi quand même... Et euh... Tu veux pas manger un peu avant ? Parce que je veux bien t'aider, mais je vais plus te faire tomber que l'inverse donc je suis pas sûre que ce soit une très bonne idée. Enfin tu me connais à force non?

- Logique, que tu préfère rester ici. Et sinon, j'espérais de l'aide de ton amie, mais bon, vu qu'elle est partie... Mais je pourrai rien avaler tant que j'aurai du blanc sur moi, c'est... psychologique..."


L'adolescente fronça les sourcils en entendant du fracas dans la cuisine, et lança un regard interrogateur à Meite. A l'expression de celle-ci, elle comprit que Maria avait juste fait tomber quelque chose, et qu'elle venait de lui dire qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter. Ou en tout cas elle n'avait pas l'air morte d'inquiétude pour elle, donc ça ne devait pas être grave.
"Sinon... Je pense que Maria ne t'en voudra pas si tu utilises sa douche. C'est la pièce à côté mais c'est l'autre porte. Euh... Je t'aiderais bien mais... Enfin.

Meite fit à peine quelques pas en avant qu'elle s'écroula aussitôt. Karine grimaça en admettant l'évidence. Sur ce coup-là, elle ne pouvait compter que sur elle même. Enfin... Elle aurait dû le savoir. Ou au moins expliquer à Meite qu'elle n'espérait pas d'aide de sa part, et donc qu'il n'était pas la peine de tomber "pour elle".

"Tu... peux longer le mur ?

- Heu... D'accord. Je vais "essayer".

- Maria ! Kansst du bitte Karine helfen ?

- Laisse, va. Je vais me servir du mur pour aller prendre une douche, et je te rejoins après dans la cuisine.

- MARIA ! Euh... Essaie d'aller à la salle de bains, je vais voir si je peux aller chercher Maria pendant ce temps. Elle a dû aller chercher quelque chose à manger dans le garde-manger à la cave. Je reviens ok ?

- Pas de problème. Essaie juste de pas te blesser."


Karine secoua doucement la tête en la voyant essayer de s'aider du mur elle-aussi, et tomber. Elle continua son chemin et parvint plus rapidement que ce qu'elle aurait pensé jusqu'à la douche. Pour une fois, ce n'était pas une salle blanche. Et rien que pour ça elle se sentait beaucoup plus sereine. Bon. Maintenant, il était temps de se débarrasser de cette satanée peinture bl... Bref. Il était temps de se nettoyer un peu. L'adolescente prit le soin de bien faire disparaître chaque minuscule tache, chaque gouttelette de peinture de sa peau, de ses cheveux et de ses vêtements, quitte à ce qu'ils soient un peu plus mouillés... En revanche, elle oublia de garder du soin pour le reste. Elle ne se rendit compte qu'après coup qu'elle avait mis plein de peinture et d'eau partout.

Elle esquissa un sourire malgré tout. Maintenant qu'elle savait qu'elle n'avait plus de blanc sur elle, elle se sentait comme revigorée. Pleine d'une énergie nouvelle. Et ça tombait bien, elle commençait à en avoir un peu marre de ne pas pouvoir aligner deux pas. Elle se demandait comment pouvait bien le supporter Meite. Tiens d'ailleurs, ce n'était pas elle qui venait de crier? Pourtant, elle devait avoir trouvé Maria, depuis le temps, non? Ou alors elle avait été rapide à ce point? Non. Quelque chose clochait. Elle se dirigea à grands pas vers la cuisine, et ce qu'elle y vit ne lui plut pas, mais alors pas du tout. Meite, complètement paniquée, avait le téléphone à la main d'un air dépité, et surtout, Maria était allongée sur le sol, inanimée, une plaie sur le front.

Le premier réflexe de n'importe qui serait de prendre peur et de demander vainement des explications à une Meite visiblement effondrée. Mais celui de Karine fut de se diriger sans un mot vers la jeune femme évanouie, et de s'agenouiller à côté d'elle. Elle constata rapidement que sa respiration était régulière et tout ce qu'il y avait de plus normal, et que sa plaie était superflue. Ca saignait beaucoup pour pas grand chose. Elle devina rapidement qu'elle avait dû tout simplement se prendre un des placards ouverts de plein fouet, et perdre connaissance sous le choc. Rien de bien grave, donc.

