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TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]

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MessageSujet: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Mar 8 Oct - 13:35
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
Quand Gabriel dort, elle ne fait pas semblant, ah ça non. Il pourrait y avoir un tremblement de terre, l’apocalypse ou n’importe quoi qu’elle continuerait à dormir. C’est impossible de la réveiller et si par chance quelqu’un y arrive, elle lui donnera la permission de bouffer l’oreiller. Elle déteste quand on vient la réveiller, c’est bien connu, le sommeil c’est sacré. Elle elle va pas débouler à un enterrement pour choper quelqu’un par la peau du cul et le traîner avec elle jusques chez mémé ! Bon, bah alors on ne la dérange pendant qu’elle dort, C’EST TOUT. Même si c’est compréhensible qu’on veuille la réveiller, parce qu’elle ronfle tellement fort qu’on dirait une pelleteuse. Et mélanger un sommeil très lourd et des ronflements insupportables c’est sûr que c’est difficile à supporter, Gabriel n’est pas un cadeau. En plus elle dort beaucoup alors ça en rajoute une couche. Et quand elle ne dort pas, elle mange. En fait Gabriel était sûrement un chat dans une autre vie…

Qu’est-ce qu’elle est en train de faire en ce moment ? Bah justement, elle est sur le point de se réveiller, elle le sent, elle n’arrête pas de bouger mais n’a pas le courage d’ouvrir les yeux encore. C’est fou à quel point faire une bonne sieste en plein milieu de l’après-midi est reposant. Au bout d’un moment, elle se décide enfin à les ouvrir et la première chose qu’elle se prend en pleine tronche, c’est la lumière du soleil. Et bizarrement, alors que d’habitude, elle aurait attrapé son oreiller pour se cacher les yeux avec, là elle se lève d’un bond et commence à s’étirer, elle sourit en se mettant au soleil. Manifestement elle est contente qu’il fasse beau. Et là, sans même avoir eu le temps de dire ouf elle traverse les couloirs et se retrouve dehors, dans le jardin, et elle est assez surprise de voir qu’il y a pas mal de gens, quand même. La plupart sont des groupes d’amis de deux ou trois, mais il y a aussi ceux qui préfèrent rester seuls. En les regardant ceux-là, Gabriel est triste de se dire qu’ils n’ont personne avec qui rire et s’amuser, du moins à cet instant précis. Pour Gabriel, la solitude, c’est le mal. Et elle serait prête à tous les emporter avec elle pour aller s’éclater la gueule ou n’importe quoi, tout pour qu’ils se sentent bien…

Et elle avance, avance à travers tout ce vert. Beurk, c’est vraiment dégoûtant, et Gabriel se retient de vomir devant tant de vert, cette couleur totalement abjecte. Pourquoi elle n’aime pas le vert ? En fait, elle le considère comme l’opposé du bleu et comme elle adore le bleu, bah… Non, c’est pas très logique, mais la logique, c’est pour les nunuches, hein. Mais elle continue à marcher et se met à sautiller pendant qu’un espèce de sourire bizarre commence à revenir sur son visage. Et subitement, elle se laisse tomber par terre comme une grosse larve et commence à rouler dans l’herbe en hurlant de rire. Les gens autour d’elle devaient sûrement la prendre pour une folle complètement défoncée, mais bon, c’était pas vraiment faux non-plus. Au final, elle s’arrête et regarde le ciel en écartant les bras et les jambes, comme si elle faisait l’étoile de mer ou le truc des anges de noël dans la neige. Sauf qu’il y a pas de neige là… Enfin elle s’en fiche pas mal finalement. Là, elle est bien, et si elle refaisait une petite sieste en plein milieu du jardin ?

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Mer 9 Oct - 14:39


Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones




Le jardin était un endroit assez paisible. Même s'il était souvent fréquenté, c'était justement l'idéal pour se fondre dans la foule (à distance respectable bien entendu, façon de parler), car les petits groupes qui s'y retrouvaient n'étaient guère intéressés par les autres pensionnaires qu'ils ne connaissaient pas encore. En bref, l'endroit idéal pour Karine, depuis que sa chambre avait été vidée de son matériel et que les surveillants y venaient régulièrement pour s'assurer qu'elle ne récidive pas. Ici, au moins, ils ne viendraient pas la chercher pour une de ces interminables justifications devant le chef d'établissement. Elle était tranquille pour un bon moment.

Parfois elle se mettait au pied d'un arbre, parfois carrément perchée à l'abri des regards, ou elle se promenait dans l'herbe, à l'écart des allées fréquentées, pour se dégourdir les jambes, mais ce jour-là, elle avait choisi de s'allonger sur un banc en bois désert. L'avantage, c'était que celui-là n'ayant pas de rambarde, sur le dos, elle pouvait pencher la tête en arrière et observer le ciel parsemé de nuages cotonneux. Elle avait peur du blanc, mais les nuages n'étaient pas un problème pour elle. Les nuages parfaitement blancs, sans la moindre nuance d'ombre ou de couleur, se comptaient sur les doigts de la main, et il lui suffisait de détourner les yeux, et de se focaliser sur l'intensité du bleu. Il y avait des moments où elle se disait que si elle le pouvait, elle adorerait passer sa vie ainsi, à scruter le ciel et les paysages qu'elle croisait pour les restituer sur une toile. Passer sa vie à montrer du doigt aux autres les merveilles du monde qu'ils ne prenaient pas le temps d'apprécier... A ses yeux, c'était la plus belle vie qu'on puisse mener.

Encore fallait-il pouvoir observer tranquillement... Elle se détourna de l'immensité du ciel en sentant comme un changement d'attitude de la part des autres groupes. Elle avait la tendance, un peu à la manière des chiens, de comprendre d'un regard les autres, voire même sans les regarder, instinctivement. Et là, elle sentait qu'ils étaient mal à l'aise. Elle tourna la tête pour observer le phénomène qui avait attiré leur attention et causé leur malaise, sans prendre la peine de se redresser. Ses yeux s'écarquillent légèrement de surprise. Le mot phénomène était un euphémisme, pour désigner cette explosion de couleurs et de... folie? Elle avait l'air d'être simplement folle de joie, mais elle connaissait peu de gens qui exprimaient leur bonne humeur en sautillant partout et en se roulant dans l'herbe. A part peut-être les chiens.

Karine réprima à grand peine un soupir d'agacement, en comprenant que son après-midi de tranquillité venait de prendre fin. Elle se redressa, se retrouvant assise les pieds dans le vide, et remit derrière son oreille les quelques mèches de cheveux qui s'étaient glissées devant ses yeux d'un bleu gris qui évoquaient presque le ciel qu'elle avait passé tellement de temps à contempler. Elle se leva sans un regard pour celle qui venait sans aucun doute de gâcher le reste de sa journée, puis commença à marcher lentement vers le bâtiment. Son pas assuré aurait été plus rapide si elle avait eu réellement envie de retourner s'emprisonner dans sa chambre par une si belle journée. Elle jeta un dernier regard en arrière, et se stoppa en cours de route, à la fois intriguée et inquiète. Cette fille là... C'était une impression, ou elle était en train de venir vers elle?
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Jeu 10 Oct - 14:42
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
Il est beau le ciel. C’est ce que se dit Gabriel quand elle est allongée dans l’herbe, sans faire de bruit durant un court instant, et c’est très rare, alors il faut en profiter. Pendant genre trois secondes, elle ferme les yeux, toujours avec son grand sourire et s’arrête comme pour se recharger. Ouais, comme un ordinateur. Mais bon, ça ne dure pas longtemps. Elle pouffe à nouveau, elle est sur le point de recommencer à rouler comme un bidon, sauf qu’après sa première petite roulade son regard sur pose sur une fille aux cheveux châtains ou bruns. Gabriel a jamais vraiment su faire la différence entre les deux, en fait. Au moment où elle la regarde, elle est assise mais elle se lève juste après et Gabriel la suit des yeux. Et elle se demande ce qu’elle a, cette fille, parce qu’elle voit bien qu’elle a l’air blasée, ou un truc dans l’genre, sa curiosité est piquée…

Tout en la regardant, elle tourne sur elle-même pour la garder dans son champ de vision, toujours allongée sur le bide. Elle appuie sa tête sur ses mains et ses coudes par terre, pour soutenir sa tête. Eh, autant d’intelligence ça pèse lourd et ça se supporte… HAHA la bonne blague. Hum, enfin. Bizarrement, Gabriel ne peut pas s’empêcher de sourire pendant que la fille s’éloigne ; pas seulement parce qu’elle est juste de bonne humeur, aussi parce qu’elle se demande ce qui l’a poussée à se lever. Gabriel, tu doutes vraiment de rien, hein. Yeux un peu plissés, sourire jusqu’aux oreilles, on dirait un peu un BN, d’ailleurs. Et là, la jeune fille qui partait s’arrête net, elle se retourne. Gabriel la regarde toujours, et qu’est-ce qu’elle fait d’autre ? Elle lui fait coucou de la main et secoue même les doigts. Oui oui, parfaitement.

Et toute spontanée qu’est Gabriel, elle se redresse et se lève en sautant sur ses pieds. Elle s’approche de l’inconnue en sautillant et en laissant balancer ses bras. Après quelques pas, elle se retrouve juste à côté d’elle, elle passe alors sa tête au-dessus de son épaule et, avec un grand sourire satisfait…

▬ Bonjour !
La politesse avant tout, n’est-ce-pas ? Elle met ses mains dans son dos et avance pour se placer juste devant celle qui s’apprêtait à partir. Elle la regarde d’abord de haut en bas avec un air faussement sérieux, comme si elle faisait une inspection, et elle finit par lui faire à nouveau un grand sourire. Elle pointe son index vers le ciel.

▬ Pourquoi t’as l’air de mauvaise humeur ? Il fait beau aujourd’hui, pourtant !
La phrase d’approche très subtile. C’était peut-être pas utile de lui demander pourquoi elle tirait la tronche, et surtout SI elle tirait la tronche, parce que bon, Gabriel n’en savait rien, c’est vrai. Décidément, ne pas réfléchir avant de parler pourrait finir par lui jouer de sales tours. Il faudrait aussi qu’elle apprenne à analyser ce qu’elle dit des fois ça pourrait lui être utile, ou alors elle la ferme. Mais non, c’est une blague, Gabriel est très bavarde et aime beaucoup trop parler pour pouvoir se taire.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Ven 11 Oct - 8:20


Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones



Oh oh... C'est le genre de trucs que les gens disaient dans les films, avant, quand ils se rendaient compte qu'une bombe allait leur exploser à la figure, que leur coéquipier était en fait le tueur de l'histoire, ou tout simplement qu'ils s'étaient fait prendre et qu'ils n'avaient plus d'autre issue que d'attendre leur fin. Oui, avant, parce que depuis que la censure était plus légère, ils avaient tendance à avoir un vocabulaire un peu plus varié. Dans tous les cas, c'était une des expressions qui venaient à l'esprit de Karine en voyant s'approcher cette fille multicolore vers elle. En général, elle n'aimait pas beaucoup que quiconque s'avance vers elle ou décide subitement qu'elle était la bonne personne à qui parler. Mais là, en plus, par une fille aussi imprévisible que haute en couleur... Si elle avait été un chat, elle se serait d'ores et déjà transformée en boule de poils hérissés, et aurait bondi dans un arbre en feulant pour se mettre à l'abri. Mais là, elle n'était pas un chat, et en plus elle avait un boulet aux chevilles, nommé "règlement intérieur", qui stipulait que tout pensionnaire se devait d'être poli avec ses camarades. Autrement dit, auto-défense préventive interdite. Oui, en voyant quelqu'un approcher, la première chose qu'on a tendance à se demander, c'est ce que cette personne peut nous vouloir. Hé bien Karine, elle, commence d'abord par se demander "pourquoi moi?", avant de chercher un moyen d'éviter la confrontation, ou de se débarrasser du problème. Et la première chose qui lui était venue à l'esprit était qu'elle aurait bien été tentée de l'envoyer dans un buisson, cette fille. Oui, elle est aimable comme une porte à battants, Karine. Dérangez-la et vous êtes sûr de vous en prendre une en retour.
Règlement oblige, elle resta aussi immobile que possible, allant même jusqu'à retenir un mouvement de recul lorsque la fille s'approcha trop près d'elle à son goût. A quelques centimètres de son épaule, la jeune fille lança avec un grand sourire:

"Bonjour!"

Karine oublia alors les bonnes manières, et se reculant de plusieurs pas, elle répondit d'un ton où perçait à peine son malaise:

"Bonjour. Tu cherches quelque chose?"

Autrement dit, "pourquoi a-t-il fallu que tu viennes me crier dans les oreilles alors que je cherchais justement à m'éloigner le plus loin possible de toi?" Le problème, c'est que Karine avait tendance à oublier que contrairement à elle, les autres ne lisaient ni sur les lèvres ni sur les visages. Donc les sous-entendus qu'elle formulait, même un psychologue spécialiste des expressions du corps aurait été incapable de les déchiffrer. Elle se raidit légèrement lorsque la fille se plaça entre elle et la bâtiment. Plus moyen de s'y réfugier, maintenant, en espérant la semer dans les couloirs ou quelque chose comme ça. Celle-ci la dévisagea comme si elle l'inspectait, puis sourit à nouveau. Pour la rassurer? Parce que Karine trouvait ça tout sauf rassurant. Plutôt flippant, en fait. Elle ne quitta pas la pensionnaire des yeux, y compris lorsque celle-ci lui pointa le ciel.

"Pourquoi t'as l'air de mauvaise humeur? Il fait beau aujourd'hui, pourtant!"

Ah... Cette fille avait dû la voir partir, et était juste curieuse. Un peu envahissante sur les bords aussi, mais bon, c'était peut-être pour ça qu'elle était ici, justement. Karine se détendit un peu. Elle ne s'était pas rendu compte qu'elle avait l'air de mauvais poil. Il fallait dire qu'elle n'avait pas souvent de bonne raison de sourire, alors en général, elle ne le faisait pas. A l'avenir, elle saurait qu'il valait mieux afficher un grand et beau sourire faux sur son visage pour éviter d'attirer l'attention. Quoique, en même temps, paraître énervée avait aussi ses avantages. Disons qu'à part cette fille, personne n'aurait envie d'aller vers quelqu'un dont on était sûr qu'il allait nous envoyer bouler. Elle soupira, puis en jetant un regard discret vers le jardin, répondit sans regarder son interlocutrice:

"Je suis pas spécialement de mauvaise humeur. Je te passerai les détails, mais disons que les adultes me privent de ce qui compte le plus pour moi, alors même s'il fait beau, j'ai pas vraiment envie de sourire, tu vois."

