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Choisis: jouer Mikado ou sauter par la fenêtre? °{ Constance

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MessageSujet: Choisis: jouer Mikado ou sauter par la fenêtre? °{ Constance   Sam 16 Nov - 8:46

NO NO NO NO

L'institut était tellement différent de l'école. Il n'y avait plus de cours ennyeux, plus de prof qui annonce une interrogation qu'on avait encore oublié de réviser, plus de sonneries qui rappelaient que la journée était encore longue. Dans cet établissement, il n'y avait que quelques activités et des jeux, bon il y avait bien quelques rendez-vous avec le personnel, mais à part ce petit désagrément, il s'agissait presque du Paradis. Tu étais certains que tes anciens camarades jalousait tes conditions de vie, mais toi, tu détestais ce lieu Milo. Parce qu'à cet endroit, tu étais une machine cassée que l'on tentait en vain de réparer. Dans ta chambre, tes pupilles sylvestres s'égaraient dans l'horizon. L'avenir n'existait plus ici, le futur n'était qu'un amas de question sans réponse. Pourrais-tu redevenir normal ? Ne resterais-tu pas à jamais un enfant brisée par ces images qui te hantaient ? Avais-tu la capacité de redevenir humain et non plus cette entité trouillarde incapable de changer ?

Tu n'y croyais pas, ou plutôt, tu n'arrivais pas à y croire. Devant ton petit-déjeuner, tu fixais ta biscotte. Tu pris ta cuillère et tu mis un peu de confitures dessus. Encore aujourd'hui, tu étais incapable de prendre le couteau arrondis pour étaler la pâte de fruits. Ta vie était un peu comme ce geste quotidien. Tu ne cherchais pas à vivre, à risquer de découvrir si tu avançais ou non. Tu fuyais les situations dangereuses prétextant que c'était naturel comme réaction. Tu ne lèverais pas les yeux, tu savais que le regard de l'infirmière serait encore déçu. Tu croquas ce pain trop dur sans un mot, mâchant avec une lenteur digne d'une personne âgée. Tu savais que ton voisin de table te regard ait avec de gros yeux, toujours aussi surpris de ton attitude calme et posé. Depuis que tu étais arrivé dans le centre, tu n'avais jamais fait aucune crise pendant le repas, parce que tu avais appris à détourner les yeux, à manger sans toucher au couteau. Pour la fourchette, c'était plus simple. Même si elle te rebutait ces pointes en n'était plus avec l'usure, il te suffisait de la regarder autrement pour contrôler ton angoisse. Mais il te restait un goût d'insatisfaction dans la bouche. Parce que ce n'était pas un affrontement, tu ne pouvais pas devenir adulte.

La matinée s'était écoulé lentement, trop peut-être. Tu participais aux activités sans grand engouement. L'atelier de parole ne servit à rien, tu ne disais rien à moins que l'on te posait des questions et encore, tu te limitais au minimum. Tu restais froid et agacé, alors plus personne ne tentait de communiquer avec toi. Seul l'organisateur se risquait à t'interpeller, mais tu ne faisais vraiment aucun effort. Que pouvait-il savoir ? Que pouvait-il comprendre ? Rien, rien du tout. Tu étais seul dans cette guerre, personne ne pourrait jamais t'aider ou même te sauver. Ce n'était pas en pleurant que l'on grandissait, ce n'était pas en suppliant d'un regard que l'on est courageux. Tu ne voulais plus être l'enfant qui ne pouvait rien faire seul. Tu savais bien qu'il n'était pas méchant, qu'il faisait de son mieux pour te sauver, mais si ce n'était pas toi qui réussissais, alors tu avais l'impression que tu n'aurais pas avancé. L'adulte abandonna au bout d'un quart d'heure et retourna vers ceux qui quémandaient son écoute et ses conseils. Même s'il y avait du monde dans la salle, tu étais seul Milo. Il y avait cette crevasse entre toi et les autres que tu ne cherchais plus à dépasser. Alors tu soupiras et tu fermas les yeux. Il n'y avait rien que tu voulais voir, rien que tu voulais partager. Tu voulais partir loin, très loin, là où tu n'aurais plus à faire semblant que tu contrôlais la situation

Vivement que cela se termine.

Cette fois-là, tu n'avais pas d'autres activités alors tu t'enfuis vers la salle principale. La plupart des autres pensionnaires participaient encore aux groupes, seules une petite bande d'adolescents subsistait, riant bêtement. Ils avaient presque l'air normaux, c'était ce que tu pensais en les voyant ainsi jouer. Pourtant, ils avaient leurs blessures, leurs peurs qui ne les quittaient pas non plus. Comment faisaient-ils pour être aussi insouciants ? Tu n'arrivais pas à la savoir, ni même à te rappeler si tu avais pu rire ainsi depuis l'accident. Il fallait croire que tu avais perdu la faculté d'être heureux en même temps qu'on te brisa. Tu t'assis à une autre table, sans prêter attention aux jeu étendu sur la surface, trop concentré sur cette brochette de joyeux malades. Quand tu pris la peine de regarder, il était trop tard pour faire marche arrière. C'était une partie de Mikado inachevé, où le but était d'enlever les épines sans faire bouger les autres bouts de bois. Tu avais dû y jouer une ou deux fois avec ta sœur quand tu étais petit, mais maintenant tout ce que tu voyais, c'était ces pointes.

