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Game over.

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MessageSujet: Game over.    Sam 29 Juil - 17:31

...♪♫...

Juste quelques minutes étaient passées depuis votre altercation avec Karine. Celle-ci vous aviez tellement vidée. Vous... Vous ne saviez plus où vous étiez. Vous vous arrêtiez. Vous n'aviez même pas écouté les derniers mots de Karine. Votre cœur battait si vite. Vos poings se serraient encore et encore.

La rage commencer à vous envahir, tandis que vos souvenirs affluaient.

Vous vous rappeliez de votre premier réveille. Vous étiez encore hagarde. Cela avait été court pour vous. Vous vous souveniez d'être allongé dans votre lit le cœur battant alors que votre Tuteur glissait ses mains sur vous.  Vous vous laissiez remporter par le néant de votre existence un instant, pour vous retrouvez en boule sous le jet d'eau chaude coulant sur votre dos. Des larmes le long de vos joues. Vos mains trembliez tandis que des souvenirs floues semblait petit à petit venir dans votre mémoire vide.

Votre mère vous croyant pas sur les abus de votre Tuteur. Votre tuteur qui vous touchiez une nouvelle fois. Vous sentiez ses mains glissez sur votre corps trop maigre, ses lèvres effleuraient votre poitrine.Vous sentiez la douleur tandis qu'il se glissait une nouvelle fois dans votre corps.

Vous frissonniez malgré la chaleur du jet. Vous aviez mal. La douleur sourde qui semblait se diffusait dans tout votre corps, votre respiration était difficile. Vous trembliez tandis que doucement vous vous releviez. Vous preniez appuis sur l'encadrement de la douche tout en éteignant le jet d'eau. Vous vous observiez dans le miroir au dessus du lavabo de votre salle de bain.
Vous observiez ce corps que vous découvriez pour la première fois et pourtant qui vous étiez familier.
c’est moi pensiez vous tout en touchant du bout des doigts votre reflet.Vous étiez trop maigre pour votre taille. Votre visage aux joues creusée, les yeux rougit d'avoir tant pleuré. De longue mèches blonde encadrant le tout, terminant au creux de vos reins.

Un autre obligation par votre mère. Vous qui vouliez les cheveux court. Vous prirent votre première décision, ce fut probablement celle qui vous encra comme étant une personnalité à part entière.
Vous coupiez vous même vos cheveux. Court.

Vos larmes s'étaient arrêté de couler ainsi que vos tremblement tandis que vous observiez le résultats. C'était irrégulier, c'était pas droit. Ça ressemblait à rien. Mais ça vous soulagiez un peu de votre douleur.

Vous eûtes un sourire amer. Des marques violacée au niveau de vos hanche, de vos cuisses commençait à apparaître. Vous dûtes mettre toute votre volonté pour ne pas partir utilisez votre ciseaux contre l'autre homme. Vous usiez de tout votre volonté pour ne pas retourner le ciseaux contre-vous même.

Ce n'était d'ailleurs pas votre pensée, mais celle de l'autre qui pendant un micro instant semblait refaire surface.
Tremblante vous enfiliez des vêtements, trop grand pour vous.


Retour dans le présent, vous glissiez vos doigts dans votre chevelure blonde. Vous vous retourniez et regardez l'horizon. La colère s'étant définitivement emparé de vous.

Karine ne s'en sortirait pas comme ça.

Hors de question.
Vous vous dirigiez vers le jardin presque en courant.
Votre cœur battait à cent à l'heure alors que vous distinguiez la silhouette de Karine. Vous arriviez comme un buffle. Vous ne cherchiez pas à être discrète. Sans un mot, vous lui agrippiez l'épaule pour la retourner et vous lui balanciez votre poing à la figure.

Le souffle court, les larmes de rages perler au coins de vos yeux.


Vous n'étiez pas la plus traumatisé, mais il n'empêche que votre vie n'avez pas été si facile que ça.
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MessageSujet: Re: Game over.    Mer 9 Aoû - 14:57


Game over




Karine avait ralenti le rythme alors qu'elle s'éloignait du jardin, hésitante. Elle était partie dans ce sens car il lui semblait évident qu'elle avait besoin de se changer les idées et prendre l'air, mais elle n'était plus si sûre d'en avoir envie. Elle avait juste envie d'aller dormir et de tout oublier. Elle était profondément fatiguée après tout ce qui s'était passé. D'abord découvrir que son ennemie est innocente, et se prendre d'affection pour elle, puis se retrouver confrontée à la rage et le sarcasme de cette même personne... et surtout apprendre ce qui lui était arrivé. Elle se sentait juste comme une coquille vide.

Avec le peu de bruit que faisaient ses pas dans l'herbe, elle distingua rapidement quelqu'un s'approcher à vive allure. Elle reconnut le bruit des chaussures de Kealey, mais elle était encore dans un état second, et elle n'eut même pas le réflexe de se retourner pour se défendre. Elle sentit la jeune fille lui agripper soudainement l'épaule, et devina avec un certain détachement qu'elle allait la frapper, à son attitude tendue et tout sauf amicale. Mais quelque part, elle n'avait même plus envie de se défendre. Elle la laissa la frapper, se contentant d'encaisser le coup. Mais elle avait sous estimé la force de Suzuka, et elle s'effondra au sol, sonnée.

Il lui fallut plusieurs longues secondes pour qu'elle reprenne ses esprits, et sous le choc, des bribes de souvenirs lui revenaient en mémoire. Des souvenirs tout sauf agréables. Cette situation était familière. Cette douleur aigue dans sa jambe, et au niveau de sa mâchoire. Son corps engourdi par le froid, la fatigue, et une douleur sourde dans tous ses membres. A terre, trop épuisée pour faire le moindre geste, ou se défendre contre ce qu'elle devinait suivre. Kealey n'allait pas se priver de lui régler son compte, vu la colère et la détresse qu'elle avait pu percevoir dans son regard, et son coup de poing.

- Karine...

Non... Elle voulait juste qu'on la laisse se morfondre en paix, pour une fois, c'était vraiment trop demander? Elle émit un grognement sourd, remuant à peine, mais cherchant à se replier sur elle même. Qu'importe ce qu'elle avait fait pour en arriver là. Elle n'y pouvait rien de toute manière. Et peut être que puisque ça finissait toujours par arriver, c'est que c'était voué à arriver? Elle ne faisait que retarder les choses, à lutter contre, à se défendre. Pour une fois, elle voulait juste laisser faire le cours des choses, il n'y avait rien de mal à ça, pas vrai?

- Ca va aller. Tu penses que tu peux te relever?

Peut être qu'il avait raison. Peut être qu'il fallait qu'elle essaie quand même. Et que ça irait? Mais amère, elle ne chercha pas à se relever pour autant. La douleur dans sa jambe était plus que claire, et de toute manière, elle savait à qui appartenait cette voix. Sa mémoire et son cerveau un peu trop remué qui lui jouaient des tours. Car cette voix était celle de son directeur. Enfin, ancien directeur, vu qu'elle n'était pas prête de le revoir à ce rythme. Il avait toujours été là pour elle quand elle pensait que personne ne le serait...

- Ce n'est pas grave, on va trouver un autre moyen.

Un autre moyen... Il avait raison. Il y avait toujours un autre moyen. Toutes ses années à s'entraîner et à se défendre ne pouvaient pas avoir servi à rien. Puisqu'elle ne pouvait pas se lever... alors elle combattrait au sol. Une fois sûre qu'elle avait rassemblé suffisamment de forces, elle se dégagea subitement en roulant sur le côté, puis se retrouvant assise, elle prit appui sur son genou valide pour se jeter sur Kealey. Ses bras se refermèrent au niveau de sa taille, et la tête en avant, elle la fit tomber et la plaqua au sol.

Sans même lui laisser le temps de réaliser ce qui venait de se passer, elle se mit à sa hauteur, et lui asséna à son tour un coup de poing, les larmes aux yeux.

- Espèce d'abrutie...

Puis un nouveau coup partit, avec un peu moins de force que le premier, mais quand même assez fort pour faire basculer la tête de son adversaire sur le côté sous le coup.

- ... tu m'as...

Le dernier coup fut à peine assez fort pour lui faire mal. Les larmes coulaient sur ses joues, et commençaient à tomber sur Kealey. Elle réalisait qu'elle était allée trop loin, et commençait à se calmer un peu.

- ... pété le genou... Espèce de malade...

Tentant de calmer sa respiration, elle profita du fait que Kealey soit trop sonnée ou décontenancée par son attitude pour répliquer, et reculant, s'assit en face d'elle. La foudroyant du regard, elle séchait ses larmes en la surveillant, prête à se défendre si jamais elle revenait l'attaquer. Mais elle n'avait vraiment pas le cœur à ça. En temps normal, elle ne se serait pas gênée pour lui faire vraiment mal, ayant l'avantage et l'excuse de la légitime défense comme ça. Mais pas cette fois. Les mots de Kealey étaient encore gravées dans sa mémoire, et lui donnaient la nausée. Elle n'avait pas le courage de lui faire le moindre mal, après ça.

Elle finit par baisser les yeux, se frottant douloureusement la joue. Reniflant un peu, elle jeta un oeil à sa jambe, et grimaça de douleur en essayant de la bouger. Certainement pas cassée, mais il allait lui falloir une bonne demi heure avant de pouvoir se lever et marcher correctement. Son regard bleu glacé se posa sur son ennemie, amer.