"Ne t'inquiètes pas, Meite. Tu n'auras pas besoin du téléphone. Maria va bien. Elle est juste assommée. Je vais essayer de la ranimer. Evite de faire une crise cardiaque pendant ce temps, d'accord?"

Le ton chargé d'ironie de l'adolescente était principalement là pour chasser l'inquiétude de la petite blonde et la sienne, même si ce n'était pas forcément le genre d'humour qu'il était sensé d'avoir dans ce genre de situations. Au fond, elle savait réagir dans ce genre de situations, mais on avait toujours une légère boule au ventre à l'idée de commettre une erreur, ou de ne pas être à la hauteur. Elle garda malgré tout son sang-froid et un air neutre pour rassurer Meite et lui faire croire qu'elle savait ce qu'elle faisait. Elle prit une serviette en tissu et l'imbiba d'eau à l'évier, avant de s'en servir pour essuyer un peu du sang qu'elle avait sur le front, et ainsi pour que Meite puisse voir qu'en effet, ce n'était rien qu'une petite coupure de rien du tout. Puis après l'avoir rincé pour en chasser les gouttelettes rouges, elle le posa sur le front de la jeune femme. Elle resta quelques secondes à côté en silence, l'examinant avec attention. Elle ne savait pas trop comment la réveiller, en fait. Elle essaya de la secouer un peu, doucement, puis un peu plus fort, sans réel résultat. Elle avait l'air surtout profondément endormie, en fait, cette fille. Il devait bien y avoir un moyen, pourtant, de la ramener à la réalité...

Lorsque Karine trouva enfin une idée, un sourire légèrement inquiétant vint éclairer son visage. Elle se releva, et prenant quelques assiettes dans une main, elle en saisit une de l'autre, et la levant aussi haut que possible, la lâcha subitement, la laissant joyeusement se briser au sol. Cette fois, l'effet fut immédiat. Maria se redressa d'un seul coup, et ouvrit grand les yeux de surprise.

"Qu'est-ce que...? Qui a brisé de la vaisselle?"

Karine n'avait pas compris un traître mot de ce qu'elle venait de dire, vu que la jeune femme avait parlé allemand, mais au regard noir qu'elle lui lança en la voyant des assiettes à la main, elle comprit et son sourire disparut rapidement. Elle les reposa en essayant de les entrechoquer le moins possible, gênée.

"Heu... Meite? Tu pourrais lui expliquer que j'ai fait ça pour son bien? C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour la réveiller. Parce qu'elle a pas l'air super contente que j'ai explosé l'assiette. Oh, et au passage, je me sens un peu mieux maintenant que j'ai pris une douche. C'est peut-être pas nécessaire que je mange, non? Je suis pas sûre d'aimer la cuisine allemande, sans vouloir te vexer."

Des excuses, encore et toujours. Elle n'aimait pas manger, c'était un fait, encore moins en pleine nuit. Quoique, ici, ce n'était pas la nuit. Et qui sait combien de temps s'était écoulé depuis leur réveil dans l'institut en ruines? Oh... En parlant de ruines...

"Oh, heu... Et aussi, je crois que j'ai un peu sali la douche avec la peinture. J'ai pas eu le temps de nettoyer, vu que je t'ai entendue crier. Je suis pas sûre qu'elle va être très contente, finalement, ta... Heu... D'ailleurs, c'est qui? T'as l'air de la connaître. C'est une amie à toi, de la famille, ou?"

C'est vrai qu'au fond, elle n'avait aucune idée de qui cette Maria était, étant donné qu'entre la sieste forcée, le retour de Psycho etc elle n'avait pas eu le temps de poser la question. En tout cas qui que ce soit, heureusement que Meite était là pour jouer les intermédiaires, parce que Karine n'aimait pas trop le regard qu'elle lui lançait. Il lui rappelait un peu trop celui de Psycho. M'enfin elle était sûrement pas bien méchante. Elle devait sûrement ne pas trop aimer être réveillée en sursaut, comme tout le monde. Enfin, c'était ce qu'elle espérait.
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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 22 Mar - 4:17


« Dreams are reality's reflection... »
Sometimes they're just REALLY awkward.