Peut-être qu'elle pourrait la semer dans la forêt, cette fille? Elle n'avait aucune envie de discuter, encore moins avec une parfaite inconnue qui était venue la déranger. Son regard ennuyé se posa à nouveau sur elle. Hum, elle n'avait pas été très tendre avec elle, en lui répondant aussi froidement. Restait à espérer qu'elle ne le prenne pas mal, parce que ce n'était pas le bon jour pour espérer des excuses de Karine.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Ven 11 Oct - 16:13
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
Gabriel n’avait pas passé trois ans à se demander si elle devait aborder la jeune fille ou non, en fait, l’idée s’est imposée d’elle-même, un peu comme si elle était obligée de lui parler. Mais ça n’empêche pas qu’elle l’a fait surtout parce qu’elle en avait envie, elle n’allait quand même pas se forcer. Et surtout, elle a ressenti le besoin de commencer à parler à cette fille, sur le moment, elle voulait la faire sourire, elle s’est demandée si elle allait pas se jeter sur elle pour lui faire des chatouilles, haha. Quelle mauvaise idée. Niveau mauvaise idée, Gabriel est laaargement au-dessus de la moyenne. À croire qu’elle a que ça qui lui traverse ce truc qui lui sert de cerveau. Oui, « truc » parce que si on disséquait sa tête, on trouverait pas grand-chose d’intéressant dedans, c’est aussi évident que deux et deux font quatre.

Alors, au moment où elle la regarde, Gabriel se dit d’abord qu’elle ne semble pas très différente de n’importe qui. SAUF QUE, parce qu’il y a toujours un mais, maintenant qu’elle est en face et près d’elle, elle peut voir ses yeux. Elle a un regard un peu dur, mais ils sont d’une jolie couleur, des yeux bleus on dirait. Un jour, pendant le seul et unique cours de physique que Gabriel a écouté et compris, elle se souvient que le prof avait dit que les yeux bleus n’existaient pas, c’était juste le ciel qui s’y reflétait. Elle avait trouvé cette phrase très jolie et elle vient tout juste d’y repenser en regardant l’inconnue dans les yeux. Ah, l’inconnue, elle n’a toujours pas l’air très contente, elle va même jusqu’à reculer. Et en voyant ça, Gabriel ne peut pas s’empêcher de rire. Elle a peur d’elle ou quoi ? Alors elle avance pour se retrouver à nouveau face à elle. Huhu, encore une mauvaise idée…

▬ Je suis pas spécialement de mauvaise humeur. Je te passerai les détails, mais disons que les adultes me privent de ce qui compte le plus pour moi, alors même s'il fait beau, j'ai pas vraiment envie de sourire, tu vois.
Ah bon ? Décidément, les grandes personnes en font chier plus d’un, on dirait. Gabriel s’arrête de rire, alors. C’est pas très amusant ce qu’elle vient de dire, c’est vrai, elle n’a aucune raison de rire, plus rien n’est drôle. Entendant cela, elle croise les bras et hausse légèrement les sourcils. Et d’un seul coup, elle se remet à sourire, on dirait qu’elle a un truc malin à dire…

▬ C’est vrai que la drogue c’est vachement utile pour sourire. Mais c’est pas en y pensant sans arrêt que ça te sortira de la tête, en tout cas.
C’est une blague ? Ah bah oui, bonjour l’argument, t’as qu’à t’enfoncer encore plus, hein Gabriel. Nan mais sérieusement, elle risque pas de s’arrêter là, elle s’est elle-même donné une mission : réussir à faire sourire voire rire la fille qui lui fait face. Elle se fiche de savoir comment, elle veut juste y arriver, c’est rare qu’elle échoue à un de ses propres défis. Elle sait même pas pourquoi elle veut faire ça, mais Gabriel ne sait pratiquement jamais rien, donc ça ne change pas de l’ordinaire. Mais le pire, c’est qu’elle dit ça comme si c’était la chose la plus évidente du monde et qu’elle avait la science infuse. Elle doit croire qu’elle a dit un truc intelligent ou philosophique, ça expliquerait qu’elle hoche la tête lentement comme un vieux sage des montagnes ou un machin qui y ressemble.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Sam 12 Oct - 7:28


Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones




Tiens, elle avait arrêté de rire, cette fille. Peut-être qu'elle avait enfin compris que Karine n'était pas du tout d'humeur à rire. Parfois, elle se disait qu'elle devrait être plus détendue, plaisanter un peu... Mais c'était beaucoup plus difficile qu'il n'y paraissait. A cause des élèves de son ancien lycée qui avaient décrété qu'elle était LA personne dont il fallait absolument gâcher les journées, elle avait du mal à faire confiance à qui que ce soit. Pour elle, un sourire n'était plus qu'une marque de satisfaction, une blague une moquerie blessante, et les rires... elle ne riait jamais, Karine. Depuis que son père avait failli mourir, elle en était incapable. A chaque fois qu'elle souriait, elle se sentait presque coupable d'être heureuse alors qu'il se tuait à petit feu pour elle.

"C’est vrai que la drogue c’est vachement utile pour sourire. Mais c’est pas en y pensant sans arrêt que ça te sortira de la tête, en tout cas."

Karine se stoppa net dans sa réflexion. Pardon?! Elle avait vraiment l'air d'une droguée, ou quoi, pour que cette fille pense à ça? Puis en la voyant sourire, elle comprit qu'il s'agissait d'une blague. Maladroite, stupide, mais une blague. Rien de méchant. Elle ne répondit pas, dévisageant intensément l'inconnue pour deviner ses intentions, et aussi parce qu'elle n'en avait pas vraiment pris la peine jusqu'à présent, un peu paniquée par son approche trop brusque à son goût. En plus d'avoir des cheveux multicolores et des vêtements tout aussi voyants, elle avait des piercings un peu partout, et des yeux curieusement roses. Lentilles, sûrement. Elle dépassait à peine Karine. C'était peut-être ça, d'ailleurs, en plus de son assurance, qui l'avait un peu effrayée... Bon, dans le lot, elle avait surtout l'air d'une excentrique, mais elle avait son style à elle. D'ailleurs ça lui allait bien. Et puis il n'y en avait pas tellement qui assumaient un style vestimentaire inhabituel. La plupart du temps les autres se contentaient de suivre les modes en essayant de se fondre dans la foule tout en attirant très légèrement les regards. Stupide, quoi.

Son regard se stoppa sur ses yeux roses. Sa curiosité était piquée par cette fille. Elle cherchait à savoir pourquoi elle s'était mis en tête de lui parler, alors qu'elle était de toute évidence aux anges dans le jardin, à se... rouler dans l'herbe? Karine n'avait pas vraiment prêté attention à ce qu'elle pouvait bien faire. Mais elle fut soulagée de voir que cette fille n'avait apparemment d'autre intention que de plaisanter avec elle. Pour la faire rire?

Bon, dans tous les cas, elle avait bien mérité une réponse un peu plus conséquente que "Ouais c'est ça". Elle sortit son carnet à dessin de sa veste, et entreprit de faire quelque chose qu'elle n'avait pas l'habitude de faire. En quelques minutes, elle réprima un sourire en observant le résultat. Elle avait beau ne plus dessiner tous les jours comme avant, elle n'avait pas perdu la main. Elle avait reproduit aussi fidèlement possible le visage de la jeune fille en face d'elle. Elle tourna son carnet à dessin pour lui montrer ce qu'elle venait de faire, et lança:

"Je suis en quelque sorte une artiste. Mais c'est interdit ici, de peindre, alors je peux même plus pratiquer. C'est pour ça que je suis pas de bonne humeur. J'en avais quand même pris, mais ils m'ont vue faire, et ils m'ont tout confisqué sauf ce carnet."

Ses yeux se posèrent à nouveau sur le dessin, et elle soupira.

"Ce serait tellement mieux avec des couleurs... Mais bon, on fait avec ce qu'on a, hein."

Elle détacha précautionneusement la feuille du carnet, puis la tendit à la fille en face d'elle.

"Si ça te plait, tu peux le prendre."

Elle ne savait pas trop quoi en faire. Après tout, elle avait dessiné presque machinalement. Pas qu'elle dessine le visage de toutes les personnes qu'elle croisait. Mais cette fille était différente. Elle ne savait pas trop si elle devait être inquiète ou heureuse de cette attention... curieuse.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Sam 12 Oct - 16:11
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Gabriel remarqua que la jeune fille qui était toujours aussi sérieuse la regardait dans les yeux. Mais pas tout à fait, son regard bougeait légèrement, comme si ses yeux à elle formaient de tous petits minuscules cercles. Et elle se demandait ce qu’elle pouvait bien regarder, parce que rien ne lui venait à l’esprit, alors elle haussa un sourcil, elle se retint de poser la question aussi. Depuis le temps, Gabriel est tellement habituée à sortir du lot qu’elle trouve presque que ce sont les personnes normales qui sont étranges et bizarres, alors bien sûr, elle ne pense pas souvent qu’elle est vraiment différente. Pourtant, elle sait très bien qu’elle n’est pas comme n’importe qui et puis elle en est très fière aussi. C’est un peu contradictoire tout ça…

Pendant qu’elle s’interrogeait toujours sur ce que l’inconnue regardait, elle vit que cette dernière sortait un petit carnet. Et Gabriel comprenait encore moins. Au moment où elle s’apprêtait à ouvrir la bouche, la fille se mit à dessiner, ce qui lui fit comprendre qu’elle devrait rester comme ça et ne rien dire. Gabriel trouvait le temps un peu long et commençait à avoir des fourmis dans les jambes, quand elle ne bouge pas pendant plusieurs minutes, ça lui fait toujours ça. Ça la soule très fortement d’ailleurs. Les secondes passaient et elle s’impatientait de plus en plus, son interlocutrice levait la tête de temps à autres pour la regarder, mais là, Gabriel n’avait qu’une envie : lui arracher son carnet des mains pour voir ce qu’elle était en train de faire. Mais elle prit son mal en patience et au bout d’un moment, elle lui montra ce qu’elle avait fait pendant ce temps.

▬ Je suis en quelque sorte une artiste. Mais c'est interdit ici, de peindre, alors je peux même plus pratiquer. C'est pour ça que je suis pas de bonne humeur. J'en avais quand même pris, mais ils m'ont vue faire, et ils m'ont tout confisqué sauf ce carnet.
Un dessin. Elle avait fait un dessin. En quelques minutes. Alors là, Gabriel était complètement plantée comme une statue devant, elle en revenait pas. Parce que non seulement elle avait fait ça en pas longtemps, mais en plus c’était trop beau, elle se dit que le mot artiste lui allait vraiment bien, parce pour le coup, c’était de l’art. Il faut dire que Gabriel, elle, ne sait même pas dessiner une table alors bon, elle se sent un peu conne à cet instant précis.

▬ Ce serait tellement mieux avec des couleurs... Mais bon, on fait avec ce qu'on a, hein. Elle détacha la feuille et la tendit à Gabriel. Si ça te plait, tu peux le prendre.
Gabriel sautilla sur place pour se dégourdir les jambes, d'ailleurs elle avait peur de s'écrouler comme une masse. Elle cligna des yeux et finit par arrêter de regarder le dessin, ses yeux piquaient un peu, elle les avait laissé ouverts trop longtemps. Mais elle comprenait maintenant, c’était pas une question de drogue, l’inconnue ne pouvait pas faire ce qu’elle aimait, et puis elle ne savait même pas que c’était interdit de faire de la peinture, Gabriel, elle est un peu à la ramasse.. C’est vrai, c’est injuste, si elle aime peindre, pourquoi on ne la laisse pas peindre ? Elle trouve ça totalement abruti une règle pareille, même si pour elle, toutes les règles qui ne sont pas les siennes sont un peu stupides.

▬ Bien sûr que ça me plaît ! Elle saisit la feuille pour la regarder encore de plus près. Purée, c’est fou, comment t’arrives à faire ça ?
Gabriel avait bien regardé le dessin, mais elle n’avait même pas fait attention au fait que c’était elle qui était dessinée. Elle était juste fascinée par un chef d’œuvre pareil, pour elle qui n’a aucun talent, c’est fabuleux. C’est vrai ça, Gabriel réalise qu’elle n’a aucun talent, elle. Elle ne chante pas, ne dessine pas, ne fait pas de la sculpture ni de sport… Bon, elle sait jouer de la basse, mais elle considère pas ça comme un truc incroyable en soi. Donc non, elle n’a vraiment aucun don…
Enfin, elle se sort cette idée de la tête et lève les yeux vers la fille qui n’est pas plus souriante. Gabriel, elle, lui sourit encore une fois, de cette façon, elle la remercie. Et dans sa tête elle se dit qu’elle est vraiment douée mais qu’on le lui a sûrement déjà plusieurs fois, alors elle doit le savoir.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Dim 13 Oct - 5:29


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"Bien sûr que ça me plaît!"

Karine la regarda saisir la feuille pour la regarder encore de plus près, et en profita pour ranger discrètement son carnet dans sa veste, à l'abri des regards. Elle ne voulait pas prendre le risque de se le faire confisquer lui aussi, sous prétexte qu'elle manquait la plupart des rendez-vous qu'on lui imposait.

" Purée, c’est fou, comment t’arrives à faire ça ?"

Elle se figea, surprise par cette question. Comment? Elle ne savait pas trop à vrai dire. C'était devenu instinctif. Elle était capable de reproduire fidèlement tout ce qu'elle voyait en quelques minutes, tant qu'elle avait un support et de quoi laisser une trace dessus. Peut-être qu'elle avait juste une mémoire visuelle exceptionnelle, et qu'à force de pratiquer, elle était plus habile avec un crayon à la main que dans n'importe quelle autre situation. Un peu comme ceux qui à force de jouer au même jeu deviennent imbattables.

Remarque, elle retenait aussi presque tout ce qu'on lui disait. Mais bon, ça, c'était par goût. Quoi de plus amusant que de sortir à quelqu'un une phrase qu'il avait lui-même employé, pour le contredire, et que d'observer sa réaction? A force, elle avait pris l'habitude de mesurer leur temps de réaction, le temps nécessaire pour le passage du blanc de la surprise au rouge de la colère, en fonction bien sûr de l'ancienneté des propos. Elle s'était même amusée à en faire son projet de fin d'année pour montrer "l'inégalité de la mémoire parmi le personnel". Oui, avec des graphiques et tout. Et le clou du spectacle, ça avait été la tête de son professeur de sciences quand il avait constaté qu'il avait le score le plus minable de tout l'établissement. Le top du top, c'est qu'elle avait eu une bonne note. La seule de l'année en fait.

Enfin bon, cette fille ne devait pas attendre une analyse aussi précise.

"J'imagine que c'est juste qu'à force de pratiquer tout le temps, c'est devenu instinctif. Je peux dessiner n'importe quoi en quelques minutes."

Elle s'interrompit en réalisant qu'en fait, depuis tout ce temps, elle n'avait aucune idée du prénom de cette fille. Celle-ci lui souriait, d'ailleurs, sûrement depuis un bon bout de temps. Elle n'avait pas été très sympathique, elle n'était même pas sûre d'avoir souri ne serait-ce qu'une seule fois. Mais bon, elle était incapable de le faire sur commande. Quand elle se forçait, le résultat était tout sauf convaincant.

"Au fait, je m'appelle Karine. Et... je me posais juste une question. En général on a une idée derrière la tête, ou une intention, quand on va vers quelqu'un qu'on ne connait pas comme tu l'as fait. Tu voulais quelque chose?"