- Faudra que tu m'expliques un jour ce que j'ai fait pour que tu me détestes autant, moi. Pas que j'aie pas l'habitude. Mais à ma connaissance, c'est toujours toi qui frappe en premier.

Comme pour appuyer ses paroles, elle lui indiqua d'un geste de la tête sa joue encore rouge, puis lui lança un regard fatigué mais plein d'animosité.
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MessageSujet: Re: Game over.    Ven 11 Aoû - 16:10

...♪♫...

Votre souffle ne semblait pas vouloir vous revenir. Vous restiez là, un poing levé près de votre cœur, les larmes au coin de vos yeux ne semblaient pas vouloir partir. Pourtant vous les sentiez s'échapper pour rouler le long de vos joues pâles, légèrement creusées, pour finir leur route sur votre menton, avant de s'échapper et de tomber au sol. Vous regardiez Karine de haut.

La colère bouillait en vous, vous dictant de continuer à la rouler de coups. De lui balancer vos rangers dans les côtes, de vous mettre sur elle, et la ruer de coup. Elle semblait à peine réaliser ce qu'il lui arrivait. Vous voyiez bien qu'elle était ailleurs, dans ses propres pensées. Peut être ses propres souvenirs. Vous vouliez vraiment la frapper, encore et encore, lui briser les côtes, jusqu'à qu'elles transpercent ses poumons. Vous vouliez voir le sang couler de son visage, de son sale petit visage. Vous vouliez l'entendre grogner de douleur. Vous vouliez...
Vous vous sentiez pourtant tellement vide.

Karine émit un grognement sourd, bougeant se recroquevillant sur elle même. Et vous vous restiez là à la regarder. L'observant réellement.
Votre poing tomba le long de votre flanc, un sanglot monta à votre gorge, que vous réprimiez de toute vos forces. La voir ainsi vous ramenait encore une fois à ces souvenirs que vous vouliez tellement oublier. Que vous vouliez tellement enfermer dans un placard à double tour, cadenasser et envoyer la clé le plus loin possible de vous. Mais ils semblaient ne pas vouloir vous lâcher.

La voyant ainsi recroquevillée, vous renvoyait à vous-même, dans votre lit, dénudée par celui qui devait vous protéger en l'absence de votre mère.

Ce même homme qui quelque minutes précédant votre repli-sur-vous, jouait avec votre corps, se rependant sur votre peau nue, vous insultait , prétendant que vous aimiez ça. Tandis qu'il se rhabillait, vous restiez ainsi de longue minutes. Le souffle court. Basculant entre vos deux personnalités.
Mais une idée qui pourtant la plupart du temps effleurait vos pensées, se glissant sans grand bruit et qui, pour la plupart du temps, se contentait de repartir semblait à cet instant vous obséder.

Vous vouliez disparaître.


Vous vouliez juste mourir. Que tout s'arrête.
Cette idée à l'époque vous avait fait l'effet d'un électrochoc, assez pour que vous preniez le contrôle et agressiez violement votre tuteur.
Bien sûr il eut le dessus sur vous. Mais vous emportiez avec vous la surprise sur le visage de votre tuteur, et sa douleur tandis que vous le frappiez de toutes vos maigres forces tout en l'insultant.

Ce fut des bras autour de votre taille gracile, le poids du corps de Karine contre le vôtre vous faisant basculer. Vous chutiez assez lourdement sur le dos, vous coupâtes la respiration. Vous n'eûtes pas le temps de la reprendre qu'un coup de poing s'abattit sur votre joue.


- Espèce d'abrutie...


Puis une seconde, vous eûtes à peine le temps de prendre une respiration. La force du coup était moindre par rapport au précédent. Mais assez pour une nouvelle fois vous faire tourner la tête. Ça faisait mal et vous sentiez le sang envahir votre bouche.


- ... tu m'as...


Jamais deux sans trois. Même si celui-ci ne vous causa aucun dégât. Vous sentiez les larmes de Karine couler sur vous, se mélangeant à vos propres larmes de douleur. La douleur de vos joues irradiait tout votre visage.


- ... pété le genou... Espèce de malade...



Vous peiniez à reprendre votre respiration. Tout comme Karine d'ailleurs. Vous vous fîtes la réflexion que peut être. Peut être si les choses s'étaient passées autrement, alors. Vous auriez peut être pu être amies. Au fond vous sembliez plus similaires que les choses avaient l'air d'être.  
Karine sortit de en dessus de vous pour s'assoir face à vous. Vous attendîtes quelques secondes dans l'espoir que votre cœur ce calme, que votre  respiration s'apaise. Mais rien n'y fait. Alors avec difficulté vous finîtes par vous asseoir à votre tour. Vous releviez une de vos jambes pour y déposer une main avant de poser votre front contre. Ignorant totalement Karine. Votre cœur ne semblait ne pas vouloir se calmer. Votre respiration aussi.


Juste quelques secondes. Enfin vous sembliez reprendre le contrôle de vous même malgré les tremblements qui vous habitaient.


- Faudra que tu m'expliques un jour ce que j'ai fait pour que tu me détestes autant, moi. Pas que j'aie pas l'habitude. Mais à ma connaissance, c'est toujours toi qui frappe en premier.



Vous leviez alors le regard vers elle, son regard bleuté glacé fatigué et plein d'animosité, elle vous indiqua alors  sa joue. Un petit rire vous secoua.

-Chaton...


Vous vous stoppiez, votre voix était éraillée. Vous vous racliez la gorge avant de continuer. Votre voix n'était pas mieux mais tant pis.

-Tu es la première à m'avoir réellement frappée. A la bibliothèque, je n'ai fait que prendre ton livre, le laisser tomber au sol. Et te bousculer aussi associé à une pichenette.  A moins que tu comptes ça comme un coup.


Tu pris une petite pause pour y réfléchir.

-Je m'ennuyais et tu étais sur le passage. Mais plus j'y pense.... Plus tu lui ressembles... Pas sûr que Suzuka ait remarqué.


Blondes au yeux bleu. Comme ton tuteur. Tu la fixais quelques secondes pensive.

-Tu étais sur le passage et je m'ennuyais. Je fais ce que je sais faire le mieux. La sale gosse.


Vous regardiez Karine, la joue contre vos mains, et pourtant vous n'étiez plus réellement là. Vous vous mites a marmonner dans votre barbe dans votre langue maternelle sans réellement faire attention.

« -Je suis née pour la protéger, je suis née pour être tout ce qu'elle voudrait être. Je suis née parce qu'elle ne supportait plus de vivre ce qu'elle avait à vivre. Mais moi qui me protège ? »



Un rire jaune te prit à la gorge.

''Karine. Si je meurs tu crois réellement que Kealey irait mieux?''


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MessageSujet: Re: Game over.    Mer 16 Aoû - 13:00


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Assise dans l'herbe du jardin, Karine encaissait encore le choc des événements. Incapable de se lever, elle ne pouvait pas vraiment se permettre de fuir la situation comme elle le faisait d'ordinaire. Et sa manière de frotter nerveusement son pouce sur ses autres doigts laissait voir à quel point elle aurait voulu pouvoir le faire.

Elle ne soutint pas longtemps le regard de celle qu'elle avait considéré comme son ennemie. Ca lui coutait de l'admettre, mais elle s'en voulait de s'être laissée la frapper de la sorte. Elle savait que ce serait de toute manière Suzuka qui en paierait le prix, mais plus que ça, c'était Kealey qu'elle regrettait d'avoir frappée. Certes, Kealey l'avait frappée la première, mais elle le lui avait rendu au triple, et qui plus est, elle ne lui avait laissé aucune chance de se défendre, alors qu'elle même avait largement eu le temps d'éviter ou de parer le coup de son ennemie.

Le rire de cette dernière la tira de ses pensées sombres, et elle se tendit un peu. Elle devinait qu'elle se moquait une nouvelle fois d'elle, et ça ne lui plaisait pas des masses. Elle la dévisagea, sur la défensive.

- Chaton... Tu es la première à m'avoir réellement frappée. A la bibliothèque, je n'ai fait que prendre ton livre, le laisser tomber au sol. Et te bousculer aussi associé à une pichenette.  A moins que tu comptes ça comme un coup.

En entendant sa voix éraillée, Karine se raidit un peu plus, et ses ongles s'enfoncèrent légèrement dans sa paume. Ce surnom l'horripilait, mais plus que ça, elle sentait un autre sentiment en elle, qu'elle s'efforçait de chasser. Elle se reconcentra sur ses paroles pour ne pas trop y penser, et se mit à fouiller dans ses souvenirs. Elle avait raison au moins sur ce point. Elle l'avait juste bousculée, c'était elle qui avait donné le premier coup, si on considérait le fait de faire tomber une étagère sur quelqu'un comme un coup, bien sûr. Comme cette fois, elle avait perdu son sang-froid, et prit l'initiative. Elle lâcha un soupir exaspéré, mais la laissa continuer, baissant silencieusement les yeux.

- Je m'ennuyais et tu étais sur le passage. Mais plus j'y pense.... Plus tu lui ressembles... Pas sûr que Suzuka ait remarqué.