Pointes. Pointes. Pointes. Pointes. Pointes. Pointes. Pointes. Pointes. Pointes. Pointes. Tu étais plus contracté que jamais, tu étais comme paralysé devant l'horreur qui te faisait face. Tu n'arrivais pas à te mouvoir, ni même à penser à autre chose. Tu avais l'impression que si tu faisais un faux mouvement, elles te transperceraient la peau encore et encore, te vidant du peu d'existence qui te restait. Pourtant, tu savais que ce n'était pas vivant, tu savais qu'il te suffisait de te lever et de partir pour te savais. Mais tu avais des chaînes aux bras, il y avait ces poids qui te retenait sur place. Ton cœur criait à l'aide, mais tu ne pus bouger les lèvres. Il ne manquerait plus qu'on lui demande de jouer. Si seulement il avait au moins la force de ranger, c'était encore plus abominable de toucher ces souillures de la nature.

Pitiez, sauvez-moi de ce cauchemar.

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MessageSujet: Re: Choisis: jouer Mikado ou sauter par la fenêtre? °{ Constance   Sam 16 Nov - 13:47

Choisis : Jouer aux mikado ou sauter par la fenêtre?

Ft Milo Handson...  

Elle avait l’air d’un zombie.

Son visage était marqué par les larmes et par la fièvre de la nuit passée. Elle s’était lever difficilement. Elle savait qu’il n’était plus là. Elle savait qu’elle ne le verrait plus. Elle savait qu’il ne prendrait plus jamais sa main, ou qu’il lui dirait tant de choses et d’autre à mi-voix.  Elle savait que sa présence deviendrait son absence. Elle savait que son corps ne toucherais plus jamais le sien. Et le pire était là. Elle savait. Elle savait tout ce qu’il allait arriver, mais elle ne pourrait que rester spectatrice, n’ayant que ses larmes pour se consoler.
Elle le maudissait. Elle le maudissait de l’avoir rendue heureuse, pour finalement partir dans le noir, et de la laisser ainsi.  Elle le maudissait de tous ses mots, et de toutes ses pensées. Elle maudissait aussi ses gestes, et elle se maudissait elle-même.

Pourquoi avait-été le voir, cette fois-ci dans le jardin ? Pourquoi lui avait-elle avoué tous ses sentiments, au bord du lac ? Pourquoi avait-elle été aussi irréfléchie pour foncer dans ses bras, aussi immature pour avoir cru aux contes de fée et aussi stupide pour avoir fait tout cela en même temps ?
Elle y avait cru, jusqu’à hier, jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’il été parti. Jusqu’à ce qu’elle réalise qu’elle ne le verrait plus. Qu’il deviendrait un des fantômes de sa mémoire.

Alors, elle marchait. Doucement. Elle laissait ses pas glisser sur le sol. Elle était toute habillée de noir. Elle était maquillée en noir. On aurait dit qu’elle allait à un enterrement, et tout chez elle à ce moment le suggérait. Ce n’était pas dans ses habitudes, mais elle n’avait pas l’habitude de tomber amoureuse ainsi.

Ca faisait mal, et elle marchait. Elle avait l’air d’un zombie, mais aucune expression sur son visage n’exprimait les vagues de tous les sentiments contradictoires qui la liquéfiaient de l’intérieur. Néanmoins, ses pieds évitèrent les pièces où elle l’avait vu lui. La bibliothèque, le jardin, le lac, comme si l’air qui régnait à ces endroit contenait un poison mortel, qui serre le cœur jusqu’à le faire exploser.

Elle s’était échappée du groupe, parce qu’il n’était pas là. Parce qu’elle se rappelait comment elle était avant l’épisode du lac. Dans ses bras, en sécurité. Maintenant, le mal et le danger était partout dehors. Elle ne pouvait pas sortir, elle n’en avait pas la force, seule.

Elle se dit que, le moyen de moins souffrir, était de découvrir les endroits où ils n’étaient pas allés ensemble. Et la première chose qui lui vint à l’esprit était un endroit où il y avait du monde : La salle principale.

Elle marchait entre les tables, prenant soin de ne pas taper dans les chaises. Non, en fait, elle s’en foutait, et shooter dans une chaise ne changerais rien au monde.

Sauf que, sans le faire exprès, la hanche endolorie de la jeune femme percuta une table où un jeune homme était assis. Le jeu qui était posé dessus bougea, et la partie de mikado était foutue.« Oh. Pardon. » Elle observa le brun, qui ne décrochait pas son regard des bout de bois. Elle pensait l’avoir… perturbé, étant donné que certains malades de l’institut étaient plus que perfectionnistes.