Elle se tut en attendant sa réponse. Elle était curieuse de savoir pourquoi elle était venue vers elle aussi soudainement, et si son intuition avait été juste. Parce que Karine ne pouvait pas imaginer qu'on puisse juste s'intéresser à elle, être intrigué par son attitude ou juste vouloir sympathiser. Pas possible. Après tout, à part avec Avalon, ça n'était jamais arrivé. Et encore, c'était le hasard qui avait fait qu'elles s'étaient rencontrées. Là, c'était différent. Non, pour elle, cette fille avait forcément une arrière-pensée.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Lun 14 Oct - 14:54
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
Gabriel ne s’arrête pas de sourire. Elle n’est absolument pas gênée comme pourrait l’être les personnes d’une timidité maladive, au contraire, en ce moment, elle se sent très bien. La fille qui lui fait fasse ne s’est pas permis un seul sourire, mais elle se sent bien quand même.

▬ J'imagine que c'est juste qu'à force de pratiquer tout le temps, c'est devenu instinctif. Je peux dessiner n'importe quoi en quelques minutes.
Ah ouais, alors elle est capable de faire ça n’importe où et n’importe quand, ça fascine encore plus Gabriel. Et une idée lui a traversé l’esprit : et si elle l’attrapait par le col et la secouait comme un pommier jusqu’à ce qu’elle accepte de lui apprendre à dessiner ? Non, finalement c’est peut-être pas la meilleure des solutions. Mais Gabriel n’abandonnerait pas, elle la suivrait tant que la journée ne sera pas terminée pour lui arracher au moins un sourire. Oui, arracher, parce que pour l’instant, c’est pas gagné-gagné…

▬ Au fait, je m'appelle Karine. Et... je me posais juste une question. En général on a une idée derrière la tête, ou une intention, quand on va vers quelqu'un qu'on ne connait pas comme tu l'as fait. Tu voulais quelque chose ?
Gabriel se stoppa net dans tout ce qu’elle était en train de réfléchir. Alors cette inconnue s’appelle Karine… Elle la regarde à nouveau dans les yeux, oui, Gabriel pense que ça va bien avec sa tête. Enfin, elle ne s’attendait pas à ce qu’elle ait un nom du genre Marie-Claude ou Anne-Françoise, mais elle aurait quand même trouvé ça bizarre. Elle estime qu’il faudrait faire une minute de silence pour toutes les personnes qui ont des noms composés, parce que franchement, ça doit pas être facile à porter. En plus, les noms composés font vraiment… Riches. C’est à eux que Gabriel associe les prénoms composés en tout cas.

Deux secondes. Karine vient de lui demander pourquoi elle l’avait abordée ? Bah oui, c’est ce qu’elle a demandé. Elle a donc deux choix de réponse : soit elle lui dit vraiment le pourquoi du comment, soit elle fait mine d’avoir laissé le hasard agir. Elle va choisir la deuxième option. Ses défis, c’est comme les vœux, si elle les dit à quelqu’un, elle est sûre de rater.

▬ Rien de vraiment spécial, j’me demandais juste pourquoi tu tirais la tronche. J’trouvais ça dommage, t’as l’air d’être bien sympa !
Elle ne ment pas, mais ne dit pas ce qui se cache derrière non-plus, c’est sa technique à Gabriel, prendre un fond de vérité pour le détourner un petit peu. Et en général, ça marche, haha. Elle hausse les épaules, toujours en souriant et tourne autour de Karine pour s’arrêter à côté d’elle. C’est limite si elle pose pas sa tête sur son épaule mais s’approche assez près de son visage, enfin, surtout de son oreille.

▬ Ah, et moi c’est Gabriel !
Avec ça, un sourire qui montre toutes ses dents et un clin d’œil. C’est le kit, tout va ensemble. Et elle recommence à sautiller en retournant en face de Karine. À chaque fois que Gabriel doit se présenter ou dire son nom, elle fait toujours attention de ne pas faire durer la dernière syllabe. C’est vrai ça lui trouerait le cul que quelqu’un croit qu’elle s’appelle Gabrielle, en plus elle aime pas ce prénom, elle trouve ça moins beau quand il y a deux fois la lettre L. Elle a l’impression de savoir faire la différence entre les prononciations, comme pour les mots qui se prononcent pareil mais qui s’écrivent différemment. Ça a pas un nom ces trucs d’ailleurs ? Bonne question.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Mer 16 Oct - 2:20


Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones




"Rien de vraiment spécial, j’me demandais juste pourquoi tu tirais la tronche. J’trouvais ça dommage, t’as l’air d’être bien sympa !"

Karine ne put s'empêcher de plisser les yeux d'un air soupçonneux. Elle trouvait ce genre de réponse un peu trop facile. Juste une manière de répondre à sa question sans vraiment répondre. En fait, ça ressemblait exactement à ses propres réponses toutes faites aux questions pièges des professeurs. Qui en général, finissaient par être piégés eux-mêmes. Et puis, quelque chose au fond d'elle-même lui disait que ce n'était pas vraiment la vérité. Cette fille lui cachait quelque chose. Elle le sentait. Ou peut-être que c'était le "t'as l'air d'être bien sympa!" qui la rendait si incrédule? Personne ne lui avait jamais dit une chose pareille. Ou alors, juste avant de tenter de lui piquer ses affaires sous son nez. Tenter, parce qu'en général à peine avaient-ils refermé leurs doigts sur ses affaires que les doigts de Karine se refermaient sur leur bras avec autant de force qu'un étau. Et là en général ils lâchaient rapidement prise en bredouillant une excuse minable avant de s'enfuir en courant.

Elle se crispa un peu en voyant la jeune fille tourner autour d'elle un peu à la manière d'un requin qui cherche le meilleur angle d'attaque possible. Cette petite manie de ne pas respecter son espace vital commençait vraiment à l'exaspérer. Ok, cette fille était restée sympa, bien qu'un peu collante, pour le moment, mais Karine n'était pas du genre très tactile, et si elle osait franchir cette autre barrière, elle n'était pas sûre d'avoir assez de self-control pour ne pas se défendre. Une nouvelle fois, la fille s'approcha à quelques centimètres de son oreille, et s'exclama:

"Ah, et moi c’est Gabriel !"

Karine n'eut pas le temps de le voir venir, et ne put réprimer un mouvement de recul. Gabriel donc... Hé bien, quel que soit son nom, elle risquait de s'en prendre une si elle recommençait, grand sourire ou pas. Heureusement pour elle, Karine n'avait pas de réflexe aussi violent, même si elle était quand même assez réticente vis-à-vis des contacts physiques. Un peu comme une allergie, c'était un réaction immunitaire face à une menace potentielle. Pour le moment, elle s'était contentée de reculer, mais combien de temps tiendrait-elle à ce rythme? Elle mettait ses nerfs à rude épreuve... Karine soupira pour se calmer, puis déclara:

"Tu es bien la première à considérer que j'ai l'air sympa. Par contre, si tu pouvais arrêter de t'approcher aussi près de moi... On est pas amies à ce que je sache."

Un simple avertissement. La politesse ou l'hypocrisie, Karine n'avait pas d'endurance dans ces domaines. Et elle avait déjà épuisé tout son stock. Donc il était temps pour elle d'être aussi franche et froide que d'ordinaire. Ou au moins franche. Parce qu'elle pouvait être sympa aussi parfois... rarement... enfin pas souvent quoi. Mais dans quelques rares occasions elle pouvait l'être. Remarque, il n'y avait pas plus glacial qu'elle. Elle restait froide et distante, quelle que soit la distance à laquelle on se trouve d'elle. Un véritable iceberg. Essayer de sympathiser avec elle équivalait à s'embarquer pour le Titanic en pleine ère glaciaire. Un pur suicide.

La seule raison pour laquelle elle n'avait certainement pas déjà déguerpi en prétextant un rendez-vous était qu'au fond, Gabriel l'intriguait. Autant de cran dans une seule et même personne, ça ne se voyait pas à tous les coins de rue. Rien que pour ça, elle lui accordait un peu plus de respect qu'aux autres. Peut-être aussi n'était-elle pas partie parce que toutes ces couleurs, ça lui faisait un peu du bien, en quelque sorte. Finalement, la comparaison avec la drogue était plutôt bien trouvée, même si c'était involontaire. Elle était en manque... Sans peinture, sa vie était morne et triste. Sans couleur.

Elle regarda droit dans les yeux Gabriel, se demandant à quoi elle pouvait bien penser. Celle-ci avait dû être surprise par sa réponse. Elle n'avait pas été franchement agréable. Mais bon, c'était plus fort qu'elle, même quand il lui arrivait d'apprécier quelqu'un, elle était incapable d'être amicale. Pourtant, pour une fois, elle aurait bien aimé lui donner raison, à cette fille. Prouver qu'elle pouvait faire plus que seulement avoir l'air sympathique. Réussir à plaisanter, ou quelque chose comme ça. Etre détendue. Mais c'était plus fort qu'elle. Si seulement elle pouvait ne serait-ce que cesser de broyer du noir, et qui sait? Sourire?
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Ven 18 Oct - 14:50
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
Karine semblait un peu suspecte après avoir entendu la réponse de Gabriel, manifestement ça ne lui allait pas. Elle attendait sans doute autre chose, mais tant qu’elle n’aurait pas réussi son défi, Gabriel ne le lui dira rien. Elle veut gagner, même si ça ne va rien lui rapporter à elle, elle aura au moins réussi à faire sourire Karine, et rien que ça lui ferait plaisir. Mais bon, il faut y arriver d’abord, on en reparlera une fois que ce sera fait.

▬ Tu es bien la première à considérer que j'ai l'air sympa. Par contre, si tu pouvais arrêter de t'approcher aussi près de moi... On est pas amies à ce que je sache.
Sur le moment, Gabriel haussa un sourcil. Pour elle, avoir un tel contact et être proche comme ça était normal, elle a toujours fait comme ça avec tout le monde. Enfin, faut pas non-plus oublier que ça lui a joué de vilains tours… Mais comme rien ne lui sert jamais de leçon, elle recommence et sans prendre en compte les autres. Elle ne se pose même pas la question de savoir si eux supportent ce genre d’actions, certains le prendraient bien, d’autres se casseraient en courant ou péteraient purement et simplement un plomb. Et apparemment, Karine fait partie de ceux qui préfèrent être loin des gens autour.

Maintenant qu’elle n’est plus surprise, Gabriel sourit. Mais ce n’est pas le même sourire qu’avant, celui-là est plus… Mesquin, étrange. Elle remet ses mains derrière son dos, elle aime bien faire ça, et recule d’un grand pas. Elle cligne les yeux plusieurs fois de suite et incline très légèrement la tête. C’est typiquement le genre de demande que Gabriel ne supporte pas. Elle n’aime pas quand on lui interdit quelque chose, elle n’aime pas ça du tout. Mais elle ne compte pas le montrer, pas tout de suite, elle a à peine eu le temps de faire connaissance avec Karine…

▬ Oh ? Je vois, tu préfères conserver ton espace vital… Je ferai attention.
Elle hocha lentement la tête et ne retint pas un gloussement. D’habitude, quand quelque chose ne plaît pas à Gabriel, peu importe ce que c’est, elle explose et laisse sa colère péter sur la source du problème. Quand c’est quelqu’un, elle hurle tellement fort qu’elle a la voix à moitié niquée après, et quand c’est un objet ou quelque chose qu’elle arrive pas à faire, elle fout des coups de pieds dans n’importe quoi, elle balance ses pompes et finit par bouder toute seule. Au moins, c’est pas du tout excessif pour un tout petit truc comme ça, c’est bien. Mais là, même si elle n’est pas encore à ce niveau, elle va se contenir pour ne pas y monter. Alors elle se contente de faire un sourire un peu crispé, elle va parfaitement arriver à se calmer, il n’y a pas de raison.

C’est aussi pour ça qu’elle voudrait enchaîner avec autre chose. Autre chose, oui, c’est bien sympa ça, mais quoi ? Qu’est-ce qu’elle pourrait bien dire ou demander à Karine… Pourquoi elle s’est levée ? Non. Son âge ? Pfff, beaucoup trop banal. En même temps, elle est assez curieuse de savoir… À la voir, Gabriel lui donnerait à peu près son âge, elle a l’air vachement mûre. Tellement que c’en est un peu flippant d’ailleurs. Elle s’accroupit et pose ses bras sur ses coudes en levant la tête vers le ciel, comme si ça allait l’aider à mieux réfléchir. Mais elle reste pas longtemps comme ça parce que le soleil lui pique les yeux, alors elle baisse la tête et ferme un œil, elle regarde Karine.

▬ Tu veux pas t’asseoir aussi ? T’es un peu trop grande vue du dessous.
Ah bah voilà, la première chose qui lui est passée par la tête, c’est ça. Au moins, elle a trouvé quelque chose à dire, bon, c’est pas le truc le plus intelligent du monde, mais ça ira. Bien sûr, elle dit ça pour essayer de plaisanter, c’est pas du tout une remarque désagréable, elle espère juste que Karine va pas le prendre comme ça. Elle pense pas, mais des fois, elle pense mal. Peut-être que c’est le cas cette fois, même si ce serait vraiment à chier…

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Sam 19 Oct - 16:18


Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones




Karine se figea en voyant sourire Gabriel. Ce n'était pas le même genre de grand sourire qui était resté imprimé sur sa figure depuis le début, non... Il avait quelque chose de légèrement inquiétant, comme si cela ne présageait rien de bon.

"Oh? Je vois, tu préfères conserver ton espace vital… Je ferai attention."

Karine fronça les sourcils, et se sentit profondément dépitée. Elle avait pensé que Gabriel était différente des autres. Elle espérait que si celle-ci se fichait du regard des autres, qu'elle serait au moins une des rares personnes à oser être franche avec elle. Parce que s'il y avait bien une chose qu'elle ne supportait pas, c'était l'hypocrisie. Rien qu'une perte de temps, un manque de confiance ou de respect envers les autres. Mais de toute évidence, Gabriel avait décidé de ne pas avouer qu'elle n'était pas du tout d'accord avec cette demande. Ça serait probablement passé inaperçu face à quelqu'un d'autre, mais Karine lisait sur les visages comme sur un panneau d'affichage géant. Elle s'était assise d'ailleurs, et la regardait. Depuis combien de temps?

"Tu veux pas t’asseoir aussi ? T’es un peu trop grande vue du dessous."

Karine ne put réprimer un sourire. Elle ne savait pas trop s'il s'agissait d'une plaisanterie ou quoi que ce soit d'autre, mais elle trouvait ça drôle. Personne n'osait jamais plaisanter sur sa taille de peur qu'elle ne soit susceptible. Il fallait dire qu'elle avait une réputation de briseuse de bras dans sa ville, à force que des gens pensent pouvoir s'en prendre à elle plus facilement parce qu'elle était plus petite que la moyenne de sa classe. Mais au fond, sa taille n'avait jamais été un problème a ses yeux. Au contraire, elle était la première à rire intérieurement de voir qu'elle devait se mettre sur la pointe des pieds là où les autres pouvaient voir ou atteindre quelque chose sans difficulté. Elle ironisa:

"C'est drôle, en général on a plutôt tendance à me ramener un tabouret, que de me dire que je suis trop grande... Mais si tu veux, je peux m'assoir."