Karine s'interrompit quelques secondes, prise au dépourvu. De qui elle parlait? De Suzuka elle même? Elle se considérait assez proche d'elle, puisqu'elle trouvait Suzuka particulièrement courageuse et forte, mais elle doutait que Kealey le voit de ce point de vue. Ou alors elle les trouvaient toutes les deux faibles? Vu le peu d'estime qu'elle avait pour elles deux, c'était plus probable, mais quand bien même... Son regard sans animosité et sérieux lui laissait comprendre que pour une fois, elle ne cherchait pas juste à la critiquer, et ça avait quelque chose... d'angoissant.

- Tu étais sur le passage et je m'ennuyais. Je fais ce que je sais faire le mieux. La sale gosse.

Karine serra les dents, fixant ses mains en continuant de frotter ses doigts les uns contre les autres. Elle avait cru comprendre, oui, à la longue. Mais pour une fois, ça ne la mettait même pas en colère. La vérité, c'était que l'attitude de Kealey, sa soudaine agressivité, puis sa passivité extrême, l'inquiétaient au plus haut point. Elle ne l'avait jamais vue comme ça, et au final, elle avait préféré le coup de poing et les insultes.

Il lui fallut quelques secondes pour réaliser que Kealey avait continué de parler dans une autre langue, et elle ne put s'empêcher de tourner la tête avec un soupir. De l'allemand, comme Meite. Si seulement elle avait été un peu plus investie en cours, elle aurait peut-être pu comprendre. Mais encore aurait il fallu qu'on lui laisse la moindre chance de le faire. Le rire jaune de son interlocutrice la sortit de ses pensées, et elle tressaillit légèrement.

- Karine. Si je meurs tu crois réellement que Kealey irait mieux?

Elle se tourna vers Kealey avec une lenteur presque effrayante, et la dévisagea en silence. Elle pensait vraiment ce qu'elle venait de dire. Et à travers ces quelques mots, elle le sentait plus clairement désormais. Elle ne voulait plus se battre. Elle ne voulait plus se battre. Chassant les larmes qui lui venaient, elle secoua lentement la tête, serrant les dents.

- J'ai jamais dit ça...

Fermer les yeux ne suffit pas, et elle sentit les larmes revenir, et se mettre à couler le long de ses joues. Elle les essuya avec un soupir exaspéré, puis prenant sur elle, elle regarda droit dans les yeux Kealey, sans la moindre haine pour une fois. Mais lorsqu'elle reprit la parole, de la colère pouvait s'entendre dans sa voix.

- Abrutie. Je sais que Suzuka a besoin de toi pour se défendre de gens comme... lui. C'est ton comportement qui doit changer, pas forcément... pas forcément ça!

Exaspérée, elle se releva d'un bloc, bien décidée à mettre fin à cette satanée conversation en partant comme elle l'avait prévu. Mais sa jambe lui rappela cruellement que ce n'était pas aujourd'hui qu'elle pourrait se reposer tranquille. Elle se rattrapa péniblement alors qu'elle tombait, et grommelant, se résolut à se rassoir plus ou moins face à Kealey. Mais elle se refusait à la regarder en face.

- Si tu penses que ça arrangerait quoi que ce soit, t'es encore plus stupide que je le pensais. Ca aiderait personne.

"Pas même moi". Mais ça, elle ne pouvait pas l'admettre. Pas tant qu'elle serait clouée au sol face à quelqu'un capable de la battre.
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MessageSujet: Re: Game over.    Mer 16 Aoû - 16:49

...♪♫...


Tu remarquais le tic nerveux de Karine. Mais tu ne le relevais pas. Karine ne soutenait pas ton regard. Tu haïssais ça.
Karine ne soutenait même pas ton regard. Tu te doutais qu'elle s'en voulait de t'avoir frappé. Parce que la petite Suzuka en subirait le prix. Tu eu une petite pensée pour la ledit petite Suzuka.
Quant tu parlais, elle te regardais enfin. Sur la défensive.
Tu la vis se raidir, tu entendis son soupir exaspéré, tu la vis baisser les yeux. Pourtant ça ne t'emmener même pas se sentiment de victoire que tu aurais du avoir.

Tu savais bien que les propos que tu tenais pouvait être déconcertant. Tu étais un peu dans ton monde. Tu continuais pourtant à lui trouver cette air de ressemblance avec ton tuteur.
Tu la vis serrait des dent. Fixer ses mains. Tu la vis soupirer en tournant sa tête.
Tu la regardais tourner la tête lentement à tes dernière paroles. Cette lenteur comme si elle était glacé et avait du mal a bouger son corps. Tes paroles étaient la cause de cette réaction. Elle te dévisager en silence et tu continuais à la regarder. D'être là sans réellement l'être. Tu vis les larmes se former au coins de ses yeux bleu. Malgré leur similitude avec ton tuteur, tu voyais bien leur différence. Ceux de ton tuteur était plus clair. Ceux de Karine était plus foncé, ce rapprochant de l'océan.
À cette pensé un léger sourire vint au coin de tes lèvres. L'océan ça allait bien avec Karine au fond.

Karine secoua la tête, les dent serrer avant de lui lâcher

- J'ai jamais dit ça...


Karine ferma les yeux.Tu la vis essuyuer ses larmes. Tu était presque fascinée par son geste. Tu la regarder faire, soutenant son regard sans réelle émotion. Il n'y avait aucune haine dans son regard pour une fois. Malgré la colère qui perlé dans sa voix, son regard était vide de haine. Quelque chose de nouveau pour toi.


- Abrutie. Je sais que Suzuka a besoin de toi pour se défendre de gens comme... lui. C'est ton comportement qui doit changer, pas forcément... pas forcément ça!




Tu la vis se relever, comme tu la vis chutais et s'asseoir. Pourtant tu n’eus aucune réaction. Attendant de vois si elle continuait ou pas ses paroles. Elle grommelait se mettant plus ou moins en face de toi. Et pourtant elle ne te regardais plus en face. Ça t'agaça un peu.

- Si tu penses que ça arrangerait quoi que ce soit, t'es encore plus stupide que je le pensais. CA aiderait personne.


Tu attendis un peu. Pour voir si elle allait continuer. Mais non. Elle en avait finit. La balle était dans ton camps, c'était à toi de jouer. À toi d’abattre tes cartes. C'est à ton tour de parler, à ton tour de jouer le prochain mouvement. Cette petite guerre avec Karine aurait pu t'amuser. Vous étiez aussi intelligente l'une que l'autre peut être. Tu étais certes plus vicieuse mais elle était assez bonne pour encaisser.

Pourtant ce jeu , sur lequel tu jouais depuis des années face à plusieurs adversaire.ne t'amusais plus. Tu n'avais plus envie de rien. Tu ouvris la bouche pour répliquer. Les mots s'emmêlaient dans ta tête sans sortir. Tu avais à la fois une million de réplique plus piquante les unes que les autres. Mais aucune ne semblait venir.
Karine était là elle ne pouvais fuir. Comme elle avait essayait de partir quelqu'un instant plus tôt.

''Stop d'essayer de t'enfuir Chaton ».


Tu te levais lentement. Essuyant le sang qui coulait de ton nez avec le dos de ta manche. Tu t'approchais d'elle et tu t'accroupis face à elle. Ton visage relativement près du sien. Puis sans prévenir, tu la poussa de toute tes forces au sol, pour passer au dessus d'elle. Assise sur son ventre, tes jambe de pars et d'autre de ses hanches. Une de tes main poser au coter de son visage pour te soutenir alors que tu te penchais vers elle.

'' Tu pense que je veux mourir ? Non. Pas tellement. Mais nous y avions pensé. Nous avions pensé à nous auto détruire....Quand il nous touchait nous préférions tellement mourir que de continuer ainsi. »


Tandis que tu parlais tu laissais glisser ton autre main caressant son épaule, suivant plus ou moins sa clavicule jusqu'à la partie ou elle rejoint l’autre clavicule. Tu laissa tes doigts un instant avant de les enlever. Ta voix n'avait aucune émotions particulière.
Tu avait envie de pleurer, d'hurler, de frapper encore et encore. Tu avait envie de te frapper encore et encore.

''Je me défendais un peu contrairement à Suzuka.... Puis il s'est mis à l'attacher... Il te ressemble avec ses yeux bleus et ses mèches blondes.''

Tu frissonnais un instant. Tes souvenirs semblait sur le point de t'envahir. Encore puis non... Elles se rétractèrent tandis que tu regardais Karine dans les yeux .Un rire naissait au creux de ta gorge pour éclater doucement.

''Et toi tu es là avec tes belle paroles. Tu parles tu parles mais tu me regarde même pas. Tu sais que tu as tes raisons pour me frapper, mais tu le regrettes. »


Tu effleurais alors son visage sans y penser. Tu te pencha un peu plus vers elle, verrouillant ton regard dans le sien. Tu te sentais tellement vide. Tes paroles n'avait même plus de sens. Tu n'étais même pas sûr de parler encore anglais.
Un impulsion te pris.*

Tu restais là a regarder Karine dans les yeux. Oui tu pourrais le faire aisément.

Tu te pencha un peu plus

et déposais tes lèvres sur celle de Karine.


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MessageSujet: Re: Game over.    Ven 18 Aoû - 14:28


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Dans la semi obscurité du jardin, Karine s'efforçait de réfréner les larmes qui lui venaient. Elle devait aussi lutter pour ne pas se replier physiquement et mentalement sur elle même, après tout ce qui s'était passé. C'était à la fois trop récent et trop familier, et elle avait eu tout le mal du monde à empêcher ses mauvais souvenirs de l'envahir jusque là.