Elle soupira doucement en s’assaillant en face de lui. Elle prit chaque bout de bois, et les mis les uns à côté des autres  perpendiculairement à leur corps. Elle ne les rangea pas pour autant, mais elle guettait la réaction de la statue en face.
D’ailleurs, elle l’observa un peu plus. Sa peau claire contrastait avec ses cheveux jais et ses yeux jade ne quittaient pas les bouts de bois, si bien qu’elle se demandait s’il ne dormait pas les yeux ouvert. «  Tu ressembles à une poupée, tu sais. » Elle avait posé sa tête sur une de ses mains, et de l’autre, du bout des doigts, elle jouait avec un de ces mikados colorés.

code d'après© Luny • Apple-Spring • 2012

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MessageSujet: Re: Choisis: jouer Mikado ou sauter par la fenêtre? °{ Constance   Dim 8 Déc - 10:07

I'm at your mercy

Le choc te fit perdre tout reste de  ton sang-froid. Les bâtonnets rampaient malicieusement sur la table, se rapprochant de tes membres livides. Tu retins un cri d'horreur, fixant le monstre jusqu'à son repos. Un instant tu crus sincèrement que l'entité était vivante. Ce n'était que des bouts de bois pourtant, mais la peur te faisait perdre toute pensée logique. Depuis cette soirée, les démons existaient dans ta tête. Tu avais été maudit, comme ta sœur. Tu eus une pensée plaintive envers ta sœur. Un appel muet à l'aide. Mais elle ne t'entendrait pas, elle ne t'écoutait plus maintenant. Alors il fallut te calmer seul, comme essayer de comprendre pourquoi le mikado s'était déplacé de lui-même. D'ailleurs maintenant, il volait. Doucement les rouages de cerveau reprirent leurs mouvements. Non, il ne volait pas, c'était cette main qui les soulevait. Comment n'avait-il pas pu voir ?

Elle était apparue comme un fantôme, un mirage. Réalisant sa présence, ses pupilles s'écarquillèrent et tu eus un moment de recul. Depuis combien s'était-elle assise ? Tu n'avais aucune réponse à cette question, aucune. Le monde avait cessé d'exister pour toi Milo, durant ces quelques instants où tu avais rejoint la table de l'Enfer. Tu ne la regardais toujours pas, mais sa voix sonnait comme une douce mélodie à tes oreilles. Elle te disait que tu ressemblais à une poupée. Étrangement, tu ne réagis pas tout de suite, peut-être parce que tu arrivais pas à réaliser qu'on venait de te parler. Mais réflexion faite, tu n'étais pas d'accord avec elle. S'il devait y avoir une poupée, c'était Lily. C'était comme ça que tu la percevais quand ce poison valsait dans ses veines, quand elle vivait ce monde d'illusion. Bien que la menace te faisait toujours face, tu parvins à articuler :

«  Je... Ne suis pas une poupée. Je ne suis pas ...Mort. »


C'était un cri de guerre. Une révolte contre le monde infâme. Tu ne voulais plus avoir peur, tu ne désirais plus être déçu par les rêves d'enfant. Ta seule porte de sortie était de devenir adulte et d'arrêter de te lamenter sur ton sort. Il n'y aurait personne d'autre qui te sortirait de ce cauchemar à par toi-même. Tu étais seul dans la bataille, contre des millions d'abomination. Pourtant, tu avais encore besoin de ces appels limpides pour te relever. C'était frustrant, humiliant, mais tu n'étais encore que le petit garçon qui chouinait à la moindre difficulté, même si tu avais poignardé ton cœur pour qu'il arrête de pleurer.

Pour cela, tu étais devenu une statue.

Tu parvins enfin à lever les yeux, alors tu la vis véritablement pour la première fois. A vrai dire, tu l'avais imaginé plus vielle. Ses longs cheveux coulaient comme les cascades d'Amérique. Son visage était agréable à regarder, mais il était éteint, comme ses yeux.N'était-ce pas à cela qu'il ressemblait lui-même, à une âme éteinte. Tu grimaças, gêné pas son regard pesant. Elle t'intimidait cette adolescente, comme tous ceux qui tentaient de te parler. Autrefois tu aurais courus vers ta sœur, tu te serais caché derrière elle, comme pour espérer qu'elle te dise que le monstre n'était pas.
Cela n'était que de l'histoire ancienne, et pourtant cette pulsion revenait encore, comme une illusion que l'on tentait de saisir. Ta voix devint plus froid, plus raide, mais elle se brisait comme la glace sur un lac à chaque tressautement de son.

« … Pourrais-tu ranger ce … Jeu s'il te plaît ? »

Comment pouvait-on s'amuser avec ces outils de torture ? Elle les maniait comme un couteau acéré, comme une fiole e poison qui éradiquerait la race humaine. Tu ne pouvais pas courir pour s'enfuir, tes jambes les avait déjà quittés. Il lui suffirait de tendre la main pour te briser, de détruire, de t'éradiquer de cette Terre.

Tu détestais le sentiment d'impuissance, cette peur qui ne voulait sortir de ta peau. Si tu le pouvais, tu te serais jeté par la fenêtre pour que ta faiblesse cesse. Et qu'enfin tu te débarrasser de la souillure que tu étais.

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MessageSujet: Re: Choisis: jouer Mikado ou sauter par la fenêtre? °{ Constance   
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