Enfin, elle espérait qu'elle pouvait. Après tout, ça ne faisait pas si longtemps que ça qu'elle s'était fait mal au dos en faisant une mauvaise chute, et elle doutait qu'on puisse guérir en si peu de temps. Oui, bon, c'était plus la partie "se relever sans se faire mal" qui l'inquiétait, parce qu'il n'était pas particulièrement compliqué de se laisser tomber dans l'herbe. Elle s'assit précautionneusement à quelques mètres en face de Gabriel, et fut rassurée de ne ressentir aucun tiraillement ou craquement qui aurait pu laisser présager le retour de cette satanée douleur qui l'avait poursuivie pendant des jours. Elle se pencha légèrement en avant, son sourire évanoui, et déclara avec son sérieux habituel:

"Tu sais, tu n'as pas besoin de faire semblant pour me faire plaisir. Je vois bien que ça te dérange, ce que je te demande. C'est juste que je n'ai pas l'habitude de ce genre de... hum, proximité. Mais si tu fais un effort, je peux bien essayer d'en faire un aussi, j'imagine."

Ses yeux s'écarquillèrent subitement, tandis qu'une douleur familière se répandait à une vitesse fulgurante dans son dos. Elle se retrouva paralysée quelques secondes, et ses muscles n'étant plus tendus pour la maintenir en équilibre, elle ne put que jurer en basculant lentement en avant, avant de s'effondrer dans l'herbe juste devant Gabriel. Elle aurait bien tendu ses bras en avant pour se réceptionner, si seulement ils n'étaient pas reliés à son dos... Elle pesta intérieurement d'avoir eu la stupidité de se pencher en avant ainsi alors qu'elle savait pertinemment ce qu'elle risquait, puis parvint à rouler sur le côté, au prix d'une douleur qui la dissuada d'aller plus loin. Ca devait être assez pitoyable à voir. Du coup, elle se retrouvait affalée par terre devant Gabriel, incapable de se relever.

"Hum... Je suis comme qui dirait coincée, là. C'est compliqué, mais je peux plus bouger à cause de mon dos. Tu pourrais... heu, m'aider à me relever? Ou au moins à me redresser quoi... S'il te plait?"

Elle détestait plus que tout au monde devoir demander de l'aide à quelqu'un, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Restait à espérer que Gabriel n'aurait pas pris mal sa demande ou quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs. Sinon, elle était mal partie... Très mal.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Dim 20 Oct - 16:42
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Gabriel ramène ses jambes pour s’asseoir en tailleur, elle pose ses mains sur ses chevilles. Elle a toujours la tête levée vers Karine et espère quand même qu’elle va s’asseoir aussi, parce que non seulement elle est vachement haute mais en plus, Gabriel peut pas la regarder à cause du soleil qu’elle se prend en pleine gueule. Alors bon, c’est vrai que c’est tout bénef pour elle, et ça le serait aussi pour Karine, l’herbe est pas aussi inconfortable que ça, si ?

▬ C'est drôle, en général on a plutôt tendance à me ramener un tabouret, que de me dire que je suis trop grande... Mais si tu veux, je peux m'assoir.
Elle sourit, elle avait bien aimé ce que venait de dire Karine, c’était amusant. Ça rappelait à Gabriel une plaisanterie qu’elle avait entendue : un garçon avait lancé à un autre qui était beaucoup plus petit que lui qu’il n’aurait pas trop de mal à “escalader le mont-tabouret”. Et du coup, bah là elle était en train de se marrer toute seule en silence en y pensant. Elle aurait bien expliqué à Karine, mais elle voulait pas prendre le risque de la vexer avec une blague totalement discriminatoire sur les personnes de petite taille. Enfin, elle s’est surtout dit qu’elle avait l’air assez énervée comme ça, que c’était pas la peine d’en rajouter.

Et Karine commença à s’asseoir, Gabriel la regarda faire en remarquant qu’elle avait l’air de faire attention à quelque chose. Peut-être qu’elle avait peur d’écraser une fourmi sous ses fesses ? Mouais, c’était sûrement pour une autre raison. Les voilà assises l’une en face de l’autre avec une bonne distance entre elles. On dirait un gourou qui va révéler son avenir à un jeune garçon qui veut partir à l’aventure, ouais, comme dans Zelda quoi. Gabriel fixe Karine droit dans les yeux, sans cligner les siens d’ailleurs. Elle fait souvent ça, elle regarde quelque chose mais ne voit rien en fait, elle cligne pas des yeux, on dirait presque qu’elle en veille quand elle fait ça, et souvent les gens trouvent ça bizarre. Mais ça lui permet de se ressourcer et de réfléchir quand elle a besoin de le faire. En général, ça se décoince tout seul. Elle observe attentivement Karine, sans bouger, elle a l’air paisible à cet instant précis.

▬ Tu sais, tu n'as pas besoin de faire semblant pour me faire plaisir. Je vois bien que ça te dérange, ce que je te demande. C'est juste que je n'ai pas l'habitude de ce genre de... hum, proximité. Mais si tu fais un effort, je peux bien essayer d'en faire un aussi, j'imagine.
Gabriel se redresse un peu en entendant ça, elle cligne des yeux comme si elle venait de se réveiller. Elle s’apprête à dire quelque chose mais d’un seul coup, pouf, Karine s’aplatit part terre comme une grosse crêpe. Gabriel n’a même pas eu le temps de voir ce qui venait de se passer. Comme elle est surprise, elle se redresse et s’apprête à se lever en regardant Karine. Sur le moment elle a un peu peur qu’elle soit morte, elle est tombée tellement vite et sans prévenir qu’elle a peut-être fait une crise cardiaque ! Mouais, c’est vrai que niveau extrême, on fait pas beaucoup mieux.

▬ Hum... Je suis comme qui dirait coincée, là. C'est compliqué, mais je peux plus bouger à cause de mon dos. Tu pourrais... heu, m'aider à me relever ? Ou au moins à me redresser quoi... S'il te plait ?
Ah, alors comme ça Karine a besoin d’aide ? Alors qu’elle vient juste de demander à Gabriel de ne pas s’approcher trop près d’elle ? C’est drôle comme situation, alors Gabriel sourit. Comme elle s’apprêtait à le faire, elle se lève et s’approche tout doucement de Karine…

▬ Je peux aussi te marcher dessus pour que tu aies encore plus mal, qu’est-ce que tu en penses ?
Elle a parlé tellement doucement qu’on aurait presque cru qu’elle chuchotait. Elle lève son pied droit, elle s’apprête à le poser sur le dos de Karine pour appuyer dessus. Elle sourit de nouveau de manière crispée et descend son pied, encore, encore, encore… Et soudain, elle s’arrête. Elle se met à rire en reculant son pied pour le reposer par terre. Son rire est tellement aigu et irrégulier qu’il en ferait mal aux oreilles. Elle se penche en avant en tenant ses cheveux au niveau de son front pour ne pas qu’ils lui tombent devant les yeux et sourit de toutes ses dents.

▬ Haha ! Je plaisante, attends, bouge pas.
Une petite frayeur pour la route, c’est fait. Gabriel se met devant elle et tend les bras pour les poser sous les épaules en Karine, en faisant doucement bien sûr, pour ne pas risquer de lui faire mal. Elle lui demande si ça va, si elle peut y aller et commence à pousser tout doucement. Quand Karine se trouve à peu près droite, Gabriel se déplace pour se mettre d’abord à côté d’elle puis derrière pour l’aider à se redresser complètement. Elle avance sa tête pour la regarder, en la soutenant, bah ce serait con qu’elle retombe alors elle fait attention. Elle espère avoir bien fait et ne pas lui avoir fait mal parce qu’elle avait déjà pas l’air d’aller super bien. Elle lui aurait bien dit qu’elle vieillissait vachement vite, mais encore une fois, ça aurait été une mauvaise idée.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Lun 21 Oct - 12:35


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Dans la situation dans laquelle elle s'est mise, Karine ne pouvait plus faire grand chose à part suivre des yeux Gabriel lorsqu'elle se leva, un sourire aux lèvres. Elle la regarda s'approcher lentement, légèrement inquiétée par son attitude.

"Je peux aussi te marcher dessus pour que tu aies encore plus mal, qu’est-ce que tu en penses ?"

Karine écarquilla les yeux en la voyant lever le pied et l'approcher lentement de son dos. Elle ne répondit pas, trop occupée à chercher un moyen de pouvoir se sortir de là, en vain. La seule chose qu'elle arrivait à faire, c'était plier les doigts et bouger la tête pour suivre des yeux Gabriel, et encore, rien que ça lui faisait super mal. Même rester immobile en se contentant de respirer était douloureux, alors essayer de se mettre hors de portée... Même pas la peine d'y penser. Elle détestait être impuissante, mais là, ce n'était plus une question d'être d'accord avec ce qui se passait ou pas. Elle paniquait complètement. Elle n'était pas spécialement effrayée par la douleur, mais là, elle en avait suffisamment bavé à l'infirmerie pour ne plus oser s'appuyer sur le dossier d'une chaise de peur de souffrir. Alors rien que d'imaginer le pied de Gabriel appuyer sur son dos...

Et tout à coup, Gabriel se mit à rire et retira son pied. Karine la regarda faire, complètement décontenancée. Elle ne comprenait plus, là. Puis elle réalisa que ça signifiait qu'elle s'était juste moquée d'elle, et elle ferma les yeux pour regagner son calme. Elle n'avait jamais eu l'intention de lui faire de mal. Imbécile. Elle avait été tellement paniquée qu'elle n'avait même pas pensé à vérifier qu'elle était sincère quand elle avait parlé. Elle inspira et expira à plusieurs reprises pour tenter de se rassurer et de ne pas péter un câble. Parce que si Gabriel avait voulu la mettre dans une colère noire, elle n'aurait pas pu trouver mieux que de se ficher d'elle dans une situation pareille.

"Haha ! Je plaisante, attends, bouge pas."

Bon, au moins, elles étaient quittes pour toutes les choses désagréables qu'avait pu lui dire Karine. C'était ce qu'elle essayait de se dire pour éviter de s'énerver. Elle dut se mordre la lèvre pour s'empêcher de l'insulter. Oui, elle n'était pas du genre à aimer les blagues ou les surprises de ce genre, mais alors en plus dans un moment où elle était sans défense, en train de souffrir... En fait, c'était plus le fait de se retrouver incapable de se débrouiller seule qui la rendait furieuse. Elle marmonna, vexée:

"Je trouve pas ça drôle..."

Elle serra les dents lorsque Gabriel l'aida à se redresser, et mit de côté sa volonté de conserver son espace vital pour une fois. Elle fut surprise de la délicatesse de la jeune fille, après la frayeur qu'elle lui avait faite. Bien sûr, ça ne l'empêcha pas de souffrir, mais c'était déjà moins douloureux que de se relever toute seule ou d'avoir affaire à quelqu'un d'aussi attentionné que sa copine l'infirmière... Elle n'aimait pas se laisser manipuler ainsi, mais bon, au moins Gabriel avait l'air de savoir ce qu'elle faisait: elle fut efficace, et pas une seule fois elle ne la laissa tomber. Une fois qu'elle eut réussi à la redresser, elle la soutint pour l'empêcher de retomber en avant, et pencha sa tête en avant pour s'assurer qu'elle allait bien. Karine détourna les yeux, puis soupira:

"Merci. Je sais pas ce que j'aurais fait sans toi... Ca devrait aller. Je vais essayer de me relever toute seule."

Après tout, maintenant, elle se sentait à nouveau capable de tenir droit sans aide, et elle devait pouvoir bouger donc se relever sans trop de problème, tant qu'elle y allait doucement. Elle se dégagea, puis étant à genoux, elle entreprit d'abord de se retrouver accroupie sans se défoncer le dos, ce qui n'était pas aussi simple que ça en avait l'air après s'être retrouvée paralysée pendant quelques secondes. Puis elle essaya de se relever aussi lentement que possible pour ne pas s'écrouler à nouveau. Elle soupira de soulagement lorsqu'elle fut sûre qu'elle tenait bien. Elle passa sa main dans ses cheveux machinalement.

"Bon, ça c'est fait, je suis tranq..."

Encore une fois, un geste trop brusque. Elle sentit la douleur revenir et ses jambes céder, et elle s'écroula à nouveau devant Gabriel. Elle crachota quelques brins d'herbe en se redressant tant bien que mal. Retour à la case départ: à quatre pattes, avec cette satanée douleur dans le dos. Elle soupira, puis jeta un regard suppliant à Gabriel.

"Oublie ce que j'ai dit. Je peux pas me débrouiller toute seule. Tu peux m'aider à me relever aussi? Je suis vraiment désolée, hein... Mais j'ai super mal au dos depuis quelques semaines. C'était passé, mais apparemment c'est pas guéri. Enfin..."

Elle se tut. Elle se sentait nulle à cet instant, et elle détestait ce sentiment. Elle avait presque envie de pleurer. Enfin bon, ce n'était pas le moment pour ça. Elle dévisagea Gabriel en espérant qu'elle ne paraissait pas aussi désemparée qu'elle ne l'était. Sinon, elle devait être pitoyable. Tout ça parce qu'elle s'obstinait à vouloir tout faire toute seule. Au moins elle ne devait pas être trop lourde, petite comme elle était. D'autant qu'elle avait tendance à sauter pas mal de repas. Ca ne devrait pas être trop difficile pour Gabriel, vu que celle-ci était un peu plus grande qu'elle. Si elle acceptait de l'aider encore...
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Mar 22 Oct - 13:11
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
Karine a l’air complètement affolée, au moins, ce que Gabriel a tenté a réussi. C’est un des nombreux tests qu’elle fait aux gens pour pouvoir déterminer quelle expression leur va le mieux. C’est très enrichissant, grâce à ça, elle a découvert ce qui choque le plus, ce qui fait ressortir des sentiments enfouis, des mauvais souvenirs… C’est un passe-temps malsain, mais dont Gabriel ne pourrait pas se passer. Et voir l’expression de Karine à ce moment précis mérité un sourire, oui, elle est contente de lui avoir fait peur.

▬ Je trouve pas ça drôle...
Alors ça c’est évident, Gabriel savait bien que ça ne ferait pas rire Karine. Ce genre de plaisanterie n’a jamais fait rire quelqu’un d’autre que Gabriel. Et c’est normal d’ailleurs, parce qu’à la base, au moment où Gabriel le fait, c’est pas une blague… Elle est très sérieuse, mais ne veut pas forcément faire mal, elle adore voir la réaction des gens quand elle sort ce genre de menace.