Fixant ses chaussures, elle essayait de se persuader que tout ça n'avait aucune importance, qu'elle ne se souciait pas de Suzuka et Kealey de toute manière, et qu'elle ne les connaissait même pas. En vain. La première était beaucoup trop attachante, et la seconde... lui en avait beaucoup trop dit pour qu'elle puisse prétendre ne pas les connaître. Ce ne fut que quand Kealey finit par parler qu'elle réalisa que le silence avait duré un certain temps.

- Stop d'essayer de t'enfuir Chaton.

Elle se tendit instinctivement en l'entendant l'appeler chaton à nouveau. Ca commençait à bien faire, elle n'avait rien à voir avec un vulgaire chaton sans défense! Elle savait se battre au moins aussi bien que Kealey, et ne supporterait probablement jamais ce surnom qui la rabaissait au rang de peluche inoffensive. Et elle ne cherchait pas à fuir. Juste à mettre fin à la conversation. Enfin presque...

Elle se calma instantanément en entendant Kealey se relever, et toute son attention se retrouva à nouveau sur cette dernière. Se tournant vers elle, elle ne put s'empêcher de grimacer en notant qu'elle saignait un peu du nez, par sa faute. Elle observait le moindre de ces gestes, partagée entre la méfiance et l'inquiétude en la voyant s'approcher, mais pourtant elle n'esquissa pas un mouvement pour s'éloigner ou lui faire comprendre qu'elle n'aimait pas la situation. Elle ne voulait pas lui laisser voir qu'elle était moins sûre d'elle qu'elle aurait voulu le laisser croire.

Elle eut un léger mouvement de recul lorsqu'elle s'accroupit juste devant elle, et que son visage se retrouva beaucoup trop près à son goût du sien, mais elle ne chercha pas à se dégager. Elle s'efforçait de soutenir son regard, l'interrogeant du sien, en vain. Son regard et son visage étaient vides de toute émotion.

Peut être parce que ça la déconcertait énormément de ne pas pouvoir lire en elle comme elle le pouvait pour les autres, il lui fallut un certain temps. Puis d'un seul coup, elle réalisa, et sentit tous ses poils se hérisser. Sa position, et la sienne. Son regard fixe, son silence. La phrase qu'elle venait de prononcer. Mais il était trop tard. Kealey fut plus rapide qu'elle, et elle ne put qu'étouffer un cri de peur et de surprise, et tenter de se raccrocher à elle, en vain.

Sa tête heurta une nouvelle fois le sol, et légèrement sonnée, elle ne réagit pas immédiatement en sentant un poids sur son ventre. Il lui fallut plusieurs longues secondes pour comprendre ce qui se passait. Alors, ses yeux s'écarquillèrent légèrement, et elle resta immobile, pétrifiée par la peur. Elle était physiquement clouée au sol par Kealey. Elle ne pouvait plus s'enfuir désormais. Et c'était terrifiant.

Il lui fallut un peu de temps pour calmer les battements de son coeur, et parvenir à écouter et comprendre les paroles de Kealey, sans parvenir pour autant à soutenir son regard. Elle ne réalisa même pas qu'elle avait instinctivement levé les avant bras comme pour la repousser.

- Tu pense que je veux mourir ? Non. Pas tellement. Mais nous y avions pensé. Nous avions pensé à nous auto détruire....Quand il nous touchait nous préférions tellement mourir que de continuer ainsi.

Karine l'écoutait un peu distraitement, tentant de reprendre ses esprits. Il lui fallait trouver un moyen de se dégager et de se sortir de là. Mais elle ne voulait pas prendre le risque de les blesser, toutes les deux. Puis elle sentit sa main sur son épaule, et laissa échapper un hoquet de surprise, tressaillant un peu. Toutes ses pensées s'étaient évanouies instantanément, et plus rien d'autre n'existait à cet instant que la sensation de sa main sur son épaule, et ses paroles un peu lointaines.

Mais son cauchemar ne faisait que commencer, et elle eut toutes les peines du monde à garder les idées claires, et à ne pas paniquer et tenter de se dégager sans réfléchir. Sa main s'était déplacée tout le long de ses épaules et dans son cou. Lentement. Et c'était tout simplement insupportable pour elle. Pire que tous les coups qu'elle avait pu avoir à encaisser jusque là.

Karine ne fut que partiellement soulagée de sentir sa main se retirer, et resta tendue à l'extrême, la respiration sensiblement saccadée. Pour se calmer et oublier ce qui venait de se passer, elle essayait de se concentrer sur les paroles de Kealey. Quelque part, elle était un peu rassurée de l'entendre dire qu'elle ne voulait pas vraiment mourir, même si c'était nuancé, et que comme elle le pensait, elle avait des pensées sombres.

Réalisant qu'elle tremblait toujours un peu de peur, elle s'efforça de rester aussi immobile que possible, évaluant prudemment les possibilités de se dégager sans blesser qui que ce soit. Mais elle comprit assez vite qu'elle était coincée. Puisque Kealey était assise de tout son poids sur elle, il lui faudrait mettre une certaine force dans sa réplique pour pouvoir la faire basculer sur le côté, en fauchant le bras sur lequel elle s'appuyait. Et elle risquait non seulement de lui faire mal et peur, mais aussi de se faire mal une nouvelle fois au genou, puisque bien évidemment c'était celui qui amortirait son élan une fois Kealey renversée. Complètement coincée.

- Je me défendais un peu contrairement à Suzuka.... Puis il s'est mis à l'attacher... Il te ressemble avec ses yeux bleus et ses mèches blondes.

Elle se sentait déjà mal de l'entendre parler de son passé, du tuteur et de la torture qu'il leur avait infligée, mais à sa dernière phrase, Karine se figea net, horrifiée. Elle le comparait à lui... et désormais elle comprenait. Dans sa phrase auparavant, elle ne se référait pas à Suzuka, mais à lui. Il ne lui fallut que quelques secondes pour réaliser tout ce que ça signifiait, et les potentielles similitudes dans la situation actuelle. Le fait qu'elle l'ait immobilisée et touchée sans son consentement. Et maintenant elle l'y comparait directement... peut être qu'elle était en train de se venger indirectement. Et ça ne faisait qu'accentuer son angoisse.

Malgré tout, elle ne fit pas le moindre geste quand Kealey se mit à rire subitement, doucement. Elle avait beau la mettre dans une situation horrible, et lui en avoir fait voir de toutes les couleurs, elle était juste malade et traumatisée. Et à travers son attitude, elle sentait l'horreur de ce qu'elle avait vécu, et avait simplement de la peine pour elle. Elle pouvait très bien utiliser la manière forte pour se dégager et se défendre si ça tournait mal. Mais elle ne le ferait qu'en dernier recours.

- Et toi tu es là avec tes belle paroles. Tu parles tu parles mais tu me regarde même pas. Tu sais que tu as tes raisons pour me frapper, mais tu le regrettes.

Karine cherchait à comprendre ce qu'elle voulait dire, perdue. Elle cherchait à savoir si c'était juste des reproches, ou des phrases sans vraiment de sens, à cause de son état plutôt instable. Mais dans tout les cas, le fait qu'elle cherche à éviter le conflit n'avait vraiment pas plu à Kealey, pour qu'elle en reparle...

Elle eut à nouveau une lueur d'incompréhension dans le regard en sentant son ennemie effleurer son visage, comme si elle l'interrogeait du regard, un peu désemparée. Cette situation n'avait tout simplement aucun sens. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qu'elle voulait. Si elle voulait la frapper, elle pouvait largement le faire, alors quoi? Elle voulait juste l'effrayer? Mais elle n'avait pas l'air de s'amuser à le faire...

Puis elle réalisa que le contact sur son visage se maintenant, et sentit peser le regard de Kealey sur elle. Elle la regardait droit dans les yeux de ce regard vide, son visage si proche du sien qu'ils se touchaient presque. Et elle sentit malgré elle un peu de panique l'envahir. Elle réalisa trop tard en la sentant se rapprocher encore qu'elle ne pouvait pas se reculer comme elle aurait voulu le faire, et elle n'eut pas le temps de réagir qu'elle sentait les lèvres de Kealey sur les siennes. Les lèvres de Kealey sur les siennes.

Ses yeux s'écarquillèrent, et son coeur se mit à battre si fort et si vite qu'elle était presque persuadée que Kealey devait le sentir ou l'entendre. Son cerveau alternait à toute vitesse entre inquiétude, horreur et terreur, si vite qu'il lui fallut plusieurs secondes pour finalement réagir. Elle se contenta de fermer les yeux, et tourner la tête, peinant à respirer normalement.

Essayant de calmer sa respiration et son coeur, elle songea amèrement qu'elle était désormais incapable physiquement de se dégager, fébrile et épuisée par la tournure des événements. Puis tout à coup, elle sentit de la colère l'envahir, inhibant le reste des émotions qui tournaient en boucle en elle. Elle se sentait furieuse de sentir le corps de Kealey sur le sien, et de savoir que quelque part, même si elle s'en fichait, elle lui avait quand même volé son premier baiser, sans son consentement. Les larmes envahissant ses yeux, elle souffla entre ses dents:

- Comment t'as pu... Espèce de malade!