« Ne t'inquiètes pas, Meite. Tu n'auras pas besoin du téléphone. Maria va bien. Elle est juste assommée. Je vais essayer de la ranimer. Evite de faire une crise cardiaque pendant ce temps, d'accord ?
- ... Ok. »

Pff. bon ok, Meite. Maintenant tu arrêtes de paniquer, et tu te calmes, capiche ? Maria dort. Elle va bien. Ok ? Tu arrêtes de te casser la tête pour un rien et tu reposes ce téléphone.
Voilà. C'est déjà mieux.
Ok. Bon, Karine a l'air déjà plus à l'aise que moi avec ce genre de situations. Elle la soigne... Je crois. Je devrais peut-être aller chercher un pansement... Ca a pas l'air si grave que ça, ce qu'elle a, Maria. Bon, ça va alors. Aaah. Bon, ok, je viens d'avoir une grosse frayeur pour pas grand-chose. Bon. Il suffisait de la réveiller maintenant ? Avec un peu de poivre, peut-être ? Ils font ça dans les films...
Mais euh, qu'est-ce qu'elle fiche, Karine ? Euuuuh, des assiettes ? Ah !
Mais elle est sérieuse ?!

« Qu'est-ce que...? Qui a brisé de la vaisselle ? »

Bon... Au moins l'effet a été immédiat. Oulà, je devrais éviter de rire vu la tête de Maria là... Ahla... Bon. Okay. Et Karine repose les assiettes, même si je pense pas qu'elle ait compris ce que disait Maria. Enfin bref.

« Heu... Meite? Tu pourrais lui expliquer que j'ai fait ça pour son bien? C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour la réveiller. Parce qu'elle a pas l'air super contente que j'ai explosé l'assiette. Oh, et au passage, je me sens un peu mieux maintenant que j'ai pris une douche. C'est peut-être pas nécessaire que je mange, non? Je suis pas sûre d'aimer la cuisine allemande, sans vouloir te vexer.
- Euh... Ouais. (allemand) Maria ? Ca va ? Je crois que tu t'es assommée et euh... Karine a pensé que faire du bruit te réveillerait... Pas que j'aie eu le temps d'approuver non plus, mais voilà quoi.
- Ah. Bon. Maintenant que tu le dis... Je crois bien avoir glissé. J'ai un peu mal à la... Oh.
- Ah euh... Ouais. Je vais te chercher un pansement dans un instant. Hm... Juste, où est-ce que papa a rangé tout ça ?
- Oh, c'est moi qui les gardais. Tu trouveras l'armoire à phramacie dans ma salle de bains.
- Ah d'accord. (anglais) Karine ? Je vais pas te laisser crever de faim. Et si tu aimes pas on trouvera autre chose, même si globalement je ne vois pas ce qui est si différent de la cuisine américaine, étant donné qu'eux aussi ils mangent de la charcuterie, de la salade et du pain. »

Ah ben oui, je peux pas rester éternellement passive à observer les autres et à rien fiche hein ! Je sais bien que je suis totalement inutile et que je sers à rien vu que je me casse la gueule tout le temps. Mais quand même ! Et puis c'est Maria quoi... Et Karine... Donc voilà. C'est clair que j'en ai un peu marre d'être un gros poids lourd qui suit derrière. Enfin bon, je fais ce que je peux quoi.

« Oh, heu... Et aussi, je crois que j'ai un peu sali la douche avec la peinture. J'ai pas eu le temps de nettoyer, vu que je t'ai entendue crier. Je suis pas sûre qu'elle va être très contente, finalement, ta... Heu... D'ailleurs, c'est qui? T'as l'air de la connaître. C'est une amie à toi, de la famille, ou ?
- Oh, euh c'est pas grave je pense pas. Faut croire que je suis aussi douée avec les douches qu'avec la marche à pied, habituellement. Sinon Maria c'est euh... Comment expliquer ? Au départ c'est juste la personne qui s'occupe de la maison pendant que mon père et moi n'y sommes pas. Mais toutes les fois que j'étais ici elle était un peu comme ma mère et ma meilleure amie à la fois, je pense. Je vais chercher de quoi la soigner je reviens. »

Hm... Ouais, c'est tout mouillé. Bha pas grave, si je tombe c'est pas comme si ça changeait de l'ordinaire. J'vais juste enlever mes chaussettes histoire de... Bref. Ah zut attends. L'armoire est beaucoup trop haute pour moi... Bon. Je crois que je vais ramener la chaise d'à côté. Okay, alors on va essayer de pas se casser la figure... On va dire que c'est bon. Voilà. Alors... Gotcha ! Hop, et on y va. Avec un cassage de gueule en prime. Hm... Bon, je vais lui emprunter son peignoir rose. Je suis jamais sûre de ce qui est vraiment blanc ou pas pour Karine... Bref. Retour dans la cuisine.
Euuuh, tiens ? Il s'est passé un truc ? Je crois que Maria essaie d'expliquer quelque chose à Karine mais c'est pas gagné étant donné que Maria ne parle pas un mot d'anglais et Karine pas un mot d'allemand. Bon. On commence par le pansement.