▬ Je sais.
Elle fait un grand sourire, mais un sourire parfaitement sincère et pas du tout mauvais. Alors Karine a eu peur, oui, ça s’est vu dans ses yeux, elle a eu peur. Mais bon, la peur lui va pas trop, elle préférerait voir un joli sourire sur son visage, ça serait bien mieux. Mais elle se souvient, la peur, ça lui allait tellement bien, à elle… Non, ce n’est pas le moment d’y pense, plus tard. Gabriel doit s’occuper de Karine d’abord. C’est vrai, c’est le respect pour ceux qui sont présents qui est prioritaire tout de même.

▬ Merci. Je sais pas ce que j'aurais fait sans toi... Ça devrait aller. Je vais essayer de me relever toute seule.
Gabriel s’empêche pas de faire la moue, elle a l’air déçue. Bah elle s’attendait à ce que Karine lui sourit en la remerciant, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie, elle a quand même sous-entendu que sans elle, elle serait toujours coincée et écrabouillée par terre comme un pauvre petit ver de terre. C’est déjà ça, et rien que ça suffit à faire plaisir à Gabriel.

Quand Karine bougea un peu et s’écarta d’elle, Gabriel resta à côté, au cas où elle irait pas dans le bon sens. Bah oui, c’est possible. Alors pendant un instant, elle l’a regardée en haussant un sourcil et en gardant ses bras derrière elle pour prévenir une éventuelle chute en arrière. Ah beurk, si ça arrivait, elle aurait les jambes complètement retournées, c’est dégueulasse. Enfin au moins ça étirerait ses quadriceps comme dirait un prof de sport. Une fois qu’elle était sûre que Karine allait tenir toute seule, elle s’est levée en poussant sur ses jambes et en battant l’air d’un grand coup avec ses bras. Elle a peut-être cru qu’elle allait s’envoler. Par simple mesure de précaution, elle garde un œil sur Karine, bah ouais, elle fait gaffe, elle a quand même demandé à Gabriel de l’aider alors si elle la lâche au dernier moment ça va pas le faire…

▬ Bon, ça c'est fait, je suis tranq...
Et puis repouf. Karine tombe encore une fois. Décidément, il y a un aimant dans la pelouse ou quoi ? Sur le moment, Gabriel reste impassible, comme si ce qu’elle venait de voir n’avait pas encore atteint son cerveau. Juste après, elle s’est précipitée et s’est allongée par terre en gardant un appui avec ses pieds et ses genoux et en posant ses mains sous sa tête. Elle regarde Karine dans les yeux avec un air un peu affolé, elle a eu vachement peur quand même.

▬ Eh, ça va ?
Gabriel lève le bras et s’apprête à le poser sur l’épaule de Karine sauf qu’elle s’arrête, elle avait un peu oublié que si elle est par terre, C’EST PARCE QU’ELLE A MAL AU DOS. Donc ce serait une chose très conne que de lui appuyer sur l’épaule. Enfin, remarque, rien que la question qu’elle vient de poser est conne déjà. Comme si Karine allait lui répondre « Oui je suis morte, tu peux porter mon cadavre jusques dans un buisson ? ». Elle regarde, elle a l’air un petit peu gênée, ça fait quand même deux fois qu’elle tombe, Gabriel voudrait pas en rajouter mais on dit jamais deux sans trois. Oui, bon, là, elle devrait vraiment se taire, ça ferait pas plaisir à Karine si elle disait ça à voix haute.

▬ Oublie ce que j'ai dit. Je peux pas me débrouiller toute seule. Tu peux m'aider à me relever aussi ? Je suis vraiment désolée, hein... Mais j'ai super mal au dos depuis quelques semaines. C'était passé, mais apparemment c'est pas guéri. Enfin...
Gabriel commence à se mordiller la lèvre inférieure. Si Karine s’est blessée au dos il y a plusieurs semaines et qu’elle a toujours mal, ça veut dire que c’est assez sérieux. Donc Gabriel va devoir être encore plus prudente que la première fois pour la redresser, et surtout pour l’aider à se lever. Et malheureusement pour Karine, elles vont devoir être assez proches pour quelques instants.

▬ T’as pas à t’excuser tu sais, j’suis pas salope au point de te laisser par terre comme ça !
C’est que là, si Gabriel avait pas voulu aider Karine, c’aurait été un coup bas vraiment lâche. Et même si Gabriel est égoïste, elle aidera forcément quelqu’un qui le lui demande, oui, enfin, sauf si c’est une personne qu’elle ne peut pas voir, mais pour l’instant Karine n’en fait pas partie alors elle n’a aucune raison de ne pas l’aider. Et puis Karine a une grosse carapace mais elle a sûrement un bon fond. Et Gabriel aime bien les bons fonds.

Alors, l’opération recommence. Gabriel se relève d’abord et se remet en face de Karine encore une fois. Elle refait exactement les mêmes mouvements qu’avant, sauf que cette fois, elle est beaucoup plus minutieuse et précise, elle a vraiment mais alors vraiment pas envie de lui faire mal. Et presque à chacun de ses gestes, elle demande à Karine si ça va, si elle n’a pas trop mal, si elle s’en sort bien. Une fois qu’elle est redressée, Gabriel s’arrête et sourit à Karine d’un air rassurant.

▬ C’est bon, t’es prête ? Tu peux t’appuyer sur moi si ça te fais mal.
L'opération commando delamortquitue quoi. C'est tout une organisation. Au moins, Gabriel espère qu’elle arrivera à supporter Karine, mais elle ne pense pas avoir trop de mal pour ça. Et si elle fait un faux mouvement, elle pourra la frapper parce que là pour le coup, ça sera pas voulu, elle a aucune envie de lui faire mal.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Mar 22 Oct - 17:06


Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones





En général, quand Karine regardait quelqu'un en face, c'était pour deviner ce qu'il ressentait. Sinon, elle se contentait de les ignorer et de passer son chemin. Encore fallait-il pouvoir marcher pour ça... Gabriel avait l'air de s'inquiéter pour elle. Bon, c'était compréhensible, aussi, ça faisait la deuxième fois qu'elle se cassait la figure juste devant elle. Enfin, elle ne s'était pas encore blessée en tombant de sa hauteur, d'autant que bon, elle était pas super grande, alors en même temps elle ne risquait pas grand chose. Non, en fait, c'était plus que comme elle ne tombait pas forcément droite, elle s'était faite encore plus mal au dos dans la chute. M'enfin, rien de bien grave, la douleur était juste plus intense pendant quelques secondes.

"T’as pas à t’excuser tu sais, j’suis pas salope au point de te laisser par terre comme ça !"

Karine la dévisagea, et fut rassurée de voir qu'elle était sincère. Tout à l'heure, elle lui avait juste fait une blague. Très mauvaise, carrément flippante, mais rien qu'une blague. Elle n'avait jamais eu l'intention de lui faire du mal. Hum, amusant de voir que quand on en avait le plus besoin, l'auto-persuasion, ça ne marchait pas du tout. Même si jusqu'à présent Gabriel s'était montrée être sympathique, elle avait du mal à ne pas considérer n'importe qui comme une menace potentielle, surtout après la frayeur qu'elle lui avait faite. Bon, en même temps, c'était pas comme si elle avait un autre choix, et puis... en fait, au fond, elle préférait que ce soit Gabriel qui s'en charge plutôt que quelqu'un qu'elle ne connaissait pas du tout. D'autant qu'elle avait été drôlement douée et attentionnée avec elle la première fois. Plus que n'importe qui avant elle.

"Si tu savais le nombre de fois qu'on m'a fait le coup..."

Bon, en réalité, une seule fois. Sa classe l'avait passée à tabac après qu'elle ait mis son poing dans la figure d'un mec qui s'était moqué de son nom "pas très américain". Il lui avait fallu attendre la nuit, à moitié sonnée sur le trottoir pour qu'enfin quelqu'un la remarque et l'aide. Si elle se souvenait bien, c'était après ça qu'elle avait décidé de se mettre aux sports de combat. Enfin, de toute manière elle avait jamais été très tactile, même avant ça.

Elle se laissa redresser une seconde fois par Gabriel. Celle-ci redoubla d'attention et de précision, sûrement pour éviter de la faire souffrir. Touchant, même si elle fut malgré elle agacée de la voir se stopper sans arrêt pour s'assurer qu'elle ne souffrait pas. Enfin, elle fit tout pour ne pas le montrer, ni ça ni le fait que malgré toutes ses précautions, ça ne l'empêchait pas de souffrir un peu quand même. Mais bon, ça... Même si elle l'avait laissée par terre elle aurait quand même souffert alors... Gabriel lui sourit une fois qu'elle fut redressée. Bizarrement, cette fois, le contact ne l'avait presque pas dérangée. Début de confiance, peut-être?

"C’est bon, t’es prête ? Tu peux t’appuyer sur moi si ça te fais mal."

Karine grimaça malgré elle. Y avait-il vraiment un moyen pour Gabriel de l'aider à se relever sans lui faire trop mal? Elle en doutait. Quoique? Elle frissonna. Cette idée ne lui plaisait pas vraiment, mais bon... C'était la meilleure qui lui soit venue à l'esprit. Bon, d'accord. La seule.

"Je crois que le meilleur moyen, enfin, si tu es d'accord, ça serait que je passe mes bras autour de ton cou, et que tu essaies de te relever. Ca m'éviterait d'avoir à bouger mon dos. Et comme ça, dès que je peux poser mes pieds au sol, je suis déjà dans la bonne position pour être debout. Et en cas de faux mouvement, tu peux me soutenir sans problème."

Elle se tut, profondément gênée. Elle qui voulait à tout prix que Gabriel cesse de l'approcher, allait devoir se retrouver très très proche d'elle pendant cet instant, aussi court soit-il. D'autant qu'elle n'était pas sûre ni qu'elle soit d'accord, ni que ça fonctionne. Sans parler du fait que pendant cet instant elle allait devoir s'appuyer de tout son poids sur la jeune fille.

"Je suis pas super lourde, mais tu penses que tu y arriverais?"

Arriverais, oui, parce que rien ne disait que Gabriel serait d'accord pour presque la porter. Dans tous les cas, Karine lui était terriblement reconnaissante pour son aide. Elle n'aimait pas trop être redevable envers qui que ce soit, mais bon, malgré tout, elle esquissa un sourire. Après tout ce qu'elle avait fait pour elle, c'était la moindre des choses...!
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Mer 23 Oct - 14:27
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
En regardant Karine, Gabriel se demande si elle n’a pas trop mal, elle espère aussi que son mal de dos va passer. Parce que franchement, ça doit pas être super agréable. Enfin c’est évident, sauf si t’es maso, c’est pas agréable d’avoir mal… La logique fait parfois des ravages.

▬ Si tu savais le nombre de fois qu'on m'a fait le coup...
Gabriel fronce un peu les sourcils. Ça c’est pas très sympa. Si c’est déjà arrivé à Karine, il y avait forcément quelqu’un autour qui aurait pu l’aider, donc logiquement, elle aurait pas du rester par terre. Elle, quand Gabriel n’aime pas quelqu’un, elle va pas aller l’aider, ça c’est sûr et certain, mais parfois, ça arrive qu’elle ait pitié, alors elle demande à quelqu’un de le faire à sa place. C’est pas du tout un geste gentil, c’est juste parce qu’elle estime ne pas avoir à se rabaisser à un tel niveau qu’elle se sente obligée de venir en aide à ces bouffons qu’elle peut pas blairer. Enfin heureusement pour elle, c’est pas arrivé souvent, haha.

▬ Je crois que le meilleur moyen, enfin, si tu es d'accord, ça serait que je passe mes bras autour de ton cou, et que tu essaies de te relever. Ca m'éviterait d'avoir à bouger mon dos. Et comme ça, dès que je peux poser mes pieds au sol, je suis déjà dans la bonne position pour être debout. Et en cas de faux mouvement, tu peux me soutenir sans problème.
Gabriel écoute attentivement Karine, comme si en même temps, elle enregistrait chacun des mots qu’elle entendait. Comme si toutes les informations percutaient son cerveau pendant qu’elle s’imaginait ce que qu’elles donneraient une fois appliquées. Et quand elle a fini de parler, Gabriel hoche lentement la tête pour montrer qu’elle a bien compris. Puis juste après, elle lance un regard malicieux à Karine et lui fait un clin d’œil. C’est sûrement pas elle qui refuserait une proximité pareille, au contraire…

▬ Je suis pas super lourde, mais tu penses que tu y arriverais ?
Qu’elle n’est pas très lourde, ça c’est vrai, Gabriel pense l’avoir bien remarqué pendant qu’elle la redressait. Mais bon, comme elle contrôlait pas vraiment son corps à ce moment là, elle était un peu plus lourde que d’ordinaire, c’est logique. Si elle allait y arriver ? Bien sûr, elle est pas complètement empotée non-plus, ça devrait aller. Gabriel regarde Karine et lui fait un énorme sourire, à la regarder comme ça d’ailleurs, on dirait qu’elle prend ça à la légère, le mieux c’est que ça ne soit qu’une impression…

▬ Bien sûr ! Par contre, laisse-moi juste trente secondes.
Là, Gabriel se déplace un peu et se remet droite. Elle enlève ses mains du dos de Karine et à la place, elle l’appuie doucement sur ses jambes, bah oui, pour qu’elle tienne droite. Bon, c’est pas la meilleure option mais y’avait que ça, du coup, les jambes un peu pliées elle continue de la soutenir. Dans un mouvement rapide, elle retire l’élastique qu’elle avait au poignet, ouais parce que c’est toujours utile d’avoir un élastique et commence à se triturer les cheveux dans tous les sens. En fait, elle se fait un espèce de chignon dégueulasse et fait à la va-vite, et comme à chaque fois qu’elle essaye de se coiffer, oui, essaye parce qu’en général, c’est mission impossible, il y a toujours des cheveux rebelles qui dépassent et qui partent on se sait où. Ah les épis, un combat permanent.

▬ Ce sera plus pratique comme ça.
Mais elle compte pas garder une coupe pareille, elle aime pas ça du tout les chignons, elle trouve que ça lui va, mais genre pas du tout. Elle préfère les avoir détachés, au moins comme ça, elle peut les bouger dans tous les sens et passer ses mains dedans, elle adore faire ça quand ils viennent tout juste d’être lavés. Ils sont doux, c’est trop agréable. Enfin, maintenant, Gabriel se pose face à Karine et remet une mèche de cheveux derrière son oreille en évitant de se la coincer dans les piercings. Ouais, faut pas croire, ça fait super mal quand ça lui arrive. Elle se penche un peu pour être à peu près à la même hauteur que Karine et lui tend son cou en souriant, en attendant qu’elle l’attrape, elle attend aussi son signal en fait.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Mer 23 Oct - 17:13


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"Bien sûr ! Par contre, laisse-moi juste trente secondes."

Karine ne put retenir un soupir de soulagement en entendant ça. Sans Gabriel, elle n'était pas sûre de pouvoir se relever seule une seconde fois. Et en admettant qu'elle y parvienne en mobilisant toute sa volonté et sa résistance à la douleur, combien de temps tiendrait-elle debout sans aide? Non, en fait, ce qui lui faisait vraiment peur, c'est que quelqu'un de moins attentionné que Gabriel lui tombe dessus, et se décide à la transporter à l'infirmerie. Parce que dans ce cas de figure, elle souffrirait, et pas qu'un peu...