La gifle partit sans réfléchir, mais le claquement sec la ramena à la réalité. Rouvrant les yeux, elle osa la regarder à nouveau, tremblant un peu de colère et de peur. Mais la colère s'estompait rapidement, laissant place à une certaine inquiétude. Elle avait dû la frapper quand même assez fort. Pendant quelques secondes, elle hésita à lever le bras pour la soutenir, mais elle s'arrêta à mi chemin, et laissa retomber son bras, baissant les yeux. Elle ne chercha pas à se dégager, et se contenta de se mettre sur la défensive, ses bras rapprochés de son visage pour parer le moindre coup et protéger sa tête, tendue.

Puis voyant que rien ne semblait venir, elle sentit les larmes venir alors que la pression retombait, et elle tenta de repousser faiblement Kealey pour avoir la place de se redresser. Elle ne supportait plus la situation, elle voulait se dégager, et partir le plus loin possible, quitte à le faire en boitant ou en rampant. Mais Kealey semblait résister un peu instinctivement, et ses forces étaient devenues trop faibles pour pouvoir déplacer son poids seule. S'obstinant malgré tout, elle essaya de se tenir un peu inclinée, trop effrayée à l'idée de se retrouver à nouveau clouée au sol.

- Laisse moi... T'as pas le droit de m'empêcher de partir!

Puis sentant le peu de forces qui lui restaient l'abandonner, elle fit la seule chose qui pouvait lui permettre de ne pas retomber au sol. Elle passa ses bras dans le dos de Kealey, s'accrochant à elle quitte à être presque collée à elle. Il ne fallait surtout pas qu'elle retombe au sol, car elle savait que si ça arrivait, elle n'aurait plus assez de forces pour se relever ou se défendre. Elle serait ce misérable chaton auquel Kealey ne cessait de la comparer.

Epuisée, elle réalisa à peine qu'elle appuyait sa tête contre l'épaule de cette dernière, cherchant à calmer les battements saccadés de son coeur, qui trahissaient sa fatigue et sa peur. Elle ne réalisa même pas qu'en s'accrochant de la sorte, elle empêchait Kealey de se relever, ou que du moins, elle rendait la tâche beaucoup plus compliquée que prévu. Blessée dans son orgueil, elle voulut grommeler, mais sa voix ne fut qu'un murmure, presque un sanglot.

- Arrête de me comparer à lui. Je suis pas comme lui.

Réalisant qu'elle se rendait ridicule en pleurnichant presque, accrochée à elle de la sorte, elle resta silencieuse quelques secondes, sans la lâcher pour autant. Se sentant lâcher un peu prise, elle en profita pour essayer de repositionner ses doigts dans son dos, manquant de tomber. Son coeur se mit à accélérer de plus belle, encore plus terrorisée.

- Et arrête de jouer les victimes quand c'est toi qui agresse les gens! Tu me reproches de pas te regarder mais tu me frapperais pour que je baisse les yeux.

Elle s'arrêta quelques secondes, sentant les larmes couler de plus belle, et incapable de les essuyer. Elle les sentit descendre le long de ses joues avec une certaine frustration, et colla un peu plus sa tête sur l'épaule de Kealey, un peu furieuse.

- Tu veux savoir pourquoi je regrette de te frapper? Abrutie.

Sa voix s'éteint subitement, alors que les souvenirs l'envahissaient. Elle se remit à trembler sensiblement, et s'agrippa un peu plus à elle sans même le réaliser. Même si elle avait le visage collé à son pull, elle baissa les yeux, et sa voix se mit à trembler un peu.

- Ca devrait être évident.

Et elle n'osa pas continuer, incapable de prononcer ces mots si durs.
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MessageSujet: Re: Game over.    Ven 18 Aoû - 20:42

...♪♫...
Tu mentirais si tu disais que tu n'avais pas remarqué la tension qui habité Karine. La manière dont elle faisait pour contrôler ses larmes, celle de fixer ses chaussures.
La manière dont elle se tendait quand tu l'appelais une nouvelle fois chaton. Peut être devrais-tu préciser que même si à la base il avais pour but d'être blessant, tu utilisais peu le même surnom pour une même personne. Sauf quand tu avais une certaine estime de la personne. Mais ça Karine ne le savait pas et ce n'étais pas toi lui dirais.

Tu l'as vis grimacer, t'observer, le mouvement de recul alors que tu t'approchais d'elle, entrant dans son espace personnelle et l'envahissant. Tu entendis à peine le cri de surprise que la blonde étouffa.
Tu l'as vis mettre quelques secondes à réaliser vos positions. Tu vis ses bras se lever par réflexe sans pour autant te repousser.
Tu sentais qu'elle paniqué légèrement de vos position, elle se comporterais presque comme un lapin pris dans les phare d'une voiture. Tu fis à peine attention à son hoquet de surprise, sa manière se tendre alors que tu frôlais son épaule. Tu la sentis se tendre légèrement, inconsciemment, rejetant ce contacte physique non voulu, la respiration saccadée de Karine te revenait au oreille comme un bruit de fond.

Tu la vit se figer alors qu'elle semblait prendre conscience que tu la comparer à ton agresseur.  Tu vis l'horreur dans son regard. Tu te sentais presque mal de ça. Mais plus rien n'avait d'importance. Tu te sentais tellement détaché de tout ça. Car au fond mise à part la ressemblance physique, Karine n'avait rien en commun avec celui qui avait blessé Suzuka Kealey si profondément qu'elle avait du te créer pour ne pas tomber dans la folie. Pour ne pas craquer.

Tu voyais bien que ton comportement perdait Karine, qu'il l'effrayait presque, tu comprenais que le contact physique que vous aviez en ce moment même la mettez totalement mal à l'aise, que tu la violais presque. Tu aurais presque rire. La victime devenu agresseur. Ce n'était peut être pas une légende mais une réalité qui sais ?

Tu te rendais bien compte. Et pourtant tu l'embrasser. Une pulsion que tu savais non consentit au fond. Et pourtant tu le fis. Tu savais pourtant que ça ne se terminer pas bien. Tu savais que Karine te haïrais tellement plus. Mais pourtant tu voulais le faire. Et tu étais le genre de personne à faire ce que tu voulais.

Inconsciemment peut être voulais-tu faire comprendre partiellement à Karine l'horreur que tu avais pu ressentir alors que ton tuteur devenait petit à petit ton bourreau. Peut être pas. Jamais tu ne pourrais réellement expliquer ton geste. Tu le regrettait autant que tu ne le regrettait pas. Si tu pouvais retourner dans le passé et changer les choses, alors tu l'aurais tout de même embrasser. Peut être même que tu l'aurais fait alors que tu t'accroupissais pour envahir son espace personnel.

Tu t'écartais d'elle, regardant sa réaction de manière la plus neutre possible. Pouvait t-elle te détestais plus que tu te détestais toi-même ? Plus qu'elles te détestaient actuellement ?
La respiration de Karine était plus que rapide. Tu était la cause de sa débâcle, la cause de sa panique, ainsi que de la colère qui l'envahissait. Et toi tu resté là, sans émotions particulière. Ton cœur battait la chamade parce que putain, c'était la première fois que tes lèvres touchaient celles d'une autre personne avec ton consentement... C'était idiot, mais tu voyais ça comme une victoire.
Entacher par le faire que Karine, elle, ne t'avais pas donnais son consentement et que ce baiser était sûrement à ses yeux une agression.
D'ailleurs, elle te le fis bien comprendre tandis que les larmes envahissaient une nouvelles fois ses yeux bleuté, quelque peu rougis par les larmes précédente.

- Comment t'as pu... Espèce de malade!

Tu eu à peine le temps de l'entendre souffler ses mots, qu'une gifle te fis tourner assez violemment la tête. Oui tu l'avais mérité. Tu levais ta main sur ta joue endoloris, tout en te tournant lentement ta tête vers l'auteur de la gifle. Auteur qui tremblait remarqué tu. Auteur qui était toujours sous toi, les bras près de son visage pour se protégé. Mais tu ne la frapperais pas. Ton nez se remit à saigner remarqua tu alors qu'une goutte de sang coulait sur tes lèves, pour atterrir au creux du coup de Karine. Tu reniflais alors que tu enlevais le sang d'un coup de manche, avant de relaisser le tout tomber ton bras le long de ton corps.

Tu restais un moment un peu inerte, te rendant pas compte de ce qui t'entourais. La gifle ne t'avais pas remis les idées en places et t'avais plus sonné qu'autre chose. Ce fut les mots de Karine que te ramena partiellement à la réalité tandis qu'elle passait ses bras dans ton dos, accroché à toi. Tu te tendis à ton tour, le cœur battant. Tu haïssais toujours les contact physique, et à son tour, sans le vouloir Karine te mettait hors de ta zone de confort. Mais tu ne fis aucun commentaire. Après tout tu était la première à avoir pousser les contacts plus loin qu'un simple coup. Tu était prise à ton propre piège.
Elle appuya sa tête contre ton épaule, et tu ne pus retenir un gémissement terrifié. Mais tu ne fis rien pour te dégager ton cœur battait à 100 à l'heure. enfin tu avais une émotion .
Un murmure, un demi sanglot de la part de Karine. Si ça avait était un autre jour, comme la fois à la bibliothèque tu en aurais sûrement sauté de joie. Là tu te contentais de ne plus bouger.


- Arrête de me comparer à lui. Je suis pas comme lui.