« Euh Karine ? Tu veux pas le faire ? Désolé de te demander encore des choses mais je suis vraiment pas douée... »

Bon. Autre chose. Que Maria arrête cinq minutes de faire de grands gestes des bras en répétant "it it it". Je crois... ?

« (allemand) Maria ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Vous devriez manger, toutes les deux, au lieu de vous préoccuper de moi. Je vais bien tu vois ! Il reste encore de la nourriture dans le frigo. Là ! Et ton amie a déjà trouvé les assiettes, mais tu sais où est le reste non ?
- Euh ouais. (anglais) Je crois qu'elle essayait de te dire de manger... Euh... Ca va, Karine ? »

Hum... Elle avait l'air revigorée par la douche mais... J'ai pas de blanc sur moi, quand même ? Non. Alors qu'est-ce que...
Oh, attends. La cuisine est blanche du sol au plafond ?! Ou alors elle est pas totalement blanche ?
... Tiens d'ailleurs je me sens moins crevée aussi moi. Je suis toujours aussi maladroite mais bon. J'ai réussi à aller chercher de quoi soigner Maria moyennant seulement deux malheureuses chutes sur la moquette et dans la salle de bains. Bon, tu sais quoi ?
Pouf ! Un peignoir sur la tête ! Il est rose, au moins lui. Pardon. C'était plus fort que moi. Mais ça paraît juste bizarre de balancer un peignoir sur la tête d'une amie quoi !

« Euh... Pardon pour ça ! Mais je crois bien que tu avais dit que la cuisine était belle et bien blanche et comme ça fait bien cinq minutes que tu es là je me suis dit que... Enfin tu vois ce que je veux dire, non ?
- Meite ? Pourquoi tu lui as balancé mon peignoir sur la tête ?
- Euh... Comment dire ça... »

Hein ? C'était quoi ce bruit ? On aurait dit une porte qui claque. Maria a dû oublier de fermer une fenêtre. Bha, vu comme elle est je ferais mieux d'y aller.

« Je vais fermer la fenêtre, c'est bon. »

Les escaliers... C'est pas si terrible quand y'a une rampe n'est-ce pas ? D'ailleurs c'est bizarre, j'ai l'impression que y'a beaucoup moins de marches de d'habitude. Enfin bref. Je vais pas me plaindre que les marches disparaissent, si ça m'en fait plus à monter. Bref. Alors, cette fenêtre ouverte. C'est pas la chambre de papa... Leur salle de bains non plus... Le salon de l'étage ? Apparemment pas. La mienne, donc ?
Tiens c'est bizarre, y'a pas de fenêtre ouverte ? Hm... Hein ? Il y a quelqu'un ? J'ai cru voir quelqu'un passer devant la porte... Mais personne dans le couloir ? C'est bizarre ça. Bon. Ben j'ai plus qu'à fermer toutes les portes histoire que y'en ait aucune qui claque à nouveau. Bon, descente des escaliers. Encore une fois c'est comme si y'avait moins de marches. Mouais. Bon, je retourne voir les deux autres.

« Believe... »

Hein ? Mais qui venait de parler ? Y'a bien quelqu'un d'autre dans cette maison ! Nan... Je dois imaginer des choses. Quoique. Depuis hier soir, tout est bizarre par rapport à d'habitude non ? Alors pourquoi pas... Pourquoi pas des voix ?

« Believe in yourself... »

La c'est clair que y'a quelqu'un qui parle. Bon. On va dire que je ne deviens pas folle, alors ça veut dire que soit y'a quelqu'un, soit y'a juste une voix qui parle dans le vide mais personne pour la faire. Ou alors y'a quelqu'un, ou y'avait quelqu'un, qui ss'est fait téléporter comme nous pour arriver ou/et repartir d'ici et y'a que l'écho de sa voix qui reste ? Je vais chercher loin, moi, encore...