Enfin bon, elle pouvait bien attendre trente secondes pour ça. D'ailleurs... Elle avait cette fâcheuse tendance de se plonger dans ses pensées au point d'oublier ce qui se passait autour. Mais... pourquoi avait-elle besoin de temps? Elle comprit en la voyant achever son chignon. Il était pas terrible, d'ailleurs. Enfin, elle était mal placée pour critiquer, avec toutes les mèches qui lui retombaient devant les yeux parce qu'elle n'avait pas réussi à les attacher avec le reste...

"Ce sera plus pratique comme ça."

Evidemment. Comment avait-elle pu ne pas y penser plus tôt? Gabriel avait des cheveux assez longs pour qu'en s'accrochant à elle comme elle l'avait prévu, elle lui fasse mal. Elle avait été tellement occupée à trouver une solution pour souffrir le moins possible, qu'il ne lui était même pas venu à l'esprit qu'elle pouvait involontairement faire du mal à Gabriel. Ok, c'aurait été dérisoire comparé à ce qu'elle avait subi jusqu'à présent, mais quand même! En parlant de ça...

Karine fronça les sourcils en voyant Gabriel se mettre face à elle en la soutenant toujours, et lui tendre son cou pour lui éviter de trop bouger pour s'accrocher à elle. Maintenant qu'elle y pensait, cette technique n'était pas une très bonne idée. Parce que rien que le fait de lever les bras nécessitait pour cela de bouger des muscles du dos. Ca elle le savait, si elle le faisait suffisamment lentement, ça ne devrait pas poser de problème. Non. Le véritable problème, c'était que entre le moment où Gabriel commencerait à se lever et celui où elle pourrait enfin poser ses pieds au sol, ça allait tirer sur ses bras. Donc les muscles de son dos. Conclusion? Elle allait souffrir. Beaucoup.

"Hum, par contre, ça risque de me faire assez mal. Très, en fait. Donc, si tu pouvais y aller aussi vite que tu le peux... Sans te faire mal, bien sûr. Enfin... Ce serait mieux, quoi."

Bon. Gabriel attendait toujours, là. C'était pas le moment de se demander si c'était vraiment une bonne idée. Elle souriait pour la rassurer, mais Karine ne pouvait pas s'empêcher d'hésiter. Ca devait se lire sur sa face, d'ailleurs. Elle devait être blanche comme un linge. Bon, c'était vraiment pas le lieu ni l'heure pour penser à sa phobie! Elle inspira à fond, et se décida. Elle passa lentement ses bras derrière le cou de Gabriel, le plus bas possible pour éviter de l'étrangler ou de lui faire mal, puis elle entrecroisa ses doigts pour être sûre de bien tenir. Une fois qu'elle fut sûre qu'elle ne risquait pas de lâcher prise, elle souffla, les larmes aux yeux:

"Tu peux y aller. Quand tu veux."

Non. Elle n'était pas en train de pleurer. Non. C'était pas son genre. Non, en fait, c'était maintenant qu'elle allait pleurer. Ca allait vraiment faire très mal, et là elle n'avait ni calmants ni quoi que ce soit qui aurait pu atténuer la douleur qu'elle sentait déjà grandir entre ses omoplates. Elle espérait juste qu'elle arriverait à se retenir juste en serrant les dents. Mais si elle avait déjà les larmes aux yeux rien qu'en levant les bras comme ça...

Quelle ironie. Elle, qui avait battu à elle toute seule sa classe entière sans encaisser un seul coup, lorsqu'ils s'étaient décidé à lui régler son compte à nouveau, un an après la première fois... Elle se retrouvait terrassée par un mal de dos, en train de pleurnicher comme une gamine. Pitoyable... Du coup elle baisse la tête pour éviter le regard de Gabriel, en espérant qu'elle fera aussi vite que possible, et plus encore, qu'elle ne remarquera pas ses larmes. Oui, on peut toujours rêver.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Jeu 24 Oct - 15:11
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
Gabriel regarde Karine, elle a pas l’air vraiment satisfaite, peut-être que cette position ne lui facilite pas la tâche ? Enfin vu la tronche qu’elle tire, y’a quelque chose qui va pas, c’est évident. Ou peut-être qu’elle ne veut plus qu’elle l’aide ? C’est possible que cette proximité la dérange plus que ce Gabriel pensait, parce que bon c’est vrai qu’elles vont être vachement proches là. Et puis on dit qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, mais c’est vrai que dans ce cas-là, ce serait pas forcément bénéfique pour Karine de ne pas vouloir que Gabriel l’approche pour l’aider.

▬ Hum, par contre, ça risque de me faire assez mal. Très, en fait. Donc, si tu pouvais y aller aussi vite que tu le peux... Sans te faire mal, bien sûr. Enfin... Ce serait mieux, quoi.
Ah bah non en fait, c’est pas ça. Elle s’empêcha de pouffer, parce que bon, si Karine avait peur de lui faire mal à elle, bah… C’était pas le sujet quoi, Gabriel risquait pas d’avoir mal juste en la soulevant, au pire ça tirerait un peu sur sa nuque, mais c’est tout, c’est pas vraiment avoir mal ça. Avoir mal, c’est quand on se casse la gueule comme une merde, quand on se prend une poire… Ou quand on s’écrase par terre parce qu’on a mal au dos. Haha. En gros, là, Karine elle devrait surtout s’inquiéter pour elle, mais vu sa tête à cet instant précis, elle sait que ça va pas être de tout repos ce qui va se passer. Et comme machinalement, Gabriel passe une main dans les mèches qui dépassent de son chignon pour les déplacer en les faisant glisser le long de son cou, sauf qu’elles se remettent en bordel tout de suite après. Elle sent soudainement les mains de Karine sur sa nuque. D’après ce qu’elle sent, elles sont bien accrochées et stables.

▬ Tu peux y aller. Quand tu veux.
Gabriel avait baissé les yeux un instant pour regarder Karine, et elle avait été très surprise de voir qu’elle avait les yeux qui brillaient. Pas de joie, pas de fascination, nan, comme si elle allait se mettre à chialer d’une minute à l’autre. Ça surprenait beaucoup, mais alors vraiment beaucoup Gabriel. Pour le coup, elle pensait pas que Karine pouvait être sensible à la douleur à ce point, oui elle est humaine.  Elle était même tellement surprise que c’était limite si elle dévisageait pas Karine. Mais en même temps, elle se sentait un peu touchée, elle ressemblait à une petite fille… Et là, elle se rappela de la première fois qu’elle l’avait vue pleurer. Elle avait l’air tellement fragile, recroquevillée sur elle-même et se frottant les yeux. C’était une des pires choses que Gabriel avait pu voir. Karine lui ressemblait un petit peu, et ça plaisait pas beaucoup à Gabriel de la voir comme ça. Alors elle lui fit un grand sourire plus rassurant et tendre, elle avait même envie de lui tapoter sur la tête mais se retient pour ne pas montrer qu’elle profite de cette proximité qui, d’après ce qu’elle avait dit, ne plaisait pas vraiment à Karine.

▬ Ne t’inquiète pas.
Et d’un grand coup sec, Gabriel se redressa en entraînant Karine avec elle. Comme elle le lui avait demandé, elle avait fait aussi vite qu’elle avait pu. Bien sûr, ce qu’elle venait de dire n’était pas très utile, parce que même si elle s’était dépêchée, Karine avait sûrement du avoir mal. Gabriel espérait juste que la douleur serait supportable… Pour éviter qu’elle ne lâche, Gabriel avait appuyé ses propres mains sur celles de Karine le temps qu’elle se relève et les avait retirées juste après pour éviter de la mettre mal-à-l’aise. Puis après elle s’était arrêtée pour regarder Karine en se demandant si elle était allée assez vite et si elle n’avait pas eu trop mal.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Jeu 24 Oct - 17:07


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Karine sentit le regard de Gabriel peser sur elle, et elle devinait assez facilement pourquoi. Comme elle le craignait, elle avait dû remarquer qu'elle se retenait péniblement de pleurer à cause de la douleur. Elle releva la tête, vu que de toute manière, ça ne servait plus à rien d'essayer de cacher quoi que ce soit, et remarqua que Gabriel lui souriait. Pour la rassurer, certainement. Elle aurait dû s'impatienter de voir qu'elle ne se relevait pas immédiatement alors qu'elle se trouvait dans une situation... délicate? Mais il fallait croire qu'elle avait finalement confiance en elle. Parce que cela ne la dérangeait même plus. C'était plus la douleur qui la faisait paraître un peu crispée, les dents serrées.

"Ne t’inquiète pas."

Karine s'apprêtait à lui répondre en fronçant les sourcils que ce n'était pas son genre de s'inquiéter, quand elle sentit les mains de Gabriel se poser sur les siennes. Elle eut à peine le temps d'écarquiller les yeux que d'un coup, elle se retrouvait les pieds au sol. En fait, ça se passa tellement vite que le temps qu'elle réalise ce qui s'était passé, Gabriel avait déjà retiré ses mains, et elles se retrouvaient toutes les deux debout. Par contre, comme elle s'y attendait, la douleur fut suffisamment intense pour qu'elle ne puisse pas la lâcher immédiatement.

Elle resta immobile un moment, une grimace de douleur sur le visage et les larmes coulant le long de ses joues sans qu'elle puisse les retenir. Et voilà... Comme elle l'avait prédit, la douleur était forte, impitoyable, et bien évidemment, le top du top, elle s'en allait lentement! Elle baissa la tête un long moment, les yeux plissés par la douleur et en partie dans l'espoir que ça diminuerait la quantité de larmes, en vain. Elle devait prendre sur elle pour ne pas jurer. Ca devait se voir qu'elle n'allait pas vraiment très bien, ne serait-ce que parce qu'elle respirait irrégulièrement. Il fallait dire que rien que de respirer accentuait drôlement la douleur, alors elle tentait d'espacer au maximum les inspirations et les expirations...

Enfin, au bout d'un moment qui lui parut interminable, la douleur fut presque totalement dissipée, comme un lointain souvenir. Un très mauvais souvenir d'ailleurs. Karine releva lentement la tête, et ne put s'empêcher de rougir un peu. Non seulement elle devait être assez pitoyable à voir, mais en plus, parce qu'elle avait voulu attendre que la douleur passe, elles étaient restées très proches très longtemps... Elle se racla un peu la gorge, puis déclara d'une voix mal assurée

"Pardon. Je vais... Enfin, je vais essayer de tenir debout. Tu me rattrapes si ça se passe mal?"

Elle attendit quelques secondes pour s'assurer que Gabriel avait eu le temps d'entendre ce qu'elle venait de dire, puis écarta très lentement ses bras du coup de la jeune fille, avant de les ramener le long de son corps. Mouais. Ca tirait un peu, mais c'était juste des fourmillements à côté de ce qu'elle venait de subir. Puis se souvenant qu'elle était très très proche de Gabriel, elle recula de plusieurs pas, avant d'essuyer prudemment ses yeux et ses joues avec son bras. Elle soupira à fond.

"Merci beaucoup. Sans ton aide, j'étais bonne pour me faire traîner à nouveau à l'infirmerie... Et franchement, c'est super les massages et tout, ça guérit drôlement bien. Mais ça fait vraiment, vraiment mal..."

Elle grimaça malgré elle en se souvenant des quelques séjours qu'elle y avait passés. Disons que la première fois elle avait suffisamment souffert pour manquer de peu de gagner une seconde phobie, et les autres... Le seul souvenir qu'elle en gardait était la douleur abominable qu'elle avait dû enduré pendant les séances. Quand elle y réfléchissait bien, cette fois, elle s'en était bien tirée. Elle avait connu bien pire. Remarque, ce n'était pas une très bonne chose. Ca voulait dire qu'elle perdait de son endurance. Manque d'exercice? Peut-être. Maintenant qu'elle y pensait, elle faisait moins de sport depuis qu'elle était à l'institut.

Ses yeux se posèrent à nouveau sur Gabriel, et elle eut un sourire sincère. Il était rare qu'elle sourie franchement ainsi, mais pour une fois, elle se sentait rassurée. Elle avait confiance en cette fille, elle savait qu'elle était là pour la soutenir en cas de besoin, et pas qu'au sens propre. Ou du moins, elle était sympathique et sincère. Ce qui n'était pas aussi fréquent qu'on pouvait le croire. D'après son père, l'un des rares à la voir encore sourire, elle était très belle quand elle n'avait plus cette ombre d'inquiétude constante sur le visage. Enfin, en même temps, c'était son père. Il ne lui aurait jamais dit qu'elle était affreuse, quand bien même il l'aurait pensé.

"Ecoute, oublie ce que j'ai dit à propos de l'espace vital. De toute manière, au point où on en est, je pense que ça changera plus grand chose, non? Et puis... Si t'as l'habitude de faire comme ça, je vois pas pourquoi tu devrais changer juste à cause de moi."

Elle se tut quelques instants, et reprit avec un peu plus d'hésitation, de peur de la vexer:

"A ce propos, je me posais une question, si c'est pas trop indiscret. Est-ce que c'est ça ton trouble, ou quelque chose comme ça? Parce que c'est pas super courant, les gens aussi extravertis que toi. Ou du moins, j'en avais jamais rencontré avant, et je crois que j'ai manqué quelque chose."

C'est vrai que si tout le monde renonçait à ces espèces de barrières sociales, tout serait tellement plus simple... Rien que le fait d'assumer un style un peu original faisait souvent passer pour un extraterrestre, du coup beaucoup y renonçaient. Mais pas elle. Et encore une fois, c'était quelque chose que Karine appréciait beaucoup, voire admirait. Et puis après tout, ça leur faisait un point commun. Même si elle n'avait pas un style vestimentaire particulier, Karine était toujours allée dans sa direction à elle, y compris contre la vague, ce qui lui avait valu d'être aussi détestée. Elle avait toujours assumé sa différence et ses choix. Quand elle avait le droit d'être différente et de faire des choix. Parce que la peinture, c'était son choix et sa particularité, et ils n'avaient pas eu l'air de beaucoup apprécier...
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Ven 25 Oct - 9:17
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
En se relevant, Gabriel fronça les sourcils et ne retint pas une moue en imaginant la douleur de Karine, et à en voir les larmes qui coulaient de ses yeux sur ses joues, elle devait avoir vraiment très mal. Et Gabriel avait mal pour elle aussi. Karine est restée immobile quelques instants, et elle n’avait pas bougé d’un poil non-plus, en attendant qu’elle reprenne un peu ses esprits, elle ne voulait pas la brusquer. Il valait mieux qu’elle prenne son temps pour qu’elle ne retombe pas. Gabriel la regardait attentivement, comme pour la surveiller au cas où.