Effectivement. Karine était loin d'être son agresseur. Mais la ressemblance physique était malheureusement frappante. Tu ne répondit pas malgré le silence. Tu sentis sa prise se relâcher un instant, un court instant dans lequel tu te détendis. Mais aussitôt tu te retendis, comprenant que non, Karine ne te lâcherais pas. Tu sentais vaguement son cœur affolé. Le devait sûrement aussi sentir le tien. La situation était presque comique tien.



- Et arrête de jouer les victimes quand c'est toi qui agresse les gens! Tu me reproches de pas te regarder mais tu me frapperais pour que je baisse les yeux.

Tu sentis Karine coller un peu plus son visage dans ton épaule. Tu ignorais que tu pouvais aussi être tendu sans te brisé. Et pourtant tu était là, dans la mouise ou tu t'étais mise tout seule. Mais tu assumé les conséquences de tes actes. Qui était peut être moins terrible que ce que tu pensais.... Non c'est faux. Tu t'attendais à tout, mais pas à ce que Karine s'accroche à toi. Qu'elle te bascule pour te tabassais oui. Quel s'accroche à toi comme ceci non.


- Tu veux savoir pourquoi je regrette de te frapper? Abrutie. 

De la fureurs semblait sortir de la voix de Karine. Vois qui s'éteint aussi rapidement qu'elle semblait sortir.Te la sentis se remettre à trembler. De tout façon, toi  même tremblais aussi. Deux idiot assise sur le sol, tremblant dans les bras l'un de l'autre... Ça faisait presque le début d'une mauvaise blague tien.


- CA devrait être évident.

Elle se tut. Le silence s’installa doucement, tandis que tu entendis qu'elle continue sa phrase. Puis ton compris qu'elle ne continuerais pas. Tu fermais les yeux douloureusement, tandis que tu compris qu'elle pleurait encore. Tes bras tremblant se levèrent. Hésitèrent, avant de se poser doucement autour de Karine, l'enlaçant maladroitement, sans réellement serrer/ Karine pouvais se libérer de l'étreinte quant elle voulais. Tu réfléchissais un dernière fois aux mots qui sortirais de ta bouche, consciente que tes prochaine paroles allait sûrement être décisive.
Ta relation avec Karine prenait un tournant assez violent, un tournant que tu n'aurais jamais cru qu'il aurait pu prendre. Peut être même allait-il changé ta relation avec ton autre toi.
Quoi qu'il en soit, les prochaines minutes allaient sûrement être décisive pour ta vie. Alors les mots que tu allais employer été choisi soigneusement.

Tu restais encore quelques minutes dans cette position, calmant ta respiration et ton cœur. Tes tremblement était toujours là, mais au moins tu était plus calme. Un nouvelle fois tu te sentais distante avec tes propres émotions. C'est alors que tu te décidais de prendre la paroles, doucement, sans réelle émotion. Pourtant ta voix avait un peu cette douceur qu'avait habituellement Suzuka.


Non tu n'es pas lui. Tu lui ressemble peut être physiquement. Mais tu n'es pas lui.Il est loin, en Allemagne.Plus jamais il nous toucheras. J'aimerais m'excuser mais ça serait hypocrite de ma part. Je suis une victime d'un bourreau, je suis le bourreau d'une victime. Au fond on est tous victime et bourreau.

Tu pris une inspiration. Ne relevant pas tout ses paroles, répondant qu'à ce qui t’intéressais de répondre. Encore une fois tu n'en faisais qu'en ta tête.

Non ça l'ai pas. Explique moi Chaton. Pourquoi regrette tu de me frapper.

Tu savais que tu jouais sûrement avec ses nerfs, que tu l'as poussé à bout. Petit vengeance au fond car elle-même t'avais poussé à bout. Tu restais là encore quelques secondes. Tu fermé les yeux un court instant. Sans te rendre compte, tu t'était détendu. Finalement ce n'était pas si mal ici.

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MessageSujet: Re: Game over.    Dim 20 Aoû - 6:58


Game over




Fight me

Karine sentait le coeur de Kealey battre aussi fort et frénétiquement que le sien, et elle devinait que son étreinte la terrifiait au moins autant que ses contacts physiques avaient pu la terrifier elle. Et pourtant, même si plus que tout, elle ne voulait pas lui faire du mal et raviver ses souvenirs de son tuteur, elle n'arrivait pas à se résoudre à la lâcher. Elle ne pouvait pas supporter l'idée de se retrouver à nouveau à terre, sans défense, et à la merci de quelqu'un dont elle était incapable de prévoir le comportement. Alors elle se contentait de pleurer en silence, désespérément agrippée à la même personne qui venait de l'agresser.

Elle se tendit instinctivement en sentant les bras de Kealey l'entourer lentement, cherchant à se tordre un peu ou se plaquer un peu plus contre elle pour l'éviter d'abord. Puis sentant qu'elle ne cherchait pas à l'enfermer, elle resta un instant sans réagir. Elle ne lui voulait aucun mal. Et peut être que finalement, elle n'avait pas cherché à l'effrayer ou l'agresser en la clouant au sol de la sorte. Peut être qu'elle était juste aussi perdue qu'elle face à des souvenirs qui la dépassaient.

Puis Kealey prit la parole, d'une voix douce et forte à la voix, et elle se figea. Pendant quelques secondes, elle se demanda si elle avait affaire à Suzuka ou Kealey, et elle se retrouva incapable de le déterminer. On aurait dit... un mélange des deux. Une Suzuka forte et sûre d'elle. Ou une Kealey calme et douce. Et ça avait quelque chose d'à la fois déconcertant, mais rassurant.

- Non tu n'es pas lui. Tu lui ressemble peut être physiquement. Mais tu n'es pas lui. Il est loin, en Allemagne. Plus jamais il nous toucheras. J'aimerais m'excuser mais ça serait hypocrite de ma part. Je suis une victime d'un bourreau, je suis le bourreau d'une victime. Au fond on est tous victime et bourreau.

Karine plissa doucement les yeux, et lâcha un léger soupir de soulagement. C'était bien ça. Elle ne cherchait pas à se venger ou lui faire du mal, et elle n'était pas aussi malade qu'elle avait pu le redouter. Le fait qu'elle le considère trop loin pour pouvoir lui faire à nouveau du mal la rassurait aussi quelque part. Elle se sentait mieux de savoir qu'au moins, quelque part, ça ne pourrait pas se reproduire, et qu'elle en avait fini avec l'enfer qu'elle avait pu vivre.

Elle voulait même s'excuser... Elle aurait voulu lui dire qu'elle ne lui en voulait pas, et que ce n'était pas grave, mais c'aurait été mentir. Ses tressaillements trahissaient encore la tension et la peur accumulée pendant ces quelques minutes clouée au sol. Mais elle s'efforcerait de ne pas lui en tenir rigueur, et de ne pas s'en venger. Même si elle ne la laisserait sûrement plus approcher sans réagir comme ça à l'avenir...

- Non ça l'ai pas. Explique moi Chaton. Pourquoi regrette tu de me frapper.

Karine lâcha un nouveau soupir, fermant les yeux, exaspérée. Elle ne pourrait visiblement pas s'en sortir aussi facilement, cette fois. Incapable de s'enfuir physiquement. Incapable de changer de sujet maintenant qu'elle l'avait remis sur le tapis sans réellement répondre. Elle s'était fait prendre, à parler avant de réfléchir, sous le coup de la colère.

Pourtant, Kealey s'était détendue, et ça acheva de la détendre elle aussi. Sa respiration et les battements de son coeur s'étaient calmés, et elle tolérait bien plus le contact de ses bras autour d'elle. Quelque part, elle n'avait peut être plus besoin de s'accrocher à elle, maintenant qu'elle la soutenait de la sorte. Prudemment, elle laissa doucement ses bras retomber le long de son corps, libérant Kealey de son emprise, tout en restant un peu appuyée contre elle. Elle n'était plus sûre de vouloir se dégager, maintenant qu'elle savait que Kealey ne lui voulait pas vraiment du mal. Même si elle avait du mal à l'admettre... ce n'était pas si désagréable.

Elle hésita quelques instants, puis laissa échapper une réponse dans un murmure, la voix un peu éraillée par les trop nombreuses larmes qu'elle avait versées dans la soirée.

- Tu ne t'es jamais demandé... Tu ne t'es jamais demandé pourquoi je savais me battre, pourquoi je savais me défendre comme ça?

Puis lentement, elle laissa échapper un rire malsain, dans lequel on pouvait sentir toute la souffrance, la peur et la tristesse que lui évoquaient ses souvenirs. Non, elle n'avait pas eu le choix. Non, elle ne l'avait pas fait parce qu'elle en avait envie, mais parce qu'elle en avait besoin. Elle avait appris à se battre parce que c'était le seul moyen de mettre fin à ce cauchemar.

Elle continua d'une voix éteinte, presque détachée, récitant presque les mots qui sortaient de sa bouche.

- Tous les mois, ils choisissaient un jour, un peu au hasard. Comme ça, je n'avais jamais le temps de me préparer, et je savais que ça pouvait tomber n'importe quand. Ce jour, ils sortaient tous après moi, et ils me suivaient de loin. Et puis dès que je traversais la moindre ruelle seule, ils me tombaient dessus.

Elle marqua une pause, puis retirant sa tête de l'épaule de Kealey, elle la regarda droit dans les yeux, un léger sourire triste aux lèvres.