(c) Melati

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MessageSujet: Re: « Dreams are reality's reflection... » Well, sometimes they're just REALLY awkward. // PV   Sam 29 Mar - 11:36


"Dreams are reality's reflection..." Well, sometimes they're just really awkward...




Karine s'était retenue de soupirer de soulagement en voyant que Meite expliquait la situation en allemand à Maria, et avait attendu patiemment qu'elles aient fini, s'appuyant contre un plan de travail en les regardant. Elle les fixait de toutes ses forces pour éviter de se focaliser sur le blanc omniprésent de la cuisine. Après tout, quand elle était entrée, elle avait été tellement inquiète de trouver Maria évanouie qu'elle ne s'était pas souvenu que la salle était entièrement blanche. En entendant Meite s'adresser à nouveau à elle pour lui dire qu'il n'y avait pas de raison qu'elle saute le repas, elle s'était contentée de hausser les épaules, trop fatiguée pour négocier. Pour le moment, du moins. Puis elle fronça les sourcils en l'entendant répondre à sa question concernant Maria.

"Oh, euh c'est pas grave je pense pas. Faut croire que je suis aussi douée avec les douches qu'avec la marche à pied, habituellement. Sinon Maria c'est euh... Comment expliquer ? Au départ c'est juste la personne qui s'occupe de la maison pendant que mon père et moi n'y sommes pas. Mais toutes les fois que j'étais ici elle était un peu comme ma mère et ma meilleure amie à la fois, je pense. Je vais chercher de quoi la soigner je reviens.

- Ah heu mais... Ok, enfin je suppose..."


Karine grimaça, en voyant Meite partir sans lui laisser le temps de réagir. Il aurait suffi qu'elle lui explique ce qu'elle cherchait, elle aurait pu le trouver et le ramener pour elle. Elle n'aimait pas l'idée que la petite blonde se balade toute seule dans cette grande maison. Après tout, si Maria s'était assommée toute seule, pourquoi pas elle aussi, avec toutes les fois où elle se cassait la figure? Sans parler de son père qui pouvait être encore dans les parages, ou de Psycho, qui pouvait resurgir à tout instant. On n'était jamais trop prudent. Elle soupira en se passant la main dans les cheveux, et regarda Maria, pour s'assurer qu'elle n'allait pas trop mal. Elle avait l'air encore un peu faible, mais c'était juste dû au choc, ça allait sûrement passer, au bout d'un moment. Enfin, elle l'espérait bien. Si cette femme comptait pour Meite, il était hors de question pour elle de la laisser aller mal. Les amis des amis étaient des amis. Alors la mère d'une soeur... C'était un peu comme sa mère à elle aussi?

Karine se prit la tête dans les mains. La fatigue, la faim et sa phobie lui faisaient avoir de drôles de pensées. Bizarres et d'une logique assez bancale, en tout cas. Dans tous les cas, question de principe, elle allait tout faire pour que Maria s'en sorte sans dommages. Quand elle releva la tête, elle remarqua que cette dernière la fixait d'un air soucieux. Elle parut réfléchir quelques secondes, puis commença à essayer de dire quelque chose. It? Quelle chose? Karine la regarda répéter ce mot encore et encore, ce qui avait l'air d'agacer la jeune femme. Elle ne savait pas qu'elle connaissait des mots en anglais, mais en tout cas elle ne comprenait absolument pas ce qu'elle voulait dire. L'adolescente fut donc assez soulagée de voir Meite revenir, un pansement à la main.

"Euh Karine ? Tu veux pas le faire ? Désolé de te demander encore des choses mais je suis vraiment pas douée...

- T'inquiètes, ça me dérange pas du tout. Et puis soigner quelqu'un, ce n'est pas évident, c'est normal."


Karine entreprit de faire un pansement à une Maria qui n'avait pas l'air de vouloir coopérer, pendant qu'elle discutait avec Meite en allemand. C'était bien plus facile quand elle n'était pas réveillée, en fait. Elle devait penser qu'elle n'avait pas besoin qu'on l'aide. Après tout, c'était elle l'adulte, et elles deux les "enfants", en quelque sorte. Du coup, Karine dut se retenir de la maintenir immobile sans ménagement ou de l'assommer. Oui, en fait elle lui en voulait un peu de l'avoir forcée à dormir. Alors qu'elle avait enfin réussi à finir ce pansement à la noix, elle sentit un mauvais pressentiment l'envahir, et elle parcourut la salle du regard. Mauvaise idée, vu qu'elle était entièrement blanche. Elle pâlit sensiblement, et posa les yeux sur Meite. Juste à temps pour voir une silhouette, derrière elle, passer en travers d'un mur de la salle pour en sortir de la même manière par le mur opposé. Cette fois ci, l'adolescente devint carrément blanche comme un linge.