▬ Pardon. Je vais... Enfin, je vais essayer de tenir debout. Tu me rattrapes si ça se passe mal ?
Gabriel regarde Karine en clignant des yeux plusieurs fois et en hochant énergiquement la tête. Bien sûr qu’elle va la rattraper s’il le faut, mais elle espère ne pas avoir à le faire. Et puis, Karine a l’air d’avoir moins mal, alors elle se dit que ça devrait aller. Juste après, elle s’écarte. Même si Gabriel a accepté de ne pas rentrer dans son l’aire personnelle, ça lui fait quand même un petit peu de peine, elle a l’impression d’être rejetée et évitée. Elle trouve ça triste, elle n’aime pas ressentir ce sentiment, ça lui rappelle de mauvais souvenirs…

▬ Merci beaucoup. Sans ton aide, j'étais bonne pour me faire traîner à nouveau à l'infirmerie... Et franchement, c'est super les massages et tout, ça guérit drôlement bien. Mais ça fait vraiment, vraiment mal...
Ah. Une proposition qui tombe à l’eau. Gabriel s’apprêtait justement à demander à Karine si elle voulait pas aller à l’infirmerie, pour prendre un calmant ou une autre merde dans le genre. Ouais, bon, en fait, c’était peut-être pas une bonne idée. Pfff, les médicaments. L’une des plus grosses conneries jamais inventées. Gabriel n’a jamais cru à leurs soi-disant “bienfaits”, ça doit paraître idiot pour n’importe qui, mais elle pense qu’ils n’apportent rien de réel. Tout est dans la tête. « Oh je ne vais pas bien, je vais prendre un médicament et ça ira tout de suite mieux ! » C’est comme ça qu’elle voit les choses. Les médicaments ne guérissent pas plus que la conviction mentale. Elle est bien placée pour le savoir, au vu du nombre de médocs qu’on lui a forcé à prendre, et elle a jamais senti aucun changement, alors voilà sa conclusion : non seulement ça sert à rien, mais en plus c’est dégueulasse.

Alors Gabriel soupire un peu en prenant un faux air exaspéré, mais ça lui donnait plus un air comique. Elle regarda Karine. Ça alors. Karine sourit. KARINE SOURIT. ENFIIIN. Oui, enfin, ça y est, wouhou ! Depuis le début, Gabriel n’attend que ça, et enfin, elle sourit. Et Gabriel avait bien raison, elle est tellement mieux quand elle sourit, cet air ultra-sérieux ne lui va définitivement pas. Mais là, Gabriel est genre tellement contente que si elle explosait, y’aurait plein de petits cœurs qui voleraient. Et comme elle est contente, elle fait un sourire béat un peu beaucoup stupide et se mordille fortement la lèvre. Tout en retenue, en fait, dans sa tête, c’est un peu HAHAHAHAHAHAHAHA comme ça. Voilà. Elle a réussi son défi et a gagné à son propre jeu, ça lui fait tellement plaisir que si elle ne se retenait pas, elle sauterait au cou de Karine et la serrerait jusqu’à l’étouffer. Sauf que ce n’est pas une bonne idée si on prend en compte le fait que, déjà Karine n’aime pas les rapprochements de ce genre, mais aussi qu’elle vient tout juste de faire une crise de mal de dos. Alors mieux vaut que Gabriel continue de se retenir.

▬ Écoute, oublie ce que j'ai dit à propos de l'espace vital. De toute manière, au point où on en est, je pense que ça changera plus grand chose, non ? Et puis... Si t'as l'habitude de faire comme ça, je vois pas pourquoi tu devrais changer juste à cause de moi.
Tout ce à quoi Gabriel pensait s’envola d’un seul coup. Elle venait de se rendre compte de ce que Karine venait de dire. C’est quand même assez fort, car elle lui donne la permission de s’approcher d’elle sans avoir à rester à au moins deux ou trois pas. Ça fait plaisir à Gabriel d’entendre ça, ça lui donne l’impression d’être un petit peu plus proche de Karine. Alors elle lui sourit parce que ça lui fait plaisir.

▬ À ce propos, je me posais une question, si c'est pas trop indiscret. Est-ce que c'est ça ton trouble, ou quelque chose comme ça ? Parce que c'est pas super courant, les gens aussi extravertis que toi. Ou du moins, j'en avais jamais rencontré avant, et je crois que j'ai manqué quelque chose.
Son trouble ? Son trouble. Ah, ça c’est une bonne idée d’aborder le sujet. Le visage de Gabriel devient aussi inexpressif que celui d’un poisson. Non, et encore, un poisson ça a une vraie tronche de con, et en plus ça rime. C’est vrai que pendant tout ce temps passé avec Karine, elle avait oublié qu’elle était dans un endroit où étaient réunis les gens ayant des “problèmes”. Sauf qu’elle, elle n’a rien à faire là. Elle regarde Karine et esquisse un bref sourire en la regardant dans les yeux.

▬ Je ne vois pas de quoi tu parles. Je n’ai aucun trouble.
Ça, elle en est sûre et certaine, elle n’a absolument aucun problème. Si elle est là, c’est juste parce que sa mère a voulu se débarrasser d’elle en prenant l’excuse du « Tu ne vas pas bien, il faut que tu te fasses soigner ». Cette femme est vraiment idiote, elle croit qu’en laissant Gabriel dans cet endroit elle ira mieux. Sauf que le problème, bah, c’est qu’elle va déjà très bien. C’est comme l’histoire du plus blanc que blanc, quelqu’un ne peut pas aller encore mieux que bien. La mère de Gabriel n’a jamais rien compris de toute façon, elle disait connaître et comprendre sa fille, mais au fond, elle ne sait rien. Elle a juste réussi à coller l’étiquette de malade sur elle, et c’est tout. D’ailleurs, Gabriel ne sait même pas quel trouble on lui attribue, mais elle s’en fiche pas mal en fait, donc c’est pas si important.

Pour l’instant, son objectif, c’est sortir de cet institut. Elle ne peut pas envisager d’y rester éternellement, ce serait beaucoup trop long et éprouvant. Pour elle, c’est comme une prison d’où personne ne sort. Gabriel voit cet endroit comme ça, elle a le sentiment d’être comme dans un asile où elle sera retenue sans le vouloir. En fait, elle déteste cet endroit. Sauf qu’elle ne peut pas en sortir, alors elle prend son mal en patience. Elle ne peut pas faire grand-chose d’autre, surtout.

▬ Je suis un peu ici en touriste en fait !
Oui, en touriste, c‘est ça. Elle fait un petit séjour ici, mais elle va repartir. Bientôt. Un jour… sûrement. Elle sourit et lève les yeux au ciel en haussant les épaules. Il vaut mieux prendre ça à la légère, sinon elle risque de s’énerver, comme à chaque fois qu’elle y pense. Gabriel commençait à se triturer les ongles, encore une mauvaise manie. Pour occuper ses mains, elle finit par défaire son chignon qui devenait gênant. Elle avait retiré l’élastique d’un seul coup et l’avait remis à son poignet en passant une main dans ses cheveux pour sentir qu’ils étaient à nouveau détachés. Elle l’avait laissé dedans d’ailleurs, elle aimait bien la texture de ses cheveux à cet instant précis : ils étaient doux, et c’est vachement rare. C’est sûr, elle les préfère comme ça.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Ven 25 Oct - 11:55


Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones




Karine se sentait contente que Gabriel ait l'air aussi heureuse. C'était sûrement parce qu'elle venait de retirer sa demande. Elle avait dû comprendre que ça signifiait qu'elle lui faisait confiance. Aussi elle fut très surprise et déçue de la voir perdre ce sourire qu'elle avait gardé presque tout ce temps. Plus surprise en fait. Puis Gabriel esquissa à nouveau un sourire, qui ne rassura pas Karine pour autant. Elle avait bien senti que cette question l'avait profondément dérangée, et elle trouvait son attitude... inquiétante en fait. Le sourire de Karine s'effaça lentement, tandis qu'elle se demandait intérieurement ce qui avait bien pu la faire réagir aussi soudainement.

"Je ne vois pas de quoi tu parles. Je n’ai aucun trouble."

Elle fut troublée d'entendre une chose pareille. Elle devina que Gabriel disait la vérité, quand elle la regarda dans les yeux pour chercher à le savoir. Elle disait sa vérité. Ce dont elle était persuadée. Et puis au fond, peut-être avait-elle raison? Il arrivait de temps en temps que des spécialistes se trompent. Pendant un instant, Karine l'envia. Si elle n'avait pas conscience de son trouble, ou de sa phobie, d'ailleurs, sa vie devait être bien tranquille. Il ne se passait pas un seul jour sans qu'elle ne redoute de croiser cette couleur qui la rendait malade au point de rendre son déjeuner...

"Je suis un peu ici en touriste en fait !"

Karine sentit qu'elle se retenait de s'énerver. Pas à sa voix, non, à l'expression de son visage et à son attitude. Déjà, son sourire n'était pas aussi naturel que la première fois. Elle n'avait pas envie de sourire, ça se voyait. Et puis après avoir parlé, elle ne cessa plus de bouger. Ca aurait pu paraître banal à n'importe qui d'autre, mais Karine voyait plus ça comme un signe d'agacement, d'exaspération. Gabriel était en colère contre quelqu'un. Pas contre elle, du moins elle n'en avait pas l'impression. Contre ceux qui l'avaient envoyée ici? Possible.

Elle détourna les yeux et contempla le ciel d'un air triste. Elle était plus tranquille ici que dans son ancien lycée, mais en même temps, ici, elle ne pouvait plus peindre, donc plus aider son père financièrement. Et si elle n'était pas là pour le faire, qui le ferait? Cette phobie était un vrai handicap pour elle, et même si elle détestait cet endroit, elle voulait guérir. Pouvoir protéger, défendre ceux auxquels elle tenait... Au fond, ça avait toujours été son seul et unique but. Celui qui éclipsait tout le reste, qui lui dictait tout ses choix. Si elle avait appris à se battre, à marchander ses œuvres et à être aussi indépendante, c'était uniquement pour pouvoir être capable de se dresser face à tout ce qui pouvait faire du mal à ceux qu'elle aimait. Elle soupira.

"Tu sais, j'aimerais beaucoup pouvoir en dire autant. Tu n'imagines pas à quel point. J'aimerais pouvoir aider mon père en travaillant, c'est pour ça que je peins. Mais tant que je reste ici, je ne peux pas. Si ça se trouve, en ce moment même, lui aussi se retrouve par terre, grimaçant de douleur. Et moi... Je ne suis pas là pour l'aider..."

Elle se retourna à nouveau vers Gabriel. Elle avait presque envie de pleurer, mais elle avait appris à mettre de côté ses sentiments dans la mesure du possible pour garder ce visage neutre qu'elle affichait en général. Elle sourit tristement, et remit précautionneusement une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle espérait que Gabriel ne prendrait pas mal ce qu'elle venait de dire, ni qu'elle ne se moquerait d'elle, d'ailleurs. Parce que ce qu'elle venait de dire, à part Avalon, personne ne le savait. Elle ne savait pas pourquoi elle avait eu soudainement envie de lui en parler. Peut-être parce qu'elle avait suffisamment confiance en elle pour que ça la soulage de le lui révéler? Ou peut-être pour lui donner la véritable raison qui faisait qu'elle ne souriait jamais ou presque?

"Enfin, peu importe. Il faudra bien que je trouve autre chose à faire pour m'occuper, je n'ai pas trop le choix. J'aurai bien essayé de vendre mes dessins, mais malheureusement ça n'intéresse pas autant les gens que les tableaux. Remarque, si je leur proposais de faire leur portrait avec des crayons de couleur, ça pourrait marcher."

Après tout, ça pouvait faire un cadeau sympathique pour un ami, ou même à soi-même. Elle essaierait le samedi, avec son autorisation de sortie. Elle dévisagea Gabriel, puis sourit d'un air un peu gêné.

"Si tu veux, je pourrais t'en faire d'autres. Ou même refaire ton portrait, mais en couleurs, cette fois, avec les crayons que j'ai dans ma chambre. Ca rendrait beaucoup mieux. Après tout ce que tu as fait pour moi, c'est la moindre chose, d'autant que ça me prend vraiment pas longtemps, avec un support."

Vrai. Avec un support, il lui fallait moitié moins de temps, parce qu'elle n'avait pas besoin de s'assurer que son carnet ne se plie pas au mauvais moment... Et puis Gabriel était tellement colorée qu'en noir et blanc, on aurait presque dit une autre personne. C'était dommage, elle trouvait. Enfin, à elle de voir.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Ven 25 Oct - 18:22
Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones — avec Karine Arrius
Pendant quelques instants, Gabriel se replonge dans le passé. Elle se souvient du jour où sa mère lui a dit qu’elle l’envoyait dans cet institut. Gabriel avait purement et simplement pété un plomb, elle avait même cassé une lampe et une bouteille en mettant un coup dedans. Depuis, elle s’est juré de ne jamais pardonner à sa mère et de le lui faire payer, d’ailleurs… Mais bon, elle sait pas encore comment, elle verra.

▬ Tu sais, j'aimerais beaucoup pouvoir en dire autant. Tu n'imagines pas à quel point. J'aimerais pouvoir aider mon père en travaillant, c'est pour ça que je peins. Mais tant que je reste ici, je ne peux pas. Si ça se trouve, en ce moment même, lui aussi se retrouve par terre, grimaçant de douleur. Et moi... Je ne suis pas là pour l'aider...
Gabriel . Elle aussi elle était proche de son père, elle ne lui reprochait rien à lui, ils faisaient beaucoup de choses ensemble, elle s’est toujours mieux entendue avec lui qu’avec sa mère, mais ça… Alors entendre Karine dire ce genre de choses la touche vraiment, et pas seulement parce qu’elle s’imagine dans cette situation, mais aussi parce qu’elle est triste pour elle.

▬ Oh…
C’est tout ce qu’elle trouve à dire, c’est vrai qu’il y a mieux, mais ce que Karine vient de lui dire Elle s’apprêtait à ajouter aussi que déjà si elle pense à lui, il le sent sûrement et qu’il valait mieux penser à lui en bonne santé. Son père n’aimerait pas la voir triste, c’est évident, surtout que d’après ce qu’elle a dit, ils ont l’air proches. Gabriel est un peu gênée, parce que la voir dans cet état lui fait de la peine, d’autant plus qu’elle souriait quelques instants auparavant et qu’elle était plus jolie comme ça que les larmes aux yeux. Ça lui donne un air tellement fragile que Gabriel se retient de la prendre dans ses bras pour la réconforter.

Le fait qu’elle lui confie quelque chose comme ça la touche aussi, mais pas de la même façon en fait. C’est parce qu’elle lui dit quelque chose de personnel, et ça, Gabriel ne l’aurait jamais cru. Surtout que Karine n’avait pas l’air de l’aimer du tout au début. Alors c’est sûr que c’est une grande avancée. Un petit pas pour les autres, un grand pas pour Gabriel, ah ça oui, haha.