- Ils ont presque réussi. J'ai failli mourir... Peut être que j'aurais dû.

Baissant à nouveau les yeux, son sourire s'évaporant, elle eut une pensée pour son directeur. Il l'avait sauvée sans la moindre hésitation, quand des dizaines de passants s'étaient contentés de détourner les yeux et accélérer le pas. Il l'avait portée jusqu'à l'hôpital, et l'avait sauvée à ses frais, alors qu'elle avait toujours tout fait pour pourrir la vie de tout le monde dans son établissement. Mais elle chassa vite cette pensée.

Puis elle laissa échapper un nouveau rire nerveux. Elle sentait la fatigue engourdir ses membres et embrumer son cerveau, et elle devinait que ce n'était qu'une questions de minutes avant que ses forces ne l'abandonnent. Elle continua, ne faisant plus vraiment attention à ce qu'elle disait.

- Mon ex meilleure amie regardait. Mais je lui en veux pas. Après tout, une fois que j'ai commencé à me défendre... Elle a beau dire que c'est consentant, je vois bien dans ses yeux qu'ils l'abusent régulièrement.

Elle pensa avec amertume à Maria. Elle n'avait jamais cessé de l'estimer, et ça l'avait toujours profondément dégoûtée de voir comment la traitaient ses nouveaux amis. Quelque part, elle regrettait toujours de l'avoir laissée partir avec eux. Elle aurait dû la retenir, la rassurer, et elles auraient été toutes les deux à leur faire face, les deux artistes contre le reste du monde. Mais c'était stupide. Et trop tard.

Puis un nouveau souvenir vint se faire une place dans son esprit, et les larmes envahir une nouvelle fois ses yeux bleu, troublant son regard empli de tristesse. Il y avait eu quelqu'un d'autre. Une personne qui avait elle aussi changé sa vie. Elle reposa sa tête contre l'épaule de Kealey, tremblant de plus belle.

- Et puis il y a eu Amélie...

Elle ne retint même pas les larmes, qui coulaient de ses joues au pull de Kealey. Elle se souvenait de son sourire timide, de sa manière de se lever précipitamment ou de trottiner à ses côtés pour être sûre de ne pas la ralentir. Elle se souvenait de son grand sourire quand elle avait finalement cédé et accepté qu'elle soit son amie, malgré les risques que ça impliquait. Mais plus que tout... Elle se souvenait. Les bleus qu'elle avait vu dépasser de son pull ce jour là, son regard fuyant. Les larmes quand elle lui avait demandé, et qu'elle avait nié en bloc. Sa chambre vide le soir quand elle était venue s'assurer que tout allait bien.

Elle l'avait cherchée toute la nuit. Elle avait cherché le moindre mot qui aurait pu dire où elle était allée. La moindre trace autour de chez elle, qui aurait pu lui donner un indice. Elle avait fouillé les bois autour de chez elle, et les moindres recoins. Puis elle l'avait trouvée. Glacée, respirant à peine. Son carnet serré contre elle. Elle l'avait crue morte.

Elle l'avait portée sur son dos sous sa veste, courant jusqu'à l'hôpital sans s'arrêter une seconde. Elle avait tressailli en sentant sa respiration faible dans son cou à chaque seconde. Elle avait laissé échapper des jurons quand elle avait trébuché et s'était écorchée les genoux. Mais elle ne s'était jamais arrêtée. Elle n'aurait jamais abandonné. Elle n'aurait jamais dû la laisser.

Malgré tous les souvenirs et les mots qui l'envahissaient, elle ne parvint qu'à arracher quelques mots horriblement douloureux à son esprit.

- Elle s'est toujours pas réveillée...

Elle sanglota encore un peu en silence, puis sûrement parce que son corps atteignait ses limites, ses larmes se firent plus rares, et elle se calma un peu. Elle avait du mal à garder les yeux ouverts, et se sentant commencer à vaciller un peu, elle passa un bras autour de Kealey pour se soutenir un peu. Sa voix ne fut qu'un murmure, et elle eut un mal fou à prononcer ces quelques mots, balbutiant un peu à cause de l'épuisement.

- Je... j'ai déjà 3 morts sur... sur la conscience. Je veux juste pas... je veux pas que tu sois la quatrième. A... abrutie.

Mais son insulte n'était même pas crédible, et elle en avait conscience. Au fond, elle le savait. Elle était aussi misérable et faible que Suzuka, même si elle préférait se voir aussi forte et insensible que Kealey. Peut être que plus que tout le reste, s'était pour ça qu'elle n'arrivait pas à les lâcher... et à se résoudre à les frapper.
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MessageSujet: Re: Game over.    Dim 20 Aoû - 17:17

...♪♫...
Quel drôle de tableau vous deviez faire au loin. Dans les bras l'une de l'autre, toi au dessus d'elle. Vos deux corps tremblant, vous deux devez autant aimer les contacts physiques que l'autre. Mais pourtant vous sembliez vous raccrocher l'une à l'autre comme une moule à son rocher. Karine pleurait silencieusement sur ton épaule, tandis que toi tu restais là sans bouger.

Tu te sentais tellement seule. Malgré la présence de Karine dans tes bras. Tu te rendais compte que ton comportement n'aidait pas à remplis ce vide que tu ressentais quotidiennement en toi. Cette solitude qui t'habitais comme elle habitais ton autre toi.
Tu avais beau sentir le corps de Karine contre le tien, tu étais loin. Tu te mentais à toi même et tu le savis. Dès que tu serais ''guéri'', tu serais rammener en Allemagne auprès de celui qui briser cette autre partie de toi. Dès que tu serais supprimer du disque dur de Suzuka Kealey, alors elle serait totalement seul. Et Kealey ne pouvait rien y faire. Sa mère l'avait fait passé pour une mythomane auprès des psychologues. Ils ne te croyaient pas quand tu parlais de ton tuteur.
Ohw bien sûr tu les avais vu, ou l'autre toi, écrire sur leur carnet, un petit ''humhum''. Mais vous aviez vu dans leur regard.
Cette étincelle. La même qui brulait dans le regard de votre mère quant vous parliez de votre relation avec votre Tuteur.

Menteuse


Tu te souvenais être sortir de ta chambre tremblante. Tu était encore qu'un embryon dans l'esprit de Kealey. Tu te souvenais de tout les détails. La manière dont ton jogging était trop grand, tomber sur tes hanches. Tu avais déjà commencer à perdre du poids, toi qui n'était pas si épaisse que ça.
Tu te souviens du poids de la capuche de ton pull, toujours trop grand pour toi. Ta mère était revenu d'un énième voyage d'affaire et pour une fois elle restait en Allemagne et non dans une de ses résidences secondaires. Tu avais longuement hésité, longue pleurer en boule dans ton lit imaginant tout les scénarios possible. Du pire au meilleur.

Malgrè la vague de déprime qui t'habitais quasiment tout les jours, tu avais de l'espoir. Peut être que ta mère te sauverait de ce type ?  Ça serait enfin finis de ses nuits à aller se coucher la boule au ventre à l'idée qu'il s'infiltre dans ton lit ? De ses journées  tremblant à l'idée que quelqu'un découvre tes bleus... les suçons dont il te couvrait parfois. tout en l'espérant. Ça serait finis la boule au ventre dès que tu faisais un pas dans la maison.
Peut être que tu ne croiserais plus jamais son visage, que enfin tu serais libéré de sa présence dans ta vie ?

Tu te souvenais exactement de se mélange de peur et d'espoir tandis que ta main taper doucement a la porte du bureau de ta mère.
Tu te souvenais encore de ton tremblement tandis que tu entrée. De la pluie battante qui battait sur les carreaux dans un rythme régulier.
Tu te souvenais du grand bureau en chêne massif de ta mère, elle assise dans son grand fauteuil en cuir noir. Imposante dans son simple tailleur crème. Ses longues mèches blondes dont tu tenais la couleur, attaché dans un chignon faussement décoiffé. De son regard derrière ses lunettes de vue, mettant malgré tout en valeur ses yeux brun,. Ta mère était mince. Ancienne mannequin un jour, elle était loin d'avoir perdu sa taille mannequin.

Tu te souvins de sa voix, dure tandis qu'elle te demandais pourquoi tu l'as dérangé.
Tu te souvins d'être excuser.
D'avoir pris tout le courage pour juste lui dire que tu voulais lui parler.
D'avoir user plus que tu pouvais pour lui dire ce qui t’arrivai.

Tu te souvenais de son regard qui s'était durcis.
De ses mots qu'elle prononça qui brisèrent alors ton cœur et tout tes espoirs. Même dans tes pires cauchemars tu ne pouvais pas imaginer ce qui t'arriva.
De ta mère qui te traité de menteuse. Qui ne te croyait pas. Mais surtout. Qui prétendais que tu faisais àa pour avoir de l'attention. Attention qu'elle te donné que trop. Elle te traité d'égoïste. Et de peste d'insulter ainsi quelqu'un qui était si gentil avec toi.

Tu te souvins alors des milles excuses que tu prononçais.
De t'être enfuis après que ta mère t'es dit de partir.
Des larmes.

C'était le premier jour de ta naissance.



- Tu ne t'es jamais demandé... Tu ne t'es jamais demandé pourquoi je savais me battre, pourquoi je savais me défendre comme ça?