"Je crois qu'elle essayait de te dire de manger... Euh... Ca va, Karine ?"

Karine ne répondit pas, trop choquée pour réagir. Ce n'est que quand Meite lui balança son peignoir rose sur la tête qu'elle réagit enfin. Elle fronça les sourcils, sans trop comprendre ce qui venait de se passer, puis soulevant un peu le peignoir, jeta un regard ahuri à la petite blonde. ... Pourquoi?!

"Euh... Pardon pour ça ! Mais je crois bien que tu avais dit que la cuisine était belle et bien blanche et comme ça fait bien cinq minutes que tu es là je me suis dit que... Enfin tu vois ce que je veux dire, non ?

- Heu, c'est vrai que ça commence à faire un moment que je suis dans cette salle. Et oui, elle est blanche. Mais t'inquiètes, à petites doses, je peux tenir le coup. Du coup, merci...?"


Karine fronça les sourcils lorsqu'elles se remirent à discuter en allemand. Elle détestait ça. Elle savait que toutes les deux, elles ne pouvaient pas trop faire autrement, mais quand même. Elle était incapable de savoir ce qu'elles pouvaient bien se dire. Et vu comment elles avaient comploté pour la forcer à dormir... Qui sait si elle n'était pas en train de faire de même pour l'obliger à manger quelque chose? Puis tout à coup, Meite sortit de la cuisine, sans prévenir. Comme elle la connaissait, elle avait sûrement "oublié" de le dire. L'adolescente jeta un regard à Maria, hésitant entre rester la surveiller ou partir à la recherche de la petite blonde. Elle détestait qu'elle parte seule, mais en même temps, celle qui avait le plus besoin d'aide pour le moment, c'était certainement la jeune femme.

Elle poussa un gros soupir, et se frotta l'arrête du nez, indécise. Puis finalement, en voyant que Maria avait l'air beaucoup plus en forme que tout à l'heure, elle se dirigea vers là où était partie Meite. De toute manière, elle doutait de supporter de rester beaucoup plus longtemps au milieu de tout ce blanc, sortir un peu ne pouvait que lui faire du bien. Parce que si elle perdait connaissance à cause de sa phobie, là elles auraient vraiment un problème. Elle s'immobilisa dans le couloir, dressant l'oreille pour essayer de localiser le bruit des pas de la petite blonde, et se figea en entendant une voix inconnue.

"Believe... Believe in yourself..."

Encore une autre femme? Mais qui parlait anglais, elle? En tout cas ce n'était ni Maria, ni Meite. Alors dans le doute, il valait mieux s'assurer que la petite blonde n'avait rien avant toute chose. Karine l'avait entendue descendre les escaliers, et se dirigea donc vers le hall rapidement. Mais alors qu'elle y arrivait, et était soulagée de retrouver la petite blonde saine et sauve, elle se pétrifia littéralement. En haut des escaliers. Il y avait quelqu'un. QUI FLOTTAIT DANS LES AIRS. De toute évidence, c'était elle qui avait parlé. Elle regardait Meite, mais elle aperçut l'adolescente stupéfaite, et leurs regards se croisèrent. Karine eut un mouvement de recul, terrifiée, et dut prendre sur elle pour ne pas paniquer.

"Oh my god... M-Meite? Tu connais cette femme? Derrière toi..."

Elle ne parvint pas à articuler quoi que ce soit d'autre, incapable de quitter le fantôme des yeux. Elle finit par se reprendre, en essayant de s'auto persuader qu'elle ne leur voulait rien de mal. Après tout, ses paroles n'avaient rien de menaçant, au contraire. On aurait dit qu'elle essayait d'encourager Meite. Et puis... Les fantômes ne pouvaient pas faire de mal aux êtres humains, si? Et si c'était le cas, elle l'aurait certainement fait avant, alors qu'elles étaient toutes les trois en position de faiblesse, dans la cuisine.


"R-Rassure moi, c'est une amie?"
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