▬ Enfin, peu importe. Il faudra bien que je trouve autre chose à faire pour m'occuper, je n'ai pas trop le choix. J'aurai bien essayé de vendre mes dessins, mais malheureusement ça n'intéresse pas autant les gens que les tableaux. Remarque, si je leur proposais de faire leur portrait avec des crayons de couleur, ça pourrait marcher.
Elle hoche un peu la tête, elle est toujours attristée par ce qu’elle vient d’entendre, bah oui, c’est triste. Mais elle a quand même écouté ce que Karine vient de dire, et c’est vrai que c’est intéressant. Et vu le talent qu’elle a, ça lui rapporterait beaucoup, même si ce ne sont que des dessins. Et encore, Gabriel trouve ses dessins magnifiques, alors elle n’imagine pas comment doivent être ses tableaux. Gabriel aime bien la peinture, ses peintres préférés sont Monet et Van Gogh. Elle adore la façon dont Monet peint, en faisant des traces de pinceaux, c’est superbe ; et Van Gogh, ses traits sont tellement arrondis que c’en est joli. Alors si Karine est aussi douée, les gens aimeraient forcément.

▬ Si tu veux, je pourrais t'en faire d'autres. Ou même refaire ton portrait, mais en couleurs, cette fois, avec les crayons que j'ai dans ma chambre. Ça rendrait beaucoup mieux. Après tout ce que tu as fait pour moi, c'est la moindre chose, d'autant que ça me prend vraiment pas longtemps, avec un support.
Refaire son portrait ? Comment ça, le refaire ? Parce que le dessin qu’elle lui a fait tout à l’heure c’était elle ? AAAH bah tout s’explique, c’est pour ça qu’elle arrêtait pas regarder Gabriel. C’était l’instant révélation. Mais alors, ça veut dire qu’elle pourrait faire son portrait EN COULEUR ? Oui, c’est ce qu’elle vient de dire en fait. Eh bah c’est une excellente idée et Gabriel est totalement pour. Alors elle fait un grand sourire et tape vite dans ses mains en sautillant sur place.

▬ Oh ouiii, ce serait génial !
Ça lui ferait vraiment plaisir, non seulement d’avoir son portrait en couleur, mais aussi de pouvoir observer Karine pendant qu’elle le fait, vu qu’elle vient de dire qu’elle irait encore plus vite avec un support. Parce qu’elle se souvient qu’elle l’avait fait en pas longtemps du tout, tout à l’heure, alors qu’est-ce que ça doit quand elle va plus vite ! Elle doit même pas avoir le temps de cligner des yeux en fait. Ouais, ça doit être ça.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Sam 26 Oct - 5:52


Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones





Karine ne put s'empêcher de sourire en voyant la lueur de joie dans les yeux de Gabriel. Il y avait autre chose, aussi, comme si elle était extrêmement surprise. Enfin ce qui était sûr, c'est qu'elle était aux anges, et à sa manière de sautiller sur place en tapant dans ses mains, on aurait presque dit une enfant à qui on vient d'offrir son cadeau d'anniversaire. Karine préférait clairement la voir joyeuse comme à cet instant que préoccupée comme elle l'avait été quand elle avait parlé de son trouble. Elle grava d'ailleurs dans sa mémoire d'éviter d'aborder le sujet à nouveau.

"Oh ouiii, ce serait génial !"

Karine se concentrait sur l'expression de son visage, et il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre ce qui l'avait surprise à ce point. Vraiment? Elle n'avait pas compris tout à l'heure que c'était elle qu'elle avait dessinée? Karine n'avait pas pris la peine de le signaler parce qu'elle avait pensé que ça serait évident. Enfin, en temps normal, on était censé savoir à quoi on ressemblait. Remarque si on n'y prêtait pas forcément attention, ça pouvait passer inaperçu. Il arrivait bien à des gens de croiser leur meilleur ami dans la rue sans s'en rendre compte. Au cas où, elle préférait éviter de faire remarquer qu'elle l'avait compris pour éviter de vexer Gabriel. Après tout, elle n'avait pas envie de lui faire perdre son sourire encore une fois.

"Si ça te dit, je peux te le faire maintenant. De toute manière, j'ai fini les activités de la journée, et je n'avais rien prévu d'autre."

Elle avait le sentiment que Gabriel n'avait qu'une envie à l'instant, celle de la voir faire. Alors en s'assurant qu'elle la suivait, elle se dirigea tranquillement vers le bâtiment. Elle-même avait de toute manière terriblement envie d'utiliser ses crayons de couleur. Peut-être un début de crise, elle ne savait pas. Depuis qu'ils l'avaient privée de peinture, elle était devenue comme dépendante à la couleur. Elle n'avait même plus besoin de se trouver en présence de blanc pour se mettre à paniquer. Le seul souvenir de cette couleur qui n'en était pas lui suffisait. Alors en cet instant, elle avait presque besoin d'aller dessiner en couleurs, quitte à risquer de se les faire confisquer pour un prétexte aussi stupide que celui de tester sa résistance à sa phobie sans pratiquer ce genre d'activité, ou celui qu'une fois qu'elle n'aurait plus de papier, elle risquait de dessiner sur les murs ou quelque chose comme ça. Le pire c'est qu'elle en était peut-être capable si elle craquait.

Elle finit par arriver devant sa chambre, mais fut terriblement agacée de voir qu'elle était fermée à clé. Encore un coup de son adorable colocataire Ian. Elle se retourna vers Gabriel, gênée. Elle ne pouvait quand même pas lui dire que finalement elle ne pouvait pas tenir sa promesse aujourd'hui à cause de son imbécile de coloc'... Elle fronça les sourcils, et se retournant vers la porte, songea qu'après toutes ces années à oublier ses clés chez elle, une simple porte ne devrait pas lui poser de problème, si elle avait le bon outil... Elle fouilla dans ses poches, et un sourire éclaira à nouveau son visage lorsqu'elle sentit le contact froid du métal entre ses doigts. Elle en sortit un vieux fil de fer rouillé, et le glissa dans la serrure, jusqu'à entendre un petit clic accueillant. Elle ouvrit la porte avec un petit sourire.

"Ce genre de truc sert toujours, surtout quand on est aussi chanceuse que moi... C'est mon père qui m'a appris à faire ça parce que je perdais toujours mes clés. Et ça marche toujours. Bon, alors, ces crayons..."

Elle se dirigea sans hésitation vers l'armoire, et sortit d'entre deux piles de vêtements une sorte de tube en carton rigide qui ressemblait à un rouleau vide d'essuie-tout, bouché d'un côté et surmonté d'un couvercle de l'autre. Peut-être parce que c'était vraiment ça. Karine en sortit un tas de crayons de toutes les couleurs, accrochés entre eux par un élastique. Il ne devait pas y en avoir deux de la même couleur, et peut-être bien une cinquantaine. Elle attrapa son carnet, et le posa sur l'unique bureau de la pièce avant de s'y installer, éparpillant les crayons autour d'elle.

"C'est drôlement vide sans mon matériel. Bon, peu importe. J'en ai pour un instant, tu peux bouger si tu veux, tant que tu restes à peu près face à moi."

Aussitôt, elle prit un crayon entre ses doigts, et commença à faire des grands gestes rapides et habiles avec, si vite qu'on avait à peine le temps de voir la pointe du crayon imprimer des lignes sur le papier. Elle relevait les yeux de temps à autre pour vérifier quelques petits détails du visage de Gabriel, tout en continuant à dessiner, sans même regarder ce qu'elle faisait. Le plus impressionnant était sûrement de la voir changer de couleur. D'une main elle continuait de dessiner, tandis que l'autre attrapait un crayon, puis en un éclair les crayons avaient changé de place, et elle reposait le crayon dont elle n'avait plus besoin. Au bout de moins d'une minute, elle sourit, puis arrachant doucement la feuille du carnet, elle la tendit à Gabriel. Elle était à peu près satisfaite du résultat, pour un dessin réalisé aussi rapidement. Bien sûr, il y avait quelques petits défauts comme toujours, mais c'était juste elle qui était incapable de considérer un travail comme parfait. Elle avait dessiné Gabriel quasiment à l'identique, encore une fois c'était très réaliste. Et puis avec toutes les couleurs qu'elle portait, c'était vraiment magnifique.

"Et voilà! J'avais dit que je serais rapide. A force, je crois que je pourrais faire ça les yeux fermés. J'aurais bien aimé te montrer ce que je peins, mais ils m'ont tout confisqué... C'est dommage, parce que je suis drôlement plus douée en peinture qu'en dessin. C'est plus... classe, moins bâclé, tout ça."

Elle sourit. Elle ne savait plus trop quoi dire, ni quoi faire, alors elle se dirigea vers la fenêtre, et contempla le terrain de l'institut. Rien de bien extraordinaire. Mais c'était les choses les moins extraordinaires qui étaient les plus amusantes à mettre en valeur. Aucun mérite à faire un magnifique dessin d'un de ces lieux magiques que tout le monde rêve de visiter. Par contre, les vrais artistes, à ses yeux, étaient ceux qui savaient faire de magnifiques dessins de choses ordinaires. Elle se retourna vers Gabriel pour observer sa réaction, un léger sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ// Parfois le soleil fait des dégâts sur les neurones [Karine]   Sam 26 Oct - 12:24
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Gabriel était bien contente de voir que Karine souriait aussi. C’est vrai, elle qui était si sérieuse, on aurait dit que depuis qu’elle avait sourit une fois, elle était débloquée et pouvait sourire autant de fois qu’elle le voulait. Un peu comme un permis de sourire en fait. Mais c’est sûrement pas Gabriel qui va s’en plaindre, au contraire, ça accentue sone extrême bonne humeur.

▬ Si ça te dit, je peux te le faire maintenant. De toute manière, j'ai fini les activités de la journée, et je n'avais rien prévu d'autre.
Comme réponse, Gabriel applaudit encore plus vite. Elle suit Karine en sautillant, en faisant de grands tours autour d’elle, en balançant ses bras d’avant en arrière. Et comme Karine allait moins vite qu’elle, Gabriel l’a dépassée plus d’une fois en tournant. Elles entrèrent dans l’enceinte même de l’institut. Alors que Karine se dirigeait dans un sens, Gabriel, elle, allait dans l’autre. En fait, elle était tellement contente qu’elle ne faisait même pas gaffe là où elle allait, et quand elle remarqua que Karine n’était plus là, elle se retourna et la suivit dans le bon sens. Et au bout d’un moment de marche dans le bon sens, elles arrivèrent à la chambre de Karine. Karine qui avait l’air un peu coincée pour le coup, Gabriel se demandait ce qu’elle allait faire pour réussir à ouvrir la porte…

▬ Ce genre de truc sert toujours, surtout quand on est aussi chanceuse que moi... C'est mon père qui m'a appris à faire ça parce que je perdais toujours mes clés. Et ça marche toujours. Bon, alors, ces crayons...
Pendant qu’elle regardait faire Karine, Gabriel haussa un sourcil. Karine devait entrer par effraction dans sa chambre ? Bah si, par effraction, elle utilisait pas ses clefs quoi. Dans sa tête, Gabriel s’imagina pleins de films en dix secondes : peut-être qu’elle allait reprendre sa peinture là où elle était gardée, peut-être que c’était pas sa chambre ? Elle avait à peine le temps de commencer à paniquer que Karine avait ouvert la porte et était tout de suite allée vers une grande armoire. Et Gabriel se disait que si elle savait exactement où aller chercher pour trouver ses crayons, alors ça devait bien être sa chambre, elle a lâché un petit soupir de soulagement. Alors elle n’avait eu besoin que d’un fil de fer… C’est une technique que Gabriel compte bien retenir, elle pourra être utile le temps venu…

Elle était entrée dans la chambre et sans prendre la peine de demander la permission, elle se mit à regarder tout ce qui s’y trouvait. C’était assez indiscret, mais elle faisait toujours comme ça, elle est sûrement trop curieuse. Non, pas sûrement, elle est trop curieuse. Mais elle aime bien savoir et comprendre ce qui se trouve autour d’elle, alors elle pose beaucoup de questions puisqu’elle s’intéresse à peu près à tout. Et elle laisse aussi ses yeux se balader un peu n’importe où. Gabriel avance dans la chambre et c’est vrai qu’elle a l’air un peu vide. Il y a le minimum, ce même minimum qu’il y a dans sa chambre à elle d’ailleurs, mais bon, c’est un peu normal quand même.

▬ C'est drôlement vide sans mon matériel. Bon, peu importe. J'en ai pour un instant, tu peux bouger si tu veux, tant que tu restes à peu près face à moi.
Entendant ça, Gabriel s’arrête tout de suite de bouger et se tourne vers Karine. Elle préfère pas prendre de risque, elle a pas que Karine rate si jamais elle bouge, alors elle reste là, debout et droite comme un i, plantée. Il y a que ses yeux qui bougent, ils regardent fascinés les mouvements rapides de Karine, c’est vraiment bizarre, on dirait qu’elle est possédée, ou en transe plutôt. C’était assez flippant en fait.

▬ Et voilà ! J'avais dit que je serais rapide. À force, je crois que je pourrais faire ça les yeux fermés. J'aurais bien aimé te montrer ce que je peins, mais ils m'ont tout confisqué... C'est dommage, parce que je suis drôlement plus douée en peinture qu'en dessin. C'est plus... classe, moins bâclé, tout ça.
Gabriel s’empresse d’attraper le dessin et franchement ça l’énervait grave de voir quel point c’était réussi. En fait non, elle était complètement fascinée et elle pourrait voir mille dessins de Karine qu’elle se dirait quand même que c’est fou.

▬ Pfff ! Nan mais regarde-moi ça ! Ça devrait être interdit de dessiner comme ça ! Sérieusement, t’as carrément fait les plus petits détails quoi !
Elle plisse les yeux, elle croit qu’elle verra mieux comme ça ou quoi ? Enfin, quand même, c’est vrai que c’est vachement minutieux quand même, on dirait une photo tellement c’est précis. Et ça impressionne Gabriel, parce qu’elle a jamais vu quelqu’un qui dessinait aussi bien que ça, elle trouve ça complètement fou. Karine a tout bien représenté, mêmes les couleurs sont tellement jolies que Gabriel se dit qu’elle aimerait bien que ce soit les vraies. Surtout pour ses cheveux, le bleu est vraiment beau. Enfin, pour faire court, tout est parfait, ça c’est sûr, Gabriel adore. D’un seul coup, elle fait un énorme sourire qui montre toutes ses dents, elle pose le dessin sur un des deux lits, elle sait pas lequel est à Karine mais c’est pas si important, elle lève les mains et les étire vers l’extérieur en formant un arc de cercle.

▬ “Karine, record du monde de vitesse pour faire un beau dessin”, elle fait un clin d’œil à Karine en baissant un peu les bras mais en gardant la paume des mains vers le plafond, alors, ça arrache ou pas ?
Elle estimait que Karine méritait d’avoir sa propre galerie, parce qu’un talent pareil doit pas se perdre, il faut en faire partager les autres, sinon ils ratent quelque chose dans leur vie. Et si Karine le lui demandait, Gabriel l’aiderait bien à récupérer ses toiles, elle a vraiment envie de les voir. La peinture, elle trouve ça tellement beau qu’elle est très curieuse de voir les toiles de Karine.

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