Lentement. Le rire malsain que lâcha alors Karine te sortie une dernière fois de tes pensées. Tu ne répondis pas. Tu l'écoutais alors parler . Tu sentais sa souffrance. Sa peur. Sa tristesse. Sa voix était aussi détachée que toi avec tes émotions. Sa voix était éraillé presque éteinte. On dirait presque une poésie, dites pas un robot.

- Tous les mois, ils choisissaient un jour, un peu au hasard. Comme ça, je n'avais jamais le temps de me préparer, et je savais que ça pouvait tomber n'importe quand. Ce jour, ils sortaient tous après moi, et ils me suivaient de loin. Et puis dès que je traversais la moindre ruelle seule, ils me tombaient dessus.


Elle releva le visage et alors ton regard croisa le sien.

- Ils ont presque réussi. J'ai failli mourir... Peut être que j'aurais dû.

Puis son regard quittait le tien. Quelque instant un nouveau silence ce crée. Perduu dans ses pensée, Karine lâcha un rire nerveux.
t.

- Mon ex meilleure amie regardait. Mais je lui en veux pas. Après tout, une fois que j'ai commencé à me défendre... Elle a beau dire que c'est consentant, je vois bien dans ses yeux qu'ils l'abusent régulièrement.


L'amertume, les larmes, alors qu'elle se reblontit contre votre épaules. Tu posais alors doucement ta tête contre la sienne. Sans trop y penser. Tu l'écoutais parlé. Sans rien dire. Tu te contentais sans y penser, de resserer ton étreinte sur elle. Pas tellement pour l'emprisonner, mais pour lui  montrer...
Lui montrer quoi ? Ton soutien ?

- Et puis il y a eu Amélie...

Karine pleurait. Et toi tu la tenais dans tes bras. Tu aurais bien ris de cette belle farce qu'était la vie. Il y a peine une poignée de jours, vous vous battiez dans la bibliothèque. Il y a même pas 1h, vous vous insultiez. Et maintenant, vous étiez là. À pleurer ensemble. Ouvrant vos cœur à l'autre, vous tenant dans les bras l'une de l'autre. Même si c'était pas forcément le but premier.
Vous qui haïssiez les contacts physiques.

Tu commençais à sentir les larmes de Karine qui imprégné petit à petit le tissu de ton pull. Ton épaule commençait à être humide.

- Elle s'est toujours pas réveillée...


Karine sanglotais contre ton épaule en silence. Son histoire n'était pas réellement complète. Mais assez pour que tu comprenne plus ou moins. Son ex meilleur amie était abusée.. Sexuellement (?) et une autre dans le coma... Avait-elle tenté de se suicider ?

- Je... j'ai déjà 3 morts sur... sur la conscience. Je veux juste pas... je veux pas que tu sois la quatrième. A... abrutie.


Son insulte manquait de crédibilité. Sa raison était stupide. Tu attendais qu'elle finisse. Peut être qu'elle sortirais une autre histoire débile. Alors te técartais doucement d'elle. Tu pris doucement son visage entre tes mains palescontre ses joues. Palis. Tu essuyais alors ses larmes du bout des pouces.

- Bullshit.

Ta voix avait un certaine férocité mais pas envers Karine.

- 3 morts? J'en compte que deux. Je présume que tu gardes une histoire dans ta manche. Et de ceux que j'ai compris elles ont encore en vie. Du moment qu'elles sont pas dans la tombes c'est qu'elles sont en vie.... C'est juste que tu as un égo d'héro et que tu penses devoir sauver tout le monde Karine... Mais tu ne peux pas sauver tout le monde Chaton.... Tu ne peux pas porter le malheur de ceux que tu aimes pour les sauver. Surtout si ils ne veulent pas être sauvé.  

Au fur et à mesure que les mots passaient la barrière de tes lèvres, la férocité de ta voix disparaissait. Au mots Chaton, ta voix avait cette douceur inédite.
Tandis que tu prononçais ces mots, tu compris quelque chose. Ton cœur se brisait un peu plus. Tu fixais presque avec douceur Karine.
Tu soupirais alors doucement.
-Parfois... Les gens s'auto détruise tout seul. Regarde juste les gens dans cette endroit.. On as des gens qui se scarifie, des gens qui sont anorexique. C'est une partie de l'humanité qui veut ça. Se détruir et s'auto détruire. Et ce n'es pas toi qui pourrais les sauver.... Même si tu le veux de tout ton cœur, tu ne peux pas sauver tout le monde. Même parce que tu les aimes. Parce que tu tien à eux...Certaine personne sont parfois trop brisé pour être réparée. Ne t'attache pas à moi. Quelque soit le moi auquel tu t'attache. Parce que au fond nous sommes déjà perdu et même toi tu ne peux nous sauver. Tu mérites mieux.  

Tu te dégageais alors doucement de Karine, avant de te relever. Tu la regardais de haut. Mais pourtant il n'y avait aucune animosité dans ton regard. Juste de la résignation. Ta décision était prise. Tu fermais les yeux, te ré-accroupissant vers elle ? Tu reposais une nouvelle fois ta main contre sa joue.



-Jvais t'embrasser encore.

tu lui laissant pas le temps de réagir que déjà tes lèvres était posée sur celle de Karine.
Tu posais ton front sur le sien.

-ce n'est pas ta faute ok ?

Puis tu te relevais. Comme un zombie. Les mots de Karine battait dans ta tête encore et encore. Tu savais que le choix que tu avais fait la détruirais.
Mais tu avais fait ton choix.

Peut être que tu avais toujours su que ça se terminerer comme ça. Que au font, c'était toi qui ferais ce que Suzuka n'avait jamais osée faire tout en y pensant tellement.
Aujourd'hui c'était ton dernier jour sur cette terre. Et ça t'était indifferent.

Ce soir tu allais mourir.
Malgré les derniers mots de Karine. Tu savais que si tu restais encore autour d'elle. Tu lui briserais le cœur. Elle n’attacherais plus à toi, et a ton autre toi. Et tu finirais par guérir parce que toi aussi au fond, tu tenais à elle. Au fond les frontière entre toi et Suzuka était flou.Un coup de balais et hop, tout ça serait terminé.
Puis tu retournerais en Allemagne.
Ton tuteur serait là.
Et il continuais à faire de toi sa chose. Parce qu'il te l'avait dit. Tu peux aller aussi loin que tu le voudrais. Il serait là pour toi.

Un peu hagarde tu allais à l'infirmerie prévenir l'infirmière, disant que tu avais vu Karine dans un état lamentable et que tu avais peur qu'elle intente à ses jours.
Quel ironie.
Tu rentais alors dans ta chambre, pour sortir ton journal.
Ce qui t 'intéressais était la lame de rasoir glissais dans la tranche.

C'était ton autre toi qui l'avais glissé sans y penser.
C'était toi qui l'utiliserais.

D'un main tremblante tu écrivais. Les mots qui coulais, les émotions qui se mixaient dans ta tête, tandis que tu t'enfermer au toilette. Un sceau d'eau a tes cotés. Tu te demandais un instant pourquoi c'était si facile de s'enfermer dans les toilettes avec un sceau d'eau la nuit. Tu serrais des dents, tendis que tu remontais tes manches sur tes bras trop maigre. Ça serait si facile pensait tu en observant au travers ta peau les veines bleuté contrastant avec ta peau porcelaine.
Tu fis glissais une première fois ta lame le long de ton poignet. Un fine entaille en suivit.
Shit it's hurt.

Tu pris une inspiration, avant de recommencer, mais cette fois, l'entaille partait de ton poignet et aller sur ton coude. Ça faisait un mal de chien. Ta respiration s'accelerait et tu bénissais la solitude que tu avais ici. D'une main tremblant, tu changer la lame de main. L'autre maintenant.

It's hurt like hell.

Tu tremblais de tout ton corps. Peut être que tu aurais du t'entailler la carotide. En 25 secondes c'tait plié. Mais non tu avais choisit la solution emo, et tu t'entaillais les poignets. Une fois la seconde ligne faites, tu plongeais tes mains dans le seau d'eau. Pour éviter  que le sang coagule.
Ça brulais comme l'enfer, et déjà tu te sentais mal. La tête qui tournait le cœur qui battait trop vite. Ta respiration se faisait de plus en plus vacillante.Tu étais si discrète que personne ne comprit ce qui t'arrivais. Même si Karine avait compris, l'infirmière ne pourrait pas te sauver.
L'établissement était grand après tout.


Tu te replongeais une dernière fois dans tes souvenirs. Si seulement ta vie avait était differente. Si seulement tu n'existais pas.

Tu souhaitais ne jamais être née. Et encore une fois, la décision que tu rêvais de prendre, c'était l'autre qui la prenais.

Le pire. C'est quepour la première fois de ta vie.
Tu te sentais libre. Et tu n'avais pas peur.




Pour Chaton,
Je suis désolée. J'aurais aimé vivre. Mais pour ça, il faudrait que je sois en enfer. Un enfer dans lequel ma propre mère ne me crois pas. Un enfer dans lequel je me fais abusé par un homme qui est sence me protéger. Et les adultes qui sont sencée me proteger de lui me prenne pour une menteuse. Plutôt mourir que de continuer ainsi.
Ce n'est pas ta faute.
Peut être que dans une autre vie on aurait été amie.
Peut être que dans une autre vie on aurait été plus....


...♪♫...
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